Derrière le steak et le mascara du supermarché…la souffrance animale


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Une des choses les plus révoltante en ce monde nous l’encourageons au quotidien sans le savoir : la cruauté envers les animaux.
Derrière ces tranches de jambon, oeufs de poule et même derrière ce mascara se cachent des vérités qui vous couperaient l’appétit si on devait en faire mention sur l’emballage.

Souffrance animale

Derrière la viande, le lait, les oeufs et le cosmétiques que nous achetons tous en supermarché se cache de la souffrance animale. Des souffrances que la plupart d’entre nous n’imaginent pas. Des souffrances atroces, quotidiennes, inhumaines et que subissent ces animaux de leur venue au monde jusqu’à leur triste mort…

Mais la bonne nouvelle c’est que vous pouvez choisir de ne pas participer à ce massacre…

Derrière le steak du supermarché, l’horreur :

Parce que des images valent bien plus que des mots en la matière, je vous laisse regarder ces quelques vidéos qui vous montrent sans fard ce qui se trame dans les abattoirs et les élevages industriels du monde entier. Voici ce qui se cache derrière votre steak, côte de porc et autre pilons de poulet :

Si vous avez le temps (mais ça serait bien de le prendre), regardez le film anglais “Earthlings” (juste en dessous), certainement le plus complet sur le sujet et qui montre les conditions d’élevage et de mise à mort des animaux que nous consommons le plus.
Des poulets en batterie à qui l’on mutile le bec pour qu’ils ne puissent pas se battre, des poussins mâle broyés vivants car pas assez rentables en kilos de viande.
Des vaches attachées toute leur vie sans voir le jour, évoluant dans leur bouses toute la journée, maltraitées, aux pis bousillés par la traite intensive et qui finissent leur jours égorgées, souvent encore conscientes.
Des porcs battus, aux queues et aux testicules arrachés à vif dès le plus jeune âge, qui vivent leur vie dans des stalles sales qui font leur taille. Des truies sans arrêt mises enceintes pour “produire” et que l’on force à rester couchées telles des machines à pourceaux. Des pourceaux qui eux-mêmes seront jetés en l’air tels des sacs poubelles.

Bref, regardez ce film pour ouvrir vos yeux, c’est ce qui se passe à divers degrés dans TOUS les abattoirs et élevages du monde, y compris en France comme je vous l’explique plus loin. Cette vidéo peut être insoutenable à certains moments mais prenez le temps de la regarder, c’est la moindre des choses par respect pour tous ces animaux qui vivent et meurent dans d’atroces souffrances alors qu’ils n’ont rien demandé. Tout ça pour VOUS nourrir :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=19eBAfUFK3E]

Pour ceux qui ne comprennent vraiment pas l’anglais: voici la même vidéo sous-titrée en français :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=qsQhQTyOKMI]

Tout ça alors qu’ils ressentent les choses aussi finement que nous humains, et avec autant de sentiments.

« Vous venez de finir de dîner, mais
quelle que soit la façon dont l’abattoir
est soigneusement dissimulé, à une
distance commode de là où vous vous
trouvez, vous êtes complices. »

RALPH WADO EMERSON

Je sais que ces vidéos sont insoutenables mais regardez les jusqu’au bout, même si vous êtes sensibles, vous devez savoir ce qui se cache derrière votre alimentation pour prendre conscience de l’anormalité de la situation.

Le pire c’est que ce que vous venez de voir n’est qu’une partie de la souffrance qu’endurent tous ces animaux. En plus de subir une mort digne de celle que procurent les tueurs en série les plus sadiques à leurs victimes, c’est toute la vie des animaux que nous mangeons qui est un enfer…

La vie avant l’abattoir:

Pour vous rendre compte des désastreuses conditions des animaux d’élevage en France, je vous conseille la lecture du pdf de One Voice : “L’élevage, la viande : le désastre” .
Vous y apprendrez que cette consommation de viande effrénée qui fait partie de nos habitudes modernes est un désastre sur tous les plans. Les animaux sont élevés dans des conditions indignes, pour au final produire une mauvaise viande et polluer l’environnement plus que de raison.

Vous y lirez comment des milliards d’animaux sont chaque année considérés comme des machines à viande, lait ou oeufs. Vous y apprendrez comment les truies sont par exemple maintenues dans des stalles, “souffrent d’escarres aux hanches à force d’être allongées sur des surfaces dures”. Comment “les poules des cages en batterie souffrent d’hyperkératose aux pattes, à force de glisser continuellement sur des sols en pente” et  comment “les vaches laitières ont souvent des blessures aux pieds et aux jarrets à force d’être debout et couchées sur des surfaces dures” et enfin comment “de nombreuses interventions chirurgicales telles que castration, amputation de la queue, ablation des cornes, édentage, débecquage, ablation de la crête, amputation des orteils, sont réalisées sans analgésique et sans anesthésie.

Et parce qu’encore une fois en la matière les images seront toujours plus parlantes que les mots.Voici comment on traite parfois les porcs : ceux qui ne veulent pas avancer ou qui ont une patte blessée. Voilà avec quelle cruauté et méchanceté comment certains ouvriers de fermes se défoulent sur ces êtres vivants :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=bNY4Fjsdft4]

Voici comment certains fermiers traitent les vaches et taureaux qu’ils élèvent, à coup de barres de fer sur la tête, à coups de pied et de poing dans les pis ou dans les jambes, frappant les veaux qui veulent téter leurs mères pour leur apprendre que le lait n’est pas pour eux mais pour la machine à traire…

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=gYTkM1OHFQg]

“Les souffrances que subissent ces animaux
sont devenues si extrêmes que se nourrir
de ces créatures, c’est se nourrir sans le savoir
de l’abjecte misère qu’a été leur existence (…)
Nous ingurgitons des cauchemars au petit-déjeuner,
au déjeuner et au dîner.”

