#PayeTaContraception : ras-le-bol des effets secondaires des contraceptions

Posez la question autour de vous et vous verrez que presque chaque femme a subi au moins une fois dans sa vie les effets secondaires d’une pilule, d’un stérilet ou d’un patch. Mais comment faire évoluer la contraception ? Je vous propose d’agir via une pétition et un hashtag !

#Paye Ta Contraception - Visuel officiel 1

Côté face, les contraceptions médicales modernes nous apportent un très haut degré d’efficacité. Côté pile, ce haut degré d’efficacité a un prix : des effets secondaires physiques et psychiques qui gâchent le quotidien de nombreuses femmes.

Comment faire évoluer cette situation ? Je vous propose deux leviers d’action (tirés des six propositions avancées dans mon manifeste Marre de souffrir pour ma contraception) :

  • Une pétition pour demander au gouvernement de lancer une concertation nationale contraception pour débloquer des budgets et faire avancer les choses.
  • Un hashtag (#PayeTaContraception) pour libérer la parole des femmes autour des souffrances dues aux effets secondaires des contraceptions afin que la société ouvre les yeux sur cette réalité méconnue et que beaucoup vivent en silence.

Une concertation nationale pour développer des contraceptions sans effets secondaires :

Dans mon manifeste Marre de souffrir pour ma contraception je demande une concertation nationale autour de la contraception en France. Le but ? Réunir autour de la table utilisateurs, chercheurs, médecins et membres de la société civile pour réfléchir à la façon de développer et rendre accessibles à tous des contraceptions efficaces et sans effets indésirables, mais également masculines.

Car, les choix que nous avons faits il y a plusieurs dizaines d’années nécessitent d’être repensés au regard des exigences de confort des générations actuelles et des connaissances scientifiques présentes (qui nous montrent qu’il est préférable de ne pas exposer un organisme en bonne santé à des hormones de synthèse).

Les choix que nous avons faits il y a plusieurs dizaines d’années nécessitent d’être repensés au regard des exigences de confort des générations actuelles et des connaissances scientifiques présentes (qui nous montrent qu’il est préférable de ne pas exposer un organisme en bonne santé à des hormones de synthèse).

concertation nationale contraception

Cette demande de concertation a d’abord été évoquée dans une tribune parue dans Libération : “Marre de souffrir pour notre contraception“.

Marie-Hélène Lahaye, Diglee, Marion Larat, Ovidie, Noémie de Lattre, Lauren Bastide, Emma, Charlotte Bienaimé, Véronique Moreira, Victoire Tuaillon et bien d’autres féministes, médecins et membres de la société civile l’ont signée.

Suite à son succès, cette tribune est devenue une pétition Change.org accessible à tous : “Marre de souffrir pour notre contraception“. Déjà 24 000 signataires en un mois.

Les contraceptions sans effets secondaires, nouveau combat féministe :

J’ai également été reçue à l’ONU en avril (à l’occasion des 50 ans de l’UNFPA, (United Nations sexual and reproductive health agency)) pour évoquer mon point de vue à propos du futur de la contraception, des améliorations à y apporter. J’ai rappelé qu’en Occident, de plus en plus de femmes ne souhaitent plus médicaliser leur contraception et rencontrent des difficultés à faire entendre ce choix et à trouver des solutions concrètes. J’ai également questionné la pérennité des contraceptions hormonales alors que l’on sait aujourd’hui qu’il vaut mieux éviter d’exposer un organisme sain à des hormones synthétiques. Enfin, malgré les difficultés contraceptives que rencontrent les femmes dans le monde entier, j’ai réaffirmé que j’osais porter le rêve d’une contraception sans souffrances pour tous et que, si les occidentales risquent d’être les premières à en bénéficier, les efforts engagés en ce sens bénéficieraient à toutes les femmes sur Terre 🙂

“J’ai été reçue à l’ONU en avril pour évoquer mon point de vue à propos du futur de la contraception”

#PayeTaContraception, le hashtag pour libérer la parole autour des effets secondaires des contraceptions :

En plus du manifeste, de la tribune et de la pétition j’ai lancé le hahstag #PayeTaContraception pour diffuser des témoignages de souffrances contraceptives. Le but ? Libérer la parole des femmes sur les souffrances liées aux effets secondaires de leur contraception. Souffrances qu’elles passent trop souvent sous silence car, soit elles ne voient pas d’autres solutions, soit elles en ont marre qu’on les traite d'”ingrates” (“Nous on n’avait même pas la contraception alors de quoi vous plaignez-vous ?!“).

