Pourquoi manger bio est plus cher mais nécessaire

Pour ceux qui me suivent depuis trois années, vous savez que l’ancien nom de ce site était Bio Pas Cher. “Pas Cher” pour dire que consommer bio moins cher est possible mais oui, ce sera toujours plus cher.

bio cher

Plus cher car son mode de production est plus coûteux. Mais pour autant consommer bio va vite devenir nécessaire…

Nécessaire pour nous, et pour notre environnement. Oui le bio ne sera JAMAIS moins cher que de la nourriture industrielle (dont les prix atteignent de nos jours une bassesse inquiétante). Cette réalité, j’y ai été confronté récemment en vivant financièrement quelques semaines très compliquées où je n’ai eu que 35 euros en tout et pour tout pour deux semaines de repas complets pour une personne. Eh bien, je ne vous cache pas que je n’ai absolument pas pu consommer “tout bio”. Je n’ai pu acheter qu’un produit sur dix en bio.

Mais cela a été un très bon test. Ça remet les choses à leur place. Ça m’a forcé à réfléchir : comment consommer bio moins cher ? J’ai donc pensé à tous ceux d’entre vous qui me lisent et qui doivent nourrir plusieurs bouches avec un SMIC tout en considérant que ce n’est pas une raison pour abandonner l’idée de nourriture saine ou de conscience écologique. J’ai donc mobilisé toutes mes réserves neuronales et voici le résultat…

1.Fuyez les supérettes et hypermarchés bio :

Comme le prouve cette étude des “Paniers Marseillais” : “Etude comparative du prix des fruits et légumes bios en circuit court solidaire sans intermédiaire et en grande distribution” :

” [Si] les fruits et légumes bio en magasins spécialisés (NDLR : type Biocoop, La Vie Claire) sont en moyenne 59 % plus chers que les légumes [non bio en]  hypermarchés[…] Il apparaît nettement que se fournir en fruits et légumes bio via un Circuit Court et Solidaire Sans Intermédiaire [NDLR : type paniers, marchés en direct] coûte deux fois moins cher que de se fournir auprès d’un magasin spécialisé.

2. Favorisez les cricuits courts, sans intermédiaires :

Les fruits et légumes bio d’un circuit court sans intermédiaire (type panier ou marché bio en vente directe du producteur) coûtent jusqu’à presque 30 % moins chers que des légumes non bios de supermarché…

“Conclusion, l’endroit pour acheter bio le moins cher ce n’est pas la Biocoop ou La Vie Claire, ce n’est pas la partie bio de votre supermarché, ce n’est pas “La Ruche Qui Dit Oui” mais ce sont les AMAP, les marchés ou les systèmes de paniers sans intermédiaires.”

 

Conclusion, l’endroit pour acheter bio le moins cher ce n’est pas la Biocoop ou La Vie Claire, ce n’est pas la partie bio de votre supermarché, ce n’est pas “La Ruche Qui Dit Oui” (derrière laquelle se cachent deux intermédiaires qui prennent chacun 10 % dont les trois businessman à l’origine du projet (Xavier Niel créateur de Free, Marc Simoncini de Meetic et Christophe Duhamel de Marmiton.org). L’endroit pour acheter du bio le moins cher et le plus écolo possible (circuit court, pas de transport) ce sont les AMAP, les marchés où les producteurs sont en vente directe ou les systèmes de paniers sans intermédiaires.

“L’endroit pour acheter du bio le moins cher et le plus écolo possible (circuit court, pas de transport) ce sont les AMAP , les marchés où les producteurs sont en vente directe ou les systèmes de paniers sans intermédiaire.”

Manger bio : un truc de bobos ?

Donc, oui, le bio coûte plus cher et, oui, cela peut être fatigant de chercher en permanence des alternatives pour bien consommer mais pas hors de prix. On pourrait penser, vu le prix des produits bio en supermarché, que c’est un truc de bobos. Mais maintenant que vous savez que des produits bios en circuit court coûtent moins chers que certains produits non bio en hypermarché, vous devriez pouvoir revoir vos préjugés.

