Peut-on vraiment se faire un avis ?


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Parfois c’est vraiment déprimant…

CertitudeDe ne pas arriver à avoir de certitudes.

Bon, ok, il y a des choses sur lesquelles on est tous d’accord qu’elles soient bonnes ou mauvaises : pédophilie, viol, etc.

Mais prenons par exemple le végétarisme/lisme.

J’ai l’impression que c’est LA voie à suivre. Que c’est évident, que c’est la bonne.
Celle où on ne fait pas tuer d’autres êtres pour nous.
Puis après un an et demi d’expérimentations et de réflexion je n’en suis plus là. Je me dis que finalement il y a peut-être un ordre des choses sur cette planète et que c’est comme ça. Alors certes je ne contribuerais pas à l’industrialisation des animaux. Je fais attention à ce que j’achète. Mais aujourd’hui je ne suis plus ni végétarienne ni végétalienne au sens strict du terme.

Le crudivorisme à 100%  m’a aussi été néfaste. Je n’en ai gardé qu’un goût pour le cru avec une bonne part de cru mais pas plus.

En fait, je me rends compte que ce qui m’énerve c’est de ne pas trouver la vérité. J’aimerais tant trouver une vérité et la partager avec vous mais quand je crois que ça arrive, tout s’écroule quelques mois plus tard. Quand je me rends compte que ça ne marche pas ou que le raisonnement sur lequel je me base n’est pas sans failles.

De même sur des sujets de société. Une chose peut vous paraître évidente et en fait avec un bon interlocuteur en face vos arguments s’effondrent.
Prenons les jeux vidéo. Je regardais l’autre jour un documentaire sur les écrans où la journaliste a clairement un parti pris contre et tente d’aller comprendre l’impact des écrans et du jeu vidéo sur nos vies. Alors, certes il y a des excès comme pour tout. Mais en soi le jeu vidéo a aussi des qualités réelles comme la stimulation intellectuelle et stratégique, totalement refoulés par les “contre”.

En en discutant avec un ami qui joue beaucoup, je me suis finalement retrouvée toute bête car il avait raison et moi en fait je me suis rendu compte que je jugeais sa pratique uniquement à travers le prisme de mon jugement. De mes idées bien arrêtées.

Pour moi les écrans c’est mal car ça nous déconnecte de la nature, des autres, etc. sauf que j’oubliais que jouer une à deux heures par jour n’est pas plus “bête” finalement que de se poser lire un livre.
Bref, je vous passe les détails de la discussion mais tout ça pour dire que parfois, même quand on croit être ouvert d’esprit on peut ne pas l’être sur certains sujets et alors on s’empêche d’accéder à ne serait-ce qu’un semblant de vérité.

Avant même d’être capable de se faire un avis en écoutant les “pour” et les “contre”, il faut déjà enlever le filtre de notre jugement, ce qui n’est pas chose aisée.

Comme dirait Desproges, “La seule certitude que j’ai, c’est d’être dans le doute” …

Alors disons que je vais déjà être heureuse en vous communiquant des choses ici de participer au débat 🙂

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (51)

  1. […] pareil, que vous ne pourrez pas faire changer les gens d’avis en leur criant dessus (cf. Peut-on vraiment se faire un avis ?). Incarnez vous-mêmes vos idéaux, soyez en accord avec vous-même mais ne perdez pas votre […]

  2. On ne peut pas s’empêcher de juger… mais on peut essayer d’interroger notre jugement et de le remettre en cause. Après je pense que n’importe quel argumentaire tient la route s’il est bien construit et convaincant… c’est ça la difficulté, en fait ^^’

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    Melgane - 7 juillet 2014
    1. C’est exactement ce que je disais à un ami en lui parlant des discussions en commentaire effectués sous cet article. Que malheureusement qui a envie d’avoir raison aura raison puisque cela sera logique mais qu’une démonstration logique n’est pas toujours vraie et c’est là que ça devient très compliqué, il faut avoir 100 % des paramètres en main et même là encore il peut y avoir plusieurs vérités.
      Bon au moins, comme Desproges, on pourra dire qu’on est certains d’avoir des certitudes ^^

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 8 juillet 2014
  3. Tu dis que tu manges tres rarement des produits animaux et tu crois que cest grace a ca que ta santé saméliore?
    Est ce que tu manges beaucoup de fruits et legumes car cest ca la base?! Pour eviter les carences… “le mythe des proteines” cest des glucides quon a besoin majoritairement…
    Pour tes deplacements tu peux avoir sur toi des fruits secs cest tres nourissant 😉
    Ah oui juste par curiosité tu dis etre capable de tuer un animal mais est ce que tu en as déja tué un?

    Répondre
    Sophie - 25 juin 2014
    1. Bonsoir Sophie,
      Tu sais je crois que tu ne vois vraiment pas à quel point je suis documentée sur le sujet, d’après tes phrases tu me prend pour quelqu’un qui n’a jamais rien lu sur le mythe des protéines ou ce genre de chose ?
      J’ai bien évidemment lu des centaines et centaines d’heures sur ce sujet et sur pleins d’autres touchant à l’alimentation et à la santé. Et ne t’en déplaise oui, même quelqu’un de très documenté comme moi (et qui documente mais aussi expérimente) peut avoir un avis différent du tien.
      Je suis complètement au courant de tout ce qu’il “y a “à faire sauf que MA réalité ne colle pas forcément à CES enseignements (d’ailleurs si tu lis beaucoup sur le sujet tu verra aussi que pleins de grand ou petits noms parmi les penseurs de l’alimentation et de la santé ne sont jamais d’accord entre eux alors autant se forger chacun sa vérité non ?
      En déplacement je transporte un max de ce que je peux mais il n’y a malheureusement pas que les fruits secs à manger dans une journée et quand tu passes ta journée dans un train pendant 10 heures, que tu arrives un dimanche soir dans une ville que tu ne connais pas et dont la chambre d’hôtel ne te permets pas de cuisiner les possibilités sont restreintes 🙂 (or ça c’est mon quotidien).

      Bref, et oui j’ai déjà tué un et plusieurs animaux, lapins, poulets. Mais faudra me dire quel intérêt cela a.

      Sinon je ne “crois” pas j’ai tout simplement “vu” que ma santé oui s’est améliorée en remangeant temporairement du poisson. C’est comme ça.
      Et je ne mange de la viande qu’extrêmement rarement je n’en achète pas faudra m’expliquer en quoi le genre de personne que je suis te déranges tant. C’est ma philosophie je ne suis aucun dogme et c’est comme ça, en quoi cela t’embêtes-t-il tant ?

      Et toi sinon, quel est ton menu au quotidien ? Depuis combien de temps es-tu végéta*ienne, etc. etc (vu qu’on en est visiblement à l’interrogatoire ^^)

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 25 juin 2014
      1. Je nai rien contre toi juste que jessaie de te comprendre. Tu as de linfluence sur bcp de gens de par ton metier et ton blog et en cela ca me derange que tu denigres un peu le vegetalisme. Je suis aussi surprise que tu aies changé apres avoir si bien argumenté pour le contraire…
        Apres je peux comprendre que cest compliqué de suivre cette alimentation quand on est tout le temps a lexterieur etant donné quil y a peu de choix vg. Du coup ca expliquerait tes carences. Mais dans ce cas tu ne peux pas generaliser et dire que ce regime est difficile sans calculer ou autre car tlm ne vit pas a lexterieur… tu pourrais plutot dire que pour toi cest compliqué a cause de ton mode de vie… donc dans ce cas la remanger du poisson tas peut etre remis daplomb car tu avais peu de bonne nourriture vgl a coté!
        Bref. Du coup je vois pas comment tu peux faire ds ton quotidien. Si tu as trouvé le bon compromis tant mieu. Mais voila ne dis pas aux gens que cest compliqué… ce serait plus cool si tu donnais des conseils pour manger vgl en deplacement ou a lexterieur.
        Moi je suis en camping actuellement et cest pas simple de cuisiner. Alors je mange bcp de fruits et des conserves de legumes des chips des pates du riz des fruits secs… au restau cela ma tjrs ete possible de manger vgl… donc voila je nai aucune raison de manger des produits animaux!
        Voila voila

        Répondre
        Sophie - 25 juin 2014
        1. Le problème avec toi Sophie c’est que c’est une discussion sans fin et tu sais pourquoi ?
          Parce que tu es obnubilé par tes opinions, au point d’en modifier ce que je dis pour le modeler au prisme de TA pensée.
          En quoi je dénigres le végétalisme quand dans mon article “Pourquoi devenir végétalien sans calculer c’est compliqué ?” alors que je dis bien :

          Si je retire une très bonne expérience du végétarisme, c’est moins le cas pour le végétalisme.”
          => JE = moi Sabrina et mon expérience, ça c’est le début donc on comprend bien qu’il s’agit de MOI et de MON EXPERIENCE.

          Je sais d’avance que beaucoup de végétaliens (qui ont déjà du mal à faire comprendre leur mode de vie) vont me détester pour ce que je vais dire mais telle a été mon expérience et je ne peux pas nier la réalité.
          Malheureusement pour moi après une année de végétalisme “freestyle
          “, c’est à dire sans faire attention à équilibrer mes apports protéines/glucides/lipides, force est de constater que ça ne m’a pas réussi.”

          => alors là malgré que je dise que des gens comme toi vont me saouler à ne voir ce que j’écris que par leur prisme et à refuser ce que je décris, j’explique encore une fois avec force précautions que ce n’est que MON EXPERIENCE

          Continuons…

          Pendant cette année de végétalisme je ne me suis donc pas assez écoutée. J’avais envie de viande, d’œufs, de poisson mais je disais non car j’avais mes convictions.

