Réapproprions-nous nos vies !

La vie en société permet que chacun ait sa spécialité pour en “faire profiter” l’autre. Une organisation sociale qui semble nécessaire, voire agréable, mais qui doit être aujourd’hui totalement repensée pour arrêter de paupériser la majorité au profit d’une minorité.

Etat liberticide

Et si, pour bien vivre dans le système actuel nous empruntions le sentier de l’autonomie ? Et si, réapprendre à être moins dépendants était la clef pour avoir besoin de moins d’argent et plutôt profiter de son temps ? Un début de piste pour nous réapproprier nos vies mais qui ne suffira pas…

Nos vies nous échappent totalement :

Nous sommes dépossédés de nos vies. Nous ne savons plus rien faire hormis travailler, consommer, dormir et recommencer le lendemain. Nous travaillons toujours plus pour nous offrir un confort, des bien et des services que nous pourrions très simplement nous procurer par nous-même. Nos vies actuelles, en mobilisant les trois quarts de notre temps à un travail spécialisé, nous empêchent de disposer du temps nécessaire aux activités qui nous permettraient d’être autonomes (jardinage, couture, cuisine, etc.) et donc de ne pas avoir à travailler…

Notre société nous oblige à déléguer le moindre acte de nos vies (récolte, élevage construction, éducation, pratiques de santé, etc.). Si vous souhaitez en sortir, impossible. Vous n’avez pas le droit d’habiter sur une parcelle de terre dont tout le monde se fout, il vous faudra une autorisation et payer des taxes. Vous n’avez pas le droit de vouloir élever vos enfants à la maison sans être la plupart du temps emm*** par des contrôleurs généralement peu favorable à ce que vous faites. Vous devez accepter que l’on vous injecte ce que l’on vous demande quand on vous le demande et sans trop poser de questions. Vous n’aviez, jusqu’à peu, pas le droit de planter les graines que vous souhaitiez dans votre propre jardin. Bref, on ne peut plus effectuer le moindre acte sans avoir à mettre la main au porte-monnaie d’une manière ou d’une autre. Sortir de cela est quasi impossible. Si vous souhaitez ne plus travailler et sortir du système on vous court toujours après pour vous demander de payer ceci ou cela, de contribuer.

Alors, s’il est important d’avoir des services publics et une solidarité nationale (notamment pour la santé), je crois qu’il est temps de repenser totalement cette servilité qui nous emprisonne depuis trop longtemps.

Nous ne sommes absolument pas libres, même pas un peu. Et ce n’est pas nouveau. Avant nous étions asservis par la peau de la religion, on nous tenait une morale qui ne s’appliquait qu’à certains. Aujourd’hui de nouvelles formes d’asservissement se répandent. Nous sommes seulement libres de choisir entre tel job stressant ou tel autre peu épanouissant… Libres de se faire radier si nous refusons un emploi sous payé et sous qualifié parce que nous refusons que chômage rime avec abattage. Libres de devoir payer vingt pour cent sur tout ce que nous achetons pour ensuite n’avoir aucun droit de regard sur ce qui est fait avec. Libres de nous faire sermonner comme des enfants chaque matin dans tous les médias par les dix pour cent de puissants qui n’ont pas un début d’idée de ce que galérer veut réellement dire (et qui ne risquent pas de nous aider à nous en sortir car finalement, pour eux, tout va bien).

Est-ce acceptable ? Avons-nous envie de continuer ainsi ? C’est à chacun d’y répondre.

“une véritable lame de fond traverse nos peuples occidentaux qui ont assez soupé du capitalisme et de ses dérives qui nous rendent malheureux, malades et dépendants.”

Ce n’est pour l’instant qu’un comportement marginal en France, mais une véritable lame de fond traverse nos peuples occidentaux qui ont assez soupé du capitalisme et de ses dérives qui nous rendent malheureux, malades et dépendants. Cette solidarité de société que nous avons déjà (en travaillant les uns pour les autres), nous pouvons la retrouver à un niveau plus local pour en tirer le meilleur plutôt que de tout voir nous échapper. Plutôt que de travailler pour nourrir une élite qui s’engraisse sur notre dos.

Le système actuel ne profite à personne, ou si peu !