John Robbins, Diet for a New America, 1987

Vous supporteriez vous que l’on vous fasse ça?
Et si, comme de nombreuses personnes, vous avez l’innocence de croire que ces pratiques n’ont pas lieu en France vous êtes bien loin de la réalité…

La France, pays des droits de l’homme mais pas des animaux :

Toutes ces vidéos atroces que vous venez de voir se passent pour la plupart aux Etats-Unis mais il se passe EXACTEMENT la même chose dans notre beau pays…

« Personne ne peut manger la chair d’un animal abattu sans que quelqu’un se soit chargé de l’abattre… comment pouvons-nous nous prétendre civilisés si entretenir notre train de vie passe par des mauvais traitements infligés à d’autres êtres, et s’il faut pour cela que d’autres individus soient brutaux pour que nous puissions consommer le résultat de leur brutalité ? Ce n’est pas parce que nous ne participons pas directement à cette industrie que nous ne sommes pas responsables de cette brutalité. »

ANNIE BESANT, extrait d’un discours prononcé en 1897

Et pour comprendre cela c’est vers un autre PDF de One Voice que vous dirige, un PDF qui vous montre ce qui se passe “Derrière les portes des abattoirs de France

Abbatoir mouton

Extrait du PDF One Voice “Derrière les portes des abattoirs de France” rapportant les témoignages de sévices quotidiens que subissent les animaux dans nos abattoirs français. Imaginez ce récit appliqué à un être humain ou ne serait-ce qu’à un chien de compagnie, ce serait un scandale médiatique! Et pourtant c’est ce qui se passe tous les jours dans NOS abattoirs

Toutes ces vies brisées, toutes ces souffrances pour finalement obtenir de la viande  de mauvaise qualité, fruit d’une vie de souffrance et de maltraitance.

Toutes ces souffrances animales pour quoi ?

Les indiens d’Amérique pensent que quand on mange un animal on prend sa force physique et mentale, on l’aspire en nous. Imaginez alors de quoi nous nous nourrissons quand nous mangeons la viande d’une bête qui n’a jamais vu la lumière du jour, qui a vécu attachée et maltraitée toute sa vie et à qui l’on a dénié jusqu’au moindre besoin élémentaire… et bien oui on mange de la merde et ça nous rend malade.

Comment un animal maltraité, vivant dans ses excréments et apeuré peut-il devenir de la bonne nourriture? Comment un animal qui mange des farines, ne connaîtra jamais le plaisir de gambader et se fait injecter des hormones peut-il devenir une viande qui apportera force et vigueur à celui qui la mangera?

C’est ce que pense Carole Llewellyn (ecrivain et docteur en littérature américaine) qui écrit sur NewsRing que “le problème ce n’est uniquement la quantité mais la qualité de la viande” :

” … l’homme est, il est vrai, né carnivore. Faire le choix de renoncer à la viande doit être une décision personnelle et éclairée, qui est fréquemment motivée par un soucis d’harmonie avec la nature et de sollicitude pour la cause animale. […]

Le problème de notre société actuelle, problème très bien mis en lumière par Jonathan Safran Foer dans son livre “Eating Animals” est la surconsommation d’une viande de surcroit de mauvaise qualité. Manger de la viande n’a jamais été mauvais pour la santé, mais en manger autant, d’une si mauvaise facture l’est,à la fois pour les gens, pour la planète, philosophiquement, humainement, cardio-vasculairement parlant. Quel intérêt de manger un sandwich de tranche de jambon infecte et sans goût, obtenue d’un animal qui a grandi sans jamais voir la lumière du jour? de donner aux enfants dans les cantines des steaks sans saveur “juste pour qu’ils mangent de la viande”? Pendant des milliers d’années, la vaste majorité des êtres humains ont survécus en mangeant de la viande une, deux fois par semaine s’ils étaient chanceux, et miraculeusement, la race humaine a continué d’exister … par contre aujourd’hui, on voudrait nous faire croire qu’il faut manger de la viande deux fois par jour pour grandir et être en bonne santé …. ? […]

Manger ou pas de la viande est un choix, mais est-ce un choix que l’on offre vraiment? L’alimentation est par défaut saturée d’une viande majoritairement mauvaise, vendue et promue à tout prix dans le simple but de faire grimper les profits de l’industrie agro-alimentaire qui a bien compris depuis la fin de la 2ème Guerre Mondiale et de ses privations que les êtres humains ne voulaient plus se priver et ni connaître la faim, et que manger de la viande était une manière de renier cet héritage de la frustration. Certes. Mais la dérive actuelle ne profite à personne. L’abus domesticatoire de l’homme sur l’animal n’a pas pour but de faire de nous des êtres plus robustes ou plus heureux, mais uniquement plus gros et plus gras, à l’image d’une industrie agro-alimentaire qui se contre-fiche d’une quelconque logique ou d’un futur au long terme et qui ne voit que des profits galopants.

A tous ceux qui veulent manger de la viande, je vous invite à ne plus jamais acheter une viande sous vide, surgelé, au supermarché, et à ne prendre que des produits chez un boucher de confiance qui saura vous assurer de la bonne provenance de ses bêtes et de leur élevage en plein air dans des conditions acceptables. Si vous souhaitez manger de la viande, faites-le. Mais de grâce, mangez de la viande de qualité, obtenue avec un respect pour l’animal plus que pour le profit qu’il engendre. “

J’espère qu’après cet article vous serez nombreux à réfléchir à votre consommation de viande. N’ignorez pas tout ce qui se cache derrière. VOUS êtes responsable en faisant vos courses, décidez de n’acheter que de la viande qui n’a pas souffert (si tant est que cela existe…), payez quelques euros de plus ce soir-là et le lendemain trouvez vos protéines ailleurs, dans les végétaux comme les légumineuses ou le soja.

Manger de la viande tous les jours n’est pas bon pour la santé, malgré ce que le bon sens populaire veut nous faire croire. D’ailleurs, à terme cela engendre pleins de maladies qui sont de véritables épidémies dans notre monde moderne ultra-carnivore. Comme l’explique explique le Dr William C. Roberts, rédacteur en chef de l’American Journal of Cardiology :

“Quand nous tuons les animaux pour les manger, ce
sont eux qui finissent par nous tuer […] car leur viande (…) n’a jamais
été destinée à l’être humain.”

Alors arrêtons de nous voiler la face, c’est juste intolérable! Supporteriez-vous que votre petit chat adoré soit transporté avec des milliers d’autres chats dans un camion, les uns sur les autres, pour être finalement frappé, pour rentrer dans une pièce rempli de sang et de bruits effrayants, regarder ses copains se faire égorger devant lui sachant que c’est ce qui l’attend aussi. Finalement sentir sa gorge se faire trancher, encore conscient et s’étouffer pendant plusieurs minutes dans son propre sang qui lui coule dans la gorge et sur le visage alors qu’on le suspend par une patte arrière, déjà considéré comme mort ?
Et vous-même, supporteriez-vous ça ? Non, bien sûr. Déjà qu’une égratignure est une souffrance, vous imaginez bien…  Non, vous trouveriez ça atroce.
Vous penseriez que c’est de la folie si on vous enfermait tout nu avec des hommes cruels qui vous saigneraient les uns après les autres, le tout sans aucune once d’humanité et parfois même en riant de votre peur.

Les animaux ont le même instinct de survie que nous, eux aussi ils ne veulent pas mourir, reculent et se débattent devant leur tueur. Ces animaux sont comme nous, ils ressentent tout et c’est ce qu’ils vivent avant d’arriver dans nos barquettes de supermarché.

