Ça se saurait si on pouvait dire ce qu’on pense en société…

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Etre franc à 100 % ce n’est certes pas toujours une bonne idée pourtant savoir exprimer ce que vous voulez peut vous ouvrir bien plus de portes que vous ne l’auriez imaginé…

communication non violente

Un ami avec qui vous êtes en froid soudainement alors que tout semblait bien aller, un entretien professionnel qui menace de finir en eau de boudin, une belle-mère trop présente dans votre vie de couple… il y a une raison à toutes ces situations mais aussi une manière très simple de les désamorcer et d’obtenir ce que vous voulez !

Les gens communiquent très mal entre eux, c’est pathologique dans notre société. Beaucoup de croyances inculquées dès l’enfance forment notre vision du monde et nous ancrent dans le cerveau que nous ne pouvons pas exprimer notre pensée profonde, que sinon nous allons choquer, déranger, nous faire remarquer. Bref, que se taire ou ne pas trop en dire est essentiel à notre survie en société.

Mouais.

Ben moi ce que je vis depuis ces dernières années prouve tout le contraire. Et promis je vis dans le même monde que vous, pas dans un endroit paradisiaque ou les gens chevauchent des paillettes à licornes 🙂

Je pense au contraire que dire ce que vous pensez, ce que vous désirez, ce qui vous peine est le meilleur moyen, en toutes circonstances, de vous rendre heureux et de vous faire avancer dans la vie. Mais il y a l’art et la manière…

Quelle vérité doit-être dite ou tue ?

Au début je disais tout, brut de décoffrage, sans tri, sans épargner la personne en face et ça finalement c’est violent, ça braque et ça n’emmène généralement rien de bon. Avec les années j’ai intégré la bonne manière de faire pour pouvoir vivre ma vie pleinement et ne jamais retenir au fond de moi rancœur, non-dits et colère.

“Il y a deux sortes de franchise, la stupide et l’utile, la constructive.”

En écoutant récemment sur France Inter l’excellente émission Ca Va Pas La Tête à propos de l’utilité de dire ou non la vérité, les propos d’une intervenante m’ont confirmé que oui, dire à quelqu’un “-T’as un bouton là” c’est violent et ça n’emmène rien d’utile ou de constructif.

Il y a donc deux sortes de franchise, la stupide et l’utile, la constructive. Du coup, dire “-Tu sais la dernière fois quand tu m’as dit ça ça m’a blessé et depuis je me sens mal à l’aise face à toi.” ou encore “– Chef, j’entends ce que vous me dites et que vous avez des consignes mais moi là je ne peux pas arriver à de telles performances en si peu de temps ce n’est juste pas réalisable sur le terrain.”  soulage celui qui le dit et informe celui qui le reçoit.

“Dieu qu’on n’en dit pas des choses dans une journée et Dieu que ça s’accumule de manière toxique !”

Donc comment savoir si une vérité doit-être dite ou tue ? C’est simple : celle qui vous ronge de l’intérieur, celle qui concerne une relation avec quelqu’un et qui ne relève pas du simple constat ou jugement doit être dite.

Là normalement c’est le moment où vous réalisez l’ampleur de la tâche qui vous attend ! Dieu qu’on n’en dit pas des choses dans une journée et Dieu que ça s’accumule de manière toxique !

Comment dire une vérité à quelqu’un sans s’énerver ni le blesser ?

Mais pour oser dire ce que vous avez au fond de vous encore faut-il oser, vous faire confiance, j’en conviens. Ceci dit quelques petits exercices devraient vous y aider.

Le constat est fait : vous avez un problème avec un proche, un collègue. Quelque chose qu’il ou elle a fait vous a gêné/blessé/lésé mais vous n’avez pas osé exprimer ce sentiment sur le moment. Du coup vous gardez ça en vous, ça tourne en boucle dans votre tête et c’est réactivé dès que vous côtoyez cette personne. Inévitablement quand cette personne refait la même erreur, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, vous explosez, le conflit éclate et les deux parties se braquent sans que rien de bon n’en ressorte.

