Prostituées : sacrifices sur l’autel de la monogamie ?

Dans Suppléments et omissions, le philosophe allemand Schopenhauer dit des prostituées qu’elles sont des “victimes de la monogamie, cruellement immolées sur l’autel du mariage“. Quelle drôle d’habitude que celle de rejeter la conséquence de ses propres choix sur la fatalité !

Prostitution monogamie

Dans Reflets dans un oeil d’homme Nancy Huston décrit et explique très bien comment notre biologie, celle des hommes en l’occurrence, génère nos pulsions. Pour aller plus loin, je dirais que, comme la majorité des femmes, je comprends très bien ces pulsions et leur existence (il en va de même pour nous). La force, l’élan de l’acte sexuel est immense. Mais justifie-t-elle pour autant que l’on trouve normal de sacrifier des millions de femmes, aux quatre coins du globe, pour assouvir les pulsions sexuelles “irrépressibles” de ces messieurs ?

Pourquoi éjaculer sur le visage de la fille de ton voisin mais refuser que d’autres hommes le fassent sur le visage de la tienne ?

“De toute façon c’est le plus vieux métier du monde” ou “c’est un métier comme un autre, elles vendent leurs culs aux hommes comme les ouvriers vendent leurs muscles aux patrons” sont deux des  phrases les plus couramment entendues dans la bouche de ceux qui aimeraient que leurs actes n’aient aucune conséquence. Pourtant, l’argumentation perd rapidement de sa force logique quand on les entend ensuite dire “Toutes sauf ma fille, ma femme, ma soeur”. Mais pourquoi donc ? Si c’est un métier tout ce qu’il y a de plus “normal” ? Si tout ce que tu leur fais en tant que client n’a aucun effet négatif ? Si “tout va bien” ? Pourquoi éjaculer sur le visage de la fille de ton voisin mais refuser que d’autres hommes le fassent sur le visage de la tienne ? Etrange…

Le client de prostituée aimerait que les autres hommes sachent se retenir de vouloir fourrer leur bite dans les vagins/bouches/anus de leur femmes/soeurs/filles mais demande systématiquement que l’on fasse preuve d’indulgence dans son cas. Schizophrénique…

Ce sont des putes et l’ensemble de la société les traite comme telles. A savoir des vieilles serpillières sociales, des sous-femmes sans visages ni noms ni familles, qui “servent la cause”.

Certes, la misère sexuelle masculine est un vrai sujet. Mais enfin, je doute que celles qui souffrent à cause de cette dernière en aient quelque chose à faire, leurs dysfonctions sexuelles à elles, suite à des années de prostitution, n’émeuvent pas. Ce sont des putes et l’ensemble de la société les traite comme telles. A savoir des vieilles serpillières sociales, des sous-femmes sans visages ni noms ni familles, qui “servent la cause”. Des “sacrifices sur l’autel de ceux qui optent pour le confort d’une vie monogame sans oser s’avouer qu’ils se sont trompés de partenaire ou qu’ils ne sont pas faits pour ça”. Des sacrifices sur l’autel des hommes qui ne savent pas ce qu’ils veulent, qui en façade optent pour le confort d’une femme “comme il faut” mais derrière paient pour obtenir ce qu’ils n’ont pas dans leur couple. Pourtant, paradoxalement, il paraît que certains clients se comportent plus gentiment avec une prostituée qu’avec une femme lambda.

Mais, Messieurs, si vous n’aimez pas la monogamie ou que vous trouvez que votre femme ne vous convient pas, qu’est-ce qui vous empêche de changer de vie pour vivre enfin en accord avec vos principes ?

Ahh… c’est moins sympa d’habiter seul sans femme qui assume les tâches domestiques ni enfants divertissants et attachants ? Ahhh… vous vouliez discrètement ménager la chèvre et le chou ? Ahhh… vous êtes vieux et moche et vous savez que personne ne voudrait de vous alors vous achetez cela avec votre argent ?

Eh bien, nous sommes au 21ème siècle, je vous invite à comprendre qu’il n’y a pas dans la vie deux catégories de femmes, les dévidoirs à sperme et celles que l’on montre à ses parents. Je vous invite à faire le point sur vos pensées et actions contradictoires et à réfléchir aux conséquences immenses que peut avoir ce si petit acte que vous ressentez irrépressiblement le besoin de faire.

