Pourquoi les mecs préfèrent traîner entre mecs ?

Hier j’ai publié sur ma page Facebook un article qui vous a beaucoup intéressés et fait réagir : “Pourquoi les mecs préfèrent les mecs” du blog Mexpliqueur.

Amitié masculine

Du coup, grande question du jour : les mecs préfèrent-ils réellement traîner entre mecs ? Et si oui, pourquoi ? D’ailleurs, beaucoup de femmes disent aussi préférer la compagnie des hommes… Les femmes sont-elles “moins sympas” et “fun” ?

On va donc parler… d’homo… socialité ! Pourquoi les mecs ont tendance à préférer la compagnie des mecs et pourquoi même les femmes s’y mettent !

L’homo socialité :

Avant de poursuivre cet article je vous invite à aller lire “Pourquoi les mecs préfèrent les mecs” du blog Mexpliqueur.

Pour les fainéants, morceaux choisis :

“[L’homosocialité] est un fléau qui peut toucher nos enfants dès le plus jeune âge. [C’est] est un terme pour décrire la tendance à avoir une préférence pour les personnes du même genre dans les relations non sexuelles. [C’est tout] un système qui fait qu’on commence par trouver normal d’être entre garçons dans la cour d’école et qu’on continue sans se poser de question à rester entre hommes dans les conseils d’administration ou les gouvernements.”

Un système qui fait qu’on commence par trouver normal d’être entre garçons dans la cour d’école et qu’on continue sans se poser de question à rester entre hommes dans les conseils d’administration ou les gouvernements.

“On vit dans une société misogyne et le masculin et le viril sont valorisés au détriment du féminin. Si les hommes sont les êtres supérieurs, quoi de plus naturel que de chercher leur compagnie ? [Et alors] se prouver à soi et aux autres hommes qu’on a notre place dans cette société masculine prime sur tout.”

“Dans le même temps on utilise les femmes comme des pions sur un jeu d’échecs pour établir une hiérarchie entre nous. Si on cherche à coucher avec une femme pour prouver qu’on est un vrai mec, c’est en grande partie pour le prouver aux autres hommes. Parce que [c’est leur] jugement [qui] compte pour nous. Au final les femmes en tant que personnes ne comptent pas tant que ça dans l’affaire. [C’est donc] un cercle vicieux où plus on est viril, plus on glorifie le masculin, plus on doit être misogyne et homophobe pour dissiper la tension inhérente à l’injonction à l’hétérosexualité dans une société qui hait les femmes.”

Ce qu’en pensent mes potes :

Un ami m’a écrit ceci à propos de cet article :

“Cet article sur l’homosocialité est pas mal. Mais il y a quand même des points discutables. Je m’y retrouve sur certains points, certes. Mais sur l’ensemble non. Je pense qu’il y a d’autres angles de vue que néglige l’article.
Déjà, concernant le sport mixte j’y crois pas trop. Ne serait-ce que comme tu me l’expliquais l’autre jour : les hommes ont naturellement une masse musculaire supérieure de près de 50 % aux femmes. Alors va dire à des femmes, même entraînées voire professionnelle, d’aller faire un match de rugby en top 14. Je ne suis pas sûr qu’elles finissent le match sans séquelles ! D’ailleurs,  je ne suis pas sûr que les sportives voudraient être « mixées » avec les mecs. 

Dans mon cas, mes amitiés se tissent via les affinités et points communs. Et comme à mon époque les joueuses de jeux vidéo ne courraient pas les rues… eh bien ça a été les mecs.

Jeux vidéos homme

Autre phénomène dont l’auteur ne parle pas : pourquoi énormément de femme préfèrent-elles la présence d’homme plutôt que celle d’autres femmes ? Et on observe cela au niveau mondial. La plupart du temps, même dans des pays très féministes comme la Finlande ou la Suède (où j’ai voyagé) les femmes ont tendance à traîner ensemble et les mecs aussi, un minimum. Donc est-ce vraiment un problème français ?

Dans mon cas, mes amitiés se tissent via les affinités et points communs… Et comme à mon époque les joueuses de jeux vidéo ne courraient pas les rues… eh bien ça a été les mecs. Par exemple, de nombreuses compagnes à mes amis gameurs voient le jeu vidéo comme quelque chose de négatif alors du coup, rester entre mecs c’est aussi éviter de se faire juger et profiter de nos passions tranquillement.”

