Sommes nous encore capable d’apprécier un visage féminin sans maquillage ?

Ça m’a sauté aux yeux en regardant la série de survivalisme Walking Dead. Même là, alors que les femmes sont censées ne pas avoir accès au maquillage, la production choisit d’accentuer leur regard d’un trait de crayon et d’un peu de mascara.

Barbie sans maquillage artiste mexicain

Alors je pose la question : est-on encore capable de trouver belle une femme qui ne porte pas une once de maquillage ?

Imperceptible certainement aux yeux des hommes peu experts en la matière, je m’interroge sur cette nécessité de sans cesse camoufler, “arranger” la femme.

Certes dans les films et les séries même les hommes passent au maquillage mais on n’accentue pas forcément leur regard, ils ont l’air bien plus naturels. Quand un acteur pose pour une séance photo lors d’une interview il n’est pas forcément maquillé, pour une femme ce n’est même pas envisageable…

Élargi à l’ensemble des images représentants des femmes le pressentiment se valide : impossible de trouver une photo considérée comme “jolie” représentant une femme sans absolument aucune trace de maquillage. La plupart des photos soi-disant “sans maquillage” sont en fait des photos avec du maquillage nude (c’est-à-dire au minimum du fond de teint, de l’anticerne et du blush voire plus encore).

Quand un acteur pose pour une séance photo lors d’une interview il n’est pas forcément maquillé, pour une femme ce n’est même pas envisageable…

Alors mes questions sont les suivantes :

Est-on encore capable de regarder une femme sans aucun maquillage et de la trouver belle ?

La femme au naturel est-elle si laide, si fatiguée, si “perfectible” que, passé 20 ans, elle se doive de camoufler cernes et rougeurs ?

Pourquoi sommes-nous si nombreuses incapables de mettre le nez dehors sans aucun maquillage ?

Cette société nous a-t-elle dérobé le droit d’être soi sans se sentir moche ?

Pourquoi cache-t-on systématiquement nos “défauts” quand ceux des hommes sont acceptés voire valorisés ?

Pourquoi cache-t-on systématiquement nos “défauts” quand ceux des hommes sont acceptés voire valorisés ?

Cette mode du maquillage nude qui veut nous faire croire “au naturel”, mais qui en réalité cache encore notre vraie nature, n’est-elle pas un symptôme de cette maladie contemporaine ?

Sommes-nous stupides de céder à cette pression ? Est-il possible d’y résister ?

Je n’ai pas les réponses mais je vous pose les questions…

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaires (55)

  1. Bonjour,

    Pour ma PART je ne me maquille que très rarement : pour noël, quand je vais en convention, pour mon anniversaire ou SI JE sors en soirée(ce qui est assez rare)… le reste du temps je ne porte rien de chez rien.
    Pour moi le MAQUILLAge doit rester occasionnel. Histoire de marquer le coup Et Dans ces moment-là il doit se voir. Par contre, Ce n’est vraiment pas un réflexe pour moi de prendre un crayon, du mascara ou même un fond de teint le matin.
    Si je veux prendre une photo et que j’ai des imperfections que je veux absolument cacher, je mets un filtre… tout le monde le voit et sait qu’il y a un artifice. MAIS la plupart du temps, je préfère mes photos au naturel.
    J’espère que ma petite contribution t’aidera à éclairer tes questions.

    Répondre
    Océane - 16 juin 2017
    1. Oui, c’est bien sûr très personnel. Ce que je trouve problématique (chez moi et chez d’autres) c’est d’être incapable de sortir dehors non maquillée si l’on a des cernes/boutons. J’ai beaucoup travaillé sur moi ces derniers temps et aujourd’hui je ne me maquille plus que très peu mais je ne sors jamais non plus sans rien. Donc pour moi le parcours reste inachevé.

      Pour ma part, avant l’arrêt de la pilule je me maquillais par plaisir les yeux etc. mais jamais le teint. Après trois années d’acné post-pilule j’ai pris le pli de me “faire le teint” et comme ma peau a changé (elle n’est plus naturellement “photoshoppée” comme elle l’était avant grâce à un produit puissant qui se trouvait dans ma pilule) j’ai du mal à m’assumer. Comme je m’analyse, je sais qu’il y a là un problème. Problème de regard de l’autre, problème de confiance en soit, etc. Et ce qui me fait enrager c’est de réaliser que ce sont surtout les conventions sociales imposées aux femmes qui m’enferment. Un homme n’en à rien à faire d’avoir des boutons ou, tout du moins, il ne les cachera pas. Les femmes elles ont pris l’habitude de “se faire belle” au fil des siècles parce que leur physique était la seule chose que la société valorisait chez elles. Cela fait à peine cinquante ans que cela a commencé à changer donc nous sommes des générations intermédiaires, “entre deux”. J’ai interiorisé qu’une partie de ma valeur passe à travers mon physique et j’ai du mal à m’en détacher et ça me fait enrager. Solange Te Parle parle très bien de cette horrible sensation d’être “salie” par l’acné post-pilule et la culpabilité d’avoir en plus l’impression d’être une cruche qui ne se préocuppe que des apparences (cf. https://www.youtube.com/watch?v=aphufNyshK8) mais la réalité est là… Si cela a été ton cas (d’avoir des périodes d’acné), je serais curieuse de savoir ce que tu as fait 🙂

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 16 juin 2017
  2. Bonsoir,
    J’arrive un peu après “la bataille” mais je découvre ton blog uniquement aujourd’hui.
    Beaucoup d’articles m”ont interpelle.
    J’ai lu les commentaires et je trouve désolant que la plupart des femmes qui lisent ce type de blog en soit encore a ne pas savoir sortir sans maquillage alors qu’elles le souhaitent… quel dommage qu’on en soit encore là.
    Je n’ai personnellement jamais ressenti cette pression bien que je ne me trouve pas particulièrement jolie. J’ai eu une période maquillage mais elle est vite passée, ce n’était pas moi. J’avais l’impression de vouloir passer pour une autre.
    aujourd’hui, à 33 ans, je ne mets jamais rien quelque soit “l’événement”. Je suis fatiguée, cernée, des boutons…Et alors ? Je m’en fous de ce qu’on pense de mon apparence.
    Mais faut pas croire que j’ai particulièrement confiance en moi, disons que ce n’est pas un critère qui m’intéresse.

