Sujet lambda demande autorisation à vivre

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Un permis pour conduire, pour pêcher, pour ouvrir une entreprise… Une autorisation pour vendre ou produire des légumes, pour organiser une réunion, pour créer une association. Dans certains cas c’est utile et nous vivons dans une société qui a des règles nécessaires.

Interdictions

Mais la plupart du temps cela nous empêche surtout de faire ce que nous voulons librement et en autodidacte.

Pour des métiers qui s’apprennent sur le tas et qui ne nécessitent pas de compétences précises comme la médecine, est-ce bien utile de ne les faire pratiquer qu’après de nombreuses années de théorie coûteuse et totalement déconnectée du réel ?
A partir de quand considère-t-on quelqu’un comme “philosophe” ou “journaliste” ? Quand il a son diplôme ?

Bientôt le permis pour coudre ou s’exprimer en public ?

Un bout de papier définit ce que nous sommes, ce que nous savons faire.

Pourtant combien d’entre nous n’ont rien ou si peu appris pendant leurs études ? Combien d’entre nous auraient très bien pu faire sans mais l’on fait par convention sociale, parce que sans ce papier rien n’est possible ?

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Combien d’entre nous ont leur “autorisation à” et sont pourtant totalement incompétents ?

Parce que la théorie n’est pas la pratique et que certaines qualités humaines ne s’inventent pas.

Parce qu’apprendre quand on en a envie c’est apprendre vite et être capable de soulever les montagnes pour pratiquer ce qu’on aime.

Il faut des règles pour assurer notre sécurité dans l’espace public, pour pouvoir certifier la qualité d’un produit, cela paraît nécessaire. Mais où est l’humain là-dedans ? Où sont la confiance, la proximité, la liberté ? Avant on allait voir l’artisan du coin et on savait, de réputation, si on pouvait lui confier nos chaussures ou si ses produits étaient de qualité.

Aujourd’hui forcément que nous sommes obligés de tout réglementer : plus personne ne se connaît, les chaînes d’intermédiaires sont interminables et l’arnaque et le profit règnent en maître. C’est facile puisqu’on ne sait pas qui est au bout, on ne met pas un visage sur ces gens à qui l’on vend de la merde, de la mauvaise qualité avec une marge mirobolante, de la viande périmée en remballe. Les scrupules sont moindres et le consommateur ne vient même plus se plaindre, il a bien compris qu’il faisait face à une longue chaîne opaque qui ne se soucie même plus de son avis puisqu’il y a des millions d’autres crétins malléables qui eux ne se plaignent pas.

Je ne suis pas du genre à dire de manière facile “c’était mieux avant”. Non ce n’est pas ça. Ce que je dis c’est que notre système capitaliste, libéral à l’extrême et mondialisé a des conséquences bien concrètes sur notre vie de tous les jours. Et parmi celles-ci la multiplication des permis, des autorisations qui nous brident sur des choses parfois ridicules.

Croyez-vous vraiment que c’est son diplôme en théologie qui a fait de Martin Luther King ce qu’il était ?
Croyez-vous qu’on ne puisse pas apprendre à conduire sans une auto-école ?
Croyez-vous de toute façon que nous avons assez de fonctionnaires pour vérifier si toutes ces normes sont bien respectées ?

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Tous ces permis ne sont-ils pas des freins à notre liberté d’être ce que nous voulons, d’entreprendre quand nous le voulons, de réaliser nos rêves ?

Toutes ces autorisations ne modèlent-elles pas un monde où seuls les riches et l’élite sociale (qui en maîtrise parfaitement les codes) peuvent réellement “faire ce qu’ils veulent” ? Bien sûr que si.

Et en ce sens le système marche tellement bien que ce n’est pas l’élite elle-même qui viendra s’en plaindre, elle elle peut continuer ainsi, ça ne la freine pas. Mais celui qui n’a pas son bac parce que la vie ne l’a pas épargné et qui, de fait, perd d’emblée le droit à prétendre faire ce qu’il veut de sa vie, qu’en est-il de celui-là ? Il n’a pas eu son permis de vivre…

Et celui qui n’a pas supporté le système scolaire parce que trop intelligent ou hors-norme ?

Et celle qui est tombée enceinte et ne peut plus se payer le luxe d’étudier ?

Refusés. Non-conformes. Ils devront se contenter des quelques professions peu valorisées et valorisantes que l’on veut bien les autoriser à exercer et cela toute leur vie.