          => on comprend encore qu’il ne s’agit que de MOI. Pas de l’ensemble des autres végétaliens ni du régime végétalien tout court. Cela me semble très clair.

          Ma conclusion c’est que si vous êtes végétalien ou souhaitez le devenir, vous devez comprendre que vous ne pouvez pas l’être sans calculer un minimum ce que vous mangez, vos apports. Mon expérience est que je suis passée au végétalisme sans vouloir calculer mes apports (parce que je n’ai jamais compté quoi que ce soit quand je mange) et que si vous êtes comme moi soyez prudents, le végétalisme “freestyle” peut vous créer des carences. Ça a été mon cas alors que pour le coup je suis plutôt informée côté santé.

          => Dans cette phrase qui est de celles qui sont au cœur du “problème “selon toi, je dis bien MA CONCLUSION, “vous ne pouvez pas devenir végétalien sans calculer un minimum” (dis moi le contraire, je n’affirme rien de scandaleux juste la vérité si on n’y connait rien il faudra calculer certaines choses donc calculer un minimum comme je l’explique).
          Je redis encore une fois “MON EXPERIENCE”, et que ceux qui sont comme moi qui voudraient totalement suivre leur instinct avec encore moins de notions nutritionnelles en gros que moi, ça peut créer des carences.
          Encore une fois JE relate MON expérience, et j’en tire MES conclusions car c’est ici MON blog, en quoi cela est-il gênant qu’une blogueuse / journaliste santé fasse une expérience et en relate ses conclusions ? Si cela te déranges et que tu ne supportes pas ma façon de penser ne viens plus ici, je ne peux pas te dire grand chose de plus.

          Et cela même en parlant d’hôtel ou pas hôtel, je te citais cet exemple (parce que c’est vrai qu’au moment où je l’ai été j’étais souvent en hôtel + train) mais il n’y a pas que ça que je cite comme argument dans l’échec du végétalisme sur ma personne.
          Tu me dis “Mais voila ne dis pas aux gens que c’est compliqué… ce serait plus cool si tu donnais des conseils pour manger vgl en deplacement ou a l’exterieur.” mais tu n’as pas à me dire ce que je dois dire ou faire sur ce blog parce que toi tu es végétalienne et convaincue de ce régime. Si ce n’est pas mon cas n’ais-je donc pas le droit de m’exprimer ?

          C’est intéressant que tu témoignes de ton expérience mais pas que tu viennes réfuter tout ce qui n’abondes pas dans TON sens.

          Tu dis “ Je suis aussi surprise que tu aies changé après avoir si bien argumenté pour le contraire…“, oui cela s’appelle expérimenter et évoluer, je n’ai aucune peur à me remettre en question ou à avouer m’être trompée, c’est ma force, d’où cet article qui dit en fait que c’est en raisonnant comme cela que l’on s’ouvre des portes et que l’on est toujours à la recherche de la vérité, sans idées préconçues, sans s’arrêter jamais de la chercher, sans croire un jour avoir la vérité ultime.

          C’est déprimant car on se rend compte tout simplement qu’il y a rarement de “vérités”, qu’elles dépendent toutes de nos expériences et de nos métabolismes. Alors arrêtes d’arguer que je ne devrais pas dire ceci ou cela car cela ne va pas dans le sens de ta vérité.
          Tu ne peux décemment demander aux autres de se taire. Je dis ce que je veux et comme je l’entends en toute honnêteté et remise en question.
          L’article sur le végétalisme est l’exemple flagrant que je prends beaucoup de précautions dans ma façon d’écrire pour bien expliquer que c’est mon expérience et qu’elle ne vaut qu’en tant que telle et j’invite les gens à faire les leurs.
          Maintenant ici je relate mes expériences et c’est comme ça. Si je ne le faisais pas je peux fermer le blog de suite.

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          Sabrina Chauchard - 26 juin 2014
          1. En conclusion de cet article tu dis etre heureuse de participer au debat et la tu dis que tu émet seulement ton avis et quil ny a rien a y redire?
            La phrase ou tu dis vous ne pouvez pas etre vgl sans calculer cest celle qui me gene car elle generalise a tous… rien que le titre le dit. Sinon tu aurais mis “pourquoi JE narrive pas a etre vegetalienne sans calculer”. Et pas pourquoi ETRE VGL sans calculer cest complique. Le pouvoir des mots…
            Personellement je ne calcule absolument pas. Il suffit seulement de faire preuve de bon sens – comme ds une alimentation omni – en evitant les exces le sucre le gras le sel en mangeant sain et ayant une bonne hygiene de vie. Pour te dire je me supplemente meme pas en b12 car je trouve ca stupide. Je nai pas de pb de sante pr linstant et si jamais jen aurais un jour jirai voir une naturopathe… bref…
            On seloigne du debat de base car si je suis vgl cest par ethique en premier lieu pour les animaux… je pense que toi aussi? Donc voila trouver 1001 arguments pour dire que le vegetalisme cest pas la verite… alors que cest juste parce que ton mode de vie ne te le permet pas. Jai limpression que cest presque pour faire du buzz pour rien. Car quand on a la possibilite de vivre sans faire souffrir dautres etres sentients il ny a pas lieu de debattre pdt des heures… toi ce nest pas possible point. Dommage pour toi et pr les animaux qui finissent dans ton ventre. Mais pas besoin de denigrer le vegetalisme…
            Je ne te derangerai pas davantage dans ce debat … bonne continuation.

            Sophie - 26 juin 2014
          2. Hé bien oui je participe au débat en donnant mon avis, mon expérience (comment faire autrement ?). Et je ne dis pas qu’il n’y a rien à redire, tu peux débattre de ce que tu veux sauf que toi tu n’entends que tes arguments. Quand je te dis c’est ma philosophie tu continues de vouloir me convaincre alors que comment peux-tu vouloir convaincre quelqu’un quand on parle de philosophie, là chacun choisit la sienne non ?
            Non, toi tu voudrais imposer la tienne aux autres, c’est fou quand même.

            Oui, je dis qu’être végétalien c’est compliqué dans le titre mais on comprend très bien dans l’article qu’il s’agit de mon expérience. Je ne vais pas préciser dans chaque titre (qui doit rester court) préciser, “selon mon expérience” !
            Et si toi sans calculer cela t’as réussi, tant mieux mais ce n’est pas mon cas et j’ai l’impression que tu ne veux absolument pas l’entendre genre : “- Non ce n’est pas possible, c’est qu’elle a mal fait cela ne peut pas exister quelque chose qui soit en contradiction avec ce que je pense”…

            On s’éloigne du débat de base car tu veux t’en éloigner en critiquant ma façon de faire ou de dire. Et je te rappelle que le débat de cet article n’est pas le végétalisme mais la réflexion globale sur “peut-on avoir des avis définitifs sur les choses ?”.

            Tu dis ” Donc voila trouver 1001 arguments pour dire que le vegetalisme cest pas la verite… “, cette phrase montre bien encore une fois comment tu ramène tout à ta vision, tu penses effectivement que je suis une vilaine méchante qui attaque le végétalisme, pourtant si tu ôtes ton voile de pensée que tu calques sur le mien il n’en est rien.
            Je dis que j’ai essayé et que ça ne m’a pas convenu car j’ai trouvé ça compliqué et que ça a eu de mauvaises conséquences mais je reste aujourd’hui à plus de 90 % végétalienne alors tu vois bien que je ne pense pas du mal du végétalisme !

            Quant à “faire du buzz” franchement j’en ai vraiment rien à foutre mais alors tu ne t’imagines même pas. Je reçois tous les jours dans ma boîte aux lettres des propositions d’interviews j’ai déjà fait TF1 et ELLE, j’ai aussi refusé d’autres émissions qui se faisaient sur Paris parce que j’en avais rien à faire de monter une journée là-bas), de partenariat, de recevoir tel ou telle chose/cadeau, etc et je refuse régulièrement car je tiens à ce que ce blog reste un espace totalement libre de pensée et de partage. De par mon métier je parle tous les jours à des centaines de milliers d’auditeurs et je n’ai jamais cherché à “faire le buzz” alors tu juges encore une fois mais ce n’est pas grave 🙂

            “Car quand on a la possibilite de vivre sans faire souffrir dautres etres sentients il ny a pas lieu de debattre pdt des heures”, oui je suis tout à fait d’accord avec toi pour le végétarisme mais pour le végétalisme je reste mitigé, peux-tu l’entendre oui ou non ?!
            C’est pas parce que moi je suis revenue à un peu de viande pour diverses raisons que j’incite les gens à manger des animaux et encore une fois je crois qu’il n’y a que toi ici qui avait pris ce que j’ai dit dans ce sens, tous les autres ont compris.

            “Dommage pour toi et pr les animaux qui finissent dans ton ventre. “, je ne relèverais même pas cette petite pique minable …et je te souhaite à toi aussi une bonne continuation 🙂

            Sabrina Chauchard - 26 juin 2014
  4. Je pense pour ma part que la plus grande difficulté dans le végétalisme vient du fait que c’est culturellement peu répandu chez nous. T’es souvent obligé de t’adapter. Je ne pense pas qu’une envie soit forcément associée à un besoin du corps, du moins que la chose à laquelle on pense lorsqu’on a une envie soit forcément celle dont on a besoin. C’est pas parce que j’ai envie de chips que j’en ai besoin, j’ai peut-être besoin de graisses, ou d’augmenter mes rations. Le problème du crudivorisme, c’est qu’il existe plein de variantes, mais souvent, si on fait le compte de ce qui est consommé, on est en dessous des besoins de la personne, parce que c’est plus rassasiant et moins calorique à volume égal.