Ce hashtag permet de se sentir moins seules, d’échanger. Il permet aussi que le monde entier sache que cela existe et que la contraception a un revers de la médaille payé quasi uniquement par les femmes : les effets secondaires.

La contraception a un revers de la médaille payé quasi uniquement par les femmes : les effets secondaires.

Logo paye ta contraception Petit

Comme pour le mouvement #MeToo ou #BalanceTonPorc, il faut que les femmes témoignent de leur vécu intime pour que la société ouvre les yeux, épaule celles qui en ont besoin et cherche des solutions.

Sur Facebook, Twitter, Instagram et partout ailleurs, témoignez de vos galères contraceptives et lancez vos propositions pour que cela change avec #PayeTaContraception !!

 

 

 

 


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[Lien court pour relayer la pétition : https://change.org/payetacontraception]

 

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (12)

  1. Merci pour cet article.
    Je suis sans doute un peu atypique: je n’ai jamais pris la moindre contraception, ayant attendu l’homme de ma vie pour avoir des unions (je voulais me réserver pour celui qui me mériterait pour toute la vie) et utilisant une méthode d’observation (fiable, pas n’importe laquelle) pour connaître notre fertilité (j’insiste sur le” notre”: si c’est bien moi qui m’observe, il s’agit de la fertilité de notre couple, et nous sommes tous les deux responsables de nos actes).
    Certes, cela demande du courage, de l’humilité et de prendre le temps de discuter en couple, mais je suis heureuse de me connaître et de partager mon évolution cyclique avec mon mari.
    De plus, étant du milieu médical, je reçois souvent des patients à la santé perturbée par leur contraception, par exemple une femme avec des grosses douleurs de dos pendant des années, jusqu’à ce qu’elle retire son stérilet…
    Sans compter les effets sur l’environnement, à cause des oestrogènes rejetés dans les eaux, et accusés entre autres de participer à la baisse de la fertilité masculine…
    Je comprendrais tout à fait que ce commentaire en choque beaucoup… Mais j’aimerais exprimer à quel point ce chemin à deux est libérateur et donne beaucoup de joie au quotidien.

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    Cyrille - 6 août 2019
    1. Bonjour Cyrille et merci, aucun souci ni jugement déasagréable ici, je pratique moi-même la symptothermie depuis 3 ans et demi et en suis extrêmement satisfaite et, en effet, je trouve que cela a été un vrai plus, un vrai vecteur de dialogue dans mon couple et ma sexualité alors, je plussoie ! 🙂

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      Sabrina Debusquat - 7 août 2019
  2. Fiou… la contraception, large sujet ! Effectivement , en arrêtant la pilule après plusieurs années de prise, mon corps a été tout chamboulé.
    Cela lui a prit du temps pour retrouver un équilibre… mais cette fois-ci naturel alors cela valait vraiment le coup!
    Bises.

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    Auré - 26 juin 2019
    1. Super et du coup pour quelle contraception as-tu opté ?

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      Sabrina Debusquat - 26 juin 2019
  3. 20 ans de capote (une seule grossesse désirée), et 20 ans à recevoir des regards ahuris de l’entourage et pire des remontrances des gynécos “ça n’est pas un moyen de contraception, il faut le doubler avec autre chose”.
    WTF ?
    Toujours cette multi-étiquette d’inconsciente/volage/castratrice. Je devrais leur présenter mes copines qui ont eu des grossesses surprises sous pilule ou stérilet (et certaines IVG). Aucune n’a eu droit à “ce n’est pas un moyen de contraception, il faut le doubler”.