Et cette souffrance animale, déjà intolérable, ne s’arrête pas aux animaux “producteurs de viande”…

Les tests sur les animaux :

Test cosmétique animaux

Les tests sur les animaux ont été bannis en Europe depuis 3 ans, mais existent toujours en Angleterre, aux Etats-Unis ou au Canada. En Chine, ces tests sont même obligatoires.

Voici quelques images de la vie de ces animaux de laboratoire :

https://www.youtube.com/watch?v=nRwv_1qaEJk

et un panel des tests effectués en laboratoire sur des animaux :

https://www.youtube.com/watch?v=ZlNDbujYfmE

Test sur les animaux humain

La campagne choc de Lush à Londres qui s’est amusé à appliquer des tests cosmétiques sur les animaux…aux humains. La modèle, Jacqueline Traide, a réellement été écorchée, piquée d’aiguilles, on lui a injecté des produits irritants dans les yeux. Pendant 10 heurs elle a reçu des injections, avait la peau abrasée et étouffée de lotions et potions.

Alors quand vous achetez un produit cosmétique soyez attentifs à ce qu’il ne soit pas testé sur des animaux. Parce qu’il peut être vendu en France mais provenir d’un pays qui teste les cosmétiques sur des lapins, rats ou autres pauvres rongeurs.

Pour vous aider, voici les labels vous garantissant qu’un produit n’est pas testé sur des animaux :

 The Vegan Society THE VEGAN SOCIETY

Label international qui vous garantit des produits vegans (vegan = mode de vie qui cherche à exclure, autant qu’il est possible et réalisable, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but ). The Vegan Society est donc le seul label qui vous certifie qu’aucun animal n’a été utilisé dans l’élaboration du produit ou pour des tests.


Label sans cruautéLabel sans cruauté

Label international qui garantit qu’une marque ne teste plus, ni ses produits, ni les ingrédients qui les composent, à partir d’une date fixée (label très rigoureux qui effectue régulièrement des visites surprises).


Reconnaître labelsOne Voice

One Voice, est une association française qui a crée son propre label qui s’applique à une gamme complète de produits. Contrôlé par un organisme certificateur indépendant, le label One Voice garantit que le produit n’est ni formulé, ni composé, ni testé sur les animaux. Une fois labellisées, les marques sont contrôlées régulièrement.


Label BDIHBDIH Certifié Cosmétique Naturel

Ce label est tellement strict qu’il n’est appliqué qu’à des produits et non à des marques. Pour prétendre à ce label, les cosmétiques doivent respecter l’environnement et les animaux, contenir des ingrédients naturels le moins transformés et le moins allergènes possible.


Label nature et progrèsNature et Progrès

Nature et Progrès est une fédération internationale regroupant une trentaine d’associations départementales et régionales en France. Seuls les ingrédients type miel, lait oeufs sont autorisés et les ingrédients ne doivent pas être testés sur les animaux.


Label cosmébioCharte Cosmébio

Pour tous les produits de la Charte Cosmébio, il faut un minimum 95% d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle et maximum 5% d’ingrédients de synthèse. Les produits ne sont pas testés sur les animaux


Logo non testé animauxEcocert

Organisme de certification et de contrôle qui vous garantit que le produit fini n’est pas testé sur les animaux mais dont certains ingrédients peuvent avoir été testées sur des animaux.


label made in FranceQualité France

Qualité France est un organisme français de certification et de contrôle qui dit s’assurer que les matières premières et les produits finis ne sont pas testés sur des animaux vivants.

D’ailleurs certains blogs cosméto vous proposent des sélections et tests de produits non testés sur les animaux comme le blog “Cruelty Free Daily” qui a carrément écrit aux marques de cosmétiques pour s’assurer ou pas de quelles marques testent ou ne testent pas sur les animaux, une liste à consulter d’urgence!

Et concernant votre alimentation il y aussi des gestes simples que vous pouvez effectuer pour être sûr de ne pas encourager ce qui se passe dans les vidéos que vous venez de voir.

Ce que vous pouvez faire pour éviter cette souffrance animale :

Maintenant que vous êtes conscient de ce qui se passe pour que votre steak arrive bien gentiment dans votre assiette à des prix défiants toute concurrence.  Voyez comment vous pouvez adopter un comportement non cruel et choisir vos aliments en conséquence.

Règle n°1 : favorisez le bio (pour le bien être des animaux)

Le bio garantit sur le papier un certain bien être animal. L’animal vit dans des conditions moins pires que pour la viande industrielle mais il est abattu dans les mêmes conditions. Le bio c’est mieux mais ça ne représente pas forcément l’idéal non plus, ça permet juste que l’animal souffre moins, il n’en reste pas moins considéré comme une marchandise….
Le bio permet juste que les bêtes aient :

  • un accès permanent au “libre parcours” (accès continuel à un terrain vaste recouvert en partie de végétation)
  • des pâturages capables de satisfaire les besoins nutritionnels et comportementaux
  • l’interdiction d’attacher ou d’isoler les animaux
  • des aires de couchage et une litière appropriées
  • un faible chargement à l’hectare (pas trop d’animaux au mètre carré)
  • la réduction au minimum de la durée des transports (durant lesquels souvent les animaux se blessent et sont stressés)

En achetant de la viande bio, vous êtes à peu près sûr que l’animal que vous mangez n’a pas subit de mutilations :

“L’agriculture biologique limite l’amputation complète ou partielle :

  • des queues (pour les ovins, les porcins, etc.)

  • des becs (pour les poules, les dindes, etc.)

  • des cornes (pour les bovins, les ovins, etc.)

De plus, les femelles en période de gestation ont droit à plus de considération. Les volailles peuvent se reposer entre deux pontes et sont laissées en groupe pour retrouver une vie sociale naturelle.
Enfin le personnel est formé et compétent et doit réduire la douleur des animaux au minimum possible.

Règle n°2 : choisissez bien vos oeufs pour limiter la souffrance des poules

Pour connaître les conditions de vie de la poule qui vous fournit cet oeuf : une seule solution : lire la coquille les caractères imprimés avant les lettres “FR”.
Un code numérique vous permet de savoir comment la poule a été élevée :

0 = oeufs de poules élevées en plein air (agriculture bio)
1 = oeufs de poules élevées en plein air mais non bio
2 = oeufs de poules élevées au sol
3 = oeufs de poules élevées en cage
Plus d’infos dans cet article du site Oeufs.org.
Préférez donc les oeufs 0 et 1 mais si vous le pouvez, achetez à un paysan dont vous êtes sûr qu’il élève ses poules en liberté, à l’ancienne.
Si vous voulez avoir une idée très précise de ce qu’est un élevage de poules bio, venez jeter un coup d’oeil à cet article très bien fait du blog P’tite Végé qui est partie en reportage dans un élevage de poules bio, c’est très intéressant !
Vous pouvez aussi remplacer vos oeufs dans vos préparations par des substituts d’oeufs en poudre bio vendus en magasin bio, ou de la banane (une demi-banane par oeuf), ou encore, pour certaines recettes, du tahini (purée de graines de sésame)…

Règle n°3 : bien choisir son poisson

Concernant poissons et fruits de mers, choisissez les sous le label “Fair Fish” qui garantit des méthodes de pêche qui “réduisent au maximum la souffrance des animaux.” “Les poissons ne doivent rester qu’un très bref moment dans le filet ou à la ligne et doivent être étourdis et mis à mort aussitôt après leur sortie de l’eau.”