Un autre ami me dit :

“L’histoire du concours de quéquette ce n’est pas uniquement masculin c’est dans la nature humaine tout court. D’ailleurs, je ne rentre absolument pas dans ce qui est décrit hormis une adaptation de langage “entre couilles” un peu vulgaire et très cul mais je m’adapte parce que c’est une nécessité et non au point de renier mes valeurs ou mes principes. D’ailleurs je préfère la compagnie des femmes. Je m’entends avec tout le monde mais ça se passe souvent beaucoup mieux avec les femmes.

L’histoire du concours de quéquette ce n’est pas uniquement masculin c’est dans la nature humaine tout court.

Il faut arrêter de tenir des discours “les hommes sont tous comme ceci”. Personnellement j’accepte les différences de chacun et je ne me retrouve pas dans cette description. On s’apporte tous mutuellement et c’est surtout une question d’éducation, de société. Une société qui, par exemple, ne permet pas l’amitié homme-femme. Dès qu’un homme est ami avec une fille on trouve ça louche, ambigu alors que ça ne l’est pas.

Le souci c’est que les femmes sont en train de devenir comme les hommes vis-à-vis de ce qui est dénoncé dans ce papier. Les jeunes femmes d’aujourd’hui agissent elles aussi dans une optique de “sortir avec le beau gosse” pour impressionner les copines. Et c’était déjà ce que j’observais dans les années 2000. Alors est-ce que les femmes font du mimétisme ou est-ce simplement dans la nature humaine ? Soit elles copient ce qui est valorisé dans notre société (qui valorise ce que font les hommes) ou alors c’est dans la nature humaine. Je penche plutôt pour la thèse du mimétisme.

Il faut arrêter de tenir des discours “les hommes sont tous comme ceci”. Les jeunes femmes d’aujourd’hui agissent elles aussi dans une optique de “sortir avec le beau gosse” pour impressionner les copines.

Amitié homme femme

La vraie libération féminine serait donc plutôt d’éviter ce mimétisme.

Quoi qu’il en soit, j’en ai marre de ces débats inutiles qui cherchent à comparer ou confronter hommes et femmes. Il faut arrêter de comparer et plutôt chercher à vivre ensemble et à trouver un équilibre, une équité dans la société et non une égalité parfaite en devient parfois absurde.”

Et bibi, elle en pense quoi ?

J’observe aussi ce dont parle Mecxpliqueur dans son article. Oui, dans de nombreux groupes de mecs c’est assez souvent le concours de quéquette et les remarques homophobes/misogynes fusent dans un climat ou paradoxalement on n’hésite pas à se toucher la bite et à mimer les homos.

Mais. Mais.

Les mecs préfèrent-ils réellement traîner entre mecs ? Il semblerait. Mais n’est-ce pas simplement parce que notre société patriarcale non égalitaire empêche cela ? Très certainement selon moi. Les femmes ne sont pas encouragées à se lâcher, à avoir des comportements débridés, vulgaires ou à se ficher du regard des autres ce qui le rend certainement parfois moins “fun” ou “sympa”. J’observe que de nombreuses femmes se placent d’elles-mêmes dans un rôle traditionnel : faire attention sans cesse à son apparence (A quoi je ressemble ? Est-ce que je suis bien maquillée ? Ma robe me boudine-t-elle dans cette position ?). Cela leur prend énormément d’énergie et bride souvent leur spontanéité. D’autres encore, se placent systématiquement dans le rôle de “nounou”, de “maman” ou de “responsable” (des potes à ramener, de s’inquiéter de si tout le monde va bien). Ce qui les rend moins sympas et les place dans le rôle de la “chieuse”.

De nombreuses femmes se placent d’elles-mêmes dans un rôle traditionnel de “belle” femme ou de “maman”. Cela bride leur spontanéité, ce qui les rend moins sympas voire les place dans le rôle de la “chieuse”.

femme maquillage

Ajoutez là-dessus un quotidien émaillé d’injustices, de remarques ou  micro-agressions sexistes…

Concernant l’amitié féminine ou le fait que les femmes “préféreraient elles aussi la compagnie des hommes”,  je l’évoque brièvement dans le volet féministe de J’arrête la pilule :

“Les femmes ne sont réellement libres que depuis peu de temps. Leur longue histoire pèse de tout son poids sur leur capacité à imposer leurs volontés. Tout au long des siècles qui nous précèdent, la femme s’est vue confinée au foyer, confisquer tout moyen matériel, littéralement privée d’autonomie. Par instinct de survie, elle s’est mise à adopter les qualités qu’on souhaitait qu’elle ait. Si, à travers les âges, l’homme a eu le choix de modeler sa vie, la femme, elle, était immuablement écartée de la vie en société.