“…vous gardez ça en vous, ça tourne en boucle dans votre tête et c’est réactivé dès que vous côtoyez cette personne. Inévitablement […] le conflit éclate et les deux parties se braquent sans que rien de bon n’en ressorte.”

Je vous propose d’appliquer dans ces cas-là une technique très simple.

Premièrement, profitez d’un moment où vous êtes au calme pour revisionner dans votre tête le premier conflit. Analysez concrètement et très simplement le geste/la parole qui vous a gêné. Mettez des mots sur ce que ça a généré chez vous (malaise, colère,etc.) puis quand vous recroisez cette personne (mais pas en coup de vent il vous faut au moins  5 minutes pour pouvoir vous exprimer correctement et elle vous répondre) vous lui en parlez.

Calmement vous exprimez, en faisant des phrases très courtes, quel comportement vous a gêné et les conséquences que ce comportement a eu sur vous. Généralement, comme les gens sont peu habitués à la franchise en société, votre interlocuteur va être mal à l’aise ou va chercher à se défendre c’est pourquoi vous devez rester calme et rassurant. Si vous voulez sincèrement que ce conflit se termine et trouve une issue positive vous devez y mettre tout votre cœur et il faut que ça se voit. La personne ne doit pas se sentir attaqué c’est très important. Vous êtes là, il y a un fait qui s’est produit qui ne vous convient pas et vous l’exprimez calmement et de manière constructive.

“vous devez y mettre tout votre cœur et il faut que ça se voit. La personne ne doit pas se sentir attaqué c’est très important.”

Et là souvent ce sera la surprise car souvent la personne va souvent vous répondre quelque chose inattendu. Vous vous rendrez alors compte que vous projetez beaucoup d’idées sur les autres. Vous pensiez que votre collègue était froid et distant parce qu’il ne vous aimait pas alors que c’est parce que vous même une fois ne lui avez pas fait la bise et que depuis il ne savait plus comment agir avec vous. Des exemples comme ça j’en ai en pagaille. Voici les plus récents.

conflit travail

DÉSAMORÇAGE DE SITUATION NUMÉRO 1/

Je vais faire la bise à un collègue que je ne connais que depuis quelques jours. Il se lève et je lui dis avec étonnement :

” – Rha ben dis-donc qu’est-ce que t’es grand j’avais pas remarqué à ce point!”

Lui : “- Ouais et ça va avec tout le reste” (sourire idiot)

Sur ce il s’en va et je reste con. Le temps que je me dise “-Mais il m’a bien parlé de sa bite où j’ai rêvé ?” il était déjà parti. Les jours suivants malaise de mon côté, je n’ai plus envie d’aller lui faire la bise car je trouve ce genre de réflexion totalement déplacée et je me dis super, encore un gros con obsédé!

Malaise les jours suivants puis arrive un jour où nous devons collaborer ensemble sur un projet. Je lui fais une demande (professionnelle) dès le tout début de la discussion et il s’énerve sans raison, me dit que de toute façon oui il va le faire, que je n’ai qu’à continuer à travailler sans faire attention à lui parce qu’il n’est qu’un pauvre “sous-fifre”… Je vais le voir calmement et je lui explique que je ne comprends pas pourquoi il s’énerve comme ça, que je lui ai simplement formulé une demande professionnelle (j’avais bien compris qu’il n’avait pas saisi pourquoi j’étais passé de la cordialité à l’ignorance). Je lui dit alors calmement et simplement que si lui semble sensible à la façon dont je viens de lui parler, moi aussi je suis sensible et que la réflexion qu’il m’a fait la dernière fois sur son organe génital m’a vraiment gênée et que c’est depuis que j’ai pris mes distances.

“Il a vraiment été d’abord très mal à l’aise puis très surpris et finalement en deux minutes la tension est retombée et le conflit s’est totalement désamorcé.”