    Mais alors pourquoi tant de femmes y sont sensibles ? la société qui dit aux bébés filles qu’elles sont belles et aux bébés garçons qu’ils sont forts (ce qui n’est pas sans poser de problème aux hommes a mon avis) ? le matraquage permanent (comme tu le dis, même walking dead !)
    Et c’est aussi à nous de prendre le devant et ne jamais rien dire à une femme qui n’a pas de maquillage. (ou alors si, lui dire qu’elle est très belle 🙂
    Courage, on va finir par arriver à pouvoir faire ce qu’on veut de notre corps

    Répondre
    Amélie - 18 avril 2017
    1. Salut Amélie, ne t’inquiète pas, la “bataille” a lieu en permanence donc tu n’arrives pas après, c’est l’avantage avec les commentaires et Internet, c’est intemporel ^^
      Je pense qu’effectivement les femmes ont depuis des millénaires été sans cesse dévalorisées, uniquement reléguées au rang d’incubateurs des futurs héritiers mâles, confinées à la maison avec interdiction d’en sortir et on leur a également confisqué tout moyen matériel et financier. Bref, on a relégué les femmes depuis très longtemps dans un statut d’enfant qui n’en a que les inconvénients mais pas les avantages. Confisqué de sa puissance propre et de tout moyen matériel, dévalorisée ou valorisée sur des choses qui n’ont pas forcément d’importance pour elle (son apparence physique, par exemple), les femmes ont appris à “jouer ce jeu”. Pour obtenir quelques avantages dans ce système elles se sont adaptées, elles ont appris à “faire les belles” pour profiter des miettes des puissants. Elles ont appris à se conformer à ce que l’on attendait d’elles, par instinct de préservation. Elles se sont donc faites douces, belles, gentilles, conciliantes pour obtenir des avantages impossibles à obtenir autrement. Essayer de sortir de ces carcans il y a plusieurs siècles, c’était parfois risquer sa vie. Désormais nous en sortons mais nous sommes justement dans une période d’entre deux très dure pour les pionnières. Alors nous avons encore un peu des deux. C’est mon cas, je le reconnais. Je suis d’ailleurs sûre que le jour où l’égalité/équité homme femme sera réelle, nous ne ressentirons plus autant le besoin de nous maquiller, de mettre des talons haut pour plaire, pour formater notre image àce qui plaît aux autres. Nous ne nous sentirons pas horribles d’agir comme nous le voulons sans délicatesse ou gentillesse. Nous arrêterons de faire systématiquement passer les autres avant nous. Bref, nous agirons librement, comme les hommes le font depuis longtemps.

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 19 avril 2017
  3. […] question soulevée par Sabrina (Ca se saurait) qui mérite qu’on s’y attarde.J’avais fait une petite vidéo sur le […]

  4. Super l’article de Huffingtonpost Decibella, Merci ! La journaliste qui décide de ne plus se maquiller pour arrêter de suivre des dictats est très belle sans en plus ! C’est bien qu’il y ai des initiatives de ce genre dans le monde ! Pour Coline, en effet, je ne croient pas que le maquillage très voyant comme le rouge à lèvre soit très arrangeant et elle le prouve en photo !
    Je suis étonnée de voir qu’il y a autant de personnes qui se maquillent ou qui ont les cheveux longs par habitude et non par plaisir. Personnellement j’éprouve de la satisfaction, du plaisir, de l’amusement à me maquiller (3 minutes top chrono) et me brosser mes longs cheveux, les soigner me détend…Même les jours de nœuds je ne m’imagine pas les couper.
    Je vous rejoins : il faut repenser la vision qu’on a du visage non maquillé. J’en ai fait la triste expérience il y a une semaine. J’ai souvent les yeux maquillés de noir, ce qui fait ressortir mes yeux claires. Mais la semaine dernière, j’ai eu envie de venir plusieurs jours sans maquillage, car je me sentais bien sans. Et puis un autre jour, je suis revenue maquillée. Et c’est là que ma confiance en moi et en ma “beauté naturelle” ont pris un coup : ma collègue, qui ne se maquille que rarement m’a vu arriver maquillée et elle m’a dit dans son franc parler habituelle : “Ah tu fais en meilleure forme aujourd’hui, parce que quand tu ne te maquilles pas, on trouve que tu fais vraiment malade”.
    Voilà. Merci les collègues pour cet aveux. Merci de m’encourager à sortir nue, merci de me dire qu’en gros je suis moche si je ne me maquille pas, merci de me remonter le moral dans des périodes déjà difficiles.
    Bref, le lendemain, j’ai repensé à cet article et je suis venue au boulot sans maquillage (aussi difficile soit-il). Elles n’ont qu’à s’habituer !
    C’est amusant, c’est à peu près rentré dans les mœurs qu’on ne doit pas critiquer quelqu’un en surpoids (et heureusement !) mais dire à quelqu’un qu’il est trop maigre, qu’il fait malade au naturel, ça reste acceptable.
    Vivement que les temps changent !

    Répondre
    Less is More - 16 janvier 2017
    1. Oui c’est bien le coeur du problème avec le maquillage : il nous rend vraiment plus belles ! Donc on a du mal à s’en passer, cela devient vite, non plus un plaisir, mais une obligation. Du coup, pour faire simple, deux camps se forment : celles qui, un jour, se sont maquillées et n’arrivent plus à s’en passer parce qu’on leur fait comprendre qu’elles soint moins belles sans et celles qui refusent de s’embêter avec quoi qu’il advienne.

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 16 janvier 2017
  5. Bonjour Sabrina,
    Je me pose souvent la même question. J’aime me maquiller, légèrement car je ne suis pas une pro, mais je n’aime pas me démaquiller. En ce moment, je ne me maquille pas tous les jours (sauf une CC crème bio) et j’ai toujours peur de paraître fatiguée ou déprimée (je vis une situation pas simple de déscolarisation d’un de mes enfants et certains collègues sont au courant). Je me fais aussi souvent la même réflexion pour les cheveux. Les hommes ont souvent des coupes courtes, facile à coiffer et les femmes (même si on peut avoir les cheveux courts sans souci) ont souvent des cheveux qu’il faut “coiffer”, “arranger”, “brusher”… Je pense ça sans doute parce que je n’arrive pas à trouver ce qui me convient capillairement…

    Répondre
    Magali - 14 janvier 2017
    1. Je pense que c’est à nous de nous simplifier la vie et d’éviter donc un maximum… de nous la compliquer. Le maquillage sert souvent, pour la majorité d’entre nous, à paraître moins fatiguées, etc. Je ne te sortirai pas la litanie du “sans maquillage on apprend à voir les signaux de fatigue qu’envoie le corps et du coup si on a des cernes on va dormir” car ce n’est pas si simple. Il est évident qu’il faut se poser la question car jamais (ou si peu) un homme ne se la posera. Donc comprendre qu’est-ce qui nous différencie des hommes et qui fait qu’on cherche à paraître plus belles, à se camoufler et pas eux… c’est à chacune de se poser la question et de voir quelle réponse y apporter.

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 16 janvier 2017
    2. Coucou Magali ! Je me permets de te répondre car je suis comme toi, j’ai horreur de me démaquiller ! Du coup, j’ai arrêté le fond de teint et toute BB crème et mascara : plus belle peau et plus beaux cils garantis (et gain de temps énorme !)^^ Et pour les yeux, je démaquille très facilement avec une lingette démaquillante réutilisable et de l’huile (comme ça c’est rapide et l’œil a son huile de nuit par la même occasion !) Pour les cheveux, j’ai les cheveux longs mais jamais de brushing car trop contraignant…j’opte pour le style un peu sauvage décoiffé, une tresse la nuit pour pas avoir à les brosser le matin et avoir des belles ondulations, je les lave que tous les 5 jours pour pas qu’il graissent trop vite…bref, je mets moins de temps que la majorité des filles aux cheveux plus courts que moi ^^ j’espère que tu trouveras ton style rapide et efficace ! bises !