Ceux qui consomment bio ne sont pas uniquement dans une démarche de consommateur. Ils sont dans une démarche de conscience du monde dans lequel ils sont et qu’ils veulent laisser à leurs enfants. Ils en ont marre d’encourager avec leur porte-monnaie des filières sans foi ni loi qui ne respectent ni les sols, ni les agriculteurs, ni les animaux. Ils ont compris qu’écologiquement nous fonçons dans un mur. Que nous sommes en train de tuer nos sols, de polluer nos eaux de manière irréversible et de faire agoniser l’humanité de maladies lentes et atroces causées par l’absorption tout au long de notre vie de pesticides et autres saloperies chimiques.

“Nous fonçons dans un mur. Nous sommes en train de tuer nos sols, de polluer de manière irréversible nos eaux et de faire agoniser l’humanité de maladies lentes et atroces causées par l’absorption tout au long de notre vie  de pesticides et autres saloperies chimiques.”

L’agriculture industrielle, intensive (attention il y a aussi du bio cultivé à la manière industrielle) veut tout accélérer, tout forcer. Ces cadences et ces rendements font souffrir les sols mais génèrent aussi un manque de temps préjudiciable en premier lieux aux animaux : poussins broyés, vaches et veaux exploités et fatigués.

Bref, il y a urgence.

Consommer bio ce n’est pas de l’idéologie, c’est agir concrètement avec nos sous et nos actes pour encourager un monde sain. Celui dans lequel on vit, celui que l’on va laisser à nos enfants. C’est simplement revenir à une production agricole qui ne scie pas la branche sur laquelle elle est assise. C’est IMPORTANT.

Pourquoi consommer bio

Astuces pour consommer bio sans se ruiner :

Pour pouvoir consommer en accord avec votre conscience, voici quelques conseils très simples pour augmenter la part de produits bios dans votre panier de courses sans changer votre budget :

  • Supprimez ou limitez au maximum les produits alimentaires manufacturés (biscuits, plats préparés, boissons sucrées…)
  • Diminuez la quantité de viande (1 fois par jour ou 2/3 fois par semaine comme le faisaient nos ancêtres ) et vous pourrez en acheter de la bio et de bonne qualité avec en plus des animaux mieux traités derrière.
  • Achetez brut et cuisinez (même très simple, du riz et des légumes avec quelques épices jetées à la volée, vous mettez le tout à feux doux en remuant quelques fois pendant 20 minutes, c’est aussi simple que ça ! Voici des exemples de menus pour une semaine : Une semaine de menus sains, bon marché et faciles à préparer!).
  • Achetez un maximum directement auprès du producteur (et mettez au passage un taquet aux messieurs Leclerc, Carrefour et Auchan qui se fichent bien de vous en vous vendant toujours plus chers des produits de toujours moins bonne qualité pour engraisser leurs actionnaires tout en diminuant de manière indécente les marges des producteurs français qui, faut-il le rappeler, se suicident de plus en plus et meurent de maladies liées à l’utilisation des pesticides).
  • Apprenez à bien conserver vos aliments, à ne pas gaspiller, à récupérer : 10 astuces pour manger bio moins cherComment bien conserver ses aliments ?

 

Voilà en vrac quelques arguments pour vous prouver qu’il est urgent d’encourager et de soutenir nos producteurs français dans une démarche bio, pour eux, pour nous et sans utopie aucune pour un monde plus beau.

Maintenant vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas.

 

Et vous, cela vous arrive de penser que “le bio c’est une arnaque” ou d’entendre ce genre de discours ?