Il est urgent selon moi d’apprendre à s’autoriser à vivre sans se limiter à un bout de papier ridicule ou à des théories totalement détachées de la pratique.
Si vous aimez quelque chose, si vous êtes passionnée et que vos qualités sont de toute évidence en adéquation avec cette chose alors n’hésitez pas et plongez-vous dedans car comme il est dit justement dans Le Maître Ignorant (essai de 1987 par le philosophe Jacques Rancière qui raconte l’histoire d’un maître “ignorant” du 19ème siècle qui réussit à faire apprendre à ses élèves des choses que lui-même ignore simplement en leur donnant le goût d’apprendre et la confiance en soi) : 

“Qui enseigne sans émanciper abrutit. Et qui émancipe n’a pas à se préoccuper de ce que l’émancipé doit apprendre.”

“L’ignorant apprendra seul ce que le maître ignore si le maître croit qu’il le peut et l’oblige à actualiser sa capacité.”

“On peut enseigner ce qu’on ignore si l’on émancipe l’élève, c’est-à-dire si on le contraint à user de sa propre intelligence.”

“Les sociétés d’hommes réunies en nations, depuis les Lapons jusqu’aux Patagons, ont besoin pour leur stabilité d’une forme, d’un ordre quelconque. Ceux qui sont chargés du maintien de cet ordre nécessaire doivent expliquer et faire expliquer que cet ordre est le meilleur de tous les ordres et empêcher toute explication contraire.”

Certes les lois et les “autorisations à” seront toujours là et il en faut certainement pour éviter certains retours en arrière mais réfléchissons sur l’impact que cela a sur nos vies, nos rêves les plus profonds, notre impossibilité à les réaliser et l’état d’esprit qui peut s’en suivre…

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Allez, grand prince, je vous autorise à commenter !


Pour aller plus loin…

Et si on reprenait nos vies ? sur ContrePoints.fr

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Commentaires (16)

  1. J’ai particulièrement aimé cet article et je l’ai relayé sur les réseaux sociaux. Ça fait du bien de lire ça sous la plume d’une jeune personne et non d’un vieux croulant que l’on pourrait aisément ranger dans la catégorie réac’ nostalgique et par là même discréditer son discours tout entier.
    Moi aussi, la bureaucratie, la paperasserie, la crétinocratie m’étouffe.

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    Jean Navet - 10 mars 2016
    1. Merci Jean ça fait toujours plaisir à entendre 🙂
      Je crois que les moins de trente ans et les plus de 60/70 ans actuels partagent plus entre eux qu’avec les générations d’âges intermédiaires, je le constate souvent en tout cas et trouve les grands parents plus rebelles que les “parents” ^^, les caractères qui sautent une génération ou les prises de conscience qui mettent une génération ? …

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      Ca Se Saurait - 11 mars 2016
  2. Je me reconnais particulièrement dans cet article, surtout en ce qui concerne les diplômes…

    J’ai un bac L, mais je n’ai jamais su quoi faire par la suite, je n’ai jamais trouvé ma “voie” et j’ai vagabondé de fac en écoles, de formation en formation…
    Et quand est venu le temps de trouver un petit boulot pour survivre, même femme de ménage, on m’a répondu ” vous n’avez pas le bon diplôme”. Oui oui, il y a une formation prévue pour être femme de ménage. Le ménage que je fais chez moi compte pour des prunes.

    Aujourd’hui j’ai un petit temps partiel comme vendeuse dans une boulangerie, mais je me sens coincée. Ca ne me plait pas vraiment, je voudrais faire autre chose, mais je ne sais toujours pas quoi. Et à côté de ça le temps passe, la possibilité de reprendre des études s’éloigne également… Et j’ai le sentiment que je ne pourrai jamais accéder à un métier sans décrocher le diplôme correspondant.

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    Laura - 15 décembre 2015
    1. Oui notre génération pâtit de toutes les décisions prises précédemment et je ne pense pas que cela va aller en s’arrangeant si nous ne reprenons pas nous-mêmes le pouvoir en criant notre désespoir et en signifiant notre désaccord complet avec tout ce qui se décide en ce moment contre nous et pour le confort toujours plus grand d’une élite. Le sujet on le voit avec ces élections est très délicat et échauffe les consciences. Certains rêvent à un nouveau système et refusent de cautionner l’ancien en allant voter (peut-être justement les plus oubliés par ce système), d’autres se disent qu’on sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on a et , même déçus, continuent de penser que ça peut s’améliorer. Ce n’est pas pour rien que ces régionales soulèvent de vifs débats : parce que nous atteignons avec la politique le cœur de ce qui ne va pas.