      Répondre
      Less is More - 16 janvier 2017
  6. JE suis fière d’être capable de sortir sans maquillage et de pouvoir me regarder dans le miroir le visage nu, évidemment il y a des jours sans où je me focalise sur les “défauts” que cela laisse apparaître, mais si j’étais habituée à être fardée tous les jours ce serait pire je suppose. malheureusement la plupart des femmes voient cela comme du laisser-aller au lieu de déceler le geste fort derrière ce “comportement”, et de plus en plus d’hommes pensent également comme ça à force de ne voir que des femmes hyper maquillées dans les médias.
    Je trouve ça vraiment triste, mais bon ce n’est qu’une obligation sociale réservée aux femmes de plus, à côté de l’épilation, du fait de devoir être féminine et au top tous les jours, tout ça.

    Répondre
    The Flonicles - 13 janvier 2017
    1. Exactement et la femme doit se libérer elle-même donc c’est aux femmes de se rendre compte de cela et d’en tirer les conclusions qui leur paraissent bonnes, pour elles.
      Ce matin e lisant l’article de Coline à ce sujet je me suis dit que je la trouvais bien plus belle sur la première photo sans aucun maquillage que sur les photos suivantes où son rouge à lèvre pétard appraît comme incohérent sur son visage et fait ressortir ses cernes etc. alors que sans rien on n’y faisait presque pas attention. C’est vraiment bien que de nombreuses blogueuses et personnalités se mettent à communiquer là-dessus et à publier des photos sans maquillage, j’aimerais voir aussi des présentatrices télé avec uniquement le teint légèrement maquillé, sans tout ce fard à paupière, ce serait super et ça toucherait plus de monde encore.

      Pour que les femmes ne se sentent plus “moches” sans maquillage il faut que nous inversions la tendance niveau image. Il faut à nouveau trouver normal un visage sans maquillage et non l’inverse.

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 13 janvier 2017
  7. Tu as raison Sophie sur les informations que nous donne notre visage nu sur notre santé. Il est essentiel de l’écouter mais se maquiller légèrement n’empêche pas cette écoute. Je ne crois pas qu’il faille voir tout noir ou tout blanc mais j’ai lu avec attention ton point de vue : je trouve cela intéressant. Comme dit Pin-up Bio c’est une façon de se styliser, de se démarquer, donc pourquoi pas de temps en temps, au même titre que de porter des bijoux ? Et puis, il y a le maquillage “abusif” où on ne reconnait plus les gens et le maquillage soft^^ On est d’accord qu’il faut être capable de ne pas en être dépendant(e).
    Je passe 5 minutes de plaisir à me maquiller, mais j’ai réalisé que c’était le moment où je faisais le vide, où je respirais…de la méditation tous les matins (que je ne ferais pas sans ça)…Oui, je pourrais le faire sur une feuille…Mais franchement, je ferais quoi de tous ces dessins ^^
    Le maquillage (re)devient masculin et sachant que dans la société égyptienne, hommes et femmes (et enfants !) se maquillaient, je ne perçois pas vraiment le maquillage comme sexiste. Ou en ce cas, avoir les cheveux longs, mettre un nœud ou une jupe est aussi un aspect sexiste ? (je pose réellement la question, c’est compliqué) Ce serait en tous cas inadmissible qu’on nous impose le maquillage dans un travail par exemple.
    De toute façon, je ne pense pas qu’il y ait une seule vérité, la seule c’est qu’on peut respecter les choix des uns et des autres et savoir si ce qu’on fait nous fait réellement du bien en dépit de la mode et de notre société de consommation…Et pour reprendre ça se saurait “je n’ai personnellement pas le prétention d’avoir totalement mis au clair mes intentions à ce propos”. 🙂

    Répondre
    Less is More - 26 novembre 2016
  8. Pour ma part je ne me maquille jamais car je ne vois pas l’intéret à part gaspiller son temps le matin, son argent, la corvèe du démaquillage et contribuer à une societè sexiste.
    Sans maquillage je vois ma vraie mine au quotidien. Si j’ai des cernes alors je vais dormir plus tôt le soir par exemple. Ca me permet d’être plus à l’écoute de moi-même et de mon etat de santé.
    En ce qui concerne l’aspect créatif et artistique je ne comprends pas pourquoi se servir de son visage comme support. Il y a d’autres moyens non? J’ai l’impression que les femmes se considèrent comme des sapins de noel, qu’elles doivent etre un divertissement pour autrui, un objet dècoratif…
    Comme si elles n’étaient plus sujet d’une vie mais objet exposé aux regards.
    Ce qui me chiffone le plus avec le maquillage c’est son aspect sexiste. Dans la vie quotidienne hors monde du spectacle j’entends, on ne voit aucun homme maquillé et ça ne choque personne.
    Par contre une femme olala, le maquillage c’est comme un vetement, si elle n’en met pas c’est comme si elle sortait nue! Dingue non?
    On n’est plus a ca prés de toutes facons, entre les femmes voilées, les femmes qui doivent cacher leurs seins et pas les hommes… en fait notre corps est de trop dans cette societé. Aucun poil ne doit dépasser, aucun pore ne doit être visible, aucun téton ne doit pointer…
    Bref, si en plus les femmes jouent le jeu on ne s’en sort pas, on n’a pas fini de n’être réduite qu’à notre apparence…

    Répondre
    sophie - 26 novembre 2016
    1. Après chacun son avis, tant que ça n’est pas une obligation. Moi je pense qu’on a le droit de vouloir être beau (cf. Pourquoi avoir honte de chercher à être beau ?), parce que c’est plutôt naturel comme envie (enfin, depuis qu’on a le miroir) mais quand on devient incapable de sortir sans je m’interroge sur le degré de confiance en soi que l’on transmet aux femmes ^^
      Se maquiller peut-être un plus mais être incapable de s’accepter visage nu et de se trouver belle (ou du moins de ne pas haïr son apparence) alors là oui c’est problématique.

      Je le sais, c’est mon cas. Et je sais que tant que je ne serai pas capable de sortir dehors sans maquillage c’est que ma confiance en moi ne sera pas totale. Ou alors c’est que je considère ça comme un plus dont je n’arrive plus à me passer, je ne sais pas, je n’ai personnellement pas le prétention d’avoir totalement mis au clair mes intentions à ce propos… même si je penche plutôt pour le manque de confiance accouplé à un haut degré de perfectionnisme qui me vient de l’incapacité à croire que je peux plaire sans avoir à toujours en faire plus (ah enfance quand tu nous tiens!)