De nos jours l’État, censé agir pour notre bien et à notre service, confisque notre autonomie avec si peu de contrepartie et laisse faire les entreprises privées à quasiment réduire en esclavage les peuples pour servir l’intérêt de quelques-uns. Les tribunaux ont des délais à rallonge et rendent impossible une justice correcte. Les hôpitaux et leur personnel sont au bord du burn out généralisé, médecins, infirmières et aides soignants voient leurs heures supplémentaires s’allonger à l’infini pour remédier à l’urgence mais jamais rémunérées. Les écoles et universités sont surchargées, leurs locaux détériorés et les professeurs abattus par des réformes contre productives. La Sécurité sociale va bientôt ne plus rien nous rembourser.

“De nos jours l’Etat, censé agir pour notre bien et à notre service, confisque notre autonomie avec si peu de contrepartie.”

Bref, à quoi servent nos impôts qui ne cessent d’augmenter pendant que les services rendus se réduisent à peau de chagrin ? À quoi servent nos instances publiques puisqu’elles ne nous protègent plus de rien ?

Je me sens dépossédée. Dépossédée de mes libertés de citoyenne et enchaînée à des obligations de plus en plus lourdes.

J’en ai ras le bol de flipper de prendre cent euros d’amende au moindre “5 km/h a dessus de la limite”. Marre de ne pas pouvoir vendre un seul petit bouquin que j’écris sans me faire immédiatement spolier plus de la moitié de ce que je vends par des gens qui n’ont à aucun moment participés à m’aider. Marre d’allonger, d’allonger, d’allonger, de donner ma jeunesse, mon énergie pour un pays qui ne me rendra jamais tout ce que je sacrifie.

Je suis jeune, en bonne santé. Je n’ai jamais réellement touché d’aides quand j’en avais besoin (alors que je travaille depuis mes 16 ans, et dur, pour participer au PIB national). Quand il m’est arrivé d’aller à l’hôpital j’ai patienté une dizaine d’heures et subi une erreur médicale. Quand j’ai porté plainte au commissariat, ou eu affaire à la justice en tant que victime, je n’ai pas eu gain de cause (ou trop tard) et ai dû faire face à des lourdeurs administratives qui en feraient abandonner plus d’un en cours de route. La police n’est jamais vraiment là quand il faut. Les transports en communs se délitent. Seuls mes passages au sein de l’éducation nationale étaient à peu près corrects. Quant aux pratiques internes des entreprises privées comme public, je préfère ne pas m’y attarder…

“Bref, je paie sans arrêt mais quand je veux faire valoir mes droits je me rends compte que, soit cela me coûte encore de l’argent, soit les lenteurs sont telles que j’abandonne.[…] Je me sens dépossédée. Dépossédée de mes libertés de citoyenne et enchaînée à des obligations de plus en plus lourdes.”

Justice inneficace

Que recevez-vous en retour de tout ce que vous payez ? Déconsidération, mépris et inefficacité :

Pour tout ce que moi et ma famille avons donné, cotisé à l’État, sué comme heures de travail abrutissants dans nos entreprises, que nous a-t-il été rendu ? Trop peu. Bien trop peu.

En contrepartie j’ai subi les rouages destructeurs de la précarité, vu des proches sacrifier leur santé mentale et physique pour quelques euros de primes mensuelles, vu 25 % de mon salaire prélevé chaque mois, subi inefficacité totale de la plupart des administrations, observé les réformes politiciennes inutiles, vu ma banque littéralement me spolier à chaque dépassement de découvert autorisé (alors que nos dirigeants ont choisi de les renflouer avec nos sous lors de la “crise”). Le tout sans que jamais l’État n’intervienne ou ne s’en inquiète.

Bref, je paie sans arrêt mais quand je veux faire valoir mes droits je me rends compte que, soit cela me coûte encore de l’argent, soit les lenteurs sont telles que j’abandonne. Alors il serait peut-être temps que nous nous réveillions les amis.

Pourquoi croyez-vous que notre société s'”uberise“, que les circuits parallèles et nouveaux modes de consommation se multiplient ?

Ce ne sont pas des phénomènes de société aussi “funs” qu’on veut bien nous le montrer… ce sont tout simplement des réponses à notre société sclérosée et au bord de l’agonie.

Mais alors comment avoir une vie un tant soit peu heureuse dans ce monde de fou ?!

La crise dont on nous rebat les oreilles est une chimère. L’argent est bel et bien là mais il ne se répartit plus comme il faut, est confisqué par les hautes sphères (étatiques comme privées).

Alors pour agir un tant soit peu contre cette situation qui nous échappe complètement, réapproprions-nous nos vies. Certaines choses sont impossibles mais d’autres sont à portée de main. Nous ne pouvons nous plaindre sans chercher à agir ensuite concrètement.