 


Pour aller plus loin… Ma sélection de livres de recettes faciles et économiques :

            

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (32)

  1. “Les services de paniers bios sont tellement larges et nombreux aujourd’hui qu’ils sont livrés en commun sur le lieux de travail, en point relais, à la maison ou enfin bref comme n’importe quel autre service.”
    Donc au lieu d’avoir un point ou on retrouve tout, on a plusieurs moyen de tous récupérer… Soit à la place d’un trajet, on a plusieurs trajets donc plus d’essence consommée, plus de pétrole à approvisionner donc à extraire. Enfin bref, une consommation énormément augmenté. Est-ce vraiment mieux…

    Répondre
    Jenjhys - 15 mars 2016
    1. Visiblement vous tenez absolument à avoir raison Kevin (même quand ce n’est pas le cas) donc nous vous laissons avec vos certitudes et bon vent !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 15 mars 2016
      1. Mes certitudes ? Je me pose des questions?
        Quand on me dis que quelques choses est mieux, j’essai de comprendre!
        En prenant essayant de prendre en compte tout les paramètres et pas juste ceux qui m’arrange.
        Est-ce que le fait que le que ça se conserve moins n’entraîne pas d’autre excès de consommation ailleurs?
        Peut-on appliquer ça à l’échelle la France? du monde?
        Ca serait pas mieux pour la planète que l’on mange des insectes?

        “Consommer bio ce n’est pas de l’idéologie, c’est agir concrètement avec nos sous et nos actes pour encourager un monde sain. Celui dans lequel on vit, celui que l’on va laisser à nos enfants. C’est simplement revenir à une production agricole qui ne scie pas la branche sur laquelle elle est assise. C’est IMPORTANT”
        Les certitudes, c’est pas moi qui les ai.
        Aujourd’hui, on a aucun retour d’expérience d’un monde moderne bio. Comment peut-on être sur que consommer bio c’est mieux?

        Répondre
        jenjhys - 16 mars 2016
        1. Ton commentaire montre que tu as une certaine méconnaissance du sujet puisque le bio n’est qu’un mot pour désigner l’agriculture sans pesticides et traditionnelle telle qu’elle se pratiquait encore au début du 20 ème siècle. Donc si, vraiment et définitivement on a un sacré “retour d’expérience” sur son impact sur la nature puisque c’est depuis qu’on a remplacée cette agriculture traditionnelle par du chimique et de l’intensif que la bouffe nous rend malades, que les terres s’appauvrissent en minéraux et que nous polluons gravement les eaux et les sols . Je crois que tu te méprends fortement sur ce qu’est le bio, ce n’est pas un terme marketing, c’est juste un retour à du non chimique et du durable, rien de plus ! Donc oui ça ne peut qu’être bon ou meilleur face à du chimique ou de l’intensif. Beaucoup de gens ont une réaction face au bio parce qu’ils croient que c’est un terme marketing et ne comprennent pas ce que c’est, maintenant tu sauras.

          Répondre
          Ca Se Saurait - 16 mars 2016
      2. Sauf que j’ai précisé un monde moderne bio. Au début du 20eme siècle, on envoyait pas la nourriture à l’autre bout du monde et on avait pas 7 milliards de bouche à nourrir.
        Peut on appliquer une agriculture type début 20ème siècle en prenant en compte le contexte démographique de notre époque ? Des paramètres très important ont changés (c’est pourquoi je parle bien de monde moderne bio : on peut changer le terme si tu veux), m’amène justement à dire que l’on a aucun retour d’expérience d’un monde moderne bio. Comment peut-on être sur que consommer bio c’est mieux?

        Répondre
        Jenjhys - 16 mars 2016
        1. Eh bien chacun son avis Kevin, libre à toi de te poser ces questions, je viens déjà longuement d’argumenter, au delà à toi d’aller chercher tes réponses et si tu ne penses pas comme moi cela ne me déranges absolument pas 🙂
          A bientôt !

          Répondre
          Ca Se Saurait - 16 mars 2016
  2. Bonjour,

    Je me permet de rebondir sur quelques points:
    “-Diminuer la quantité de viande (1 fois par jour ou 2/3 fois par semaine comme le faisaient nos ancêtres ) et vous pourrez en acheter de la bio et de bonne qualité avec en plus des animaux bien traités derrière.”
    Malheureusement, le bio n’est pas un gage d’animaux bien traité… il ne faut pas confondre les labels.
    Le label rouge vous donne plus de garanti la-dessus!