Règle n°4 : n’achetez que des cosmétiques qui ne testent par sur les animaux

(labels, logos cf. plus haut)

Pour plus de détails sur tous les labels alimentaires, rendez-vous sur le document de Greenpeace sur les labels alimentaires.

Conclusion, la souffrance animale étant quoi que l’on fasse présente tant que l’on mangera de la viande, devenir végétarien est-ce la seule vraie solution ?

Est-il possible d’élever et de tuer des animaux sans souffrances ?

Doit-on devenir végétarien pour éviter ces souffrances insupportables? Pas forcément.
Voici la réflexion d’Helumut Kaplan, traduite de l’allemand par le site Vegetarismus :

“Idée reçue

La production de viande n’est pas nécessairement liée à la souffrance. On pourrait élever et mettre à mort les animaux de manière à ne pas les faire souffrir. C’est pourquoi manger de la viande n’est pas fondamentalement une erreur.

Mise au point

1. […] la question décisive n’est en fait pas : « Ne peut-on pas en principe élever et mettre à mort les animaux sans leur infliger des souffrances ? » mais bien « Comment les animaux sont-ils effectivement élevés et tués ? ». La réalité est que la viande achetée dans les commerces et les supermarchés provient d’animaux qui ont souffert au cours de leur vie et à leur mort. La question n’est pas non plus : « Est-il correct de manger de la viande ?  » mais bien : « Est-il correct de manger de cette viande-là  ? » (Peter Singer). Celui qui justifie sa consommation de viande par une prétendue possibilité de principe d’élever des animaux et les mettre à mort sans souffrances, agit comme celui qui utiliserait des petits enfants comme combustible de chauffage sous prétexte qu’il pourrait aussi employer du bois.

2. Les méthodes d’élevage, de transport et d’abattage sans souffrances pour les milliards d’animaux qui, de nos jours sont « consommés » ne sont en aucune façon praticables ne serait-ce que pour la simple raison que ces méthodes ne seraient pas rentables. L’idée d’une « production animale » de grande envergure n’est absolument pas réaliste.

3. Par ailleurs, l’élevage dit « biologique  » est, quoique plus « équitable pour les animaux » que l’élevage en masse, très loin de garantir aux animaux une vie et une mort sans souffrances. Ceci est dû avant tout au fait que l’objectif premier de ce type d’élevage des animaux n’est pas de les rendre heureux (il existerait peut-être des méthodes particulières de les tuer !) mais de fournir aux humains de la viande « naturelle » et « saine ». En conséquence, on fait une distinction entre l’élevage «  biologique » comme son nom l’indique déjà par opposition à l’élevage « normal », et qui porte surtout sur l’élevage et la détention des animaux, mais pas sur l’abattage.
Se pose alors à la question : Les animaux doivent-ils vraiment être élevés « humainement », alors que l’abattage et tout qui le précède et l’accompagne – ce que les animaux voient, entendent, hument et pressentent et qui sont les prémisses d’un événement imminent – les conduit à un destin choquant et si intégralement cruel. Habitués à un traitement amical de la part des humains, les animaux qui ne sont absolument pas préparés à la barbarie et la brutalité en vigueur dans les abattoirs sont alors brusquement livrés aux affres de l’enfer.
Mais même où les producteurs de viande « alternative » devraient essayer d’instaurer aussi un abattage « équitable » des animaux ne laisse en réalité pour leur mise à mort qu’un espace très étroit au sens biologique du terme.
De toute façon, ces considérations ne concernent pas la viande que nous achetons dans les commerces et les supermarchés. Ici nous avons la certitude absolue que les animaux, dont la viande y est mise en vente, ont enduré les plus grandes souffrances de leur premier au dernier souffle.”

Si vous êtes sensible à cette souffrance animale voici comment par quelques gestes quotidiens vous pouvez limiter les dégâts (je dis bien limiter les dégâts car même en élevage bio et Cie, il y aura toujours de la souffrance et on tuera toujours un être vivant qui n’a rien demandé pour satisfaire vos envies) :

– arrêtez de boire du lait de vache, ce n’est pas bon pour votre santé, c’est une torture pour les vaches qui vous le fournissent et vous pouvez avantageusement le remplacer par des laits végétaux, tout aussi délicieux et bien plus digestes

– pour commencer remplacez au moins un jour sur deux la viande que vous mangez par des protéines végétales ce qui vous fait faire des économies pour que quand vous achetiez de la viande le reste du temps cela soit de la viande issue d’animaux qui n’ont pas vécu l’enfer

– vérifiez les labels des cosmétiques que vous achetez (cf. plus haut) pour être sûrs qu’ils ne soient pas testés sur des animaux

– n’achetez pas de fourrure

****EDIT NOVEMBRE 2015****

Après cet article je suis restée végétarienne totale pendant près d’un an, puis suis passée par le crudivorisme et le végétalisme avec peu de succès. Je serais plutôt aujourd’hui “flexitarienne” c’est à dire très souvent végétarienne ou végétalienne mais je ne me mets pas dans une case, je remange de la viande mais seulement deux fois par semaine et de la viande bio ou uniquement blanche et tuée chez le fermier.
Je trouve important de comprendre et respecter les choix de chacun sans chercher à convaincre en s’énervant. La souffrance animale est révoltante mais sur le chemin d’une recherche du régime alimentaire parfait ne soyez pas trop dur avec vous-mêmes (Orthorexie et compagnie …) et comprenez que tout le monde ne soit pas pareil, que vous ne pourrez pas faire changer les gens d’avis en leur criant dessus (cf. Peut-on vraiment se faire un avis ?). Incarnez vous-mêmes vos idéaux, soyez en accord avec vous-même mais ne perdez pas votre tolérance en chemin.
************

Alors, qui parmi vous s’est déjà engagé dans un tel processus? Qui en a désormais envie?
Qu’est ce que vous ressentez après la lecture de cet article ? Etiez-vous au courant de tout ça ?
Y’a-t-il des végétar(l)iens dans la salle ? 