Il a vraiment été d’abord très mal à l’aise puis très surpris et finalement en deux minutes la tension est retombée et le conflit s’est totalement désamorcé. Il m’a dit que c’était vraiment une blague pour lui, qu’il avait une copine qu’il aimait et n’en cherchait pas d’autre. Moi je lui ai dit de faire attention la prochaine fois parce que si lui a dit ça “pour rire” certains harcèlent vraiment lourdement et que c’est normal qu’une femme prenne ses distances suite à une telle réflexion. Finalement la journée de travail s’est terminée cordialement, presque dans une bonne ambiance ! C’aurait été il y a encore quelques années je n’aurais rien dit, nous serions restés sur ce malentendu et chaque collaboration aurait été un enfer. Ce qui vous en conviendrez, aurait été dommage !

Entretien embauche conseil

DÉSAMORÇAGE DE SITUATION NUMÉRO 2/

Entretien d’embauche avec une personne très haut placée dans ma hiérarchie. Candidature spontanée pour présenter mon travail afin que la personne me connaisse si un jour se présente un poste sur lequel il me verrait éventuellement compétente. L’homme, la petite quarantaine, est stressé par un contexte professionnel très tendu. Après être arrivé en retard d’une demi-heure il m’annonce sourire au lèvre qu’il sort de réunion exprès pour notre entretien et que je vais devoir faire notre entretien comme un speed dating, que je dois le convaincre en 7 minutes. Rire intérieur énorme vous imaginez. Je venais de me lever à quatre heures du matin pour faire sept heures de train (payées à mes frais sur mon maigre salaire) afin de le rencontrer et j’avais mon train de retour juste après notre rendez-vous puisque je n’ai pas de quoi me payer une nuit sur Paris. Donc quatorze heures de train dans une journée pour 150 euros (glups) juste pour le rencontrer 7 minutes. Donc là je déglutis un bon coup, je lui dis que non quand même ce serait un peu abusé, il comprend que je ne vais pas lâcher et consent à m’accorder mes vingt minutes (qui se sont transformé en trente). Déjà ça démarrait un peu mal…
Nous commençons l’entretien et je lui explique mes qualités professionnelles (qui se trouvent être dans deux domaines : l’animation et le journalisme) puis l’atmosphère se tend. Il ne comprend pas pourquoi je postule , si je suis une journaliste ou une animatrice. Me prends presque pour une diva intéressée par la notoriété de son entreprise alors que je veux juste faire un job qui me passionne. Bref, on ne se comprend pas, il me pose encore quelques questions pièges assez inutiles et je coupe court au massacre d’une manière assez désarmante pour lui :

-Bon eh bien écoutez vous m’avez demandé de me présenter, je me présente à vous telle que je suis avec mon double profil d’animatrice et de journaliste. C’est ce que je suis je ne vais pas tronquer la moitié de ma personne puisque je suis ici justement pour vous montrer qui je suis afin que vous sachiez au mieux sur quel type de poste vous pourriez me placer si ma candidature vous intéresse. Je ne veux pas travailler sur votre média pour la notoriété mais uniquement parce que les émissions que vous produisez collent à ce que je veux et suis capable de faire.”

“Maintenant je vois bien que vous ne semblez intéressé ni par ma personnalité ni par mon profil donc écoutez ce n’est pas grave, si les choses doivent se faire elles se feront et sinon y’a pas mort d’homme.”

“Maintenant je vois bien que vous ne semblez intéressé ni par ma personnalité ni par mon profil donc écoutez ce n’est pas grave, si les choses doivent se faire elles se feront et sinon y’a pas mort d’homme. Je sais ce que je vaux et je ne me présente devant vous que parce que je me sais capable de collaborer avec vous et d’apporter quelque chose à votre entreprise. Ceci dit je vois bien qu’aujourd’hui entre nous la communication ne passe pas mais ce n’est pas grave, c’est juste le signe que ça ne doit pas se faire.”

D’un coup la tension qui montait, montait, montait est descendue. J’ai vu qu’il était étonné de ma réponse, comme si d’habitude un candidat en recherche d’emploi devait s’écraser, être stressé et ne pas exprimer ce qu’il ressent. Eh bien non, savoir communiquer c’est aussi avoir le courage de dire ce que l’on pense même à un supérieur, même quand on est en position “de faiblesse”. C’est même je pense le meilleur moment pour être clair avec soi et avec les autres. Si vous relisez mes phrases je ne dis rien de méchant ou d’impoli. Je mets simplement fin à une situation désagréable et à une situation qui peut dégénérer.