      Répondre
      Ca Se Saurait - 26 novembre 2016
  9. Passionnants ces commentaires. Ton article soulèvent de vraies questions intéressantes, cela rejoint un article que je voudrais écrire sur “pourquoi est ce qu’on se maquille”. J’ai une approche un peu différente de ce qui a été dit : j’ai été une ado pas tellement portée sur la séduction mais j’ai commencé à me mettre du fond de teint et du crayon dès …la 4ième ! J’avais une peau pas très belle et c’est le dermato qui m’a conseillé de mettre du FDT. Je regrette d’avoir suivi ce pseudo conseil. Imaginer être mal dans sa peau, demander des soins pour être mieux et recevoir recevoir comme conseil face à l’échec de “mettre une pâte de façade” à 13 ans ? Bref, cela dit je trouve totalement normal que face à de grosses cicatrices on ait besoin d’user de ce genre de procédés, ce serait même dommage de s’en priver. Moi, ce n’était pas mon cas, juste quelques rougeurs et la peau grasse qui ont été aggravés par le FDT !!! Quand j’ai décidé d’arrêter d’en mettre, je l’ai vécu comme une réelle épreuve…se sentir nue face aux autres ! C’est grave ! En janvier, cela fera un an que je ne mets plus de fond de teint et je sortirai un article là dessus à ce moment : ma peau ne s’est jamais si bien portée. La libération après l’esclavagisme du marketing et des professionnels de la peau !
    Pour les yeux, bizarrement, même en commençant jeune, je n’ai jamais abusé. Cela m’amuse de décorer mes yeux, un vrai passe temps, une motivation pour me lever le matin, comme un artiste choisit des couleurs en fonction de son humeur, je ne pense à rien. C’est un bonus positif mais pas indispensable. Je peux très facilement sortir sans maquillage, je ne me sens pas moche…Mais je me sens vulnérable. J’ai cherché des témoignages à ce sujet sans en trouver, mais je pense que je dois faire très fragile avec mes yeux clairs non maquillés et du coup, j’ai l’impression qu’on me remarque plus, que les mecs sont plus dans la séduction. Et du coup, je me sens comme une enfant sans sa protection de khôl noir qui durcit les yeux et me donne l’impression d’être sûre de moi.
    De façon générale, je pense que l’idéal est de se maquiller par plaisir et c’est vrai que c’est dommage de ne plus se reconnaitre sans. Faut que les mecs arrêtent de croire qu’on se maquille seulement pour leur plaire. Je me maquille plus qd je suis seule qu’en société car ça m’amuse et ça m’amuse d’autant plus depuis que je cherche du maquillage naturel, le plus simple possible. ça coute pas grand chose, même du bio…Mais l’important est de réapprendre à se sentir normale sans maquillage ! C’est sûre qu’on nous créé des complexes pour nous vendre plus de produits qui nous font entrer dans un cercle vicieux !!!

    Répondre
    Less is More - 21 novembre 2016
    1. Oui, beaucoup de femmes se maquillent par plaisir mais je dirais aussi tout simplement le plaisir… d’être belles ! Et même quand on est seule, vouloir être belle n’est pas un mal, c’est aussi ça qu’il faut se dire, vouloir plaire et se plaire n’a rien de problématique 🙂
      Moi je fais partie de celles qui se maquillent très peu mais je ne sors jamais sans un peu d’anticerne/un coup de crayon/mascara et blush et quand je reste chez moi je ne me maquille que très peu (prise par d’autres activités comme l’écriture). J’ose donc être sans maquillage la plupart du temps devant mon conjoint et c’est en allant à l’extérieur que je ressens le besoin de “me parer”. Alors je pense que dans mon cas le maquillage est comme une “peinture de guerre”, une armure qui me renforce quand je sors affronter la dureté de la vie. Avoir l’air en forme, être plaisant, agréable est un réel atout, surtout dans le métier que j’exerce (animatrice radio qui croise donc du monde, du patron à l’interviewé et journaliste/auteure qui doit convaincre d’autres personnes de l’utilité de ses reportages). Aujourd’hui à 28 ans je commence à peine à réussir à sortir sans presque aucun maquillage ce qui prouve mon besoin de “protection par rapport à l’extérieur”. Comme si, en me maquillant le matin je revêtais ma parure de guerrière pour affronter les épreuves. Puisque même sans maquillage je me trouve aussi belle qu’avec. Marrant non ?

      Alors je te suis sur ta réflexion et peut-être que tu te sens en réalité plus vulnérable quand tu n’es pas maquillée parce que, comme moi, tu vis le maquillage comme une parure guerrière ^^

      Répondre
      Ca Se Saurait - 22 novembre 2016
      1. Ah génial, ce que tu dis, c’est exactement ça : peinture de guerre pour affronter le quotidien ! Je comprends tout à fait ta démarche : je me sentirais très mal à l’aise face à des personnalités types journalistes sans maquillage, comme si ça nous aidait à nous affirmer ! Aujourd’hui suite à la lecture de ton article je suis sorti avec seulement ma poudre matifiante faite maison à base d’argile jaune et de maïzena entre autres. ça fait du bien de voir que son entourage nous regarde de façon normale. Et en disant ça je me dis qu’on nous a bien bourré le crâne avec le fait qu’une femme doit être belle, apprêtée, épilée…ah ah, faisons bien comme on a envie de toute façon, tant que c’est du plaisir et qu’on s’aime dans tous les cas ^^

        Répondre
        Less is More - 22 novembre 2016
  10. Bonjour Sabrina,

    Je découvre ton blog et j’apprécie beaucoup, je n’ai pas vu la dernière heure (et demi !) passer !

    Je me permet de réagir même avec un peu de retard a ton article.
    Pour ma part j’ai 35 ans et je ne me maquille jamais (sauf le jour de mon mariage et le jour de l’an !). Je pense que ça vient en partie d’une anecdote : a 13 ans, j’ai vu la maman d’une amie, d’habitude très (très) maquillée, sans maquillage ce jour là, et cela m’a fait un sacré choc = j’étais persuadée qu’elle avait une maladie grave tellement elle avait mauvaise mine (bon les ados ont de l’imagination ^^).
    Cet épisode m’a vraiment marquée, ma conclusion a été : si je me maquille, je serais esclave de ça toute ma vie, le jour ou je ne me maquille pas cela se verra trop. Et comme je refuse d’être obligée de me maquiller (ou est le plaisir d’être belle la dedans) je ne me suis jamais maquillée.
    D’ailleurs maintenant les quelques occasions ou je pourrait par convenance ou se valoriser un peu, je n’y arrive pas, je ne sais pas m’y prendre ^^

    Autre petit détail : ma fille de 4 ans est fan de maquillage. Et quand je dis fan je ne plaisante pas, il n’y a presque que ça qui l’intéresse, j’ai du sortir les poupées de sa chambre elles prenaient la poussière.Ce qui me choque un peu, d’ou peut elle tenir ça ?? a 4 ans ? mais selon elle, c’est pour être belle. Bref, je gère et j’y travaille pour lui inculquer des valeurs plus intéressante que la superficialité que cela représente pour moi. Je précise que le (très peu) de maquillage qu’elle a vient du père noël (que j’ai maudit sur ce coup là) et qu’elle ne peut s’en servir que sur une tête a coiffer.
    La question est : a quel point cela nous touche dès le plus jeune âge ?