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    Melle Blanche - 25 juin 2019
    1. Salut Blanche,

      Oui, comme je l’écris à Sarah dans le commentaire juste en dessous, l’idée ce serait d’arrêter de faire le forcing aux femmes pour qu’elles optent pour des contraceptions médicalisées (parce que l’on ne voit que l’efficacité, sans penser à l’impact des effets secondaires sur la vie de la patiente).

      Le préservatif est une très bonne contraception, surtout si elle est bien utilisée, c’est quasi la même efficacité que la pilule (0,3/0,8 grossesses/an sur 100 femmes pour la pilule bien utilisée (8 si oublis ou mauvaise prise, vomissements,etc.), préservatif, 1 grossesse/an sur 100 femmes si bien utilisé (pincer le réservoir, lubrifier, bien le retirer, etc.) et 15 si al utilisé. Donc à quelques pourcentages près on peut décider que, pour soi, on préfère le préservatif que l’on va bien utiliser et qui n’a aucun risque d’effet secondaire plutôt qu’une pilule qu’on va mal prendre ou qui nous donne des effets secondaires.

      Donc c’est inadmissible que l’on emm**** les couples qui font ce qu’ils veulent de leurs fesses avec ce genre de paternalisme médical. Il y a aussi également la problématique du plaisir masculin.

      Et en effet, pire encore, ce sont des idées qui infusent dans toute la société avec, comme tu le dis, des proches et amis qui jugent les choix contraceptifs des uns. Durant mon sondage réalisé en 2017 pendant l’enquête “J’arrête la pilule” (sur 3 600 femmes), il y avait pas mal de témoignages sur les jugements et pressions de l’entourage. 28,7 % étaient “découragées” d’arrêter la pilule, dont un certain nombre par leurs proches ou amis (cf. page 12 de mon sondage “Les femmes et la pilule” + quelques témoignages)

      Deux témoignages sont particulièrement marquants :

      « Ce qui m’a le plus marqué lorsque j’ai arrêté la pilule c’est l’incompréhension générale. Celle des hommes, qui n’envisagent pas un instant que ce soit eux qui prennent un moyen contraceptif. Celle des médecins de la génération de mes parents qui considèrent mon choix comme un « caprice » de jeune qui n’a aucune conscience du chemin qu’il a fallu aux femmes pour en arriver là… Ma décision a été vue comme une remise en question globale des compétences du personnel médical. J’ai été jugée par ceux qui idéalisent le système de santé actuel alors que je ne remettais pas en question l’intérêt de la médecine. »

      « Personne ne sait vraiment si je prends la pilule ou pas. Je laisse le doute planer, je prétends la prendre, je reste évasive. J’estime que cela me regarde. À l’évocation d’un arrêt, une amie s’est insurgée, pétrie de bonnes intentions : elle a subi deux avortements et est toujours très inquiète lorsqu’elle apprend qu’une de ses amies qui a une activité sexuelle ne prend pas la pilule. Pour avoir la paix et la rassurer, je la laisse aujourd’hui penser que j’ai continué de la prendre, ce qui est faux. »

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 25 juin 2019
  4. Merci pour cet article. Je me suis posée la question il a quelques jours, à savoir quel contraceptif utiliser désormais. La pilule, cela ne m’a
    jamais plu de la prendre. J’essaie de pencher pour des contraceptifs naturels, mais ce n’est pas à 100% efficace.
    J’ai signé la pétition en espérant voir sur le marché de nouveau contraceptifs fiables et plus sains pour la santé.