Il ne s’agit pas de nier la pulsion sexuelle mais de l’apprivoiser pour en faire un acte qui ne transfère pas votre souffrance sur d’autres.

prostitution

Actuellement, en France, après cinquante ans, plus d’un homme sur quatre a eu au moins un rapport sexuel payé dans sa vie. Vu l’importance de la proportion d’hommes jeunes qui recourent à la prostitution, il n’est pas certain que ce chiffre soit amené à baisser rapidement à l’avenir (source).

Le corps de l’homme est nature, sa volonté, son esprit et ses actes sont majoritairement culture. Si l’homme accepte de dompter sa nature, comme il le demande à la femme ou à n’importe quel être “civilisé” dans tous les domaines de la vie, pourquoi refuser de l’appliquer à la sexualité ? Il ne s’agit pas de nier la pulsion sexuelle mais de l’apprivoiser pour en faire un acte qui ne transfère pas votre souffrance sur d’autres. Il s’agit d’accorder vos pensées avec vos pulsions pour que chacun soit plus heureux (votre femme, les prostituées et vous).

De nos jours chacun a la liberté, si la monogamie est trop pesante pour lui, d’avoir plusieurs partenaires […] ainsi, l’on ne peut plus dire que les prostituées constituent une sorte de mal nécessaire épanchant l’incapacité des hommes à se retenir.

De nos jours chacun a la liberté, si la monogamie est trop pesante pour lui, d’avoir plusieurs partenaires, de papillonner ou de rester célibataire. Ainsi, l’on ne peut plus dire que les prostituées constituent une sorte de mal nécessaire épanchant l’incapacité des hommes à se retenir. Reste le cas de la misère sexuelle des hommes handicapés, ou au physique peu attractif, qui ont peu de chance d’avoir un rapport sexuel avec une femme consentante. Bienvenue, messieurs, dans un monde d’égalité. Des millions de femmes, depuis des millénaires, sont elles aussi en situation de misère sexuelle mais n’obligent pas pour autant des hommes à répondre à cette demande (de toute façon, bien souvent soit elle n’avaient pas la possibilité de gagner leur propre argent soient elles étaient elles-mêmes reléguées au ban de la société parce qu’elles n’étaient pas “bonnes à marier”, ce qui leur laissait globalement peu le luxe de penser à leur sexualité).

Pour revenir sur l’époque de Schopenhauer, si ces messieurs avaient été éduqués comme des filles, ils auraient appris ce que c’est de passer sa vie à “se retenir”, “se limiter” et taire ses envies et n’auraient ainsi pas ressenti la nécessité de faire souffrir d’autres êtres pour un instant de plaisir physique égoïste. Alors, équilibrons encore un peu l’éducation des sexes et nous arriverons certainement à faire en sorte, dans le futur, que certains êtres ne trouvent pas normal d’imposer de la souffrance à d’autres à cause de leur incapacité à se retenir.

Espérons qu’un futur égalitaire n’impliquera pas la prostitution masculine mais une libération générale de la vie sexuelle qui diminuera drastiquement les frustrations de part et d’autres, et par conséquent la demande en prostitution. Nous avons tous à gagner à ce que la femme se libère sexuellement, particulièrement les femmes elles-mêmes.

Alors, cher Arthur S., non les femmes prostituées ne sont pas des sacrifices sur l’autel de la monogamie mais sur l’autel de l’égoïsme et de la lâcheté de certains hommes qui s’accrochent à un monde dans lequel leur vision écrase tout sur son passage. Rien d’autre.

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaires (20)

  1. Eric n’a pas totalement tort

    “Le client de prostituée aimerait que les autres hommes sachent se retenir de vouloir fourrer leur bite dans les vagins/bouches/anus de leur femmes/soeurs/filles mais demande systématiquement que l’on fasse preuve d’indulgence dans son cas. Schizophrénique…”

    Le client de prostituée n’existe pas…

    Répondre
    Raphaël - 4 avril 2017
    1. Oui de même qu’il n’y a pas de “communauté musulmane” agissant et pensant comme un seul être mais ce n’est pas ce que je dis. Avez-vous discuté avec des clients de prostituée qui ne tiennent pas ce discours ?