    Répondre
    Laureline - 26 mai 2016
    1. Salut Laureline et merci pour ce très gentil message 🙂

      Les enfants sont les plus sensibles aux pressions marketing, sociétales, etc. Je me suis moi-même intéressé au maquillage alors que ma mère est comme toi (mais bon de 4 à 13 ans pas de maquillage, je montais dans les arbres^^). Malheureusement j’entends de plus en plus de cas d’ultra féminisation ultra-jeune chez les filles (et les garçons de leur côté roulent aussi des mécaniques). Je pense que c’est le résultat d’une société qui cultive le parfait, qui cultive le sexy, et ne voit plus que ça.
      Les enfants baignent là-dedans, le sexy mange tout, s’insinue dans tout et dans toute activité. Les enfants ingèrent, à leur insu, les messages publicitaires, voient la télé, accompagnent leurs parents au cinéma, intériorisent que “le physique c’est important”, observent les adultes s’habiller, se séduire. Sans vouloir faire la rétrograde, certains gardes-fous sont de moins en moins là et la pudibonderie d’antan (qui n’était pas bonne car elle cachait trop) a fait place à une hypersexualisation décomplexée dont nos enfants ne ressortent pas indemnes…

      Répondre
      Ca Se Saurait - 26 mai 2016
      1. Je suis complètement d’accord !

        Il y a 15 ans de ça (oula déjà !) j’étais sidérée de voir ma cousine de 10 ans (j’en avais 20) porter des talons, validés par sa mère ! L’année dernière dans l’école de mes enfants une petite fille de l’âge de la mienne (soit petite section de maternelle) est venue en legging court a paillette noir (bon passons a la rigueur chacun son mauvais gout ^^) et ballerine sur talon de 3cm. Je ne comprend même pas que l’on puisse vendre ça.

        Pour la touche positive, tous mes amis (parents) et nombre de ceux que je connais sont également choqués par cette vision sexuelle apportée à l’enfant.
        Et je ne pense pas que ce soit rétrograde et féministe de penser que cela n’aidera pas nos filles à se construire. Nombreux sont attentif à ça et essaie de faire en sorte que la “prochaine génération” ait des barrières par rapport à ce fait et soit prévenue et avertie; et non ‘lobotomisée’ par le marketing.
        Heureusement pour moi, ma fille a ‘un sacré caractère’ pour être polie ^^

        Merci de ta réponse, je reviendrai te lire avec plaisir !

        Répondre
        Laureline - 27 mai 2016
        1. Oui, le marketing se fiche du bien-être des gens et du coup dépasse les limites. Qui sait d’ailleurs si ce sont les “petites filles” qui ont émis le désir de porter des talons comme maman ou si ce sont les marques qui ont décidé de proposer de tels produits…
          Les enfances sont déjà assez réduites de nos jours sur certains aspects. Comme le dit une célèbre phrase (de je ne sais plus qui), on ne peut dire d’une nation qu’elle est grande si elle n’arrive pas à préserver l’innocence de ses enfants.

          Répondre
          Ca Se Saurait - 27 mai 2016
  11. Bonjour,
    je découvre ton blog, cet article, et ai eu envie d’ajouter pour petit caillou. Je ne me maquille pas, rien, jamais. Et pourtant j’en ai des imperfections, des cicatrices et de l’acné à presque 27 ans, mais le maquillage, cet ajout sur mon visage, ce n’est pas moi, je me sens tricheuse et imposteur. Je ne sais pas comment me perçoivent les autres, j’avoue ne m’être jamais posé la question, et ça m’est égal 🙂

    Répondre
    Perline - 3 mai 2016
    1. Eh bien Perline juste merci d’être comme tu es, certains doivent travailler sur eux des années avant d’arriver à cet état, tu as la grâce de l’avoir naturellement alors merci 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 3 mai 2016
      1. C’est une des plus jolies choses qu’on m’aie dites, ça me touche beaucoup, merci à toi !

        Répondre
        Perline - 3 mai 2016
        1. C’est vrai et c’est inspirant j’en suis sûre pour ceux autour de toi 🙂

          Répondre
          Ca Se Saurait - 4 mai 2016
  12. Intéressant comme réflexion. Je pense que le marketing a intérêt à rendre les femmes peu sûres d’elles-mêmes, ça fait consommer. Si nous osions sortir sans maquillage, quelle libération des diktats !

    Pour ma part, et … par esprit de contradiction, je sors sans maquillage. Je ne me maquille que quand j’en ai vraiment envie, quand ça me fait plaisir….

    Répondre
    Mistigriffe - 10 avril 2016
    1. Oui malheureusement et c’est même une image de la femme bien ancrée depuis très longtemps : femme qui ne pourrais être intéressante que de par son physique qui lui assure une “place” alors on met le paquet sur les apparences…

      Félicitation d’arriver à braver cette chose tellement ancrée !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 11 avril 2016
      1. Ton article m’a fait penser à celui-là : http://www.huffingtonpost.fr/2014/11/18/maquillage-television-presentatrice-tracy-spicer-sans-experience-tedx_n_6176474.html
        Pour ma part, je ne me maquillais pas avant mes 25 ans et maintenant (j’en ai 31), je suis rentrée dans le carcan, par habitude.
        Mais j’ai conscience de la situation et la démarche d’en sortir fait partie de mes projets 🙂

        Répondre
        decibella - 27 avril 2016
        1. Oh ça a l’air super, quel courage ! Je vais aller regarder de ce pas !
          Oui, ce sont des habitudes sociales, pourtant, réflexion que je me suis faite récemment en regardant The Island sur M6 (émission, de survivalisme). Quand le teint est frais parce que vie en extérieur, un peu bronzé, etc., malgré les piqûres de moustiques dont elles souffrent je les trouve très belles, preuve qu’une vie dans la nature nous réussit souvent mieux qu’une vie sur le béton ^^

          Répondre
          Ca Se Saurait - 27 avril 2016
  13. Non nous ne sommes pas stupides, cela vient du fait d’être toujours +, toujours meilleures.
    La société veut la perfection, c’est pourquoi on ne voit plus que le maquillage.
    Mais la perfection n’est pas naturelle…

    Répondre
    Acacia rose - 28 mars 2016
  14. Vous êtes belles quand vous vous maquillez par plaisir, par jeu ou pour séduire car toujours s’exprime votre liberté et donc votre paix intérieure. La coquetterie n’est pas un mal, c’est une facette adorable de la féminité, mais dès le moment ou un code social, la peur d’un regard extérieur ou la non acceptation de ses imperfections se transforme en contrainte ou en conditionnement, je suis inquiet car à terme ça ne peut être que préjudiciable, physiquement et moralement. Toute dépendance est préjudiciable.
    Je sais que c’est facile à dire, surtout pour un mec, encore que nous sommes jaugés et jugés sur d’autres critères superficiels pas plus heureux, ne vous inquiétez pas !
    Ne pas jouer ce jeu ferme des portes mais en ouvre le double. Le mieux c’est de tester chacune de ses convictions puis choisir ce qui donne le sourire, à nous-même et autour. Parfois on est surpris.