    Répondre
    Arthur - 25 juin 2014
    1. Oui, c’est sûr que si on m’avait appris petite les alliances de végétaux/légumineuses pour avoir des protéines végétales j’aurais certainement eu plus de facilités qu’aujourd’hui.
      Moi j’ai voulu faire à l’instinct mais ça n’a pas marché. Du tout.
      Et oui aussi si il y avait par exemple plus de boulangeries, de fast-food ou de restaurants sans gluten, sans produits laitiers, ou pro-végéta*ien ça serait bien plus sympa…
      Je sais très bien que mon envie peut ne pas correspondre à ce dont j’avais besoin, comme le résume bien ce tableau : Ce dont vous avez envie, ce dont vous avez bsoin

      Mais pour ce qui est du crudivorisme, je reste convaincue qu’il ne faut pas y aller à 100 % que ce soit d’après les centenaires sur Terre, tous non crudivore et plutôt proches du régime Okinawa ou du régime crétois (en tous cas aucun crudi) et comme le dénotent de nombreux blogueurs qui s’y essaient comme moi et ont l’honnêteté d’en parler :
      Alimentation crue vegan pauvre en graisse

      avec cette citation qu’elle met en exergue qui me paraît tout à fait adaptée et que je prône aussi 🙂

      “Quand une vérité est présentée comme “la seule” vérité, elle peut devenir une tromperie. Une chose peut être très vraie, mais n’est pas pour autant la seule chose vraie. D’où l’importance de maintenir l’équilibre dans notre vie.” J.Meyer

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 25 juin 2014
      1. Pour ma part, justement en réaction à ce manque de possiblité qui s’offre à nous pour manger correctement, j’envisage de créer quelque chose mais je suis encore sur la réfléxion !

        Répondre
        Marion - 25 juin 2014
        1. Oh super ! Tu nous racontera ^^

          Répondre
          Sabrina Chauchard - 25 juin 2014
  5. Je me permets juste de réagir sur cet article et sur certains commentaires.

    Pour ma part je suis devenue végétarienne, depuis 1 an puis végan depuis 10 mois.
    ça n’est pas un choix…je viens d’une famille du sud ouest de la France, j’ai été bercée au foie gras, au confit de canard, au barbecue etc. je suis une fan de fromage et de charcuterie..
    ça n’est pas un choix c’est une simple prise de conscience: pourquoi mon plaisir devrait passer par la maltraitance et la souffrance d’autrui ? pourquoi pour le yaourt que je mangeais, le beurre, etc il faut qu’ une vache rouée de coups et exploitée, et un veau séparé de sa mère ? pourquoi ma viande doit elle supposer que le porc, la poule, le canard que je mange soit né pour mourir et mourir dans la plus grande souffrance ? pourquoi les oeufs que j’apprécie manger doivent provenir d’une poule qui n’a jamais vu le soleil ni le sol ou une poule qui a vécu dans ses excréments toute sa vie (1 année donc en moyenne)?
    Pourquoi mon pull angora ou mon pull en laine d’australie, que j’aime tant pcq il me tient chaud, doit être fait avec de la laine arrachée litteralement sur un lapin qui hurle de douleur ou sur des moutons mourrant de chaleurs ou d’infections ?

    Je ne pense pas que l’hollocauste fasse partie de l’ordre des choses…il se banalise parce que personne ne veut sacrifier son plaisir et préfère fermer les yeux, rentrer chez lui et caresser son chat ou son chien en se disant qu’il est un bon maitre pcq il a adopter cet animal.

    L’Homme se pervétit chaque jour un peu plus, ça n’est pas l’ordre des choses, c’est la société dans laquelle nous vivons et qui montre bien ses limites, qui le rend comme ça.

    Dire que c’est l’ordre des choses, c’est se permettre d’avoir bonne conscience MAIS NE RIEN FAIRE POUR QUE CELA CHANGE, car cela peut changer! Passer de l’homme préhistorique à l’himme moderne n’est pas l’ordre des choses, l’homme a été l’instigateur de son propre changement.

    Je terminerai par dire que tant que je vivrai en ville je serai vegan, par pas choix ni réelle attachement à cette philosophie sectaire (je pense que nous pouvons exploiter les richesses qu’offre un animal mais dans son respect à lui. Et par richesse j’entends uniquement des produits qui ne nécessitent par la mort: oeufs, lait, laine, etc.) et par la suite, si je peux rendre la traçabilité de mon lait et de mes oeufs évidentes, de ma laine, etc. alors j’en reconsommerai

    Enfin, être végétalienne (et donc végétarienne) ne m’a pas mis en mauvaise santé. Mangez équilibré et veillez à apporter tout ce dont votre corps à besoin et vous n’aurez aucune carence
    https://www.youtube.com/watch?v=M0XQZM6NzXE&feature=share

    Répondre
    Marion - 25 juin 2014
    1. Bonjour Marion, merci de venir échanger ici 🙂

      Tout d’abord si ce que tu dis s’adresse à moi, saches que les rares fois où je mange des oeufs, du poisson, etc. je veille à ce que tout soit bio, respect des ressources naturelles, etc. et encore une fois je le répète je suis très majoritairement végétalienne, je ne bois pas de lait, mange du fromage une fois tous les deux trois mois quand je suis invitée. Bref, ne t’inquiètes pas, je suis totalement consciente de tout ça (cf. mon article sur le sujet : “Derrière le steak et le mascara de supermarché : la souffrance animale“) sauf que j’ai malgré tout décidé que je ne serais pas dans une case et que POUR MOI le végétalisme a tellement mal marché (mon expérience ici : “Pourquoi devenir végétalien sans calculer c’est compliqué“) que j’en subit encore aujourd’hui les conséquences (corps chamboulé, yoyo niveau poids, perte de cheveux, peau ultra sèche, etc.)(et je ne suis pas la seule), alors je veux bien être végétalienne mais si ça doit être un enfer quotidien à connaître les alliances de légumineuses et à compter et calculer sans arrêt hé bien malheureusement c’est incompatible avec ma vie actuelle entre deux hôtels et trajets en train.
      Tout ce que tu me dis je suis la première à la savoir et je n’achètes pas d’œufs de poules exploitées ni de lait de vache exploitée (au cas où tu ne connaisses pas le blog et ma pensée sur le sujet).

      La réflexion que tu as je l’ai eu aussi sauf que pour moi ça ne s’est pas aussi bien passé donc obligée de rétro-pédaler. C’est tout.
      Je ne vois pas en quoi cela fait de moi un monstre ou une mauvaise personne.
      Je retenterais sans doute d’être végétalienne mais là ça m’a refroidit.
      Peux-tu le comprendre ?

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 25 juin 2014
      1. Mais bien sur que je comprends! et j’ai jamais pointé du doigt personne, j’ai cité mais sans juger! vraiment! 😉

        Je dis juste que je suis devenue vegan parce que je me suis sentie monstrueusement trahie quand j’ai découvert ce qu’étaient les oeufs bio ou le lait bio…à part achetés à un petit producteur, c’est de la foutaise complet…le bio d’ailleurs (quand il vient pas d’un petit producteur) est une aberration d’ailleurs…

        Je suis une ancienne obèse boulimique et une ancienne anorexique…j’ai la capacité à prendre du poids en regardant quelqu’un manger, je fais du sport comme une dingue sans rien gagner ni perdre, et j’ai de la cellulite de rétention d’eau…je suis un exemple d’injustice de la nature! j’ai surement des carences (mais qui sont dues à une alimentation que je contrôle bcp trop encore) mais je vois pas comment je pourrais revenir en arrière…j’ai ouvert les yeux la dessus, je les refermerai quand je mourrai (moi qui déteste l’extrémisme je le suis un peu là mais c’est vraiment ce que je pense). Je pense que, étant donné que nous serions l’espèce la plus intelligente et la plus forte de cette planète, nous sommes responsables d’elle, et de ceux qui la peuplent… bref je préfère me gaver (enfin pour le moment je prends plus que de la spiruline) de compléments alimentaires plutot que de remanger de la viande ou un produit qui provient d’un élevage qui dépasse la taille humaine…
        Moi je veux encore y croire (mais je comprends tes problèmes de santé) pcq sinon, si on prend du recul, et qu’on se regarde tous, c’est un beau gâchis qu’on a pondu là…(tous= la planète)!

        Répondre
        Marion - 25 juin 2014
        1. Salut Marion, hé bien on est exactement sur la même longueur d’onde puisque j’achète uniquement des œufs qui viennent d’un élevage du coin où les poules vivent vraiment en liberté et sont bien nourries. Et même les œufs comme je t’expliquais je n’en consomme pas pléthore, genre deux fois ou trois dans un mois en encore. La viande je n’en achètes pas, c’est juste quand je suis invitée et le poisson par contre là ça m’arrive et je fais du mieux que je peux avec du bio en ressources gérées ou protégées.
          Donc on est finalement tout à fait d’accord sur notre vision du monde et de ce que l’on peut faire pour y agir 🙂
          Mon blog par exemple c’est un investissement qui me prend beaucoup de temps et qui va dans ce sens de faire bouger les choses et de dire aux gens de refuser cette industrialisation globale de notre planète, chacun selon ses choix, ses envies et ses possibilités 🙂

          Répondre
          Sabrina Chauchard - 25 juin 2014
          1. Roh la chance…je pensais jamais dire ça un jour mais il me tarde de quitter Paris…le coup des oeufs bio en grande surface m’a achevé…du coup j’avoue que moi qui disais que je ne ferai jamais ch*** mes amis avec ça, j’ai du mal maintenant à aller chez eux…surtout quand ils me disent avant “t’inquiète cette viande a pas été maltraitée”
            Le poisson, j’ai aucune certitude non plus…et puis les gens aujourd’hui sont tellement capables de mentir pour vendre que bon, encore une fois sur Paris, j’achète rien…

            En tout cas j’avais mal compris l’angle de ton article 😉

            Marion - 25 juin 2014
          2. Oui, je comprend, c’est un vrai casse-tête alors fais ce que tu peux mais surtout gardes à l’esprit que tu dois aussi vivre et que peut être qui sais quand on sera mort et qu’on sera là-haut quelqu’un nous dira “-Oh mais tout cela a l’air horrible vu sur Terre mais c’était là le défi de votre vie, d’être heureux parmi tout ça et finalement, tout est “fait” comme ça pour une bonne raison” 😉
            Alors faisons de notre mieux et selon notre conscience profonde. Celle qui nous dit quand on doit continuer ou s’arrêter.