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    Sarah - 25 juin 2019
    1. Merci Sarah pour le soutien 🙂

      Oui et en attendant il existe quand même quelques contraceptions efficaces et sans effets secondaires :
      – préservatif masculin bien utilisé
      – diaphragme + spermicide
      – méthode de connaissance du cycle (type symptothermie) couplée, en période fertile (10/15 jours/mois) au préservatif, diaphragme (ou abstinence).
      slip chauffant pour homme

      Après, pour l’heure, aucune contraception, même médicale n’est efficace à 100 % (même la stérilisation) donc je pense que ce soit pour demain (mais sait-on jamais). L’idée ici c’est :

      1/ Améliorer les contraceptions sans effets secondaires et efficaces qui existent
      2/ Arrêter de faire le forcing aux femmes pour qu’elles optent pour des contraceptions médicalisées (parce que l’on ne voit que l’efficacité, sans penser à l’impact des effets secondaires sur la vie de la patiente)
      3/ Encourager de nouvelles inventions sans effets secondaires, non polluantes et partagées.

      Déjà, si l’on pouvait arriver aux deux premières revendications ce serait un immense progrès (ce qui montre qu’il reste du chemin à parcourir !). La troisième, si on ne débloque pas des budgets ça n’avancera pas (et c’est pas gagné :-() )

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 25 juin 2019
      1. Merci pour votre retour. Je connaissais pas le slip chauffant. Je penche plus pour le préservatif (féminin et masculin) et la méthode du calendrier. Il est vrai que si les effets secondaires pouvaient être diminués, voire inxesistants ce serait déjà un plus.
        Bonne continuation dans vos démarches,

        Répondre
        Sarah - 25 juin 2019
        1. En revanche méthode du calendrier vraiment pas fiable pour info donc si vous avez le temps, potassez plutôt une vriae méthode efficace et reconnue comme la symptothermie (manuel complet en accès libre ici : La symptothermie Complète (208) par Pryska Ducoeurjoly).

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          Sabrina Debusquat - 25 juin 2019
          1. Merci beaucoup, je vais jeter un coup d’oeil. Pour la méthode calendrier, j’utilise l’application Lady Timer, je ne sais pas ce que ça vaut, mais je teste pour l’instant accompagné d’un autre contraceptif.

            Sarah - 26 juin 2019
          2. Cette application est classée 9 sur 10 parmi les applications qui ne prédisent pas la période de fertilité (cf ce classement de 2016).

            Si vous cherchez vraiment un degré d’efficacité élevé de toute façon il faut avant tout apprendre à s’auto observer PUIS utiliser ces applis comme support de remplacement du papier/crayon/calculatrice, c’est tout (j’exlique ici pourquoi par rapport par exemple à l’application Natural Cycles qui prédit la fertilité via un algorithme et finalement ne laisse pas ce pouvoir entre les mains de la femme : “Après la polémique sur l’appli Natural Cycles, voici pourquoi il ne faut pas stigmatiser les méthodes naturelles de contraception” sur le Huff Post

            ” avec des applications comme Natural Cycles, les femmes ne suivent à aucun moment une formation et sont totalement dépendantes de ce que leur dit l’interface, ce qui fragilise l’efficacité contraceptive. […]

            En conclusion, si vous souhaitez opter pour une méthode naturelle et atteindre un taux d’efficacité maximale il est fortement conseillé de:

            vous former à une méthode qui multiplie les indices (température, glaire cervicale, palpation du col) et d’en appliquer scrupuleusement les principes
            opter en période fertile pour la méthode barrière la plus efficace (le préservatif masculin) et vous assurer de l’utiliser parfaitement (en rajoutant du lubrifiant, en s’exerçant à sa pose, etc.)
            Tout cela demande plus d’investissement que simplement rentrer votre température dans une application. L’idée de simplicité promue par Natural Cycles est séduisante mais les méthodes naturelles qui vous assureront une efficacité maximale requièrent une formation et bien souvent plusieurs mois de rodage, chose que ne propose pas ce type d’application.”

            Je vous recommande donc plutôt, si vous souhaitez vous assurer une méthode scientifiquement validée comme très efficace si bien respectée, la symptothermie (méthode Symptotherm avec le manuel complet gratuit en ligne, ou alors Sensiplan) et avec une application à côté comme celle de SymptoTherm qui est la 2ème plus efficace (et la première en français) ou “Kindara” ou “Méthode symptothermique” que Melissa Carlier, formatrice en sympto, passe en revue).

            Sabrina Debusquat - 26 juin 2019