    Répondre
    Fabien - 14 mars 2016
    1. Exactement ! Il faut savoir lâcher et comprendre pourquoi et se l’avouer sans aucune honte car chercher à être parfait ne peut être une quête qui se termine bien (comme je le disais ici sur un sujet connexe : Cette nouvelle vague de la non -épilation au féminin

      Répondre
      Ca Se Saurait - 15 mars 2016
  15. Pour moi le maquillage n’est qu’un artifice pour duper les hommes. et oui généralement pour attirer un homme il faut ce maquiller! Jouer avec les couleurs, jouer avec son visage, jouer avec son image… Ce n’est pas un hasard si le maquillage attise à la fois le désir et la méfiance. Car se maquiller est un geste qui n’est banal qu’en apparence en tout cas moi j’adore me maquiller. et prendre surtout soin de ma peau avec les produits bio!

    Répondre
    Code promo aroma zone - 14 mars 2016
  16. J’aime beaucoup ton article ! C’est une question que je me pose très souvent. J’ai décidé de ne pas faire partie de cette société qui prône le superficiel.
    Je trouve ça dommage de faire grandir des jeunes filles dans une société qui justement, par pleins de petits détails, leur font croire que sans maquillage la femme n’est pas belle. C’est faux. Le maquillage n’est jamais qu’un accessoire !

    Répondre
    Gladwood - 10 mars 2016
    1. Merci Gladwood 🙂

      Oui ce serait bien que nous ne créions pas une génération de femme dont l’ego fluctue selon leur couche de fond de teint…

      Répondre
      Ca Se Saurait - 10 mars 2016
  17. Bonjour,

    Je me retrouve dans une partie du commentaire d’Eva,
    Je suis de celles qui se maquillent tout les jours ( je peux aller de la seule base matifiante/correctrice et du mascara à la totale base fond de teint blush, trait de liner et j’en passe ….) .
    J’ai remarqué que plus je me sent mal plus je me maquille par exemple, en vacance je ne me maquille jamais, mais vraiment rien, alors que j ‘en aurai le temps pour le coup.
    Je me demandais pourquoi et je pense que le maquillage je m’en sert pour me cacher ou me protéger un peu. Je suis plus sure de moi et avenante, maquillée.
    C’est parait bizarre mais je ne pense pas être un cas isolée quand même 😉

    Répondre
    Mélissa - 7 mars 2016
    1. Salut Sophie non non je pense que t’es plutôt dans la norme pour le coup on est très nombreuses à se maquiller un peu et assez souvent 🙂
      moi perso avant c’était que les yeux, depuis l’arrêt de la pilule et les imperfections teint obligatoire mais dès que je n’ai plus aucune imperfection j’aurais grand plaisir à ne mettre qu’une crème hydratante le matin !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 7 mars 2016
  18. Bonjour,
    Pour ma part, je ne me maquille pas au quotidien. Et quand je dis “pas” c’est que je ne mets rien de rien. Pas de “juste un peu de fond de teint” ou “juste un trait de khôl”, ou “sauf un petit coup de mascara et d’anti-cerne”. Je lis ou j’entends ça assez souvent : “oh moi je ne me maquille pas, juste ….”. ça me laisse rêveuse, non pas que je juge celles qui le disent, mais je suis prise d’un vertige quant à l’importance du maquillage. Finalement le maquillage est tellement acquis dans la tête des gens qu’une couche de fond de teint, ou des yeux rehaussés d’un trait de khôl, ce n’est plus se maquiller. Et je te rejoins donc dans ton interrogation sur la prégnance du maquillage dans nos sociétés…
    De mon coté, les rares fois où je me maquille, (crayon, mascara, rouge à lèvre), je finis une fois sur deux par enlever le tout car je ne me reconnais pas dans le miroir. Et je me dis que finalement, le truc est peut-être là. La société (pour ne pas dire le consumérisme) nous pousse à commencer un jour le maquillage, quand on est jeune et qu’on cherche son image. Alors on se teste au travers du maquillage et on s’habitue à une image de soi avec ces artifices. Et de la même façon que je ne me reconnais pas avec du maquillage, celles qui en portent ne se reconnaissent peut-être pas sans? Et il est sans doute plus difficile d’accepter une image de soi “imposée” par son corps qu’une image “choisie” grâce au maquillage, d’où le difficile retour en arrière ?
    D’autre part je crois qu’il y a un second facteur au fait que le maquillage régulier soit difficile d’abandonner : à moins de s’être toujours maquillée avec du (vrai) bio (qui est rarement à la disposition de l’ado qui touche un peu à tout, ni des petits budgets pas informés), l’application régulière sur la peau de maquillage doit l’abîmer. Et au terme d’années et d’année avec des produits toxiques, occlusifs, agressifs, (et ça vaut aussi bien pour les produits cheaps que les grandes marques) appliqués partout et spécialement sur les blessures (les boutons à camoufler) je veux bien imaginer que cette peau soit fatiguée et qu’elle fasse maladive si du jour au lendemain on l’expose au regard. Dur dans ces conditions de renoncer au maquillage. On se demande souvent pourquoi on est moins durs vis à vis du visage des hommes, et si c’était (entre autres) parce qu’ils sont moins abimés chimiquement ?
    Car évidemment il faut avoir l’air en forme et être “attractif/attractive” tous les jours, que ce soit vrai ou non. Pour ma part, là encore je ne me sens pas trop coincée par ce carcan, si je vais bien, je rayonne, si je vais mal, j’ai une sale tête, et à la limite, les gens savent à quoi s’en tenir et c’est plus simple pour tout le monde. Mais je vois bien autour de moi que ce n’est pas la règle tacite. Qu’il faut assurer et paraître. Et je crois que cette injonction est aussi bien faite aux femmes qu’aux hommes (pour les hommes ça passe par d’autres biais que le maquillage, c’est tout).
    Dernier point, je suis d’accord avec toi sur l’image dramatique de la femme dans la société de consommation : télé, magazines “féminins”, publicité, etc. Une femme qui n’a plus grand chose de naturel, qui est montrée comme belle, heureuse, épanouie, souriante, et qui représente un idéal à atteindre. Et là deux chose : on nous propose un idéal non réél (maquillage nude en guise de naturel, photos retouchées, etc.) et un même idéal pour tout le monde. Pas besoin d’être un génie pour comprendre que celles qui écoutent ce message et qui cherchent à l’atteindre vont au devant de déceptions, d’une perte de confiance, d’une dévalorisation de soi (un malaise qui poussera à consommer, soit dit en passant…). Et quand on se sent vulnérable, on peut chercher à se protéger derrière un masque. Le maquillage peut être ce masque.
    Évidemment ces points que je donne sont mes axes de réflexions, ils ne sont pas exhaustifs (je crois que c’est une multitude de facteurs qui font que nous en somme là ajd), et ne tiendront évidemment pas compte des spécificités et du vécu de chacune. Mais je me dis qu’il y a des pistes à suivre dans ces directions.
    Après il ne faut pas jeter bébé avec l’eau du bain, le maquillage n’est pas le mal, et je ne le fustige pas. Ce que j’interroge, c’est la relation que nous pouvons avoir avec lui. Pourquoi nous maquillons-nous ? pour les autres, pour la convention, pour soi ? Mais pourquoi pour soi ? Pour le plaisir et le jeu, ou pour se sentir mieux, et donc fuir un malaise ? A quel moment passe-t-on du plaisir à l’asservissement ? Le curseur n’est probablement placé au même endroit pour chacune, la question qu’on devrait toutes se poser, c’est : où est-il pour moi ? Et est-ce que ça me convient ?