“savoir communiquer c’est aussi avoir le courage de dire ce que l’on pense même à un supérieur, même quand on est en position “de faiblesse”.”

Finalement lui est assez étonné et ne sait plus trop quoi répondre à ce que je viens de lui dire. Nous terminons l’entretien dans le calme et il finit tout de même par me dire qu’il aimerait que je lui envoie encore un autre échantillon de mon travail afin qu’il voit mieux ce que je suis capable de faire. Ou comment retourner un entretien qui allait partir en cacahuète 🙂
Quelques mois plus tard j’apprendrais même que cette personne ne dit que du bien de moi et de l’entretien que nous avons eu.

Exprimer une vérité fondée : un soulagement pour vous et pour les autres :

Ces deux exemples sont  là pour vous montrer à quel point vous ne devez pas présumer de ce que l’autre en face pense de vous. Vous n’êtes pas dans le cerveau des gens, vous êtes uniquement dans le vôtre et si vous êtes complexe les autres le sont aussi. Aussi pour être sûr que les autres vous comprennent dites-leur ce que vous pensez. Exprimez-vous clairement et calmement et l’on ne pourra jamais vous le reprocher.

citation vérité

Tout le monde y gagne ! Les gens n’auront plus à se demander ce que vous pensez : ils le sauront.

Pour le reste, vous pouvez masquer certains pensées c’est de la stratégie et c’est encore autre chose. Ce qui est dit dans cet article s’applique à tout ce qui relève du conflit avec autrui.

Pour conclure je vous invite à méditer sur cette pensée de Socrate qui est en plein dans note thème :

Les trois tamis de Socrate :

Un jour, quelqu’un vint voir Socrate et lui dit :
– Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.
– Arrête ! Interrompit l’homme sage. As tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
– Trois tamis ? dit l’autre, empli d’étonnement.
– Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu a as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est de celui de la Vérité. As tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ?
– Non; je l’ai entendu raconter, et …
– Bien, bien. Mais assurément, tu l’as fait passer à travers le deuxième tamis. C’est celui de la Bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n’est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?
Hésitant, l’autre répondit : non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire …
– Hum, dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as à me dire …
– Utile ? Pas précisément.
– Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier …

Et vous, quel rapport entretenez-vous avec a vérité et la franchise dans votre vie?

Avez-vous été élevé à ne rien dire puis avez-vus brisé les chaînes une fois adulte ou au contraire êtes-vous encore tenu par ce cercle infernal ?

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (15)

  1. En fait, ça relève presque du bon sens mais, comme l’autre attaque pour se défendre et qu’on ne comprend pas pourquoi alors on se défend aussi, et ça n’en finit pas…

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    Melgane - 9 mai 2016
    1. Oui mais malheureusement la majorité d’entre nous oublie les “évidences” alors retrouvons et mettons en application les évidences oubliées ^^

      Répondre
      Ca Se Saurait - 10 mai 2016
  2. Être franc est une chose, savoir communiquer est une autre chose (tout aussi complexe), si l’on maitrise les 2 à priori on peut s’exprimer facilement même sur les sujets qui fâchent.
    Le vrai problème qui va avec cela c’est que peu de personnes aiment ou encaissent la franchise quand elle leur tombe dessus.

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    Eric - 24 janvier 2016
  3. Je ne partage pas ta vision des choses.
    Je prône évidement le “il faut penser ce qu’on dit” mais pas du tout le “il faut dire ce qu’on pense”.
    Tout simplement car il y a toujours un contexte et qu’on peut soit par fatigue, ennervement, stress penser certaines choses qui s’averent inexactes.
    Pour ma part je prefere faire preuve d’un peu de recul. Donc là par contre je vais carrément dans le sens de certains de tes exemples où quand tu vois qu’il y a un probleme tu vas voir (à posteriori) la personne pour t’expliquer. ça s’est constructif.
    Par contre j’aime pas trop et regrette l’attitude de certaines personnes qui sous pretexte de franchise se permettent de dire tout ce qu’elles veulent et en plus s’en vante ouvertement en présentant cela comme une énorme qualité. Et quand on leur fait remarqué leur manque de justesse ou les conséquences de leur excés elles nous répondent “ah ben moi je suis comme ça 100 % franche faut faire avec” ou bien au mieux avoue “sur le coup ne pas avoir pensé aux conséquences de leurs dires”.