    “Achetez si possible directement auprès du producteur (et mettez au passage un taquet aux messieurs Leclerc, Carrefour et Auchan qui se fichent bien de vous en vous vendant toujours plus chers des produits de toujours moins bonne qualité pour engraisser leurs actionnaires tout en diminuant de manière indécente les marges des producteurs français qui, faut-il le rappeler, se suicident de plus en plus et meurent de maladies liées à l’utilisation des pesticides).”
    Si on allait tous directement chez un producteur, le bilan carbone en prendrait un coup… C’est pas si simple que ça!

    Répondre
    Jenjhys - 15 mars 2016
    1. Effectivement Kevin nous ne vous contredirons pas sur le “c’est pas si simple que ça” et je crois que tout propos ici se garde bien de simplifier le monde dans lequel nous vivons. Quand je dis qu’acheter de la viande bio c’est faire en sorte d’acheter des animaux qui auront été bien traités j’entends par là “mieux traités à coup sûr de par leurs conditions de vie imposés par les labels bio” (même si effectivement comme on l’a vu récemment avec l’abattoir à Alès ça ne change rien au moment de abattage (cf. à ce propos ce que j’avançais il y a déjà des années dans mon article sur le végétarisme), je dis juste que le bio c’est toujours mieux, ce qui ne signifie pas “parfait” (et parfois même du non bio mais en agriculture et élevage à l’ancienne fait mieux, c’est clair, mais comme c’est encore ultra marginal, mieux vaut se fier aux critères qu’imposent le bio.
      Et oui pour l’achat direct au producteur je maintiens, acheter au producteur ne signifie pas se déplacer chez lui puisque je parle là plutôt des paniers bio et autres abonnements AMAP. Enfin, je persiste et signe, se déplacer même en voiture chez son maraîcher du coin a un moins fort impact carbone que faire venir des bananes d’Amérique du sud et des oranges d’Espagne ou de Floride achetées en supermarché…

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      Ca Se Saurait - 15 mars 2016
      1. Je pense que vous devriez visiter plus d’élevage bio… le plus flagrant sont les élevages de poulets… ils ne sont pas forcément en plein air et se marche la plupart du temps les un sur les autres.
        Pour le respect des animaux, je persiste : un label rouge donne plus de garanti de respect des animaux qu’un bio.

        Pour les paniers, comment vous les récupérer? par livraison postale, par livraison du producteur magie du saint esprit? Soyons sérieux on a pas tous un producteur en bas de chez nous

        Répondre
        Jenjhys - 15 mars 2016
        1. Les services de paniers bios sont tellement larges et nombreux aujourd’hui qu’ils sont livrés en commun sur le lieux de travail, en point relais, à la maison ou enfin bref comme n’importe quel autre service. Et je le répète, oui ce sera toujours mieux qu d’aller acheter au supermarché à a fois des fruits du Pérou, d’Israël et d’Espagne puis ensuite un jambon d’Allemagne etc… car là on explose le bilan carbone à coup sûr !
          Le Label rouge c’est bien et parfois très bien pour le bien-être animal mais ça n’empêche pas les problématiques santé (antibiotiques plus nombreux, aliments aux normes moins naturelles)etc. donc Label Rouge très bien mais le bio aussi est bien et a de plus nombreux atouts. Si vous me dites que je fais une fixette veillez à ne pas en faire vous aussi 🙂
          De plus, évitez s’il vous plaît les “soyons sérieux” et autres jugements de type “vous faites une fixation de manière irréfléchie” si vous voulez avoir un échange apaisé et constructif. Face à toute agressivité gratuite j’ai pour habitude de couper court à la conversation car cela ne mène à rien alors maîtrisez votre ton. Si j’écris ici ce n’est pas pour me faire agresser virtuellement.

          Répondre
          Ca Se Saurait - 15 mars 2016
  3. Bonjour.

    Déjà, merci pour cet article.