    Répondre
    Eva - 1 mars 2016
    1. Wahou Eva merci beaucoup pour ce commentaire étayé qui fait vraiment avancer la réflexion !
      Comme toi je crois que le maquillage en lui-même en tant que pratique culturelle particulièrement propre aux femmes n’est pas à blâmer et je retiens particulièrement cette phrase :

      “on se teste au travers du maquillage et on s’habitue à une image de soi avec ces artifices. Et de la même façon que je ne me reconnais pas avec du maquillage, celles qui en portent ne se reconnaissent peut-être pas sans? Et il est sans doute plus difficile d’accepter une image de soi “imposée” par son corps qu’une image “choisie” grâce au maquillage, d’où le difficile retour en arrière ?”

      Pour la peau plus abîmée avec le temps et les maquillages agressifs appliqués(et démaquillages également souvent agressifs) peut-être, je en sais pas. En tout cas j’ai plus souvent remarqué des belles peaux chez celles qui affectionnent la nature, le grand air et les activités enrichissantes et qui de fait se maquillent moins que chez celles qui ne jurent que par le shopping, le milieu urbain et qui de fait ont plus tendance à se maquiller. A Paris par exemple cet été j’ai été choquée de la grise mine (cernes et Cie) des très jeunes parisiens que je n’ai jamais autant vu dans d’autres villes de province), le mode de vie et les activités quotidiennes jouent beaucoup.
      Enfin je m’égare, je crois aussi qu’il faut s’interroger sur le moment où le maquillage devient une obligation, tu as très bien cerné la chose 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 1 mars 2016
  19. On peut encore trouver un visage naturel beau, mais ça dépend de la sensibilité de chacun.

    Quant à trouver son propre visage naturel beau, c’est une autre histoire…
    Pour ma part je me maquille quand je dois sortir, et si je peux ne pas le faire, je le fais pas. Il y a des jours où je vais prendre plaisir à me maquiller, et d’autres où ça sera vraiment la corvée.

    Je trouve quand même difficile dans notre société de s’assumer au naturel. J’ai le sentiment qu’on attend des gens, et des femmes en particulier, d’être toujours apprêtées, belles, désirables. Entre les remarques de notre entourage (“Tu as mauvaise mine aujourd’hui”, “Tu n’as pas un peu grossi ?”), les canons de beauté imposés par la pub, les magazines féminins à double discours (“Aimez vos défauts” mais “Perdez 5 kilos avant l’été”), les tonnes de tricheries disponibles (faux cils, faux seins, faux cheveux, faux ongles, maquillage à outrance … Soyez belles, mais pas naturellement !)…
    Pas facile facile !
    Je pense qu’il faut quand même une bonne force de caractère pour oser dire à la société “Je m’aime comme je suis et je vous emmerde.”

    Répondre
    Laura - 29 février 2016
    1. Oui, personnellement je trouve pleins de femmes sans maquillage dans la rue belles mais c’est vrai que souvent les cernes et imperfections n’ajoutent pas à la beauté, ce qui est gênant ce n’est pas de trouver que ces “défauts” gâchent une beauté mais bien qu’ils soient acceptés chez les hommes alors qu’ils doivent systématiquement être camouflés chez une femme.
      C’est là que tu te rends compte à quel point on est formatées !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 29 février 2016
  20. bonjour,

    moi cet article me fait sourire, car je ne me suis jamais maquillée (même pour mon mariage). Je prends soin de moi quand même 😉
    Mes filles se maquillent, et la grande ne peut absolument pas sortir si elle n’est pas maquillée, ce qui a le don de m’agacer. A sa décharge, elle a des traces de boutons sur les joues, alors que moi je n’ai jamais fait d’acné.
    Je suppose donc que toutes les filles maquillées doivent me trouver moche…

    Répondre
    Catherine - 27 février 2016
    1. Bonjour Catherine,

      Non je ne dis pas que celles qui se maquillent trouvent celles sans maquillage moches, je ne le pense vraiment pas. Je me demande juste si avec cette folie du maquillage partout/tout le temps les yeux des gens ne s’y sont pas habitués. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

      Répondre
      Ca Se Saurait - 29 février 2016
  21. Coucou !

    Je trouve ton article très intéressant.
    Je fais partie de ces personnes incapables de sortir dans la rue sans rien ! Bon je le ferais si je n’avais pas le choix mais bon je ne le fais pas.
    Honnêtement je pense que le maquillage est tellement devenu “la norme” que oui ça en devient difficile d’accepter ses défauts, mais c’est très triste ! Oui je pense que comme moi, beaucoup de jeunes femmes se trouvent pas très belle sans maquillage. Mais comment ne pas se sentir ainsi quand on voit de longue partout des canons de beauté.
    Les hommes aussi sont négativement influencés par ce qu’ils voient car certain, peu experts, pensent que les femmes des magasines sont ainsi à leur réveil et en attendent donc beaucoup des femmes donc c’est une pression supplémentaire pour nous je pense, donc cercle vicieux !

    Voilà ma vision des choses 🙂

    Gros bisous

    Répondre
    lipspicntrips - 27 février 2016
    1. C’est ça qui est fou en fait c’est que d’une chose qui, pratiquée quand on en a envie, est saine, c’est devenu une obligation malsaine, qui nous rend malheureuses car peu confiantes, asservies.

      Répondre
      Ca Se Saurait - 27 février 2016
  22. Bonjour Sabrina,

    Merci pour ton article très intéressant. Le maquillage fait tellement partie de notre quotidien qu’il en est devenu indispensable. C’est tellement facile de s’embellir d’un coup de crayon et de blush. Mais, moi aussi, je me pose cette question car je ne me sens pas à mon avantage sans maquillage.

    Bonne journée 🙂
    Veronika

    Répondre
    Veronika - 27 février 2016
    1. Oui, comme je te le disais sur Hellocoton,

      Moi aussi j’en suis incapable (surtout à cause des imperfections causés par l’arrêt de la pilule car sinon çà va) d’où mes interrogations et c’est pour ça que je pose les questions sans y répondre ^^ Ça me pose un problème mais c’est compliqué.
      D’un côté je trouve ça injuste et je trouve que c’est un asservissement et de l’autre je me dit qu’il n’y a peut-être rien de mal si les femmes n’y sont pas asservies et le font par plaisir ou séduction mais bon souvent tout est mélangé.