“Apprenons à faire nous-même et le plus possible d’objets et fournitures qui font notre quotidien pour arrêter de dépenser nos maigres salaires en produits Made In China hors de prix et prévus pour devenir défaillants.”

À l’aune de cette année électorale, refusons de voter encore et encore pour des égoïstes intéressés uniquement par leur carrière. Apprenons à faire nous-même et le plus possible d’objets et fournitures qui font notre quotidien pour éviter de dépenser nos maigres salaires en produits Made In China prévus pour devenir défaillants et nous pousser à acheter toujours plus. Refusons de consommer bêtement. Consommons le plus local et solidaire possible pour faire vivre ceux qui nous entourent, là, juste à côté et qui crèvent. Apprenons à nous soigner le plus naturellement possible. Soyons indépendants d’esprits en sélectionnant des médias et ouvrages un peu moins attendus et abrutissants que la soupe qu’on tente de nous vendre chaque jour.

Tout ça pour apprendre à redevenir le plus in-dé-pen-dants possible.

C’est important, c’est notre avenir, même si malheureusement ça ne règle pas grand-chose au problème qui doit être pensé plus globalement.

“se mettre totalement en marge du système, élever seuls vos enfants, vivre avec très peu de sous c’est bien mais ça atteint toujours sa limite. […] Donc réapproprions-nous nos vies oui, mais comprenons que sans un changement global rien ne changera vraiment, nous serons toujours aussi limité.”

Je ne sais pas si la situation actuelle est pire ou moins mauvaise qu’avant, elle est différente. Nous étions moins nombreux, la religion et le patriotisme aveugle remplaçaient la consommation, beaucoup travaillaient déjà dur pour un salaire de misère. Bref, je ne dis pas que “c’était mieux avant”, pas du tout mais simplement que c’est inacceptable aujourd’hui. Malheureusement, de nos jours, même devenir plus indépendant ne règle pas du tout le problème, n’est qu’un pis-aller. Pourquoi ? Parce que si vous voulez  que vos enfants puissent faire le métier qu’ils veulent il vous faudra de l’argent pour payer leur école. Parce qu’avoir de l’argent c’est accéder à tout ce qui facilite et rend la vie plus belle. Parce que tout notre système n’est basé que sur l’argent.

Se mettre totalement en marge du système, élever seuls vos enfants, vivre avec très peu de sous est louable comme intention mais ça atteint très vite sa limite. Une fois vos enfants plus grands, vous aurez besoin d ‘argent pour leur payer une école si vous voulez leur permettre d’accéder à leurs rêves. Voilà le genre d’exemple qui nous prouve que pour nous réapproprier nos vies complètement nous devons avant tout changer le système dans sa globalité. Donc réapproprions-nous nos vies oui, mais comprenons que sans un changement complet rien ne changera vraiment, nous serons toujours aussi limité.

Quoi qu’il en soit, ici et maintenant, cher Etat, toi qui m’oblige à payer des impôts, à respecter des règles toujours plus drastiques et absurdes en échange de… presque rien. Toi qui mène des guerres en mon nom, en France ou ailleurs, alors que je les refuse du plus profond de mon âme. Toi qui veut aller jusqu’à avoir des droits sur mon corps en m’obligeant à prendre des vaccins dangereux. Toi qui surcharge tellement les médecins qu’ils en deviennent maltraitants avec moi car ils n’ont plus le temps. Toi qui surcharge tellement les magistrats et les prisons que justice ne peut m’être rendue. Toi qui n’en a rien à foutre de nous. Toi qui est en train de faire triompher la médiocrité, la misère et la crétinerie tout en profitant des dernières miettes en compagnie de ceux qui nous spolient. Sache que de nouvelles générations arrivent et qu’elles comptent bien se réapproprier leurs vies sans te demander ton avis.

Nouvelle génération

 

PS: Vous avez aimé cet article ? Retrouvez cet état d’esprit dans mon premier essai  Métro, boulot.. bonheur !

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (14)

  1. En tous les cas, le fait de déléguer tout peut être véritablement dangereux. C’est ce que la majorité d’entre-nous avons fait en laissant notre alimentation à l’agriculture dite moderne, puis aux industriels. Au bout de la chaîne, il y a également les distributeurs qui sont souvent bien incapables d’expliquer ce qu’ils vendent aux consommateurs. Légalement, ils ont obligation de répondre aux questions des gens. Mais si on fait le test dans une grande surface, il est clair que personne là-bas n’a la moindre idée de ce que contient vraiment ce que vous leur achetez !