    Je suis 100% convaincue, mais pas encore 100% pratiquante. Le problême pour moi n’est pas tant le coût, car si l’on cuisine et que l’on n’achète pas (beaucoup) de produits transformés les courses ne reviennent pas excessivement cher, mais la praticité. Je fais mes courses au marché le samedi, et je complète avec le supermarché du coin, car je n’ai pas vraiment le temps de faire autrement ( je travaille à plein temps loin de mon domicile et je rentre tard le soir).

    Dans ma ville ( Monza, Italie ) il y a plusieurs services de paniers bio et locaux, le concept n’est apparemment pas le même qu’en France car ce ne sont pas des associations mais des entreprises, mais je n’ai pas encore eu la possibilité de prendre un jour de congé pour m’abonner et démarrer le service ( ils acceptent de prendre les clés pour laisser la commande sur le palier, mais encore faut-il être présent pour la première livraison).

    Je suis également végétarienne depuis (très) peu, je n’achetais plus de viande déjà depuis longtemps et puis la semaine dernière le déclic et la décision. Tout cela va dans le même sens, je ne suis pas contre manger de la viande en soi mais contre le fait de considérer une vie uniquement un produit.

    Ce qui est difficile, ce sont les gens. A commencer par mon copain ( nous vivons ensemble ) en passant par ses parents, les amis… Comment faire pour essayer de faire comprendre que non, le bio n’est pas une arnaque ? Comment faites-vous ?

    Répondre
    Chama - 22 mai 2015
    1. Bonjour Chama, merci pour ce message 🙂
      Comment je fais ? Tout simplement je suis moi, j’agis selon mes convictions pour moi et mon chéri. Lui s’il veut manger autre chose (et il ne s’en prive pas!) agit selon ses convictions à lui tout en constatant petit à petit qu’effectivement c’est meilleur (je cuisine quand même pour nous donc il goûte). Côté famille je mange ce qu’ils me proposent quand nous sommes invités et malgré que nous venions d’un milieu assez proche de la nature ils sont très loin de consommer ne serait-ce que 50 % de bio et je ne cherchent pas à les influencer là-dessus car chacun fait son chemin. Ceux qui sont ouverts vont peut-être être intéresser, tester et consommer un peu ou tout bio, d’autres s’en fichent. Que leur dire de plus ?!

      Je les aime quand même pour d’autres raisons, point n’est besoin de se prendre la tête avec eux. Tu n’aimes pas que les autres te disent ce que tu dois faire ? Hé bien comportes-toi de même avec tes proches. C’est de la philosophie.
      Ne te fatigue pas pour rien, le mouvement bio est largement en route, certains l’ont humé depuis longtemps et le pratiquent, d’autres mettront plus de temps. Nous avons cette qualité de penser à la planète, tellement fort que nous nous imposons des contraintes pour la respecter, d’autres n’ont pas saisis forcément cela mais ils ont d’autres qualités que nous n’avons pas et ne nous en blâment pas pour autant.

      Oui il y a des arnaques bio, mais non la majorité n’en sont pas. Oui nous courrons à la perte de notre terre en continuant ainsi avec l’agriculture intensive, que ceux qui ne le comprennent pas fassent leur chemin.

      Voilà ce que je te répondrais, j’espère que tu comprendra car je ne peux te communiquer rien d’autre que mon état d’esprit profond 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 22 mai 2015
      1. Merci pour ta réponse, vraiment.

        Je comprends parfaitement, et c’est sans doute l’attitude la plus sage…

        Merci en tout cas pour ton blog 🙂

        Répondre
        Chama - 26 mai 2015
        1. Avec plaisir Chama, après c’est ma réponse et mon attitude mais écoutes ton cœur c’est toi qui aura la tienne qui peut être différente de la mienne 🙂

          Répondre
          Ca Se Saurait - 27 mai 2015
  4. Article excellent, c’est vraiment devenu un objectif pour moi de consommer bio, pour la planète, les gens, nous-même… c’est quand même beaucoup mieux.
    Evidemment ça prendra du temps car pour le moment tout ne dépend pas de moi, mais progressivement j’abandonne mes produits chimiques et j’en suis très fière !
    (+ le nouveau design du site est magnifique, très frais, j’aime beaucoup)