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (38)

  1. Tout cela est dur à faire comprendre à certaines personnes. Quand je mange chez des personnes que je connais et qu’ils voyent que je ne mange que les légumes et pas la viande, Ca les chocs et après j’ai le droit à plein de réfléxions. :” Faut pas y penser que c’est un animal, faut bien se nourrir. Elle fait vraiment des chichis “. Voila ce que j’entends danw la plupart des cas.

    Crtains diront que ce n’est pas partout pareils… D’autes diront que l’on peux pas vivre sans viande.

    Bon article. Tout a fais d’accord avec toi.

    Répondre
    Mck - 5 août 2016
    1. Merci Mick et oui, je crois que tu l’as compris, dan un sens comme dans l’autre (pour les VG et les ,non VG et de manière générale tous ensemble), de un ce n’est pas grave de ne pas être d’accord, de deux s’écouter est primordial et de trois si l’on appliquait les deux premiers points tout irait déjà bien mieux ! 🙂
      Si tout cela t’intéresse je pousse la réflexion sur 160 pages dans mon livre qui vient de paraître : Métro, boulot… bonheur !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 5 août 2016
  2. je te remercie

    Myriam

    Répondre
    Brébion Myriam - 4 juin 2016
    1. Avec plaisir !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 5 juin 2016
  3. Bonjour,

    est ce que Topicrem teste sur les animaux?

    Merci

    Myriam

    Répondre
    Brébion Myriam - 3 juin 2016
    1. Salut Myriam,

      J’ai cherché pour toi mais il ont répondu à une blogueuse (mais je n’ai pas la date) :

      “Certains de nos ingrédients ont en effet été testé sur des animaux par l’industrie pharmaceutique plus globalement et non pas notre laboratoire. Et aucun de nos produits finis n’est testé sur animaux.”

      Sur le blog de Polar Bear.

      Tu as ici un liste des marques en 2016 qui ne testent pas et n’utilisent pas de produits testés sur les animaux : http://laptitenoisette.com/2016/02/passer-aux-cosmetiques-sans-test-sur-les-animaux-cest-possible/

      Répondre
      Ca Se Saurait - 4 juin 2016
  4. Article tres complet bravo, un peu decus par la fin qui va un peu vite sur le fait qu’on est personne pour decider de prendre la vie de telle ou telle bête pour nos propres petits plaisirs, alors qu’on pourrait s’en passer, car même si la bête est bien traiter ca ne change rien au fait qu’on décide de prendre sa vie a notre bon vouloir, qu’au lieu de vivre 20ans elle aura une courte vie de 5ans.. pour moi rien n’excuse cela, c’est mon avis…
    Encore bravo pour ton article, bonne continuation :).

    Répondre
    Lil6 - 13 avril 2016
    1. Salut Lil et merci 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 13 avril 2016
  5. […] L’agriculture industrielle, intensive (attention il y a aussi du bio cultivé à la manière industrielle) veut tout accélérer, veut tout forcer. Ces cadences et ces rendements totalement fous s’ils font souffrir les sols, génèrent un manque de temps préjudiciable en premier lieux aux animaux : poussins broyés, vaches et veaux exploités et fatigués. […]

  6. Bonjour Sabrina,

    J’ai lu ton article avec beaucoup d’intérêt et regardé le reportage Terriens que je ne connaissais pas.
    Je m’étais déjà renseignée sur les conditions d’élevage et d’abatage des animaux et cela m’avait déjà révoltée à l’époque.
    Je ne pensais pas que la viande de grande surface venait exclusivement ou presque de tels élevages/abattoirs … Alors je ris jaune quand je me dis que je surveillais les étiquettes pour n’acheter que de la viande élevée et abattue en France !
    Une de mes résolutions de 2016, c’était d’aller acheter ma viande chez un boucher, qui vend de la viande Label Rouge. Que penses tu de ce Label ? Est-il, comme je le pense, un gage de qualité d’élevage et de vie pour les animaux ?
    J’ai la chance d’habiter Lyon, et une boucherie propose donc de la viande Fermière & Label Rouge … Je suis tentée, car pour moi c’est un bon compromis par rapport au bio.
    Après, à la maison, nous mangeons très peu de viande, moins de 2 fois par semaine, même si nous essayons d’en manger un peu plus pour vider le congélateur, et passer à acheter en moins grandes quantités, mais plus souvent pour avoir de la viande fraiche 2 fois par semaine.

    Bref, je surveillais déjà un peu mes achats, mais le reportage m’a révoltée, car même si les images proviennent beaucoup d’élevages américains, je me doute que nous ne faisons pas mieux en France dans les élevages intensifs. Après, depuis que tu as fait ton article, je pense que les mentalités ont un peu évoluées, je pense notamment à la filière “qualité carrefour”, qui, en tout cas, semble promouvoir de la viande dont les animaux ont été élevés dans des conditions décentes pour eux.

    En tout cas, merci encore à toi pour tous ces articles, j’en découvre encore avec toujours autant d’intérêt et d’envie !

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    Lucie - 20 janvier 2016
    1. Salut Lucie,

      Alors pour le Label Rouge oui c’est un des meilleurs labels pour t’assurer de la qualité de vie de l’animal quand tu achètes (la fondation Brigitte Bardot l’explique ici pour les détails) et sur l’article Le bien-être animal et les signes de qualité sur WellFarm tu as une fiche par animal qui t’explique ce que garantit le Label rouge pour sa qualité de vie. Si tu achètes donc de la viande de bœuf chez ton boucher tu y apprendra que le label rouge te garantit que le bœuf ait en amont un accès aux pâturages, de l’espace dans les étables, etc.
      C’est donc la deuxième meilleure option après le bio puisque le bio, hormis de bénéficier à l’environnement et à l’animal te bénéficie surtout à toi en bout de chaîne en éliminant les produits toxiques ou controversés souvent utilisés en alimentation animale (OGM, farines animales, antibiotiques, etc.). Tu peux également te renseigne sur le lieux abattage sachant que les abattoirs associatifs ou de petite taille font le plus souvent du travail plus attentif et évite un maximum les souffrances (vu dans le reportage L’animal est une personne de Franz Olivier Giesbert).

      Voilà et merci de ton commentaire !

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      Ca Se Saurait - 22 janvier 2016
      1. Super, merci beaucoup Sabrina pour ta réponse et les liens !
        J’apprécie d’en savoir plus sur ces labels (j’avais déjà fouillé pour le Label Rouge, mais il y a plus d’un an et quand j’ai voulu vérifier cette année, impossible de retrouver, sur le site officiel, les conditions d’élevages des animaux … Je n’ai pas dû assez chercher …) et surtout, sur les conditions de vies de nos amis à plumes et à poils.
        Plus tard (quand on ne sera plus en centre ville), j’espère qu’on pourra trouver un petit producteur et aller lui acheter directement sa viande à la ferme, comme ça se fait maintenant à certains endroits.
        Merci encore à toi.