    Sur ton exemple 1. Je trouve la remarque de ton collegue déplacée mais en aucun cas je ne vois un début de harcélement. Et ta remarque sur son physique était aussi déplacée : d’autant que les personnes de grande taille sont souvent mal à l’aise dans leur corps. Sur ton 2eme exemple tu décris bien ton contexte (150 euros de ta poche et 14 heures de train dans la journée) mais qu’en était il de celui de ton collegue au moment de la remarque : peut etre une sale journée, peut etre des problemes perso, professionnelles, peut etre qu’on lui fait sans arret des remarques sur sa taille, peut etre ennervé que tu fasses une remarques sur son physique etc…

    Pour finir j’aime pas du tout l’histoire de Socrates et j’espere qu’en tant que journaliste tu n’appliques pas cette façon de voir les choses.
    1) Qu’appelles tu une information vérifiée ? le “quelqu’un m’a dit ” est une vérité il suffit de bien le signaler.
    2) Alors on annonce que les bonnes nouvelles ?
    3) Alors on annonce que les choses utiles ?
    D’autant que les choses “utiles” ou “bonnes” ne sont pas les memes pour tout le monde.

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    Seb - 24 août 2015
    1. En un mot comme en cent Seb “Chacun son avis” ^^

      Bien sûr ce que je développe dans cet article serait mieux expliqué sur plus de lignes donc tu n’as pas, je pense, saisis la nuance qui veut que je ne dis pas ici qu’il faille “tout le temps dire la vérité”. Je dis juste qu’il faut dire, d’une certaine manière, les vérités qui rongent et empêchent de bonnes relations et selon chacun son ressenti.
      Le but ici n’est que d’être dans des vérités positives donc, non, le but n’est pas de dire qu’il faut TOUT dire, je pense que c’est assez bien précisé dans l’article (de manière générale Seb j’ai l’impression que tu lis les articles très vite car à chaque fois tes commentaires me laissent penser que tu ne saisis pas du tout des choses que j’explique pourtant très clairement dans l’article), si en lisant cet article tu as compris “il faut tout dire” ben je ne peux pas faire grand chose hormis te dire de mieux le relire…Même remarque pour l’exemple n°1 et n°2, il ne s’agit pas des mêmes personnes…

      Pour l’exemple avec mon collègue je n’ai pas dis que sa remarque constituait un début de harcèlement , juste qu’elle m’as mise mal à l’aise notamment parce que j’avais eu à subir du harcèlement par le passé. Et non, définitivement tu ne peux pas mettre au même niveau une réflexion sur la taille d’une personne et celle qu’il ma répondu sur son organe génital, ça n’a juste pas la même connotation sociale ou “sous-entendue” donc non, là je ne te rejoins pas du tout. Egalement, tu me rétorque à chaque fois que j’ai donné un exemple que eux aussi avaient peut-être eu une mauvaise journée, mais là n’est pas le problème, ce n’est en rien incompatible. Qu’ils aient eu ou non une mauvaise journée ne change rien, ça ajoute même de la force à ce que je dis : mieux vaut alors désamorcer la situation en communiquant positivement et calmement.

      Quant à ta phrase “Je prône évidement le “il faut penser ce qu’on dit” mais pas du tout le “il faut dire ce qu’on pense”.
      Tout simplement car il y a toujours un contexte et qu’on peut soit par fatigue, énervement, stress penser certaines choses qui s’avèrent inexactes.”
      c’est exactement pour ça que je prône la discussion avec l’autre : pour désamorcer ces pensées que l’on peut avoir, qui sont fausses pour X ou Y rausons et qui empoissonnent une relation alors qu’une discussion suffirait pour tout désamorcer 🙂
      Ceci dit je suis tout à fait d’accord avec toi sur ceux qui se disent 100 % franc et qui partent dans l’autre excès, stupide, de tout dire (c’est l’idée que je fais passer en donnant l’exemple de celui qui va te dire “-Tiens t’as un bouton sur le front” : aucun intérêt.