            Tu croyais quoi avant que je te réponde, que j’étais une omni qui n’avait aucune connaissance en végétarisme et autres ? ^^

            Sabrina Chauchard - 25 juin 2014
    2. Hum, je suis végétarienne car je pense que si l’on peut manger sans provoquer de souffrances c’est tout à fait bien (pour les détails, je ne consomme que du fromage et des oeufs bios, sauf quand j’ai très peu d’argent, je le reconnais, étant étudiante. Et à l’extérieur je ne m’embête pas à demander si de la crème ou du beurre ont été utilisés). Bref

      Cela ne m’empêche pas de me poser des questions, de réfléchir. Et je me demande sincèrement si ce ne serait effectivement pas l’ordre des choses. Le lion est le plus grand prédateur de la savane. Pourquoi l’homme ne le serait il pas dans nos régions ? Ok c’est pas avec ses dents et ses muscles qu’il y arrive mais avec les technologies créées grâce à son cerveau. Attention je ne dis pas que c’est bien ! Au contraire, je trouve le monde dans lequel on vit assez désolant et je veux changer les choses. Mais une partie de moi se demande se dit que si on en est arrivé là c’est pour une raison. J’irai même plus loin et je dirai même que l’on devait peut être en passer par là, pour se rendre compte des choses, les changer et ne plus les recommencer. Tout comme ce qu’il s’est passé avec Hitler ne pourra plus jamais se reproduire, car ça a déjà eu lieu et a marqué les consciences. Je pense que l’on apprend beaucoup de ses erreurs. D’ailleurs, faire des erreurs est le seul moyen pour savoir comment faire les choses bien 🙂

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      laura - 25 juin 2014
      1. Moi je ne trouve pas qu’on est appris grand chose de nos erreurs 🙁 …aujourd’hui la Terre est surpeuplée, des génocides comme celui d’Hitler se passent tous les jours dans le monde (et il y aurait beaucoup à dire d’ailleurs sur ce pantin qu’était Hitler et par qui il était en réalité articulé. Hitler est mort ceux qui l’ont mis au pouvoir gouverne le monde aujourd’hui), et des millards de gens meurent de faim chaque jour alors que d’autres vivent dans une opulence outrageante…et nous, sans bien nous rendre compte nous subissons une dictature d’un nouveau genre…

        L’Homme est arrivé par la loi du plus fort mais pas du plus intelligent. L’Homme aujourd’hui est gouverné par une valeur animale poussée à l’extreme: le pouvoir. Il n’y a rien de fataliste, nous sommes acteurs de notre monde. Enfin certaines personnes le sont mais il n’y a rien de naturel là dedans…

        Alors la partie de toi qui pense que ce monde est désolant doit prendre le dessus sur l’autre parce que les gens qui eux sont totalement asservis mentalement ont besoin de gens comme nous pour leur ouvrir les yeux, et si on y croit à moitié (moi je me dis pas que c’set l’ordre des choses mais je me dis “a quoi bon?”) on y arrivera pas… 😉

        Répondre
        Marion - 25 juin 2014
        1. Oui, je n’ai pas non plus l’impression que l’homme ou l’humanité apprenne beaucoup de ses erreurs, en revanche la suite de ta réflexion relève du moralisme Marion, tu crois détenir la vérité, une vérité et tu veux l’imposer au reste du monde qui contrairement à toi n’aurait pas ouvert ses yeux.
          Je comprends ta réflexion, je l’ai eu mais comprends-tu la mienne par exemple ?

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          Sabrina Chauchard - 25 juin 2014
          1. De quelle partie parle-t-on pour le moralisme ? et parle-t-on de la réflexion dans ton article ou ailleurs?

            Marion - 25 juin 2014
          2. Non, non on parle bien d’ici ^^ et quand je dis moralisme je pense à ce passage
            ” les gens qui eux sont totalement asservis mentalement ont besoin de gens comme nous pour leur ouvrir les yeux, et si on y croit à moitié (moi je me dis pas que c’set l’ordre des choses mais je me dis “a quoi bon?”) on y arrivera pas…”

            J’imagine que tu ne te comptes pas dans ces “gens asservis” pourtant tu n’imagines peut être pas être asservis sur bien d’autre sujet. Je trouve ça très moralisateur de se croire faire partie d’une caste d’esprits supérieurs qui auraient tout compris au mystère de la vie et aux leçons que l’on doit en tirer pour aller ensuite prêcher la bonne parole aux autres. Rien de méchant hein mais vois ça comme une joute verbale qu’ont l’habitude de faire les moines bouddhistes, c’est sain d’échanger 🙂

            Alors qu’en penses-tu ?

            Sabrina Chauchard - 26 juin 2014
          3. Bah c’est un peu le serpent qui se mord la queue…si on part de ce point de vue là, tu es aussi dans la moralisation quand tu prétends qu’il n’y a pas une vérité ou quand tu m’expliques que je le suis ! ;p

            Je ne me considère pas comme un esprit supérieur, je me considère comme quelqu’un qui a eu la chance de pouvoir bénéficier d’une éducation culturelle et d’un accès facile au savoir. Après je ne suis pas la seule et chacun fait ce qu’il veut avec ça. Pour ma part j’ai choisi de faire en sorte de dépendre de personne, aucune religion, aucun courant philosophique, aucun parti politique, et donc de connaitre par moi même la vérité des choses en croisant les informations que je trouvais.
            J’ai conscience d’être aujourd’hui encore manipulée par certaines choses, notamment par l’industrie pharmaceutique pour ne citer qu’elle, mais ne pouvant m’attaquer à tout à la fois et ayant besoin d’être en plein santé, mais également par responsabilité envers les animaux que j’ai décidé d’adopté, j’ai fait ce sacrifice temporaire.

            Après je ne suis pas d’accord sur la difficulté à se faire un avis ou sur le fait qu’il y ait plusieurs vérités. Il y a des choses scientifiques et logiques indiscutables. Pour ces choses là il n’y a qu’une vérité mais effectivement il faut prendre le temps de se documenter pour pouvoir affronter la critique. Après effectivement lorsque cela touche à la morale ou des sujets comme ça, les avis sont multiples pcq les personnes n’analysent pas en fonction du même référentiel ni des mêmes valeurs… Tu parles du viol, de la pédophilie…la condamnation des ces actes relèvent de la moral et de l’éthique…totalement empirique…
            Par exemple, évidement que lorsque j’ai commencé à ouvrir les yeux sur l’écologie de façon scientifique, la première chose qu’on m’a rétorqué c’est “Je suis désolée Marion, des gens comme toi il en fait surement, mais un enfant qui crève en Afrique c’est hautement plus triste et plus grave qu’une bête ou une plante qui meurt” là j’ai pas su quoi répondre…j’ai approfondi mes recherches et aujourd’hui je sais défendre le fait que non logiquement il n’y a pas une chose plus importante que l’autre et l’écologie et sa protection a un rôle crucial à jouer pour le futur.

            De ce fait pourquoi le viol et la pédophilie ne seraient pas au même titre que la souffrance animale, dans l’ordre des choses ? finalement les relations sexuelles non consenties existent depuis la nuit des temps et la pédophilie aussi…
            On ne peut pas défendre ces choses là et tolérer les autres.

            Finalement si on transpose ton raisonnement, la pédophilie étant également créer par certaines carences (affectives ou biologique au niveau des interactions dans le cerveau) chez le pédophile, c’est un peu comme si le pédophile disait “je ne me fais qu’un enfant de temps en temps” .

            Après encore une fois, tout dépend dans quel but et quelles sont les motivations des uns et des autres pour choisir le végéta*isme mais pour moi, si l’on part d’un référentiel scientifique et logique, il n’y a pas plusieurs vérités sur le sujet, il y’a des gens qui techniquement peuvent être eco responsables et donc manger de la viande en quantité raisonnable et de qualité (sous entendre dans le respect du vivant) ou des gens qui n’assument pas de participer à la dégradation du monde pour leur propre, et trouve donc des excuses fallacieuses pour soulager leur conscience.

            Avoir choisi cette voie, ne fait pas de moi quelqu’un de meilleur ou de supérieur, ça fait juste de moi quelqu’un de conscient qui répond à ses besoins et non à ses envies (et encore vu les possibilités qui s’offrent à nous, je mange encore avec plaisir) pour le bien être et la survivance du monde dans lequel on vit. A moi seule je changerai rien, mais si je soumets mon raisonnement aux autres et qu’ils sont d’accords and so on, peut être que…Amène moi la preuve que quoiqu’il arrive le monde s’éteindra dans 100 ans, je verrai peut être tout ça autrement mais je pense que j’essaierai de continuer à le faire dans le respect.