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        Lucie - 27 janvier 2016
        1. Avec plaisir, à plus tard !

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          Ca Se Saurait - 27 janvier 2016
  7. Bonsoir,

    J’ai regardé Earthlings. Jusqu’au bout. C’est effectivement très dur, par moments. Mais merci de nous le laisser le voir. Et merci aussi de nous raconter votre démarche.

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    aldoror - 8 février 2015
    1. Oui, quels que soient vos choix, il faut juste être au courant de ce qu’il y a derrière pour ne pas dire “je ne savais pas”. Perso je remange aujourd’hui de la viande de temps à autre mais je la choisis bien, peu importe le choix mais la conscience, surtout la conscience 🙂

  8. […] pourra également lire un article de la blogueuse Sabrina Chauchard : “Derrière le steak et le mascara du supermarché…la souffrance animale“, ainsi qu’un intéressant entretien avec la sociologue Jocelyne Porcher dans Basta […]

  9. Bonjour,
    J’ai lu l’article en diagonale, mais oui je sais tout cela, c’est pourquoi je ne mange plus de viande, et je limite les oeufs et produits laitiers sauf s’ils sont bio. Au début, c’était assez difficile, pas de ne pas en manger, je n’ai jamais particulièrement apprécié la viande à vrai dire, mais au niveau de ma mère qui ne me comprenait pas et qui disait que sans viande je ne pourrais pas bien vivre etc… Je lui ai fait lire les deux livres que j’avais lus (“Faut-il manger des animaux” de Jonathan Safran Foer, et “Bidoche” de Fabrice Nicolini”), et je lui ai montré des vidéos de ce qui se passe dans les abattoirs, ça a été radical, elle m’a imitée, et ma soeur aussi du coup. Mais j’ai remarqué que beaucoup de personnes ne nous comprennent pas. Je me demande s’ils savent vraiment dans quelles conditions les animaux vivent et sont abattus ou s’ils ferment tout simplement les yeux sous prétexte que ça existe partout ?
    On se porte très bien sans manger de viande, et en plus ça revient moins cher.
    Ce qui est problématique c’est la cantine dans mon cas, je suis interne donc en théorie j’y mange à tous les repas. Il m’arrive de ne rien avoir à manger parce qu’il y a de la viande PARTOUT !!! Ou des oeufs que je ne mangerai pas puisqu’ils viennent certainement des pires élevages. Ils mettent même des lardons dans les légumes que je ne mange pas du coup parce que rien que l’odeur de la viande et l’idée que ça a été en contact avec les légumes me dégoutent profondément.
    En tout cas, merci à toi pour ce blog très intéressant.
    Bonne continuation 🙂 je viendrais lire régulièrement tes nouveaux articles.

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    Polka - 15 février 2014
    1. Merci pour ce gentil commentaire. Concernant la plupart des gens ils font comme ils font quand ils voient une femme se faire violer devant leurs yeux : ils ne s’en occupent pas de peur d’y être eux-même mêlés…beaucoup de gens ont peur et c’est comme ça, ils ont une peur bleu de ce qui pourrait leur arriver doublée d’un égoïsme assez inquiétant.Comment veux-tu que quelqu’un déjà incapable de pitié pour la race humaine le soit avec les animaux ?
      Après là je te parle des gens qui s’en fichent des conditions d’élevages parce qu’après que les gens mangent de la viande je ne les blâment pas, chacun là dessus fait ce qu’il veut mais dans un respect.
      Et oui, difficile hein de trouver du sans viande en restauration collective mais ça commence à arrive ^^
      Perso en devenant végétalienne j’ai développé des carences dont je me suis aperçue récemment du coup de suis redevenue végétarienne tout court alors je fais un peu le bilan là-dessus en ce moment (et j’en parlerais bientôt dans un article parce qu’en fait la conclusion c’est que les gens comme moi qui refusent de calculer leurs apports (en protéine, associations des aliments,etc) ne peuvent devenir végétaliens (enfin c’est mon expérience) et que ça soit un succès. J’ai perdu la moitié de ma masse de cheveux, beaucoup de muscle, j’ai eu la peau très sèche, bref, j’ai merdé en voulant tout faire à l’instinct et ça n’a pas marché alors aujourd’hui je suis moins radicale même si tout autant attentive à la provenance de mes produits.

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      Sabrina Chauchard - 16 février 2014
  10. Bonjour! Merci pour cet article.
    J’ai tenté l’expérience du végétarisme pour 2 semaines, il y a quelques mois, et j’ai senti certains des effets positifs que tu as cités. Le plus marquant pour moi a été de réaliser que j’étais agressive en mangeant de la viande et de l’être moins après coup. Sans parler du plus d’énergie et de la bonne humeur, et de la joyeuse découverte de nouvelles saveurs. J’adore les légumes, les céréales, les légumineuses, les fruits… ça a été un plaisir pour moi. Mais j’ai repris une alimentation omnivore depuis. Cela dit, je m’accorde une journée sans viande par semaine, ou quand j’oublie, au moins un repas végétarien par semaine. Je remange de la viande simplement parce que j’aime le goût et que je ne fais pas l’effort d’aller au bout de ma réflexion à ce sujet. Mais ton article et le documentaire que tu as partagés avec nous, ainsi que d’autres que je suis entrain de découvrir, m’ont ouvert les yeux sur la souffrance animale. Je n’imaginais pas cela possible, mais tout compte fait, je ne suis pas surprise. La cruauté humaine nous est hélas bien connue et ne prend en pitié ni humain, ni animal, ni arbre, ni insecte. Ni même l’air. De la folie, voilà tout.
    Je vis dans un pays qui depuis quelques années a fait le choix désastreux de l’agriculture industrielle, et donc de l’élevage industriel, et dans quelques années il est certain que le paysage changera drastiquement. Bien que l’élevage industriel est loin d’être généralisé et qu’il existe encore beaucoup d’éleveurs traditionnels à travers le pays, je pense désormais que les abattoirs sont des endroits inhumains et vu les conditions de vie et de travail de la majorité de la population de mon pays, qui vit dans la précarité, je me demande ce que subissent les animaux qui eux, sont encore moins considérés que les humains! Et très certainement, vu la concurrence déloyale que fait l’agro-industrie à l’industrie paysanne, c’est la viande industrielle qui attérit dans nos assiettes citadines, et non la viande issue de l’élevage traditionnel. Je ne veux plus me leurrer. Sans parler des effets néfastes de la viande sur la santé.
    J’ai cependant, une petite réserve quant à certains aspects de l’alimentation végétarienne: ici les laits végétaux et tofus et autres coûtent vraiment cher, mais surtout, ce sont des produits industriels, en plus, importés! Bio ou non, ils contiennent des conservateurs et toutes sortes de produits chimiques, et cela me dérange énormément. En plus, il est relativement simple dans mon pays d’obtenir du lait de vache paysan, je trouve absurde d’acheter du lait de soja industriel importé de je ne sais où… Par exemple. Tout ça, c’est de la réflexion pour l’instant. Je reste ouverte cela dit, à l’écoute de mon corps et à mon environnement local et ses spécificités, tout cela peut me guider à élaborer une meilleure alimentation plus respectueuse des êtres. Je me souviens que mes 2 semaines végétariennes étaient un plaisir… alors… qui sait, bientôt peut-être. Désolée pour ce looong commentaire, vraiment c’est gentil d’en avoir lu autant! 🙂