    Répondre
    Noémie - 11 mai 2015
    1. Merci beaucoup Noémie 🙂
      Et oui, allons-y vigoureusement mais tout en restant humains !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 11 mai 2015
  5. Je suis deja une convaincue du bio mais cest vrai que le prix me bloque encore un peu. En ce moment je fais justement des comparatifs entre differents circuits de fruits legumes et viande. en tout cas comme tu le dis justement je prefere manger moins de viande mais de la meilleure et bien traitee!

    Répondre
    monica - 11 mai 2015
    1. Oui c’est sûr qu’en supermarché bio ou même en grand surface on ne peut pas dire que le bio soit au même prix, ce serait mentir, mais même si ceux qui veulent consommer bio doivent encore aujourd’hui chercher d’eux-même des AMAP, ou des producteurs et marchés, bref, faire des efforts, je trouve que tout cela se développe très vite alors bientôt cela devrait être moins contraignant 🙂

      En attendant nous pourrons avoir notre conscience pour nous 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 11 mai 2015
  6. Moi c’est bio to the max aussi, mais autant que je peux avec ma bourse et ce que j’ai autour de moi… Par exemple, je n’ai rien trouvé pour le fromage !!! :'(
    C’est aussi pour des raisons physiques… Je souffre d’une maladie chronique et mon hygiène de vie en général a un énorme impact ! Beaucoup de sport, rien de raffiné et, notamment parce qu’ils soupçonnent un déclencheur hormonal (ou au moins un facteur aggravant), interdite de chimique !!!
    Je ne suis pas une sainte, il m’arrive de faire des écarts, au restaurant par exemple, mais je le paie dès le lendemain…
    Pour ceux qui habitent dans le sud-est, je commande TOUS mes fruits et légumes et pas mal d’autres produits sur http://www.materre.net/choix-de-panier-bio.php
    J’en prends 1 ou 2 par mois, sur mesure (un peu plus cher mais je choisi !) et je cuisine et congèle !!! C’est bio, local et de saison et pas vraiment plus cher que le supermarché… Il faut juste comparer, c’est un peu fastidieux mais depuis le temps, je sais où est le meilleur endroit pour acheter quel produit !

    Répondre
    Marike & Co - 11 mai 2015
    1. Super, merci pour l’astuce et courage pour le reste, c’est génial quand même de participer à rendre notre monde plus beau 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 11 mai 2015
  7. Je te remercie pour cet article (très bien référencé, soit dit en passant) qui ne fait que conforter mon idée que le retour à une consommation locale, raisonnée, raisonnable et eco-responsable est la clef du problème !

    De plus, la coïncidence est amusante, car je suis actuellement en train de monter un projet scolaire autour de la création d’une AMAP dans ma ville. Je fais des études en Design graphique Multimédia et mon but est justement de chercher à montrer (via l’image) aux consommateurs qu’ils peuvent consommer mieux pour leur santé mais également pour celle de la planète.

    Grâce à ton article, tu viens de gagner une lectrice de plus, teh ! 🙂

    Sur ce, belle journée !
    Zoë

    Répondre
    Zoë - 11 mai 2015
    1. Salut Zoé,

      Merci pour ce super commentaire 🙂
      Je pense qu’il existe vraiment un esprit collectif, des tendances et je suis heureuse de voir que nous sommes vraiment de plus en plus nombreux à abonder dans ce sens du retour au naturel.
      C’est juste génial de créer une AMAP, comment allez-vous procéder ?