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 4 avril 2017
      1. J’ai rencontré quelques escort. Je suis à mille lieux de tenir ce discours

        “un acte qui ne transfère pas votre souffrance sur d’autres” ; “sur l’autel de l’égoïsme et de la lâcheté de certains hommes qui s’accrochent à un monde dans lequel leur vision écrase tout sur son passage. Rien d’autre.”

        Il EXISTE de belles rencontres. cOMME AVEC CETTE FEMME DONT LES YEUX BRILLAIENT SUR LE PALLIER DE LA PORTE QUAND JE SUIS PARTI. Probablement à cause de mon jeune âge, de ma plastique avantageuse, de mon comportement. Vous ne DÉTENEZ pas le savoir absolu et n’êtes pas dans la tête de ces femmes (ni de ces hommes), désolé

        Répondre
        Raphaël - 5 avril 2017
        1. Fausse manip typographique

          Répondre
          Raphaël - 5 avril 2017
        2. J’écoute tout simplement ce qu’elles disent loin de leurs clients dont elles ont intérêt à flatter l’ego 🙂
          Je ne prétends absolument pas détenir la vérité mais je me base sur des faits (récits, témoignages nombreux). Quand l’ultime majorité des prostituées tient un certain discours je l’entends et je me demande ce que nous pouvons faire pour supprimer la souffrance qui est la leur. Cette souffrance résulte d’une situation dans laquelle elles se retrouvent parce qu’elles sont en situation de précarité économique, aspect fondamental de la prostitution sur lequel tous les clients font étrangement l’impasse. Je ne nie absolument pas qu’il existe de bons moments dans ces situations, comme il en existe pour les femmes battues avec leurs compagnons.

          Croyez-vous sincèrement que les prostituées que vous cotoyez se comportent absolument naturellement avec vous ? Vous êtes leur source de revenu, soyons sérieux. Leur métier est de vous faire croire cela, justement pour que vous reveniez. Elles ne vont pas vous dévoiler leurs problèmes et leurs questionnements puisque vous venez dans l’espoir de VOUS faire plaisir. Vous n’allez pas voir une prostituée en bon samaritain, vous y allez pour vous et vous payez pour ce moment que vous pourriez avoir gratuitement parce que vous achetez la tranquillité. Vous achetez le consentement, vous achetez le fait de pouvoir faire ce que vous voulez sans avoir à montrer un beau visage en retour. Vous achetez la paix et le silence. Vous achetez l’assurance d’une relation à sens unique où la prostituée est là uniquement pour vous satisfaire, c’est son métier. Et c’est ce qui fait qu’un client de prostituée ne poura que très exceptionnellement voir l’envers du décor. Vous pouvez utiliser tous les stratagèmes pour vous convaincre du contraire, cela ne change pas la situation pour autant. D’ailleurs la plupart des clients refusent inconsciemment de voir cet envers. C’est trop pénible, cela vous ramènerait à des questions trop dures. Vous payez pour vous amuser, voir votre ego flatté et disposer du corps de l’autre contre rémunération, pas pour voir les ravages que tout cela peut causer chez la personne en face.

          De toute façon, vous êtes client et je ne m’attends pas à ce que vous rejoigniez mon avis. Bonne journée Raphael.

          Répondre
          Sabrina Debusquat - 5 avril 2017
          1. Vous n’avez rien compris. Votre comparaison avec les femmes battues est douteuse. Vous n’avez pas plus de légitimité que moi pour dire à quel point unetelle ou unetelle fut naturelle avec moi sur tel ou tel point

            “Elles ne vont pas vous dévoiler leurs problèmes et leurs questionnements puisque vous venez dans l’espoir de VOUS faire plaisir [+ bla bla bla]”

            Vous n’en savez absolument rien. Rien du tout. Comme la plupart des gens vous spéculez, c’est plus confortable que produire un réel raisonnement et se questionner

            Vos réflexions sur le sujet sont creuses, pauvres, péremptoires, partiales, partielles.. le pur fruit d’un endoctrinement violent et d’une humilité au raz des PÂQUERETTES