            Marion - 26 juin 2014
          4. Non je te ne te juges pas quand je dis que tu juges, je me base uniquement sur tes propos tels que tu les écris et ce qu’ils laissent transparaître, c’est tout.
            Je ne suis pas le genre de personne qui te dira que manger des animaux est mois grave ou plus grave que la pédophilie, l’inceste, l’esclavagisme par exemple pour la simple et bonne raison que je n’ai d’avis forcément fixé sur le sujet, je dis juste qu’il y a des choses dont je suis sûres qu’elles aient telle ou telle conséquence, d’autres sur lesquelles j’en suis moins sûr quand il s’agit d’une pratique modérée.
            Quand tu dis “On ne peut pas défendre ces choses là et tolérer les autres.” en parlant de la pédophilie, l’inceste et le fait de manger de la viande, c’est encore une fois un jugement, d’où vient ce “on ne peut pas” ?, c’est toi et ton avis non ?

            Regardes mes phrases et tu verras que je n’édictes pas de “on ne peut pas/on ne doit pas”, non, je dis moi je pense ça, les autres font comme ils veulent même si je pense que”….c’est complètement différent.

            Quand tu dis “Je ne me considère pas comme un esprit supérieur, je me considère comme quelqu’un qui a eu la chance de pouvoir bénéficier d’une éducation culturelle et d’un accès facile au savoir”, cela veut dire que tu as une “éducation” et que tu considères que tu as du coup appris des choses que tu peux transmettre, c’est bien, c’est noble. Sauf que par exemple dans ma vision, l’école ou l’éducation au sens où tu l’entends n’ont pas grand chose à voir avec la réflexion et la sagesse ou la capacité à avoir “compris les choses de la vie”. Les discussions et les gens les plus intéressants que j’ai rencontré dans ma vie sont des gens qui peu importe leur “éducation” avaient surtout appris à “l’école de la vie”. Point n’est besoin à mon avis d’avoir une éducation pour réfléchir au sens du végétarisme. D’ailleurs je rigole bien quand je vois s’affronter “grands théoriciens” et “hommes /femmes ont on dira qu’ils ont plutôt le “sens pratique””, c’est très inétressant et ce ne sont pas toujours ceux qu’on croit qui ont les meilleurs “arguments” (s’il en faut).

            “Après je ne suis pas d’accord sur la difficulté à se faire un avis ou sur le fait qu’il y ait plusieurs vérités. Il y a des choses scientifiques et logiques indiscutables. Pour ces choses là il n’y a qu’une vérité mais effectivement il faut prendre le temps de se documenter pour pouvoir affronter la critique.” hé bien je pense que tu sera peut être surprise par la suite parce que les vérités d’aujourd’hui seront dans leur quasi entièreté raillée, annulée ou complétée demain.
            Tu me dis il y a des choses “logiques”, encore une fois comme tu me le reprochais sur mon jugement entre pédophilie et végétarisme, c’est la même chose, ta logique n’est qu’issu de ton fonctionnement de pensée et des tes “connaissances” elles-même basées sur la pensée d’autres. C’est donc également totalement empirique ce que tu dis.
            Les anciens croyaient aussi tout savoir de l’univers quand ils croyaient la Terre plate.
            Même ce que l’on croit savoir on ne le sait pas à mon avis, et tu sais pourquoi? Parce que TOUT est relié au sens de la vie sur Terre, du “pourquoi est-on là” ? Les scientifiques se rendent compte aujourd’hui qu’il y a de plus en plus de choses mystérieuses que même leurs outils n’arrivent pas à gérer, à expliquer, cela veut dire que nos outils sont dépassés, que l’on croit savoir mais que l’on ne sait rien.

            Nous avons souvent besoin de nous rassurer en nous emplissant de certitudes, en croyant maîtriser et comprendre le monde qui nous entoure mais c’est à mon avis vain car tant que nous n’aurons pas répondu à la grande question “pourquoi sommes-nous là?” personne ne pourra prétendre avoir la réponse. Personne.
            Le jour où nous saurons ce que nous faisons ici nous comprendrons peut être par exemple que toute cette hiérarchie des vies était voulue, nécessaire (ou pas) on pourra peut être en débattre mais en attendant personne ne peut prétendre avoir la “vérité”. Alors autant à mon avis s’écouter et échanger les uns les autres.

            Quant à la comparaison sur la pédophilie, j’assume totalement penser qu’un animal n’est pas dérangé par le fait de copuler avec son père ou sa mère car même s’il est intelligent, il ne l’est pas encore comme nous au point que ça le perturbe psychologiquement donc finalement, si tu préfères, ma réflexion est que j’assume totalement le fait de faire partie d’une chaîne alimentaire tout en comprenant très bien que manger de la viande n’est pas nécessaire aujourd’hui (et en faisant attention au peu de viande que je mange). Je ne nie pas être un animal et faire partie de ce règne animal et je n’ai pas de honte à être dans “cette boucle” tout comme les animaux n’ont pas de honte à y être. En cas de fin du monde ou de moment où toute la technologie humaine moderne nous lâcherait, nous reviendrions à cette chaîne naturelle sans aucun remord car on y serait obligé alors oui, ce n’est pas “une raison” pour aujourd’hui perpétuer cette chaîne (surtout industrialisation des animaux qui est absolument affreuse) mais chacun a le droit de faire ses choix tant qu’il est conscient des tenants et des aboutissants de la problématique, il a le droit de faire ce choix quand il l’a vraiment choisi (et non pas subit ou par ignorance) sans que l’on veuille absolument le juger ou le convaincre.

            Si j’ai fait ce choix aujourd’hui alors que je suis consciente de tout ce qu’il implique et que cela en dérange, je n’y peux pas grand chose…et vous n’aurez pas grand chose que vous puissiez dire ou faire qui changera quoi que ce soit vu que tout ce que vous me dites je le sais déjà. Après ne reste plus le fait que vous n’acceptiez pas mon choix, qu’il vous dérange. Mais je n’ai aucune prise là-dessus et pense avoir suffisamment et intelligemment expliqué mon choix.

            D’ailleurs quand tu dis “Après encore une fois, tout dépend dans quel but et quelles sont les motivations des uns et des autres pour choisir le végéta*isme mais pour moi, si l’on part d’un référentiel scientifique et logique, il n’y a pas plusieurs vérités sur le sujet, il y’a des gens qui techniquement peuvent être eco responsables et donc manger de la viande en quantité raisonnable et de qualité (sous entendre dans le respect du vivant)ou des gens qui n’assument pas de participer à la dégradation du monde pour leur propre, et trouve donc des excuses fallacieuses pour soulager leur conscience. ” cela prouve que tu trouves que mon “choix de vie “est donc tout à fait bien selon ton référentiel 🙂

            Bises.

            Sabrina Chauchard - 27 juin 2014
          5. Tu joues sur la réthorique, mélanges tout, et fais la morale à tout va…alors pas avec des “on ne peut” mais avec des “moi je”…je te laisserai donc le dernier mot et même si je n’espère pas que comme tu le sous entends, un jour on se rendra compte que le crime est juste, la zoophilie nécessaire et la souffrance l’ordre des choses…

            Quoiqu’il arrive tu es maître chez toi et je m’abstiendrai de livrer donc ici mon jugement (oui il m’arrive quand même de juger) sur les “journalistes” (se qui se revendiquent), leurs valeurs et leurs morales et les gens qui se disent bouddhistes, car il y aurait encore beaucoup à débattre…

            Marion - 27 juin 2014
          6. Ben je dis juste ce que je pense, désolé si tu ne le supportes pas.
            Et je persiste, non je ne fais pas la morale car j’entends complètement et acceptes tout avis qui diffère du mien.
            Pour le reste, le fait que tu mettes dans le même sac les gens par leur philosophie (bouddhisme) ou par leur profession (journaliste) montre l’étendue de l’ouverture d’esprit et du degré de réflexion dont tu fais preuve.
            Désolé mais là tu en arrives au degré zéro de la réflexion donc tu as raison, mieux vaut arrêter là.
            Et tu parles d’avoir le dernier mot ce qui prouve bien que tu es dans une logique de “chercher qui a raison” et j’essaie depuis le début de cette discussion de te mettre face à tes réflexions sans te dire qu’elles soient bonnes ou mauvaises mais juste pour t’inciter à y réfléchir en te parlant de mon expérience (car je ne peux parler que de la mienne) donc non il n’y aura pas de dernier mot car personne n’a à l’avoir.

            Désolé que tu n’ais pas compris l’esprit dans lequel je discutais avec toi.
            Je comprends que tu te sois sentie attaquée au tout début quand j’ai rebondis sur ce que tu disais, je t’ai peut être parue agressive et j’en suis désolée. Mais saches que je comprends profondément ce que tu as voulu me communiquer même si j’ai mon opinion là-dessus.
            Tu es venue en commentant sans aucune agressivité juste avec ton opinion, désolé si ça s’est enflammé, ce n’était pas ma volonté. Je dois avouer que les attaques de Sophie ne m’avaient pas mise dans de super dispositions.