Si, à travers les âges, l’homme a eu le choix de modeler sa vie, la femme, elle, était immuablement écartée de la vie en société.

Transmise de père à époux, sa qualité d’incubateur des futurs descendants mâles qui perpétuent la lignée constituait sa principale valeur. Depuis la création du foyer, du mariage et de la filiation, les pères ont peur que « leur » femme « couche ailleurs » et que l’enfant à naître ne soit pas le leur. Globalement, ils ont craint qu’en ayant une sexualité totalement libérée, la femme le soit également. Ils ont donc cherché à contrôler de nombreux aspects de sa vie et tout un système de domination sociale a été mis en place. Système que les femmes servent parfois elles-mêmes (comme le rappelle Peggy Sastre), notamment pour rappeler aux plus jeunes qu’il vaut mieux qu’elles restent « sages » et suivent les « règles » sinon il leur en coûtera cher (exclusion totale de la société, indigence, opprobre publique).

Douceur et don de soi : ces « vertus » ont longtemps été le seul moyen qu’avaient les femmes de se valoriser. Elles les ont intégrées pour coller au plus près de ce qu’on attendait d’elles. À leur détriment parfois. Au risque de passer pour des sottes, souvent.

Les prétendues qualités de douceur et de don de soi qu’on leur prête comme naturelles (et qui leur font accepter ces doubles journées insupportables) sont donc plus certainement le fruit de leur « domestication ». Le fruit d’un dévouement culturel appris. Ces « vertus » ont longtemps été le seul moyen qu’avaient les femmes de se valoriser et elles les ont intégrées pour coller au plus près de ce qu’on attendait d’elles. À leur détriment parfois. Au risque de passer pour des sottes, souvent. Voire en se marchant les unes sur les autres. La solidarité féminine en a donc pris un grand coup et quelques décennies de progrès sociaux n’ont évidemment pas suffi à transformer radicalement des siècles de domination masculine.”

 

Résultat, plusieurs hypothèses :

  1. Les femmes fuient peut-être un peu la compagnie des hommes (ou ne sont pas à l’aise avec eux) parce qu’elles se sentent au choix comme : bout de viande / connes / pas drôles, etc.
  2. Les hommes trouvent les femmes moins sympas/funs pour toutes les raisons évoquées plus haut.
  3. Par affinité d’expérience de vie : homme et femmes auraient tout simplement plutôt tendance à devenir amis avec des personnes de leur sexe.

La vérité se trouve sûrement entre les trois…

Et vous les amis, j’ai vraiment hâte d’avoir vos témoignages et que vous me disiez ce que vous en pensez !

 

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (16)

  1. bonjour, j’aime beaucoup la reponse de Fabien, qui donne de la hauteur. pour moi le problème en tant homme c’est le politiquement correct des nanas, comme tu dis elles ne se lachent pas et pensent constamment aux regards des autres. mais le pire c’est que beaucoup de mecs deviennent des fashions victimes. il suffit de voir tous ces mecs avec une barbe aujourd’hui.. de vrai mouton. Tout dans le paraitre. c’est la société entière qui se puritanismes.. alors en fait aujourd’hui homme ou femme même affaire.. peut de femme sont transgressives, elles sont souvent effectivement souvent traditionnalistes.. dommage car quand tu trouves des nanas un peu mec, tu rigoles bien et souvent plus subtile..