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    Maya - 2 août 2013
    1. Salut Maya, non ,non, super commentaire ne t’en excuses pas 🙂
      Pour ce qui est du tofu/lait de soja, on n’est pas obligé d’en avoir dans son alimentation donc pas obligé d’en consommer si ça a plus de méfaits que de bienfaits on est bien d’accord.
      Une alimentation principalement axée sur les végétaux (fruits et légumes) + 10 % d’autre chose à côté c’est très bien.
      Pour ce qui est des ravages de l’agriculture intensive, on va tous très bientôt en payer les pots cassés malheureusement …

      Ensuite, ben moi je trouve ça déjà très bien que tu prennes conscience des choses et que tu réduises au moins ta conso de viande. Je ne suis pas du genre à vouloir convaincre les autres à tout prix, d’ailleurs mon fiancé avec qui j’habites est carnivore.
      Tiens d’ailleurs hier soir on commande à manger asiatique, il ne finit pas ses nouilles au poulet, je les fini et tombe sur un morceau de poulet, ça m’a fait bizarre, j’ai vraiment pas trouvé ça bon, littéralement je trouvait que ça puait la mort, pourtant y’avait de la sauce et tout …comme quoi notre gout est vraiment formaté (parce qu j’adorait la viande, et je dis toujours que je trouve ça bon, même si je n’aime pas qu’on doive tuer un être pour que j’en ai d’où mon choix).
      Donc voilà, fais au mieux, ne te prends pas la tête 🙂

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      Sabrina Chauchard - 2 août 2013
  11. Encore un super article! (oui je vais lire tout le blog en 1 semaine lol).
    Là où je suis je ne peux pas regarder les vidéos mais la simple lecture me donne la nausée. Je regarderais les vidéos plus tard. Tous les jours je lis un peu plus sur le sujet et tous les jours je fais le résumé à mon copain le soir. ça le déprime parce que du coup, jour après jour, il se rend compte qu’il va surement devenir végétarien alors qu’il adoooore la viande.
    Hier je lui ai raconté l’histoire tragique des poussins mâles, il est devenu tout blanc… Quand on commence à se renseigner sur le sujet, ce qu’on découvre est absolument effarant. Je n’en reviens pas moi même de toutes les horreurs que l’on perpétue au nom d’une supposée supériorité de l’espèce humaine ou d’un simple goût pour la viande.
    Le pire c’est que même si on oublie les animaux, l’impact sur la planète et sur notre propre corps est désastreux ! Quand je pense que même les médecins nous disent de consommer plein de viandes et au moins 3 produits laitiers par jour, ça me désole. Les lobis de l’industrie sont vraiment partout!
    Du coup quand je vois la viande qu’il me reste dans le congélateur j’ai envie de tout jeter, mais je me dis que ça serait con, ils sont morts. Je vais pas en plus les mettre à la poubelle. Alors je vais finir les stocks lentement et après, fini…

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    Gwendoline - 18 juin 2013
    1. Ha!Ha! Ben vas-y, lis !lis !mdr!
      Non, sans déconner oui, c’est vraiment tragique ce que l’être humain fait aux animaux, et oui, finalement une information aussi importante circule finalement assez peu, alliance entre lobbys qui se gardent bien de nous le montrer et œillères que se mettent les gens certainement.
      Fut un temps on considérait ridicule que les noirs demandent d’être traités en égaux face aux blancs, aujourd’hui c’est devenu acquis et normal, je pense que c’est la même chose pour les animaux. Un jour on regardera en arrière avec un frisson dans le dos de ce génocide et de cette souffrance organisée, voulue et mécanisée.
      Les médecins effectivement il faut à mon avis considérer qu’ils ont autant de compétence que n’importe quel pékin moyen sur la nourriture et la nutrition étant donné que sur une dizaine d’année d’études ils n’ont que 4 heures consacrées à la nutrition …
      Perso, je considère mon médecin à mon égal sur les sujets nutrition.
      Effectivement, pour ce qui est de tes stocks de viande, autant les manger en mémoire des animaux qui ont donné leur vie pour, ce serait encore plus ridicule de les jeter.

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      Sabrina Chauchard - 18 juin 2013
      1. Je viens de relire la fin. Il te manque une règle N°3 ^^

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        Gwendoline - 19 juin 2013
        1. Merci, oui, du coup je viens de modifier ^^

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          Sabrina Chauchard - 19 juin 2013
  12. […] –> pas qu’une photo mais tout un article et avec des vidéos : "Derrière le steak et le mascara de supermarché" […]

  13. très bon article je savais tout, je passe des heures tous les jours, je signe plein de pétition j’en fait meme signer dans la rue, je n’en peux plus de ces horeures.
    SI tu veux je peux t’envoyer des lien pour signer des pétition, c’est très important car il faut se battre
    odette

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    CECOTTI - 22 avril 2013
    1. Merci Odette pour ce beau commentaire, oui, c’est vrai que c’est usant comme combat…
      Non merci pour les pétitions, j’en signe beaucoup déjà et je suis beaucoup de groupes actifs sur Facebook 🙂
      Je combat également sur le terrain alors je ne peux pas donner encore plus de mon temps, c’est malheureux mais il en tombe toute les minutes de ces pétitions, j’en signe déjà plusieurs par semaine, je ne peux pas passer mon temps à ça non plus mais merci quand même 🙂

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      Sabrina Chauchard - 22 avril 2013
  14. Tu fais décidément de très bons articles! Je parcours ton blog et je vais sans doute en trouver d’autres dans tes archives 🙂

    Je ne connaissais pas la campagne Lush et les tests sur son modèle. Très choc en effet mais je pense que ça a dû bien marquer les esprits!