      Ce matin par exemple sur Sud Radio dans “Seul contre tous” j’entendais un intervenant trouver ça normal de payer des jeunes à 80 % du SMIC. Normal parce que c’est mieux que d’être au chômage, normal parce qu’il “faut relancer la croissance”. Pourtant il me semble qu’un travailleur qui travaille à 100 % payé 80 % ça commence à être de l’esclavage non ? Ces gens-là disent ça parce qu’ils savent que cela ne va pas les toucher, que ça ne s’applique pas à eux qui ont déjà un travail et payé plus qu’au SMIC. Il ne fait pas laisser des gens vouloir sauver un système pourri sur notre dos. Nous sommes déjà dans la merde, nous avons le droit d’avoir nos exigences, de vivre décemment. Nous avons déjà baissé encore plus en dessous que ce que nous pensions pouvoir faire notre niveau de vie : jusqu’où cela va-t-il aller ?!
      C’est inadmissible de sacrifier toute une génération de jeunes pour tenter d’écoper l’eau qui s’infiltre dans un bateau qui va de toute façon couler. C’est à nous de ne pas autoriser ça, comme nous le pouvons et surtout en commençant par affirmer haut et fort et sans gêne notre pensée.

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      Ca Se Saurait - 15 décembre 2015
  3. Le problème (me semble-t-il vu de l’étranger), c’est que la France n’est pas tellement le pays où il faut des autorisations à la pelle, mais plutôt le pays où il y a plus d’interdictions que d’autorisations… C’est incroyable (toujours vu de l’extérieur de la France) comme cette culture de l’interdiction est forte…

    Un exemple (parmi des milliers d’autres), extrait du code de la route, en ce qui concerne les places de parking “pour handicapés”…
    Dans mon pays, ce sont des “emplacements réservés aux handicapés”. Avec des panneaux rectangulaires bleus.
    En France, ce sont des endroits où il est “interdit de stationner, sauf pour les handicapés”. Avec un panneau rond à bord rouge.
    Même si, au final, le résultat est le même quant à la destination des emplacements en question, la nuance dans la manière de le dire est de taille, je pense…

    Belle journée, merry Yule, belles fêtes de fin d’année !

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    Éric G. Delfosse - 14 décembre 2015
    1. Merci beaucoup Eric pour ce regard extérieur qui nous emmène à cette précision : “il y a plus d’interdictions que d’autorisations” cela me semble très juste !
      La façon que nous avons de dire les choses comme tu le montre avec l’exemple des places de parking est flagrant.
      Joyeuses fêtes à toi aussi notre commentateur belge préféré !

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      Ca Se Saurait - 14 décembre 2015
  4. Oh comme je suis d’accord et je ne donnerais qu’un exemple concret : le niveau de français. Il m’est particulièrement plaisant de converser en français et de lire les écrits de mon beau-frère, 25ans ayant arrêter l’école en 3ème et qui n’a malheureusement jamais travaillé (aussi par choix, il ne supporte pas la France d’aujourd’hui) alors que je prie pour arriver à déchiffrer les copies de mes élèves et que j’ai fini par offrir un bescherel à un de mes stagiaires pourtant un master 1 soit un bac+4… Et que ça n’a rien changer…

    Et de toute façon même avec un diplôme il est difficile de travailler aujourd’hui car il faut un diplôme plus de l’expérience… Et que pour exercer un métier dit “bac +5” il vous faut un “bac+8″… Cherchez l’erreur!
    Juste un détail: le code du travail français est un cauchemar juridique de plusieurs milliers de pages et d’article, le code du travail suisse fait quelque dizaine d’articles et bien bizarrement le tau de chômage en Suisse est 7 fois plus bas… Car les patrons n’ont pas peur d’employer quelqu’un et de plui permettre de faire ses preuves puisque en cas de problèmes ils peuvent le renvoyer…
    A bon entendeur!

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    Artémis - 12 décembre 2015
    1. Salut Artémis,

      Oui il faut surtout comprendre qu’on ne doit pas rentrer mentalement dans ce système qui nous ferait juger l’autre à l’aune de ces diplômes acquis ou non car il n’y a que la vie qui nous enseigne à juste titre et devant elle nous sommes tous égaux (enfin sauf critères sociaux comme la richesse qui protègent de pas mal de maux de la vie mais qui enferment également souvent dans une méconnaissance du monde et une immaturité chronique découlant du fait de croire savoir la vie alors qu’on ne l’a que touchée du doigt). Pour la comparaison Suisse/France je pense que même si leur système peut-être mieux à certains égards il faut savoir qu’ils ont plus de richesses que nous d’où un moindre taux de chômage et que cette richesse ils l’ont parce qu’ils jettent un mouchoir sur leur éthique… oui à ce prix-là c’est facile d’héberger les grosses fortunes et de n’avoir qu’un faible taux de chômage ^^