      Et non, l’histoire de Socrate ne s’applique pas au journalisme qui n’a rien à voir dans cet article traitant uniquement des relations humaines interpersonnelles 🙂

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      Ca Se Saurait - 26 août 2015
  4. Je suis très/trop honnête et ça m’a souvent desservi par le passé. J’ai souvent été en conflit avec ma hiérarchie simplement parce que j’avais un malin plaisir à les mettre face à leurs contradictions. A part m’empêcher d’évoluer rien de bon n’en a découlé.
    Au niveau amicale j’avais pour habitude de dire “un véritable ami dit toujours la vérité qu’elle soit bonne ou blessante”. Combien d’amis ai-je perdu suite à mes vérités.

    Maintenant, je ne suis honnête que lorsque la situation me pose réellement problème. Je ne suis pas non plus devenue hypocrite mais je préfère éviter une situation qui me gêne plutôt que de l’affronter pour des broutilles. Je dois avouer que ça me démange souvent ais j’arrive de mieux en mieux à me contrôler.
    La sagesse vient avec l’âge 😉

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    monica - 18 août 2015
    1. HaHa chez toi aussi ça vient avec l’âge 🙂 (en plus maintenant attention tu deviens un modèle pour ton enfant ^^)
      La vérité à tout prix est je pense une idée puérile car beaucoup de situations montrent que ce n’est vraiment pas la meilleure solution.

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      Ca Se Saurait - 18 août 2015
  5. J’ai été élevée à ne rien dire, je ne suis donc pas du genre à exprimer mes ressentis. J’y travaille, j’y travaille dur maintenant depuis quelques temps, mon but étant d’atteindre le comportement cité dans tes exemples, j’ai espoir!
    Merci pour cet article!

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    Cendra - 16 août 2015
    1. Le début de la résolution d’un problème c’est d’en prendre compte. J’en ai fait tellement de fois l’expérience que je peux te l’assurer !
      Ça va venir, mais doucement !

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      Ca Se Saurait - 17 août 2015
  6. J’aimerais beaucoup pouvoir dire que je suis aussi sincère que toi!
    J’ai grandi dans un environnement ou on ne se disait rien. Du coup, j’essaie d’évoluer vers plus de franchise, mais c’est dur. Etrangement, communiquer das une langue étrangère (je vis en allemagne) m’a beaucoup aidée. Impossible de dire les choses de facon alambiquées ou d’etre sure d’avoir compris les sous-entendus, du coup je suis obligée de m’exprimer beaucoup plus! Et quel soulagement! Et tout le monde a l’air content!
    Mon compagnon m’aide beaucoup aussi, il sait me faire dire ce que j’aurais tendance à garder sur moi.

    Répondre
    Kellya - 15 août 2015
    1. Salut Kellya,
      Tu sais j’ai justement dans ma famille un mélange des deux : des gens qui disent tout voire bêtement et d’autres qui ne disent rien, gardent tout au fond et ça engendre pleins de problème alors perso moi c’est vraiment une volonté de ne pas reproduire les non-dits donc tout ça pour dire que justement le fait que tu ais pu observer les dégâts des non-dits dans une famille et que ça t’ai beaucoup peiné vont te donner encore plus de force pour ne pas reproduire la même erreur. Le tout sera de rester dans l’équilibre et de ne pas devenir extrême dans l’autre sens en réaction.
      Pas mal l’idée de s’exprimer dans une autre langue : belle idée de thérapie pour les cas désespérés tiens ! (ceci dit je pense que pour beaucoup quand même la barrière de a langue coupe encore plus l’envie de communiquer). Exemple, l’autre soir en rentrant de l’aéroport j’avais une heure et demi de transport jusqu’à mon domicile et j’ai croisé un colombien qui cherchait à s’y retrouver dans les transports en commun. Mon espagnol date du lycée mais il m’a dit qu’il trouvait que j’arrivais très bien à me faire comprendre parce que j’avais cette envie de communiquer et qu’il comprenait tout ce que je lui disais malgré le fait que je cherche mes mots 🙂