      Répondre
      Ca Se Saurait - 11 mai 2015
      1. Je procède de manière très scolaire et très progressive, je m’explique : pour le moment, je suis en train de faire un sondage auprès de la population afin de vérifier qu’il y a bien une demande en terme de consommation locale et eco-responsable. Je questionne donc les gens sur leurs habitudes de consommation (lieux où ils ont l’habitude de faire leur courses alimentaires), leur demande la fréquence à laquelle ils se rendent en centre-ville et s’ils connaissent le principe de l’AMAP. Afin de ne pas déstabiliser ceux qui ne connaissent pas, je leur ai détaillé rapidement ce qu’est une AMAP et leur demande s’il trouveraient pertinent qu’une association de la sorte se monte dans la ville, et si oui, s’ils seraient intéressés pour y adhérer.

        Une fois que j’aurais recueilli les réponses d’au moins 100 personnes, j’irai rencontrer des AMAP existantes dans d’autres villes pour voir le fonctionnement de l’intérieur. Ensuite, mon objectif sera de m’entourer de personnes intéressées par le projets et prêtes à s’impliquer avec moi de manière durable et fiable. Après avoir formé une solide équipe, le but sera d’aller rencontrer des producteurs locaux pour voir ce que nous pouvons envisager. Enfin, il ne restera plus qu’à sensibiliser la population (c’est là qu’entre en jeu mon projet de communication graphique avec, entre autre, la création d’un site internet et pourquoi pas une diffusion de tracts d’informations).

        Maintenant, je n’ai qu’à croiser les doigts pour que les gens adhèrent au concept !

        Voilà tout ! 🙂

        À bientôt !
        Zoë

        Répondre
        Zoë - 11 mai 2015
        1. Waahou, c’est super !

          Je te souhaite de réussir avec succès dans ton entreprise !

          Répondre
          Ca Se Saurait - 11 mai 2015
  8. Je compléterais sur un point, le bio coute cher car:
    -on produit environ deux fois moins en quantité en général à l’hectare (exemple en blé on produit environ 45 quintaux maximum pour 80 à 100 quintaux en blé conventionnel)
    -la production comme tu le dit en bio coute plus cher et prend plus de temps, on desherbe les culture mécaniquement et non chimiquement et donc cela prend pour un agriculteur un peu près quatre fois plus de temps à desherber une culture.
    -Les moyens financiers alloués à la recherche en agriculture bio sont négligeable par rapport à l’agriculture conventionnelle. Le porgrès va donc un peu moins vite.
    Et oui, comme les agroindutriels n’ont rien à vendre en agriculture bio( pas de produits chimiques) ils ne s’excitent pas trop à faire de la recherche en améliorations agronomiques. Malgré tous les moyens et techniques possibles naturels pour produire plus sans aucun intrant chimique, en utilisant par exemple des plantes enrichissant le sol …etc.
    Je m’arrete là…mais il y a encore des tas de raisons! et quand un produit Leclerc Bio est vendu parfois moins cher qu’un produit conventionnell, oui effectivement il y a de quoi s’interroger!
    Et effectivement, acheter les produits directement au producteurs (bio) coute très souvent moins cher que les produits conventionnels en supermarchés. Sur les fruits et légumes , la viande et les produits laitiers, c’est flagrant!
    çà bientot
    PS: j’aime beaucoup l’illustration, car effectivement si on devait mettre un cout sur les effets secondaires de certains aliments conventionnels, on commencerait à baliser niveau porte monnaie!
    .

    Répondre
    lachouxfleur - 10 mai 2015
    1. Merci pour ces ajouts 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 11 mai 2015
  9. Je viens partager avec vous ma grande satisfaction. Le tout bio ou agriculture raisonnée et contrôlée à la maison c’est pour mercredi prochain !! Nous étions déjà en mode cosméto et produits ménagers naturels et/ou bio et alternance magasin bio/grande surface pour le reste.
    Pour 30 euros par semaine servi en AMAP : Légumes, oeufs, alternance produits laitiers chèvre/vache. Côté viande : poulet 1 fois par mois, 7.50e/kg. Jusque là, je ne trouve pas cela cher pour 3 personnes avec un équivalent SMIC. Et chez nous, les 2 adultes ne travaillent pas 😉
    Il est aussi possible d’avoir de la viande (boeuf, veau…), du jus de pomme, du cidre, des plants (tomates, aromatiques …), du miel. Pour ces produits là, je ne connais pas encore les tarifs.
    Pour les légumineuses et autres aliments secs, il y a le magasin bio proche, 10 km environ mais je lorgne du côté des boutiques en ligne. Je vais comparer les prix.
    Et avec tout ça, ça sera cuisiné maison. Nous faisons déjà notre pain et pâtisserie/viennoiseries/biscuits… et autres desserts (sauf yahourts).
    Alors non, dans notre démarche, le bio n’est pas une arnaque. On ne peut pas en dire autant du bio de l’industrie agro-alimentaire.
    Je reviendrai dans quelque temps vous parlez du “Manger tout bio mais ça coûte cher !”