      Ce qui me gêne c’est que le résultat c’est que beaucoup d’entre nous sont effectivement asservies par cette injonction à la perfection.

      Répondre
      Ca Se Saurait - 27 février 2016
      1. Merci pour ta réponse. Je me suis maquillée aujourd’hui. Pourtant, je ne sors pas. En fait, c’était juste pour moi.Ta question est donc encore plus complexe que l’on peut le penser au premier abord. Le maquillage peut être aussi un jeu, le plaisir de mélanger les couleurs par exemple. Bonne journée 😉

        Répondre
        Veronika - 28 février 2016
        1. Eh oui oui je sais bien c’est pour ça que je voulais l’aborder avec vous ^^

          Répondre
          Ca Se Saurait - 29 février 2016
  23. Bonjour,
    Moi aussi je me pose parfois cette question et je me dis que c’est l’habitude de se maquiller, même au minimum qui fait que l’on veuille paraitre toujours belle,ou du moins “en forme” dans le regard de ceux qu’on croise, mais surtout qu’on connait.Je déteste quand une personne connue que je rencontre me dit (avec le trémolo dans la voix qui va avec car ça la rassure puisque “elle”, elle te dit ça parce qu’elle est belle et en forme et que ça lui fait plaisir de te pourrir la journée…je m’égare…!) oh…tu as l’air fatiguée, crevée…mais non…, je suis juste pas maquillée et je t’aime pas!! En vacances, c’est plus simple car un inconnu ne te dira rien car l’inconnu est toujours poli!et puis, on pense que la femme s’est toujours maquillée, coiffée, “entretenue” ,depuis la nuit des temps, alors on joue le jeu pour plaire, pour se plaire? La société du jeunisme n’arrange rien à l’affaire! Un truc que j’adore; dans les films, la femme se réveille toujours super maquillée, coiffée: le rêve. Il reste plus qu’à sauter dans tes vêtements sauf que ton maquillage à toi il a coulé jusqu’au joues et que tu ressembles à un caniche dans le meilleur des cas! Il vaut mieux rire de tout ça en se sentant bien dans sa tête et son corps…le regard de l’autre suivra, qu’on soit ou pas maquillée.
    Bonne journée
    Corinne

    Répondre
    Corinne - 27 février 2016
    1. Merci Corinne pour ton témoignage entre fatalisme et joie de vivre décomplexée 🙂
      Mais c’est vrai que même si ça paraît un sujet futile derrière se cache quelque chose qui pourrait vraiment l’être moins : l’asservissement, le temps que ça prend et qu’on ne passe pas à autre chose, la soumission au regard de l’autre et ses conséquences sur l’estime de soi…etc.
      Pour les collègues et leurs remarques pas très sympa, je pense que des fois on parle avant de réfléchir sans forcément non plus penser à mal mais bon tout dépend de la personne ^^

      Répondre
      Ca Se Saurait - 27 février 2016
  24. Le maquillage attire l’œil, mais je suis de ceux qu’il incite à rester à distance – la distance du regard… Car très souvent celles qui en utilisent de manière visible ont aussi recours aux parfums. Or, ceux-ci, même prétendus “naturels”, contiennent des molécules de synthèse extrêmement agressives, qui masquent entièrement les odeurs corporelles. Même l’application d’huiles essentielles provoque ce masquage. Je le perçois comme un besoin de protection contre le “prédateur” sexuel, tout en admettant que d’autres peuvent au contraire être attirés par ces effluves et cette apparence.
    Comparaison grossière mais que j’assume : une pâtisserie artistiquement décorée risque de ne pas avoir la saveur appropriée. Il y a des personnes que j’ai plaisir à regarder, d’autres que j’ai envie de toucher, et d’autres enfin qui m’attirent dans leur intimité, mais ce ne sont pas les mêmes.
    Heureusement pour elles, les goûts des “prédateurs” sont extrêmement variés, il y en a pour tout le monde – ou presque !

    Répondre
    Bernard Bel - 27 février 2016
    1. Oui mais un des problèmes que je pointe également ici, c’est aussi et surtout celui de se sentir obligée d’améliorer sa nature tout en faisant croire qu’il n’y a pas d’artifice, on devient accro et on en sait plus faire sans. Es-tu sûr que chaque femme que tu apprécie n’a vraiment aucun maquillage, les hommes ne sont souvent pas doués pour remarquer nos artifices^^)
      Après je pense que les plus jeunes sont celles qui se maquillent le plus.

      Répondre
      Ca Se Saurait - 27 février 2016
      1. C’est vrai qu’un homme a tendance à ne regarder que le résultat, pas le procédé pour y parvenir… Et, effectivement, l’image donnée par les films de ces jeunes beautés qui au réveil resplendissent de grâce et de sensualité est aussi décalée que celle de James Bond qui sort d’une bagarre démentielle avec pas un pli sur le pantalon, ou ces taxis qui s’arrêtent immédiatement quand on leur fait signe dans Paris, ou encore la voiture qui trouve une place pour se garer juste à la porte du restau… Ça fait partie des artifices du cinéma – même d’auteur, je ferais juste une exception avec des séries comme “Heimat” – mais pour ce qui est de l’image modèle de la femme, c’est vraiment angoissant pour toutes celles qui ont peur de décevoir.
        Les amies ou amantes que j’ai vues au réveil ne m’ont jamais déçu au visuel. Peut-être parce que le canal visuel n’est pas très inquisiteur après une nuit de plaisir. Le prédateur n’aiguise son regard que quand il cherche une nouvelle proie. 😉 J’espère que ma théorie est rassurante !
        Etaient-elles maquillées ? Pas au sens de colorier les lèvres et la peau, car par contre mon odorat est sensible en réaction contre les substances étrangères. Certaines mettent un peu de khol ou kajal autour des yeux, ce qui n’a pas d’impact olfactif. Mais pas dans les moments de rencontre, car elles savent que ça aurait tendance à faire des traces indésirables.
        Finalement je comprends assez bien la tendance à se maquiller (modérément) pour sortir en ville, ça va avec l’habillement, mais selon moi ça ne va pas bien dans les temps de rencontre sensuelle. Le non-maquillage serait une marque de nudité, c’est ça qui peut effrayer ou au contraire exciter !
        Il y a quelque temps j’ai vu une jeune vendeuse au supermarché qui avait un magnifique maquillage. En passant à la caisse je lui ai dit que son maquillage lui allait très bien. Elle m’a dit qu’elle était heureuse qu’on lui fasse le compliment, ce qui m’a rassuré car jamais je n’ose aborder une femme en louant sa beauté (certaines apprécieraient peut-être). Après cette scène je me suis rendu compte que j’avais envie de lui dire que son maquillage me plaisait alors que d’habitude j’ai horreur du maquillage, mais que je n’avais pas osé aller jusqu’au bout du compliment, de peur de passer pour un prédateur sexuel – que je suis mais seulement en privé.

        Répondre
        Bernard Bel - 29 février 2016