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      Ca Se Saurait - 16 août 2015
  7. Je suis habituellement une personne très franche !
    Mais depuis des années je tente de l’être au maximum dans le bon sens, c’est à dire que j’évite d’accorder de l’importance à ce qui n’en mérite pas (pas besoin d’être franc comme ça, je passe à autre chose et c’est vraiment pas plus mal !) et je désamorce les situations délicates qui stagnent par de la franchise.
    Cependant je suis dans une situation sans queue ni tête avec des personnes “proches” on va, j’ai beau tenter de ne pas accorder d’importance à certaines choses ces personnes m’y ramènent sans arrêt, j’ai tenté de régler les choses avec une franchise bienveillante et ça ne marche pas… Je pense que le problème vient en partie de moi car je dois avoir du mal à formuler les choses d’une manière suffisamment calme & posée, mais je pense aussi que de l’autre côté il y a un sérieux manque d’écoute et de désir de compréhension. Ca en devient pesant, et pour le coup c’est difficile de se sortir d’une telle situation ! On tourne en rond ^^
    Ton article est très bon en tous cas !

    Répondre
    Natacha - 14 août 2015
    1. Salut Nathacha,

      Merci pour ce gentil commentaire car on ne sait jamais comment des articles écrits comme ça seront perçus 🙂
      Pour la situation avec ta famille, je crois que c’est vraiment dans ce contexte là que c’est le plus difficile de dire les choses calmement car en famille chacun a un “rôle” attitré depuis sa naissance (rôle qu’il a pris ou qu’on lui a attribué) et dès que l’on grandit et que l’on change, que l’on sort de ce rôle parfois étouffant ou qui ne nous correspond pas on déséquilibre les habitudes de ce petit cocon qu’est la famille et qui fonctionne principalement sur cet équilibre entre les différents rôles. Changer, se changer c’est bouleverser sa famille et tout le monde n’est pas prêt à ça. Parfois avec du temps et de la douceur ça marche, tu arrive à faire comprendre qui tu es vraiment et ça va mieux, parfois certains se braquent et il devient alors plus toxique qu’autre chose de les côtoyer et à ce moment-là parfois il faut couper le contact… dans quelle situation penses-tu être ?

      Répondre
      Ca Se Saurait - 15 août 2015
  8. Ohlala !!! Moi je suis la franchise et l’honnêteté incarnée… malgré moi !!!
    Je ne sais pas mentir, quand j’aime pas quelqu’un je lui envoie des ondes d’hostilité sans même bouger (et sans le vouloir !!!) et si j’ai fait une erreur, j’ai un air coupable qui se voit à des km…
    L’avantage c’est que j’ai appris à faire avec ^_^
    Mon problème, ce que j’essaie d’améliorer encore et encore, c’est mon implication émotionnelle… Je suis une passionnée et le côté “calmement”, selon les circonstances, c’est pas trop ça…
    Mais bon, je suis complètement d’accord avec ton article, c’est une technique que j’emploie sur les chantiers où je travaille et où c’est souvent un beau concours de patate chaude et d’hypocrisie et la technique de couper court calmement et de recentrer le débat en disant franchement ce qui ne va pas à qui de droit, ça marche très bien !!!
    Et la phrase de Socrate, je me la mets sur l’oreille pour plus tard, à méditer !!!

    Répondre
    Marike & Co - 14 août 2015
    1. Salut Marike,

      Le problème comme tu le sais avec la franchise trop exacerbé et surtout “mal ajustée” c’est que justement on peut faire plus de mal qu’autre chose comme ça. “L’enfer est pavé de bonnes intentions”
      Pas mal hein la réflexion des tamis de Socrate 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 14 août 2015