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      Ca Se Saurait - 13 décembre 2015
  5. Merci pour ce bel article, engagé, intègre et lucide, poignant même. Je rejoins Marine quant à ton « utilité publique ».
    Qu’il est loin « l’interdit d’interdire » de la génération qui m’a précédée, puis s’est empressée de mettre des verrous partout.
    Tes pictogrammes d’interdiction rappellent l’armada de panonceaux en tout genre qui émaillent nos ballades dans la nature, pour nous rappeler ce qui est privé, défendu, réservé, … Parfois, je m’imagine en Steve MacQueen, tronçonnant les parcmètres dans « Luke la main froide », ce mythique et pacifique écorché vif, impossible à soumettre.
    Le règne des technocrates que dénonçait déjà Coluche, tend à tout scléroser, tu as raison, et que d’efforts devons-nous déployer pour hisser notre liberté et notre dignité au-dessus de cette boue intellectuelle.
    Mais quel beau défi aussi, quelle belle ambition et quel mérite de creuser son sillon dans un sol aussi dur. Soyons à l’image de l’arbre à l’étroit dans une forêt dense qui renonce à « jouer des coudes » et se hisse vers le haut, « se grandit » pour se faire sa petite place au soleil, modestement, ingénieusement et courageusement.
    C’est vrai que les diplômes ouvrent des portes, mais celles qui se sont ouvertes depuis que j’ai brûlé les miens sont aussi nombreuses et bien plus belles !
    Je crois d’ailleurs que de plus en plus de gens recherchent l’authenticité et la privilégient par rapport à la carte de visite. Nous pouvons faire de même chaque jour en choisissant avec qui construire nos parcours…
    En tout cas, nous, tes lecteurs, te décernons le diplôme de bienfaitrice des consciences. Tu peux l’ajouter sur ton CV, il parlera aux âmes éclairées afin que ton audience soit à la hauteur de ton travail.

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    Fabien - 12 décembre 2015
    1. Merci, mille merci encore Fabien pour ces gentils mots.
      Je ne sais même plus quoi en dire du coup mais l’image du petit arbre qui se grandit me plaît bien 🙂

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      Ca Se Saurait - 13 décembre 2015
      1. Alors je t’offre ce petit arbre… on va dire que c’est un sapin.
        Qu’il t’apporte toute l’énergie et la magie de l’esprit de Noel.
        A bientôt.
        P.S : je suis impatient de lire tes recherches sur la théorie de l’évolution.

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        Fabien - 13 décembre 2015
        1. Merci 🙂

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          Ca Se Saurait - 13 décembre 2015
  6. Chère Sabrina, aujourd’hui en lisant ton post parfait je n’ai rien à ajouter si ce n’est que ton blog est d’utilité publique.

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    Marine - 12 décembre 2015
    1. Salut Marine,

      Eh bien rien à ajouter alors si ce n’est que merci beaucoup d’avoir pris le temps de me le dire, ça fait chaud au cœur 🙂

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      Ca Se Saurait - 12 décembre 2015
  7. Alors je suis l’exception qui confirme la règle… je n’ai que mon bac en poche (bac L en plus…) et j’ai toujours travaillé, je n’ai jamais été inscrite au chômage et ma plus longue période sans travailler a été de 3 mois, quand j’ai changé de région (Paris -> Marseille).
    Aujourd’hui je viens de signer une promotion pour devenir chef de service et de projet, dans le monde merveilleux du bâtiment et mes 2 patrons pensent sérieusement à me passer associée à la rentrée. Mais j’ai pour moi une combativité hors norme et une “rage au ventre” inextinguible qui m’a toujours poussée à avancer, à vouloir comprendre, apprendre et faire mieux…
    Mais pour le reste, je suis d’accord avec toi, je n’ai pas choisi le chemin le plus facile et je ne le suggère à personne et étant dans le secteur du bâtiment, je te confirme que trop de norme tue la norme !!! Les documents, études et certifications qu’il faut aujourd’hui sont ubuesques !!! Pour te donner une idée, on estime à 17 à 20% le coût des “études” au sens large dans le budget global d’un projet…
    Et que dire de nos libertés personnelles en ces temps d’état d’urgence… des militants écologistes assignés à résidence ou perquisitionnés ???
    Et merci gente dame pour l’autorisation de commenter, tu es bien magnanime envers nous, petit peuple ^_^

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    Marike & Co - 12 décembre 2015
    1. Salut Marike,

      Super parcours (comme j’en connais aussi parmi mes proches comme mon père qui a arrêté l’école en 5ème mais qui a aussi bien plus galéré que les autres même si lui aussi a toujours eu du travail). Une question : est-ce que tu fais le métier que tu voulais faire ? (je crois que oui et tant mieux^^)
      Mais force est de reconnaître que oui bien d’autres qui ne peuvent pas faire de grandes écoles se retrouvent à galérer bien plus que les autres et n’arrivent vraiment pas souvent à faire le métier auquel ils rêvent et pour lequel ils sont compétents.
      La folie des normes régit énormément de choses en France d’ailleurs le lien que j’ai mais dans l’article traite de l’urbanisme c’est juste trop ! (la preuve : les autres pays font très bien sans et ils ne sont pas plus moches ou couverts d’immeubles anarchiques).

      Pour la magnanimité je t’en pris jeune gourgandine 🙂

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      Ca Se Saurait - 12 décembre 2015