    Répondre
    Karsatag Karine - 10 mai 2015
    1. Merci pour ton commentaire qui montre que c’est possible Karine (je n’en attendais pas moins de toi haha ^^) 🙂

      De gosses bises.

      Répondre
      Ca Se Saurait - 11 mai 2015
  10. Excellent article, carré et cash ! Je consomme tout bio alors que je n’appartiens pas à la classe sociale aisée, loin de là mais c’est un choix. Peut-être un des derniers moyens d’expression que l’on ait car en effet pour moi manger bio, c’est aussi politique ! On exprime une opinion, une liberté quelqu’en soit le prix. Merci en tout cas d’avoir réouvert le débat ! A+

    Répondre
    Aileza - 10 mai 2015
    1. Salut Aileza,

      Oui, consommer de nos jours est devenu un acte politique bien concret. Je ne sais pas si je réouvre le débat héhé puisque pour moi c’est une évidence 🙂
      J’apprécie ta réflexion sur le fait que l’article soit carré et cash car je l’ai écrit d’une traite sous inspiration et souvent je me dis avant d’écrire un article non, attends, mets pleins de sources, etc. et au final je ne le fais pas faute de temps donc merci de m’encourager, finalement, même des articles écrit avec le coeur sans forcément des sources de partout ça marque aussi !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 11 mai 2015
  11. Très instructif et bien écrit cet article…

    Pour ma part je suis passée au 100% bio (ou quasi) pour ce qui est des cosmétiques (dont je ne suis pas non plus une grosse consommatrice), et ça ne coûte pas spécialement plus cher que tous les cosmétiques dégueu que l’on retrouve en supermarchés ou autres parfumeries…

    Pour la bouffe c’est plus difficile, les prix sont quand même vraiment plus chers en magasins bio, donc je me contente de quelques produits comme le chocolat, les céréales, les steacks végétaux (je ne mange pas de viande rouge ni de porc, par contre je consomme du poulet et tout ce qui vient de la mer), le pain de mon pti déj et je crois que c’est tout…

    La viande c’est chez le boucher et nul part ailleurs…

    Pour les fruits et légumes je ne consomme pas bio mais local le plus possible, et chez un primeur de préférence, les AMAP c’est bien mais j’aime acheter ce dont j’ai envie…

    Pour ma part je rêverai de consommer tout bio, de vivre dans une maison écolo…mais malheureusement tout ça a un coût et ce n’est absolument pas dans mes moyens, je fais donc au mieux…

    Je suis désespérée de ce monde industriel où on nous fait crever à nous faire consommer de la merde…

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    sweetdood - 9 mai 2015
    1. Salut Sweetdood, merci pour ce gentil mot 🙂
      Oui, c’est ça qui est intéressant aussi, comme c’est difficile on doit se creuser encore plus la tête et ça pousse à l’inventivité mais effectivement, je me suis fait la réflexion encore tout à l’heure en regardant les gens dans les centres commerciaux, happés par l’avidité de consommer à outrance du plastique, du jetable et ce sans arrêt, le tout en rejetant tellement de déchets et sans aucun état d’âme…bref…on n’est pas rendus !
      Les bones valeurs ne sont pas toujours celle qui priment dans ce nouveau siècle.

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      Ca Se Saurait - 9 mai 2015