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    eric - 18 septembre 2018
    1. Merci Eric d’avoir partagé ton expérience 🙂

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      Sabrina Debusquat - 18 septembre 2018
  2. Coucou,
    plutôt largement en désaccord avec cet article.
    Je suis une femme et jeune je trainais plutôt avec des hommes, notamment parce que j’étais précoce et que donc je préférais être avec des gens nettement plus âgés et allez savoir pourquoi, il s’est trouvé que c’était des hommes. Bien que la compagnie des hommes soit agréable, je trouve qu’il y a une richesse que j’apprécie dans la compagnie des femmes, une intimité de l’expérience de vie commune qui ne peux pas être atteinte avec les hommes.
    De plus, il y a une force dans les cercles de femmes (sans hommes) qui est pour moi, le top du top 🙂
    Bien sur l’altérité est intéressante aussi, j’ai d’ailleurs un amoureux avec qui j’aime passer du temps, mais entre un groupe d’hommes et un groupe de femmes, je choisirais toujours le groupe de femmes.
    Ne serait-ce que parce qu’on s’épargne les remarques misogynes ou la condescendance masculine que l’on retrouve même chez ceux qui se croient les plus évolués…

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    Titine - 16 septembre 2018
    1. Bonjour Titine, en désaccord avec qui/quoi ? (parce qu’il y a l’article de base que je cite, l’avis de mes deux postes et le mien).

      Du coup, vous penchez plutôt pour la thèse de l’homosocialité portée par Mecxpliqueur et vous êtes en désaccord avec mon avis, c’est ça ?

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      Sabrina Debusquat - 17 septembre 2018
  3. Einstein a établi le postulat qui se vérifie dans tous les domaines : « un problème ne peut pas être résolu au niveau de conscience où il a été créé ».
    Sur terre, « homme » et « femme » sont deux genres dissociés. Même s’ils sont complémentaires et que chacun possède un germe de l’autre plus ou moins prononcé et assumé, on ne peut pas ignorer cette dissociation qui a d’excellentes raisons d’être par ailleurs et justifie de se concentrer sur l’équité plutôt que l’égalité.
    Les énergies féminines et masculines terrestres n’ont pas la même vocation ni les mêmes missions et vouloir lisser ou comparer leurs comportements n’a que peu de sens. Deux énergies se tournent autour, coopèrent, se heurtent, se réunissent parfois mais seront toujours en déséquilibre naturel, c’est le moteur universel de la vie manifestée.
    Le niveau du problème est donc l’ensemble de nos codes culturels qui emprisonnent nos cerveaux. Le niveau supérieur de résolution ou au moins de compréhension est spirituel. L’âme n’a pas de sexe et emprunte au gré de ses passages l’un ou l’autre des costumes d’homme ou de femme selon ses intentions et ses choix. Ceci posé, les questions s’évaporent d’elles-mêmes sur les comportements des un(e)s et des autres. Tout est en ordre ! Bien sûr, je ne nie pas les méfaits du patriarcat et d’un certain système éducatif, mais au niveau supérieur c’est anecdotique et surtout transitoire.
    Personnellement, je suis non-violent absolu (c’est-à-dire moustiques compris), végétalien, je me couche à 9h00, ne regarde pas le foot et suis nul aux jeux vidéo, donc je me retrouve mieux à échanger avec des femmes car j’y retrouve plus fréquemment mes valeurs de douceur et d’empathie. Ceci dit, que ce soit ma compagne, ma maman, ma collègue de boulot ou ma bloggeuse préférée, je m’adresse à l’âme qui anime la personne plus qu’à la représentante d’un « autre » sexe dont je voudrais comprendre le « fonctionnement ».
    Et par expérience cela change tout de s’adresser à une âme plutôt qu’à son costume car le contact est dépollué de toutes les considérations culturelles, des doutes et des peurs qui vont avec, des jugements de fortune aussi, des attentes ou griefs. C’est plus simple, plus harmonieux, plus joyeux. Et de plus c’est fédérateur, contagieux, au moins autant que la division et la méfiance.
    Et voilà un magistral hors sujet mais ce n’est pas grave le cœur a parlé, toujours friand de participer à tes pistes de réflexions (un peu trop rares…)
    Belle journée Sabrina ainsi qu’à tes lecteurs/trices

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    Fabien - 14 septembre 2018
    1. Merci comme toujours pour tes commentaires passionnants !