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    Simon Tripnaux - 5 novembre 2016
    1. Exactement 🙂

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      Ca Se Saurait - 5 novembre 2016
  2. Notre système n’est basé que sur l’argent, et l’argent est un moyen d’échange, donc le principe de base est plutôt bon et juste. Et non l’argent ne “pourrit” pas ceux qui en ont ou pas, c’est vraiment la petite rengaine facile pour dé-responsabiliser les personnes.

    Je pense vraiment que notre système est à notre image, il est fait pour tout le monde donc forcement ne peut faire l’unanimité. Ce qui est intéressant c’est qu’il est mis en place par une minorité qui tente de le façonner selon sa vision (et forcement en s’y impliquant autant on apprend à s’en servir et à en profiter) et est appliqué par une majorité qui ne s’y intéresse que si peu dans l’ensemble (et forcement là ça devient dur d’en profiter quand soit on y comprend rien, soit on se réveille trop tard).

    Objectivement je pense que notre système est parfaitement adapté à notre société, et quand le décalage entre la société et le système mis en place se fait trop grand, on assiste à des mises à jour. Si les besoins de la société change, le système s’adaptera.

    Forcement ceux qui râlent le plus sont ceux qui en profitent le moins, paradoxalement ce sont aussi souvent ceux qui le soutiennent le plus. La plupart cesserait aussitôt de râler si les rôles étaient inversés (sans rien changer du système), et ne le trouveraient plus si mauvais que ça.

    Je pense que si il faudrait changer le système ça serait pour une alternative où ceux qui en profitent le moins n’aient pas envie de râler. Cela est-il seulement possible?

    Je suis d’accord avec toi sur le fait que ceux qui se sentent mal à l’aise avec leur mode de vie low cost et jetable doivent en changer en se “réappropriant” leur vie, mais bon concrètement en général ces mêmes personnes préfèrent que l’on leur mâche tout le travail dans tous les domaines. Il y’aura toujours un dominant et un dominé, la nature humaine est ainsi faite. Le problème du dominé, c’est qu’il oublie qu’il y’a interdépendance intrinsèque à cette situation. Le dominant lui ne l’oublie pas et compose avec.

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    Eric - 5 septembre 2016
    1. “Le problème du dominé, c’est qu’il oublie qu’il y’a interdépendance intrinsèque à cette situation. Le dominant lui ne l’oublie pas et compose avec.”

      Interdépendance, mon c*l !

      Oui, comme le chien dépend de la tique pour survivre ?

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      dodo - 30 septembre 2016
  3. Dans une société anarchiste au contraire, les droits de chacun sont préservés puisque la solidarité est au coeur du système. Et justement, l’anarchie c’est tout sauf le chaos puisque les règles existent.
    Elles sont justes établies par les individus eux-même, en accord avec leurs intérêts individuels et collectifs.
    Bref, on n’y est pas encore 🙂

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    la fille de l'encre - 5 septembre 2016
    1. Eh bien merci pour le rappel et dans ce sens-là alors oui je veux bien être anarchiste 🙂

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      Ca Se Saurait - 5 septembre 2016
  4. Un beau billet anarchiste comme on aimerait en lire plus souvent 🙂
    Belle journée

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    la fille de l'encre - 5 septembre 2016
    1. Salut La Fille ^^
      Je ne sais pas si je suis anarchiste (en tout cas je ne trouve pas que ce soit un super modèle de société, notamment pour la défense des droits des femmes) mais je suis pour la lucidité et la remise en question profonde de ce que nous vivons aujourd’hui : ça c’est sûr ! 🙂

      Merci pour ton gentil commentaire !

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      Ca Se Saurait - 5 septembre 2016
      1. Je ne vois pas bien le rapport entre le modèle anarchiste et la défense des droits des femmes … j’aimerai bien comprendre ce que tu veux dire parce que là, je pense qu’il y a une grosse grosse incompréhension 🙂
        On peut en discuter par mail si tu préfères !

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        la fille de l'encre - 5 septembre 2016
        1. Eh bien l’anarchisme prônant une liberté individuelle totale je pense alors qu’avec l’anarchie les droits des femmes reviendraient à l’âge de pierre. Après il y a pleins de façon de voir tout ça mais je t’avoue que l’anarchisme n’est pas le modèle social qui fait le plus rêver (peut-être ne suis-je pas tombée sur de bons textes à ce sujets^^).
          Effectivement, l’anarchisme se définit comme un “courant de philosophie politique basé sur des pratiques anti-autoritaires d’égalité sociale mais j’entendais par anarchisme plus le sens courant qu’on lui donne (c’est à dire le chaos), c’est tout 🙂

          Mais effectivement d’avoir lu un peu dessus pour te répondre m’a donné envie de m’y replonger !