            Sabrina Chauchard - 27 juin 2014
  6. Je pense qu’il n’existe pas une vérité, mais plusieurs et elles sont propres à chacun. Pour moi, le végétarisme est MA vérité. Tout simplement car je suis quelqu’un d’hypersensible, d’empathique et surtout je suis très curieuse de tout. Mon “let motiv” depuis longtemps maintenant est “be the change you want to see in the world” et en découvrant le végétarisme j’ai découvert que je pouvais vivre en accord avec cette citation ! C’est bizarre comme sentiment mais depuis je me sens épanouie, en accord avec moi même. Je ne pense pas pour autant aller jusqu’au veganisme. Tout simplement car comme toi je suis partagée entre pleins de choses ! La comparaison de l’exploitation des animaux avec un hollocoste me semble tout à fait juste. Mais je me demande aussi si ce n’est pas dans “l’ordre des choses”, comme les espèces qui disparaissent. Bien sûr tout cela est triste, mais c’est peut être quand même ce qui “doit” se passer.
    Mon végétarisme est plutôt une réponse extrême à notre société d’hyperconsommation. Le fait que moi, petit être insignifiant soit devenue végétarienne ne changera pas le monde, mais j’ai espoir que ça change une micro chose. Tant dis que n’être pour le coup “que” flexi serait encore plus insignifiant donc inutile (pour moi!). Et puis j’ai été dégoutée de la viande que je ne vois plus que comme des cadavres…
    Je ne bois plus de lait, ni de beurre, ni de crème fraiche car effectivement boire du lait de vache est une aberration. Par contre j’aime le fromage, j’en mange rarement mais j’en mange, idem pour les oeufs.
    Bref, chacun doit trouver sa voie, ce qui le rend heureux. Et même si le goût de la viande me manque parfois, je ne pense sincèrement pas revenir en arrière. Les 3 premiers mois il m’est arrivé de manger de la viande par envie, des chipos à un barbeuc… voyant les autres en manger, sentir l’odeur m’a donné envie. Au final ok c’était bon mais en 10sec c’est avalé et bien après jme suis rendue compte que ok ça m’avait rendue “heureuse” 10sec, mais que c’était un plaisir éphémère, fini. Tant dis qu’être végétarienne me procure du plaisir tous les jours…
    Cela dit, si le monde revient à une échelle “humaine” et qu’il n’y a plus que de petits élevages, pourquoi ne pas en remanger ? Si les animaux ne sont pas “exploités” (non pas au sens propre mais au sens péjoratif), pourquoi pas ? Certes l’Homme est incapable de découper la viande vivante à dents nues (discours de Gary par exemple) donc celui lui c’est pas naturel. Sauf que l’Homme a développé des outils pour ! Alors pourquoi pas ? Après tout il me semble bien que ce soit l’invention du feu et des outils qui a définit l’Homme dans les temps préhistoriques.
    Donc pourquoi pas un jour, mais sûrement pas dans le contexte actuel. Surtout que le récent boycot de coca en Espagne me redonne l’espoir que oui le changement par la consommation est possible !

    D’un autre côté parfois j’en envie de me dire MERDE pourquoi moi je penserai à la planète alors que personne n’y pense ? Pourquoi ne pas vivre ma courte vie comme tout le monde et qu’advienne que pourra ? Ben en fait je ne peux pas être heureuse tout en sachant que les autres ne le sont pas. Au final ma démarche est égoïste… C’est comme ça !

    En + je suis en grande réflexion concernant ma vie future puisqu’il me reste un an d’études et en janvier je dois choisir mon stage de fin d’études, stage qui comptera beaucoup dans le choix de ma future carrière.
    J’hésite beaucoup entre avoir une vie pépère, avoir un métier bateau à mi-temps, avoir une maison avec un potager et profiter de mon temps libre pour m’occuper de ma future famille, de mon potager, lire beaucoup (je suis hyper curieuse !), faire des loisirs créatifs (j’adore !) etc… vivre d’amour et d’eau fraiche quoi, car avec un mi temps faut pas rêver non plus !
    ça et me lancer dans le développement territorial, qui, me permettra au fil du temps de gravir les échelons, voire d’arriver en politique. Militer à grande échelle quoi… J’ai une grande gueule et un fort pouvoir de persuasion donc je pense que ce serait pour moi. Mais j’imagine que ça signifie avoir moins de temps pour sa famille.

    Et c’est là que jme demande si ça vaut la peine de sacrifier ma vie de famille (inexistante pour l’instant !) pour essayer de “sauver” le monde quand je vois que tout le monde s’en fout et que le monde est bien pourri… Oui mais justement, c’est facile de dire ça, mais si personne n’essaye, si personne ne fait rien ?

    Bon je réfléchis beaucoup trop mais tout ça me tracasse beaucoup, et j’aime bien “savoir”, ça me rassure…
    Voilou, bon c’est hyper long et ça t’intéresse pas forcément mais j’adore ces réflexions pseudo phylosophiques 😉
    Bisous !

    PS : du coup, évidemment fais ce qui te semble le mieux pour toi, sans culpabiliser. En + tu as essayé, il ne faut pas avoir honte de dire que ce n’est pas pour toi. C’est d’ailleurs très courageux de ta part de le dire…

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    laura - 23 juin 2014
    1. Salut Laura 🙂

      Ta réflexion me touche beaucoup te je l’ai lu de A à Z ne t’inquiètes pas pour ça ^^
      Ce que tu dis résume exactement mes pensées.
      Juste par curiosité, depuis combien de temps es-tu devenue VG ? (je demande pas ça pour faire chier mais juste parce que beaucoup, j’insiste sur le beaucoup ne le restent pas (mais faisaient la morale quand ils l’étaient ^^), bref, pour savoir.
      Sinon tu as les mêmes réflexions que j’ai, je suis un être ultra sensible, qui réfléchit beaucoup, qui cherche du sens et lutter contre l’industrialisation animale je dis oui, arrêter de manger tout animal qui a “bien vécu” (je met ça entre parenthèse car mourir assassiné n’est jamais sympa mais on peut se poser la question de pourquoi on en a toujours eu le besoin, même minime ?), et les indiens eux prouvent bien quel’on n’en a pas physiologiquement besoin donc, oui, pourquoi est-ce que je ressens ce besoin ?

      Beaucoup de questions et personne ne me donnera les réponses, c’est à chacun de les trouver et aujourd’hui je suis dans un régime mélange de végétalisme, crudivorisme et omnivorisme, je suis en réalité très proche du régime crétois.

      Et ta réflexion sur le futur c’est marrant j’ai exactement la même :-), je suis journaliste de métier et travaille à la radio, pour l’instant je suis partie là-dessus et je compte bien aller loin mais je serais tout aussi heureuse à élever des chèvres dans la pampa avec mon chéri (en faisant des loisirs créatifs :-p)

      Et pour ce qui est du “toute seule mon action ne vaut rien” en revanche je t’inciterais à continuer tes combats car cela a du poids, n’en doutes pas, même si tu ne le vois pas forcément, je pense qu’il y a un “esprit collectif “et des courants de pensée (souvent on le voit sur les blogs, beaucoup d’articles similaires au même moment), bref, tu te sens seule aujourd’hui (peut être comme ceux qui se sont battus pour d’autres causes avant et qui, sensibles, avaient captés “l’air du temps” que les autres n’ont captés que bien plus tard) mais tu vois bien grâce à Internet et aux réseaux sociaux qu’il y a un vrai mouvement, un vrai “vent” de défense des animaux alors n’abandonnes pas, perso c’est pas parce que je remange de la viande de temps à autre parce que c’est MA philosophie actuelle, que je ne les défends pas 🙂
      C’est juste que j’ai adopté aujourd’hui une vision différente qui n’en est pas moins philosophique ou altruiste 🙂
      Mais ça, seuls ceux qui feront un effort de compréhension le comprendront sans juger…

      Bises et à bientôt j’espère, j’aime beaucoup tes réactions ^^

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 24 juin 2014
      1. Coucou ! 🙂

        Je ne suis végétarienne que depuis septembre, donc pas encore un an ! Mais j’ai rencontré mon chéri en octobre, et même si notre histoire est récente ça pourrait bien être le bon, pour pleins de raisons… et lui est végétarien depuis l’âge de 12ans (par empathie pour les animaux). Donc, forcément ça m’aide à le rester. Même si de toute façon maintenant qu’on me parle de viande je vois avant tout un animal découpé donc ça me donne pas du tout envie. Pour le moment je suis très heureuse de ce choix, on verra 🙂

        Oui, j’essaye de me dire que je fais ma part mais le problème c’est que j’aimerais aussi faire plus, car je pense que faire dans son coin c’est bien mais en parler c’est mieux. Enfin je sais pas, c’est compliqué tout ça 😉

        Ah le dilemme de la vie… Mais faut bien un minimum pour vivre.

        Oh ne t’inquiète pas je comprends tout à fait ta réflexion. Et puis je ne suis pas fan de ceux qui se revendiquent vegan et donnent des leçons à tout bout de champs. Pour le coup, dans leurs discours, y’en a qui ont vraiment d’appartenir à une secte… Vaut mieux être libre 🙂

        Pleins de bisous, j’ai hâte de lire d’autres articles, ça faisait longtemps !

        Répondre
        laura - 25 juin 2014
        1. Okay, non parce que mine de rien, souvent je remarque auprès des végés qu’au bout d’un an et demi/ deux ans on change un peu de discours, qu’on se calme quoi c’est pour ça 🙂
          Super l’histoire de ton chéri, c’est rare en plus de faire un tel choix aussi jeune.
          Moi non plus je n’aime pas donner des leçons même si j’ai pu être à certains moment très revendicative, c’est normal, on a des cycles,on est fluctuant et moi ^perso mon carburant c’est la remise en question, le doute et l’expérimentation perpétuelle !
          Je sais après 26 ans de vie que j’ai eu des fois des certitudes et qu’ensuite elles sont changé alors je m’efforce d’appliquer la vraie sagesse, celle qui nous fait faire des choix mais respecter et écouter ceux des autres.
          Mon idéal c’est de pouvoir être assise en fac de quelqu’un ai va dire quelque chose qui me révolte et de l’accueillir en souriant et d’engager un dialogue avec lui, parfois sous forme de rhétorique ou autre pour que nous échangions nos arguments sur le même plan, sans préjugés. Il n’y a que comme ça que l’on peut ouvrir son champ des possibles (non je en sponsorise pas les petits LU ^^).

