La vie des femmes si demain notre société s’effondre…

Je sais pas vous mais en tant que fan de fictions post-apocalyptiques je me pose souvent une question : si demain tout s’effondre comment ça se passe côté droits des femmes ? C’est le grand retour en arrière comme dans de nombreuses séries ou on a l’espoir d’un autre futur ?

Servante écarlate droits femme apocalypse

C’est la question que pose mon dernier article pour Cheek Magazine à lire dès maintenant : LA FIN DU MONDE RIMERAIT-ELLE AVEC LE RETOUR EN FORCE DU PATRIARCAT ?

Extraits :

“L’éventuel sort des femmes en cas d’apocalypse fait froid dans le dos: au mieux remisées à la popote et au rang de fragiles créatures sous protection masculine, au pire considérées comme des esclaves sexuelles. Retour à un patriarcat musclé, absence de contraception ou d’aide médicale, viols en toute impunité… Dans le match fin du monde vs féminisme, la plupart des scénaristes, auteur·rice·s et survivalistes annoncent une défaite par KO du féminisme, remisé au rang de lointaine utopie. L’occasion de se demander si ces scénarios sont réalistes ou si d’autres sont envisageables.”

“Pour le pasteur américain Joe Fox, retraité des forces spéciales devenu une figure phare du survivalisme, la raison est simple. Il l’explique dans une vidéo aux 40 000 vues : “Mesdames, une fois que le monde revient à son état initial où seules les règles naturelles s’appliquent, si vous n’êtes pas avec un homme, vous aurez des problèmes. Vous vous ferez violer, maltraiter, abuser.”

“Mesdames, une fois que le monde revient à son état initial où seules les règles naturelles s’appliquent, si vous n’êtes pas avec un homme, vous aurez des problèmes. Vous vous ferez violer, maltraiter, abuser.”

Patriarcat fin du monde

“Réfléchir à la fin du monde peut paraître prématuré, voire fantaisiste. Mais si le sujet inquiète tant, c’est parce que le scénario d’un effondrement global n’a rien d’irréaliste. Des groupes de chercheur·se·s, scientifiques et spécialistes l’annoncent: notre civilisation énergivore et écologiquement insoutenable pourrait bien s’effondrer d’ici 2030. Or à ce moment-là, finie l’industrie qui produit pilules, capotes et stérilets, ciao les ressources pétrolières qui permettent de fabriquer et d’acheminer tout cela, adieu les hôpitaux en cas d’accouchement compliqué et bye bye les lois punissant ceux qui se croient tout permis sur le corps des femmes… Ajoutez-y une pincée d’intégrisme religieux, de masculinisme rétrograde et le tout commence à ressembler à un beau cocktail explosif.”

Après avoir lu l’article en entier sur Cheek Magazine

Venez me dire si vous aussi tout cela vous fait flipper !

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (10)

  1. Bonjour, pour être en paix il est bon d’être préparé à tout. En ce sens, ton article est très intéressant. J’ai le sentiment que nous devrions préparer nos enfants au pire, comme au meilleur. En leur donnant une bonne éducation martiale, spirituelle et intellectuelle. Le souci est que l’éducation martiale et spirituelle est au abonnés absents.

    Notre société n’a misé que sur l’intellectuel. Et là je crains le pire si le monde venait à s’écrouler. Nous avons des exemple concret en Europe même, à deux pas, avec la guerre de croatie par exemple : épuration ethnique par le viol.

    Il est vrai que pour beaucoup d’hommes, l’égalité avec les femmes apporte une telle nourriture émotionnelle, amicale et amoureuse qu’ils ne pourraient pas revenir en arrière. Mais ils auraient intérêts, avec leur femmes, ami(es et filles à être formé(e)s spirituellement et martialement pour faire face à la barbarie ambiante. Comme dans Matrix ? Ou à la manière Chrétienne dépourvue de tout dogme !

    Par exemple, la spiritualité nous apprend que la voie de la paix nous apporte l’assurance
    Que tout est bien tel que c’est.
    Il nous suffit juste de l’accepter comme base de travail
    En faisant de notre mieux.

    Le barbare, quant à lui, trouve sa paix, son plaisir et son plein accomplissement dans la possibilité de réduire l’autre en esclavage. C’es- à-dire dans l’avidité. Notre société au chacun court après un truc pour être comblé, n’a pas évolué de ce point de vue. D’où mon pessimisme sur le sort réservé aux gens non préparés si on en revenait à la loi du plus fort.