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    Nelfe - 20 février 2013
    1. Ha!Ha! Ben oui j’vois ça depuis tout à l’heure t’arrêtes pas de commenter ^^
      Bonne lecture alors 🙂

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      Sabrina Chauchard - 20 février 2013
  15. […] à mon article sur la souffrance animale, j’ai immédiatement décidé d’arrêter de manger de la viande. Après un mois et demi […]

  16. Bonsoir, Excellent article. Je suis végétarienne depuis pas mal d’années et je ne m’en porte très bien. Au départ, je suis devenue végétarienne pour préserver ma santé, mais au fil des années, j’ai de plus en plus de mal à supporter la souffrance imposée aux animaux juste pour avoir un bout de viande dans son assiette, dont on peut se passer sans problème. Je mange quand même des oeufs mais qui ne proviennent pas d’élevages industriels. J’ai mes propres poules qui sont élevées avec amour et qui mangent bio, comme moi. Je ne sais pas si vous connaissais la vidéo : “Si les abattoirs avaient des vitres, tout le monde deviendrait végétarien”, dans laquelle Paul Mac Carthney, végétarien convaincu, dénonce, images à l’appui, la souffrance imposée aux animaux lors de leur abattage. Vous pouvez la voir ici : http://recettes-saines-et-gourmandes.com/silesabattoirsavaientdesvitres Ames sensibles s’abstenir…
    Katy

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    Katy Gawelik - 7 janvier 2013
    1. Bonsoir Katy, merci du compliment, ça me va droit au coeur 🙂
      C’est vrai que c’est intéressant de voir le parcours de chacun en la matière.Effectivement, la démarche que vous avez est idéale.
      J’irai voir cette vidéo de Paul Mc Cartney sans faute 🙂

      Bonne continuation 🙂

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      Sabrina Chauchard - 7 janvier 2013
  17. Excellent article encore! J’achète ma viande chez un boucher dont l’élevage et l’abattage est réglo et je privilégie le Bio en alimentation & cosmétiques. Connaissant des personnes Vegan j’ai eu deja connaissance de ces vidéos mais il faut informer sans relâche !
    Quand on partage ces valeurs on devient intraitable et c’est parfois difficile à faire comprendre (j’ai une amie qui se dit contre la souffrance animale ms qui ne s’embête pas de porter une doudoune en fourrure !). Sans être végétarienne (je n’aime pas le gout du soja) je limite ma conso de viande depuis peu à 4 fois par semaine, et je n’en ressent aucun manque !
    Ma mère ns en faisait prtt manger midi & soir pensant que c’était bon pr la santé, encore un prêt-à-penser qu’on ns a inculqué (avec le lait & le sucre ^^) !

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    Ju - 6 janvier 2013
    1. Merci Ju <3
      C'est sur qu'on aura jamais de cesse de le répéter…et c'est vrai aussi que beaucoup sont d'une cruauté sans nom sans même s'en rendre vraiment compte…pour beaucoup c'est loin des yeux loin du coeur pourtant quand on aime les animaux on ne peut qu'être révolté.

      La lutte contre les préjugés et prêts- à penser sera longue ^^ mais bon, je remarque quand même que, même si j'ai l’impression que les choses s’aggravent dans ce monde, ceux qui se mobilisent le font également avec deux fois plus de vigueur et ça met du baume au coeur 🙂

      Ton boucher t'as dit quoi à propos de la viande qu'il vend (comment s'informent-ils et cela les préocuppent-ils?)

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      Sabrina Chauchard - 7 janvier 2013
      1. C’est son propre père qui fait l’elevage et l’abattage en Normandie je n’en sais pas plus ms je lui poserai la question très vite.

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        Ju - 8 janvier 2013
        1. C’est super ça parce que la plupart des vaches sensées être élevées bio, à l’air,etc vont souvent subir les même atrocités à l’abbattage que les “industrielles” donc c’est vachement bien ce que t’as trouvé.

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          Sabrina Chauchard - 9 janvier 2013
  18. Excellent article, merci. J’espère qu’il sera lu par le plus de monde possible.
    Je savais tout ça, je me suis pas mal renseignée à ce sujet et j’ai d’ailleurs réduit considérablement ma conso de viande et lorsque j’en achète c’est du bio (du coup j’en achète vraiment très peu car c’est plus cher et je n’ai pas les moyens).
    Les cosmétiques je les ai tous pratiquement remplacés par du certifié bio, c’était mon objectif 2012.
    Quant au lait, c’est du bio aussi (j’ai lu que effectivement c’était pas très bon à la santé, j’avoue que là j’ai du mal à m’en passer…) et pour les œufs, poules élevées en plein air. J’ai augmenté du coup ma conso de légumes^^ et je me porte bien.
    Comme tu le mentionne dans ton article, c’est à nous de faire des efforts et d’être responsables. On a le choix!
    Tu as donné plein de bons conseils pour “consommer responsable” et faire les bons choix, ça me permettra de compléter mes connaissances!
    Par contre, dans mon entourage, c’est dur de se faire comprendre à ce niveau là. Mais ma sœur, qui sait que j’y suis sensible m’a préparé au nouvel an un plat végé, j’étais contente qu’elle y ait prêté attention 🙂

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    Ageha - 6 janvier 2013
    1. Merci pour ce beau commentaire Ageha 🙂
      Si tout le monde faisait un pas comme toi le monde serait plus beau.
      Et c’st vrai qu’au niveau de l’entourage moi j’essaie vite fait de temps en temps mais bon, les gens sont égoïstes et dénués de compassion. Beaucoup répondent “-Ah ben moi j’m’en fous j’aime trop la viande j’peux pas m’en passer et puis toute façon il faut des protéines” FAUX!FAUX! et gros c****** aimerais-tu qu’on t’égorge sans précaution et que l’on te fasse subir une vie de misère? Je ne crois pas donc pourquoi accepter de le faire subir à d’autres êtres vivants (ils sont inférieurs à nous? On a le droit de les acheter ?).
      Bref, aucun argument valable, que de la lâcheté, du “loin des yeux loin du coeur” alors que si on faisait subir ne serait-ce qu’une fois ça à un caniche tout le pays s’indignerait. Pourtant en quoi ces vaches, poules et agneaux sont inférieurs, ont moins de valeur qu’un caniche?!

      Ça me fait rire (jaune) parce que les gens ne veulent pas voir la mocheté et les conséquences atroces que leur consommation engendre, par égoïsme et par lâcheté, deux des principales caractéristiques humaines que malheureusement nous ne changerons pas de sitôt….

      En tout cas c’est sympa que tes proches respectent tes convictions là dessus 🙂

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      Sabrina Chauchard - 6 janvier 2013