          Une phrase dit : “Quand quelqu’un te parle sur une chose dont tu as déjà connaissance:
          – Ne lui dispute pas la parole (pour lui montrer que tu sais déjà ce dont il parle).
          – Soit avec lui comme quelqu’un qui n’a jamais connu cette parole avant qu’il t’en parle.
          – Montre lui que tu as tiré profit de ses paroles.

          Ainsi faisaient les sages parmi les hommes.
          Et parmi les avantages d’un tel comportement : ça encourage ton interlocuteur et le rend heureux ; et ça t’empêche de t’enorgueillir ou d’être indiscipliné.”
          Les Jardins de Délices (p.548). Cheikh Abu ‘Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa’di

          Pour moi c’est vraiment une belle leçon. Trop de fois à titre personnel j’ai jugé (et ça m’arrive encore) avant même d’écouter, persuadée du bien fondée de ma cause/mon opinion. Et combien de fois ai-je regretté ce comportement…
          J’aime beaucoup ta réflexion sur la vie et le végétarisme, je l’aime parce qu’elle prouve que toi aussi finalement tu ne prétends pas avoir de réponse mais que tu te donnes la peine d’ouvrir ton esprit aux questions alors même que ces questions peuvent te faire du mal. Peuvent te faire trouver des réponses qui font peur, du type (quand on aime les animaux) :oui un ordre établi veut que cela soit comme ça.
          On ne sait pas si c’est la réponse mais c’est super courageux de se poser la question à ce point, au point qui bouscule nos opinions et nos “certitudes”.

          C’est ce que j’essaie de dire à Sophie dans les mêmes commentaires de cet article.
          Elle ne comprend pas ce que j’essaie de lui communiquer, à savoir : ECOUTES MOI ET NE ME JUGES PAS.
          A savoir j’aime les animaux, cette planète et tout ce qui nous entoure du plus profond de mon être mais ma réflexion va tellement loin qu’elle va jusqu’au stade de la quête de sens, du sens de la vie, du pourquoi est-ce que cet ordre a été établi bien avant ma naissance et comme ça ?
          Quel est le sens de notre vie ? et toutes ces questions que tu te poses aussi.

          Merci de cette discussion qui me fait progresser en plein dans le sujet sur lequel j’ai écrit cet article, merci <3

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          Sabrina Chauchard - 25 juin 2014
  7. Effectivement je reagis car cest grace a ton blog que jai debuté le vegetalisme… ton article jai testé pour vous devenir vegetarienne avec une myriade darguments a linterieur… cest pourquoi ce serait bien aussi que tu detailles tes choix spiriruels qui tont fait changer davis “pas vg a 100%” ce serait interessant… desolée pour lecriture je tecris depuis mon telephone!

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    Sophie - 22 juin 2014
    1. Oui hé bien justement après ma mauvaise expérience avec le végétalisme (même si peut être que je n’ai pas “su”le devenir parce que je n’ai pas assez calculé les alliances d’aliments), j’ai eu des problèmes de carences plutôt grave qui m’ont fait remettre les choses en perspective. J’a toujours ressenti cette envie de viande de manière plus ou moins forte en étant honnête avec moi-même et je suis pour une écoute totale de son corps donc mon premier argument c’est que mon corps réclame viande ou poisson (même quand je fais du végé équilibré qu’il y a tout ce qu’il faut comme protéines, etc.), ensuite le végétarisme est pour moi une réflexion spirituelle qui va dans “quel est le sens de notre vie sur Terre?”, y’a-il un ordre, un grand “tout, un “équilibre” entre les espèces qui se régulent en se mangeant les unes les autres ? (même si l’industrialisation de la viande n’est pas un équilibre mais un déséquilibre, là-dessus on est bien d’accord).
      Est-ce que c’est juste comme ça un point c’est tout et qu’on ne peut pas le changer parce que c’est comme ça et qu’on en a besoin ? Est-ce que la mise mort d’une partie des autres espèces fait partie de la vie ?
      Voilà, tout ça. Le problème c’est que j’en parlerais dans un article quand je m’en sentirais d’expliquer ça très clairement parce que le problème avec la communauté VG c’est le jugement et sincèrement j’en ai marre de mettre les gens dans des cases, de les juger, oui, je défends les animaux mais non je ne prétends pas savoir ce qui est bon ou moins bon et encore moins détenir la vérité, c’est d’ailleurs ça qui fait ma force. Je suis totalement honnête avec vous sur le blog, quitte à faire volte-face.
      Et certaines personnes, surtout les VG n’ont aucune compréhension de cela, sauf quand eux-même ça leur arrivera (ou pas bien évidemment ^^).

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      Sabrina Chauchard - 23 juin 2014
      1. Tu dis que ton corps réclame des produits animaux mais ce ne serait pas plutot tes papilles? Je ne veux pas te juger car chacun ses ressentis. Moi je ne ressens aucun manque pour linstant. Le declic a été trop fort… la vie dun animal ne vaut pas detre achevée pour me nourrir… tant que je ne suis pas en situation de survie… la mort cest trop grave. Apres tu parles dun ordre des choses mais si cela etait le cas il faudrait que tu tues toi meme lanimal que tu manges: en serais tu capable? Si non cest que ton corps nen a pas si envie que ca… ou bien tu passerais au dessus tres facilement…

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        Sophie - 23 juin 2014
        1. Oui, il y a forcément une histoire de papilles mais les papilles te donnent envie de ce dont ton corps a besoin donc tout est relié.
          Mais même sans ça, moi aussi tu sais j’ai eu un déclic et ça ne m’empêches pas d’en être là aujourd’hui.
          C’est vrai que c’est difficile de décrire ça comme ça par écrit mais si fut un temps j’aurais fait un psycho drame pour ça, aujourd’hui après un an et demi de réflexion et d ‘expérimentations sur le sujet, non je ne suis as choquée comme on en avait parlé auparavant qu’un animal soit tué pour me nourrir (et oui, venant de la campagne, je suis capable de le tuer) et dans ma vision des choses la mort n’est pas trop grave (je crois en la réincarnation qui nous emmène chaque fois vers une vie plus élevée jusqu’à la fin du cycle) et dans ma vision philosophique globale, la vie serait un cycle avec des stades à passer et elle aurait été voulue sur Terre comme une épreuve où certains meurent pour nourrir en partie les autres. Donc cette idée globale ne m’a jamais vraiment choquée car, étant très proche des animaux je vois bien qu’il y des espèces qui sont obligés de manger d’autres animaux et ça ne me fait pas pleurer et je me pose la question encore pour la nôtre même si les indiens sont la preuve vivante que nous n’avons pas besoin de viande.
          Faut quand même voir que sur une semaine je vais manger par exemple une fois du poisson, jamais de lait, fromage une fois tous les trois mois peut être, aucun sous-produits animaux sauf quelques fois des œufs, alors je ne suis pas non plus dans un régime omnivore classique, je mange beaucoup de végétaux et de riz, aucun produit industriel et je n’achète pas de cuir sauf pour mes chaussures (je chausse du 34 alors déjà qu’il n’y a que 3 marques qui font ma taille, je n’ai pas le choix des modèles et de leur matière). Donc bon voilà, manger quand je suis invitée un peu de poulet (et encore je demande d’où il vient etc) et manger le reste du temps comme moi est peut être au global certainement meilleur pour la planète et TOUS les êtres qui y vivent dessus que ne manger aucune viande mais pleins d’autres choses mauvaises à côté.

          Bref, je ne vais pas me justifier mais c’est là que j’en suis aujourd’hui, peut être que ce n’est qu’un passage peut être pas, en fait peu importe tant que je continue d’essayer d’être la meilleure personne possible 🙂

          Bises Sophie !

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          Sabrina Chauchard - 24 juin 2014
  8. Mais personne ne détient la vérité. Il faut avoir assez de curiosité et tester ce que bon nous semble pour pouvoir partager son expérience, comme vous le faites. Mais ce qui est bon pour moi ne le sera pas forcément pour vous.

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    Vylenefermiere - 21 juin 2014
    1. Coucou Vylenfermière 🙂

      Oui, c’est vrai que personne ne détient la vérité mais c’est parfois frustrant de se dire “qu’il n’y a tout simplement pas de réponse (ou une par individu comme vous dites ^^)

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      Sabrina Chauchard - 22 juin 2014
  9. Je suis peut-être égoïste, mais pour moi, le plus important, c’est d’être en santé. Je veux protéger l’environnement, les droits humains et les animaux mais ma santé passe toujours en premier. Je ne vois pas le but de vivre si je n’ai pas de qualité de vie.

    Pour ce qui est du jeux vidéo, c’est comme n’importe quoi. Comme l’alcool ou le téléphone cellulaire, il peut créer la dépendance. Est-ce qu’il faut pour autant interdire tout ça à tout le monde “au cas ou”? Je ne crois pas. La comparaison avec le livre me paraît excellente.

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    Coccinelle écolo - 21 juin 2014
    1. Oui, je comprends ça et cela va dans le sens de la célèbre phrase boudhiste, “Sois heureux pour pouvoir rendre les autres heureux”, en gros notre première priorité doit être nous-même pour pouvoir ensuite aider les autres et leur être agréable.
      Et Desproges est juste une merveille (même si je n’ai pas lu le livre^^)

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      Sabrina Chauchard - 22 juin 2014
      1. De quel livre s’agît-il?