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      Sabrina Debusquat - 14 septembre 2018
  4. Très bel article avec beaucoup de contenu apportant une véritable réflexion !
    En y réfléchissant, j’ai constaté que dans mon entourage (passé et présent – amical ou familial), je côtoie des groupes composés quasi exclusivement de femmes, avec 1 ou 2 hommes. Si, comme tu le décris dans ton article (à partir du blog Mexpliqueur), dans le cas où les hommes recherchent la compagnie des hommes pour retrouver la même virilité, prouver qu’ils sont de “vrais mecs”, un homme dans un groupe de femme est souvent stigmatisé. Les autres (hommes ou femmes) vont le trouver efféminé et pas digne d’être “un vrai mec” puisqu’il recherche plutôt la compagnie des femmes.
    A l’inverse, par moment, j’apprécie me retrouver dans des groupes composés quasi exclusivement d’hommes. Même si j’aime de temps en temps parler de sujets à connotations plus féminines (vêtements, cosmétiques (naturels !), etc. ), j’apprécie d’échanger avec eux car j’ai l’impression qu’ils se prennent moins la tête que nous pour certaines choses, c’est rafraîchissant 🙂
    En tant que femme travaillant dans les milieux industriels, mes supérieurs ont toujours été des hommes (quelques femmes étaient des responsables intermédiaires). J’ai toujours l’impression de devoir faire plus mes preuves que les hommes travaillant avec moi. Dans le milieu du travail, je constate comme toi que les hommes sont plus à l’aise entre eux et recherchent la compagnie des hommes alors que les femmes ont plus tendance à rechercher l’approbation des hommes.

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    Elodie - 13 septembre 2018
    1. Merci Elodie !

      Pour rebondir sur ta phrase “un homme dans un groupe de femme est souvent stigmatisé.”

      C’est exactement ce que me disait mon second ami qui, lorsqu’il est au travail est souvent victime de remarques sexistes de la part de ses collègues féminines qui le prennent pour le représentant masculin dans la pièce en lui disant “vous les hommes xxxxx” ou alors en disant (comme il est quand même pas du tout macho ni rien) : “Oui mais tout les hommes sont comme ça, saugf toi, tu es un cas à part“. Or mon ami leur répond “Eh bien non, je ne suis pas le seul homme à être comme cela, respectueux et tout simplement humain avant de réfléchir en termes “femme-homme” et ce serait bien que vous preniez cela en compte, nous sommes de plus en plus nombreux et nous en avons marre d’être stigmatisés ou mis dans le même panier que la plupart des mecs quis e comportent encore de manière misogyne !”

      Comme je l’expliquais à mon ami, le pire reste quand même les comportements machos que ce genre “d’effet secondaire” et malheureusement les femmes se libèrent à peine et cela ne va pas se faire sans quelques “retours de bâton”. Oui les femmes sont aussi bêtes que les hommes et donc certaines vont mettre tous les hommes dans le même panier comme le pire machiste mettra toutes les femmes dans le même panier. Enfin, avec tout ce qu’elles ont subi et subissent encore, les femmes en ont parfois gros sur la patate et mitraillent sans distinction 🙂

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 13 septembre 2018
      1. Merci pour ta réponse !

        J’utilise volontairement des clichés et des mots forts. Un homme cherchant la compagnie des hommes pour prouver sa virilité sera stigmatisé comme macho par un homme appréciant la compagnie des femmes (en amitié) et ému devant un film alors que ce dernier sera stigmatisé par le premier comme n’étant pas un vrai mec. Une femme se souciant énormément de son apparence et étant au service de son mari et de ses enfants sera stigmatisée comme le sexe faible par une féministe tandis que celle-ci sera stigmatisée par la première comme extrémiste.
        Mais ne sommes-nous pas tous différents et uniques, avec nos propres comportements et sensibilités ? Pourquoi la société nous pousse t-elle à vouloir à tout prix nous ranger dans des cases bien définies ?

        Par ailleurs, je te rejoins totalement dans ton dernier point !

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        Elodie - 14 septembre 2018
        1. Tout à fait d’accord 🙂 (même si l’histoire de l’humanité se résumera toujours à une confrontation de points de vue et jugements puisque nos vivons tous dans une sphère commune où des décisios doivent être prises.. (même si je serais plutôt anarchique de ce côté là, je n’ai jamais compris en quoi les uns ont besoin de juger ce que font les autres de leur fesses…)

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          Sabrina Debusquat - 14 septembre 2018
  5. Mon mari aime les soirées football, les sorties entre mecs, et je trouve cela très sain. Entre eux, ils se disent des choses qu’ils n’oseraient le faire devant nous ou devant les enfants, ou en famille. Ils se relâchent, ils aiment faire les fous (et les bêtes !), ils se défoulent !

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    Soa - 13 septembre 2018
    1. Oui, je crois qu’il existe ce plaisir qu’il ne faut pas nier, de se retrouver entre gens du même sexe car on partage des points communs (même si, souvent également, on peut se trouver plus de points communs avec des personnes de l’autre sexe ^^).