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          Ca Se Saurait - 5 septembre 2016
  5. Hello Sabrina,
    Merci pour ce très bel article, écrit avec le coeur. J’ai aussi l’impression que l’on ne peut pas mettre un pied devant l’autre sans se demander si c’est bien autorisé. Ces contraintes tuent toute créativité. Tu as un projet mais une tonne de règlementations viennent te tomber dessus. Comme tu le soulignes, d’autres modes de consommation émergent. Pour ma part, je suis de plus en plus attirée par le minimalisme et tout achat est maintenant réfléchi -un peu obligée aussi 🙂 –

    Concernant le début de ton article, je prendrais l’exemple des femmes qui restaient au foyer, il y a quelques décennies. Elles n’étaient pas salariées mais contribuaient à l’économie du foyer. Fabrication des vêtements pour la famille, repas, ménage, courses, etc, tout ceci était un véritable travail mais pas rémunéré. Actuellement, la majorité des femmes qui occupent un emploi sont souvent obligées de déléguer ses tâches à des entreprises de services à la personne. Et là, ce travail est considéré car il est rémunéré.

    Toutes les époques ont leurs difficultés. Mais le manque de libertés est bien un des plus difficile à supporter. J’ai mis libertés au pluriel car la liberté, pour moi, n’existe pas. Bonne journée 🙂

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    Veronika - 5 septembre 2016
    1. Salut Veronika et merci pour tes commentaires toujours intéressants 🙂
      Oui, avant les femmes faisaient ce que font des entreprises aujourd’hui mais aujourd’hui, avec l’égalité, et si nous n’étions pas harassés par le stress et la vie moderne, nous pourrions retrouver le temps, hommes et femmes de refaire ce genre d’activités. Après, comme je le dis, malheureusement je pense que c’est le système global, basé sur l’argent qui pourri tout… mais est-ce qu’un système avec troc serait mieux ?
      Difficile d’avoir des idées toutes faites sur le sujet. Parfois je me dis que la monde tel qu’il est, même pourri, est peut-être au mieux de ce que nous pouvons faire tous ensemble (que les précédents ont fait au mieux, avec leurs erreurs), parfois je me dis tout le contraire.

      En tout cas je pense qu’il faut savoir aujourd’hui ce que nous voulons ou refusons pour nous et nos familles et ensuite agir en conséquence, au mieux que nous pouvons (pour que les suivants nous disent ensuite que ce qu’on a laissé s’installer est pourri ha ha !)
      Je pense aussi que la liberté totale n’existe pas ou alors en ermite dans la forêt et encore (et de toute façon sommes-nous intéressés par ce mode de vie ? ^^). La vie sociale implique des concessions, est-ce parce que nous sommes arrivés au bout d’un système parce que nous sommes de plus en plus nombreux que cela ne fonctionne plus correctement ? Est-ce parce que certains s’éveillent et refusent tout ce système qui a fait le bonheur de certains de nos ancêtres ? Une liberté plus grande serait-elle possible avec un nouveau système ou sommes-nous voués à reproduire sans arrêt les mécanismes de domination d’une minorité sur la majorité ?

      Ça en fait des questions ! Bises.

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      Ca Se Saurait - 5 septembre 2016
      1. Merci beaucoup pour ta réponse très détaillée. L’argent est très pratique pour les échanges, plus maniable que le troc. Ce dernier n’a pas totalement disparu et est même devenu un business via certaines plateformes. L’argent n’est pas mauvais en soi, c’est juste la nature humaine qui le perverti. Je pense qu’il y aura toujours une domination d’une minorité sur la majorité. Cela fait partie de la vie en société. On peut quand même espérer un système où cela soit plus vivable pour la dernière catégorie. Comme tu le dis, pas mal de questions en vue ! Bises et à bientôt 🙂

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        Veronika - 5 septembre 2016
        1. Oui, je pense aussi que le système en place n’est mauvais que parce que certains en abusent, font pertinemment des mauvais choix, se sont laissés aller. Je pense aussi que ça pourrait être mieux par quelques ajustements et ouais, si nous sommes là pour endurer la vie matérielle (là on part sur du spirituel) peut-être est-ce volontaire ?
          J’espère aussi, en tout cas j’agis à mon niveau sans rien attendre des autres mais en espérant quand même qu’on soit nombreux à avoir envie que cela change ^^

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          Ca Se Saurait - 5 septembre 2016