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        Coccinelle écolo - 22 juin 2014
        1. Ben comme c’est écrit sur la couverture, Pierre Desproges, la seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute, mais je ne l’ai pas lu et il n’a rien à voir avec l’article hormis sont titre ^^
          Je l’utilise comme illustration 🙂

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          Sabrina Chauchard - 23 juin 2014
  10. Je comprends tout à fait que ça te travaille. Moi aussi, je suis sûre de quelque chose et finalement quelques mois après, je change d’avis. Je pense que c’est une bonne chose, ça veut dire qu’on évolue. J’ai aussi des idées très arrêtées sur certaines choses, alors que je suis vegan et je suis censée être tolérante (en théorie puisque ce n’est pas toujours le cas) … Et puis, il ne faut pas oublier que les journalistes justement, ont des partis pris (ce qui ne devrait pas être le cas) et qu’ils nous orientent sans même qu’on s’en rende compte ! Ce qu’ils devraient faire et ce qu’on peut faire, au lieu d’affirmer certaines choses, c’est plutôt donner les pour et les contre et laisser les gens se faire leur avis ! Et puis si on a des certitudes à un moment donné, ce n’est pas grave si elles changent ! J’étais sûre de mon régime végétarien avant de devenir vegan, pourtant je me rends compte que je me suis plantée sur toute la ligne ! Je suis bien contente que mes certitudes aient changé 🙂 ! Bisous !

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    Gala - 20 juin 2014
    1. Oui, pour e journalisme de toute façon la neutralité est un mythe, il faut le savoir et le comprendre (je suis journaliste et c’était un de mes sujets de mémoire ^^), nous sommes tous le produit d’une histoire culturelle, familiale, et nos expériences font de nous une personne avec des pensées, il est impossible de mettre totalement de côté ces pensées même si l’on peut présenter le pour e le contre d’un sujet pour laisser les autres se faire une opinion (ce qui est selon moi la meilleure solution).

      Le problème ^par rapport au végétarisme c’est que toi “entre guillemets” tu va dans le “bon sens”, celui où tu renforce encore plus ton végétarisme de base en devant végétalienne, moi j’ai essayé tout ça et rien ne m’a finalement totalement convenu sur le terme et il faut savoir que la plupart des végétaliens ne le restent pas, on n’en tend beaucoup les “nouveaux” qui le sont depuis quelques mois crier leur choix et leurs opinions sur tous les toits, en parler, se poser des questions mais va les retrouver plusieurs années plus tard 99 % ne le sont plus. Donc il y a bien là une conclusion à tirer.
      Je ne saurais dire laquelle mais en tout cas cela me déculpabilise parce que justement j’en ai marre de culpabiliser, je suis une bonne personne qui fait plein de bons trucs mais si malgré un super régime le végétali/risme ne me convient pas hé bien je m’écoute quoi qu’en pensent les autres VG.
      Pas facile…les anciens copains jugent beaucoup alors que dans quelques mois ils feront comme moi …pour la plupart. Et pourtant je n’i aucun problème de volonté ou de quoi que ce soit…

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      Sabrina Chauchard - 22 juin 2014
      1. Disons que je suis consciente que je ne tiendrai peut-être pas ce régime végétalien … Mais j’avoue que j’ai une aide précieuse, c’est que ça me fait mal quand je mange des produits laitiers, du coup je ne subis plus du tout mon régime comme j’ai longtemps subis mon végétarisme (même si ce n’est pas pour les même raisons). Je me demande encore comment j’ai tenu, vu les critiques que je me suis prises. Du coup, à l’inverse je trouve ça bête (pour pas dire con) de la part des vegan de critiquer ceux qui ne sont pas comme eux. Certains se permettent de juger tout et n’importe quoi. C’est vraiment le gros point noir du veganisme pour moi, quand les convictions se transforment en intolérance… C’est difficile de ne pas culpabiliser, surtout si tes amis te jugent … Mais si ça ne te convient pas il ne faut pas t’enfoncer dans quelque chose dont tu n’es pas satisfaite ! Courage !

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        Gala - 26 juin 2014
        1. Oui, ben pareil les produits laitiers je n’en consomme jamais sauf une tranche d formage ça peut m’arriver quand je suis invitée et pourtant à côté je suis capable de manger un poisson.
          Tout ça alors que je suis totalement avertie des problématiques du végétarisme alors c’est que finalement c’est un choix, mon choix et que je l’assume mais comme tu dis, difficile souvent de débattre avec les intolérants.
          Dommage parce que pourtant je les comprends mais eux ne feront pas cet effort….

          Bises :-*

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          Sabrina Chauchard - 27 juin 2014
  11. Ca serait bien que tu developpes tes arguments en defaveur du vegetarisme ca minteresserait beaucoup!

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    Sophie - 20 juin 2014
    1. Salut Sophie,

      Décidément dès que ça parle VG tu réagis ^^
      Ce ne sont pas des arguments en “défaveur” du végétarisme, ce sont mes choix spirituels sur le sujet 🙂

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      Sabrina Chauchard - 22 juin 2014
      1. Et comment vis tu le fait de manger un cadavre le midi ?

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        Lou - 25 juin 2014
        1. Et toi comment vis-tu le fait d’être aussi intolérant(e) et de juger les autres avec des commentaires malpolis où tu ne dis même pas bonjour ?
          Ce qui est un avantage pour moi c’est que tout ce que tu penses je le pense aussi alors j’ai l’avantage de te comprendre et de comprendre pourquoi tu réagis comme ça, je ne suis pas sûre que la réciproque soit vraie.
          Ta façon de réagir prouve que tu as besoin de chercher le conflit, de juger à l’aune de TA pensée, sans aucun effort de compréhension.

          Vas-y, tu peux y aller avec moi je suis totalement claire dans mon esprit, je sais ce que je vaux, ce que je fais, qui je suis.
          Je n’ai jamais supprimé un seul commentaire sur ce blog, je ne filtre pas.
          J’aime le débat 🙂

          Ps : je n’aime pas me justifier mais précisons quand même pour ceux qui nous lisent que je ne mange de la viande que quand je suis invitée et très rarement (pas tous “les midi” comme tu te plais à l’écrire) alors calmes ta joie 🙂

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          Sabrina Chauchard - 25 juin 2014
        2. Tiens, je te rajoute un commentaire trouvé à l’instant sur Madmoizelle, en commentaire sous un article parlant du fait d’avoir des convictions féministes et d’en avoir parfois marre de constater tous les jours le comportement des gens à ce propos, ce commentaire dit tout à fait ce que j’aimerais te communiquer :

          ” […] il y a un moment, faut arrêter de tanner les autres personnes avec TES convictions, TES idéaux. Sincèrement, je suis convaincue qu’à vouloir convaincre ton entourage (avec une certaine dose de colère d’après ce que j’ai compris), ça devient plus contre-productif qu’autre chose, que ce soit pour toi ou pour les gens que tu veux convaincre.

          Ton discours transpire l’impuissance et la rage de convaincre, et franchement je te comprends. Quand on a une prise de conscience aussi importante et souvent déprimante sur la place de la Femme dans le monde d’aujourd’hui [NDLR : remplacer par “la place des animaux”], il y a de quoi vouloir tout casser.

          Mais et d’une, tu te fais du mal. T’es en train de te bouffer le foie à vouloir convaincre des gens qui ne sont peut-être pas prêts à entendre ce que tu as à dire sur un sujet aussi épineux (et qui renvoie à pas mal de choses, dont l’éducation).
          La question que j’aimerais te poser, c’est pourquoi tu cherches absolument à convaincre les autres ? J’ai l’impression que t’es absolument pas en paix sur ce sujet. La seule chose sur laquelle on a autorité, c’est soi-même. Tu peux pas changer les autres. Un jour tu vas t’y casser les dents.
          Sensibiliser avec calme, conviction et empathie, c’est une chose. Vouloir convaincre avec colère en étant dans l’émotionnel, c’est pas possible.

          Et de deux, je vais être cassante hein, mais les gens ne t’ont rien demandé. C’est méchant, c’est cruel et ça fait mal, mais si les gens se comportent d’une certaine manière, il y a une raison. Je ne dis pas que ce sont de bonnes raisons. La plupart du temps, c’est de l’ignorance, rarement de la persécution. La seule manière de faire (selon moi), c’est de faire le miroir. Questionner les gens. C’est en les renvoyant à eux-mêmes qu’on peut faire avancer les choses. En questionnant le bien-fondé ou l’absurdité de leur comportement, en laissant la porte ouverte.

          Ça me fait un peu penser à une partie des militants pour la cause animale, qui gueulent dès que quelqu’un mâche un steak. On arrive vraiment à rien par la violence, en plus ça reproduit un peu le schéma que les femmes subissent depuis un petit moment. Pour moi, la violence pour défendre une cause ça amène à se perdre soi-même. Les gens vont te craindre, mais écouter ce que tu as à dire, je ne crois pas.

          Il y a un moment faut lâcher-prise. Le féminisme c’est une cause qui prendra du temps, et faut se dire un truc, à notre mort ce sera pas terminé.
          La colère que tu ressens, redirige-là vers quelque chose de productif. Tanner un entourage peu réceptif pour moi si c’est peut-être pas stérile, c’est en tout cas épuisant. Peut-être faire du bénévolat dans une assoc’ ou ce genre de chose ?”

          Voilà.

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          Sabrina Chauchard - 25 juin 2014