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      Sabrina Debusquat - 13 septembre 2018
  6. Dans ma carrière professionnelle et dans le travail associatif j’ai toujours préféré interagir avec des femmes. Admettons qu’il y ait un facteur d’attirance physique. Mais surtout je déteste les rapports de pouvoir et les manifestations de (fausse) virilité qui sont presque toujours visibles dans un groupe exclusivement masculin… Peut-être parce que j’ai passé de nombreuses années en pensionnat avec pour seule échappée la sortie au ciné et au bistrot le dimanche, et les filles qu’on regardait de loin comme des oies sauvages ?
    Je remarque aussi que les femmes ont beaucoup intégré les réflexes de séduction, de protection, d’empathie etc. qui ont été inculqués aux générations précédentes. Quand je suis le seul homme en réunion avec un petit groupe de femmes, je constate que celle qui parle en essayant de convaincre s’adresse en premier à moi. C’est moins vrai quand elles sont nombreuses, et pas du tout quand les sujets de conversation concernent la périnatalité, où elles se reconnaissent pleinement compétentes.

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    Bernard Bel - 13 septembre 2018
    1. Merci Bernard pour le témoignage, c’est exactement ce que me disait mon second ami cité dans l’article et également ce que j’observe.

      Mon ami qui travaille dans une entreprise quasi exclusivement féminine a remarqué plusieurs choses dans ce contexte :
      – lui aussi les femmes ont tendance à se tourner vers lui pour lui demander de prendre “la tête” du groupe ou une décision quand il se retrouvent en groupe à égalité hiérarchique
      – elles agissent pourtant absolument naturellement et sans gêne quand elles sont seules avec lui le midi et notamment en parlant sexualité, éducation des enfants, etc.
      – mais cet ami est lui-même féministe et respectueux alors que la personne qui était sur le poste avant lui ne générait pas les mêmes réactions : lors de la pause déjeuner, cet homme ne nettoyait jamais la table derrière lui et les femmes le faisaient à sa place. Quand mon ami est arrivé et a remarqué cela, il a ouvertement dit qu’elle ne devait pas nettoyer derrière lui mais lui faire la remarque de son machisme et qu’il n’était pas à la maison.

      Conclusion : l’évolution des droits des femmes passe aussi beaucoup par le travail des femmes sur elles-mêmes à refuser les traces de leur éducation patriarcale (et je peux me permettre je suis une femme et j’ai du travailler moi-même sur moi à ce sujet).

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      Sabrina Debusquat - 13 septembre 2018
      1. Entièrement d’accord. Le problème avec les hommes mal éduqués est que, soit ils partent sans nettoyer la table, soit ils affichent ostensiblement qu’ils font un travail qui ne leur était pas destiné, juste pour faire plaisir aux femmes.

        Dans cet exemple, nettoyer la table en partant est un simple acte de civilité que chacun devrait faire en toute discrétion (comme tirer la chasse d’eau). Ça ne devrait pas devenir un “jeu de rôles” pour prouver qu’on est féministe.

        La répartition des tâches n’est jamais égalitaire même dans un groupe monosexué. Il y a des jours où certain·e·s sont plus en forme ou plus motivé·e·s… L’important est de faire attention que personne ne soit en situation de servitude ni de domination. C’est aussi la base des relations amicales/amoureuses !

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        Bernard Bel - 13 septembre 2018
        1. Bien sûr, c’est d’ailleurs précisément ce que dit mon second ami qui témoigne dans l’article.

          En tant que femme, ce que je doit signaler aussi c’est que, précisément parce que les hommes traînent des pieds pour beaucoup et sont dans une situation confortable, ils nous poussent nous femmes à devoir se placer dans le rôle pas sympa de “mère la morale” ou de “je veux que tout soit fait à 50/50” parce que, sans ça, ce n’est pas du tout égalitaire. Un peu comme la parité imposée en politique ou autre, cela paraît absurde et austère mais malheureusement sans ce type de leviers rien ne bouge et c’est franchement pénible… Donc rien n’est parfait et de nombreuses femmes sont aussi forcés de se mettre dans des positiosn désagréables pour faire avancer les choses.

          Compliqué (même si je préfère être à ma place qu’à celle de ma grand-mère ^^) 🙂

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          Sabrina Debusquat - 13 septembre 2018