    Bonne semaine.
    Damien

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    Damien - 18 septembre 2018
    1. Merci Damien d’avoir partagé ton avis 🙂

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      Sabrina Debusquat - 18 septembre 2018
  2. Et j’oubliais, homme ou femme dans tous les cas nous porteurs de lunettes seront parmi les 1ers disqualifiés (ça paraît idiot mais c’est un vrai truc, l’opération la plus pratiquée chez les survivalistes est celle de la myopie…)

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    clo - 16 septembre 2018
    1. Oh oui, j’y ai souvent pensé à ça (je suis légèrement myope). Mais cette opération ayant encore parfois des effets secondaires très graves (brûlure de la cornée ou migraines ophtalmiques à vie, j’attends pour ma part que les chirurgiens se perfectionnent hé hé ^^). Les myopes légers comme moi s’en sortiront aisément (certains arrivent à récupérer 0,5 de vue via des programmes spécifiques de rééducation (j’en tente un depuis des mois et c’est vrai que j’ai remarqué une amélioration, d’ailleurs comme je suis seulement à -0,5 à chaque oeil cela me permettrait de me passer de lunettes tout court). Mais c’est vrai que les très grands myopes, les diabétiques et autre eh bien malheureusemnt ce sera le retour à la “sélection naturelle” (même si, dans une vie de village cela peut aussi ne poser aucun problème avec la solidarité et une répartition des tâches adaptée 🙂 ) Lançons le hashtag #SauvonsLesMyopes ha ha !

      PS : mais tu as l’air de bien t’y connaître, tu es toi-même de tendance “survivaliste” ?

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      Sabrina Debusquat - 16 septembre 2018
      1. ahah pas du tout, je suis par contre assez myope/astigmate et peu opérable pour une histoire de qualité de larmes. Je ne vois rien sans lunettes (et malheureusement à -3/-4 la rééducation ne peut rien pour moi) et un jour cette idée m’était venue, sûrement en regardant un film, que si je perdais mes lunettes j’étais hors-jeu direct 😉 Donc forcément le jour où je suis tombée sur un article expliquant que les survivalistes se faisaient opérer, ça m’a marquée… Je suis plutôt fataliste donc, mais j’adore les dystopies, la science-fiction et réfléchir aux scénarios possibles alors forcément le thème m’a interpellée, je ne l’avais pas encore envisagé sous cet angle 😉

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        clo - 16 septembre 2018
        1. D’accord, je comprends mieux 😉
          Oui, ben moi forcément en tant que féministe je me suis toujours demandé ce qu’il adviendrait en ce cas sachant que, même en démocratie nos droits sont parfois menacés…
          Contente si j’ai pu ouvrir quelques horizons/questionnements alors !

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          Sabrina Debusquat - 17 septembre 2018
  3. Super intéressant comme thème! et ton article est plus mesuré que les quelques éléments que tu donnes ici 😉 parce qu’effectivement, en cas de catastrophe brutale, les individus n’oublieront pas leur background et vu les pratiques sportives je ne suis pas tellement sûre de la division hommes forts/femmes faibles… Puis l’état de nature n’existe pas vraiment donc on ne va pas y retourner en oubliant les millénaires qui nous ont façonnés (et pendant lesquels les femmes n’ont pas toujours eu la même place). Bien sûr les aspects négatifs que tu décris sont réels (le viol comme arme de guerre par exemple) mais dans les fictions tout n’est pas à mettre au même plan, dans The handmaid’s tale il s’agit d’intégristes religieux qui refusent les technologies tandis que d’autres scénario misent sur une catastrophe radicale.
    Enfin de toute façon je ne suis pas très optimiste, moi je vois ça comme dans La route de McCarthy…

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    clo - 16 septembre 2018
    1. Merci Clo, c’est effectivement un sujet qui me titille pas mal également 🙂

      La phrase d’accroche de l’article fait en réalité écho à tout ce que l’on peut voir dans nombre de fictions où c’est carrément l’horreur pour les femmes. Et j’avoue que cela m’intéresse de me poser la question : effectivement alors, qu’en serait-il ? Quand on voit la nature humaine se comporter même dans une société où les règles sont claires et où la loi et la police “veillent”…

      Je pense comme toi plutôt à quelque chose type la Route mais surtout avec des façons de vivre le tout très différente selon les groupes d’individus qui se constitueront (comme notre société actuelle en fait). Tout cela me semble clairement une questiond “individus : certains retourneront sûrement à la barbarie et d’autres communautés tenteront au contraire, je pense, de reproduire de petits villages où chacun fait ce qu’il veut mais en bonne entente, comme une sorte de ZAD.

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      Sabrina Debusquat - 16 septembre 2018
  4. Comme le souligne la fin de ton article, les scénarios post-apocalyptiques de la télé sont surtout des fantasmes d’hommes. Mais il est loin d’être sûr que le prochain cataclysme fasse la part belle aux survivalistes, aux gros bras et aux guerriers machos.
    Bien au contraire, je pense l’élan de vie suffisamment lucide et coquin pour s’en préserver et procéder à sa “sélection” selon de nouveaux critères de préparation et d’évolution qui m’inspirent plus de confiance que de terreur.
    En tout cas, je m’engage sur l’honneur, si je fais partie des survivants à ne violer ou maltraiter personne, ça en fait déjà un !

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    Fabien - 16 septembre 2018
    1. Ha ! Ha T’es bête 🙂

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      Sabrina Debusquat - 16 septembre 2018