            Je ne vous remercie pas pour la non réponse à mon mail sur les jambes arquées que j’ai eu la naïveté de vous écrire après avoir acheté votre livre. Miskine, pitoyable et mesquin…

            Le niveau est bas ici c’est terrible. Bon fallait s’y attendre avec une féministe, je suis trop utopiste. Bonne année Sabri, bisous bisous 🙂

            Raphaël - 5 avril 2017
          2. Je vais me répéter : je ne prétends absolument pas détenir la vérité. Je me base sur des faits (récits, témoignages et reportages nombreux). Chacun peut avoir un ressenti, positif ou négatif. L’idée que j’ai voulu exprimer est que d’après votre témoignage vous indiquez que cette personne a pris du plaisir etc. mais :

            Connaissez-vous réellement cette personne ?
            Mis à part l’acte sexuel, avez vous discuté de sa vie de tous les jours ?
            Savez-vous pourquoi et comment elle est devenue escort ?

            Certes, vous pouvez tous deux avoir pris un minimum de plaisir lors de ce moment mais prenons de la hauteur et évitons de nous baser sur le simple ressenti d’un instant. Votre manière de vous exprimer dans votre dernier commentaire montre que vous ne cherchez pas à débattre mais plutôt à imposer vos idées. Ce n’est personnellement pas mon cas et je pense profondément que ni vous ni moi ne détenons la vérité.

            Concernant votre mail, vous devez prendre conscience que je travaille et que je reçois des dizaines de mails chaque jour. Je prend déjà le temps de répondre à chaque commentaire et je fais vivre le blog. Je réponds systématiquement aux mails que l’on m’envoie mais je ne peux pas tout le temps répondre de manière précise (et faire des recherches) à chaque sollicitation.

            Bonne année à vous aussi 😉

            Sabrina Debusquat - 5 avril 2017
  2. Article intéressant merci!
    Voila un doc qui permet de mettre des visages sur ces dames et ces messieurs qui font face tous les jours a la misere humaine….
    https://www.youtube.com/watch?v=Gm_FGvwF6ts

    Répondre
    sylvain - 17 janvier 2017
    1. Merci Sylvain, oui je l’avais visionné il y a quelques années. Ce problème de la prostitution, comme problème de société, est très complexe quand il s’agit de décider de lois. Personnellement je n’ai rien contre les personnes qui décident de se prostituer de leur plein gré et je trouve qu’il faut en faire des citoyens comme les autres. En revanche il faut à tout prix se saisir du problème des réseaux et de ceux qui forcent les femmes à exercer contre leur gré ce métier.

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 17 janvier 2017
      1. tOTALEMENT D’accord avec toi ! qu’on aime ou qu’on aime pas ce metier existe et il faut le prendre en compte (c’est pas une fatalité, je serais heureux qu’il disparaisse car cela voudrait dire qu’il n’y a plus de problème dans notre société). il serait temps de protéger ces femmes/hommes et de leurs donner la parole. après tout, ce sont eux qui s’y connaissent le mieux sur ce sujet.
        en tout cas merci pour ton blog, tu es très intéressante, continue comme ça, tu fais réfléchir beaucoup de gens!

        Répondre
        sylvain - 18 janvier 2017
        1. Merci Sylvain, ce que tu dis me touche beaucoup car c’est bien là le but. Ecrire des articles comme des bouteilles à la mer, non pas pour imposer mon avis mais échanger avec le collectif, recréer une réflexion intelligible entre les êtres 🙂
          Merci à toi.

          Répondre
          Sabrina Debusquat - 18 janvier 2017
  3. Schopenhauer… J’ai lu son “essai sur les femmes” il y a plusieurs années, mais je me rappelle m’être dit que s’il n’était pas déjà mort, je m’en serais chargée moi-même ! Bon, j’exagère un peu, mais chaque fois que je vois “Schopenhauer” et “femmes” dans la même phrase, je sens que je vais m’énerver. Tu as écrit un article très intéressant que j’ai lu avec attention, j’aime la conclusion !

    Répondre
    Iza - 12 janvier 2017
    1. et pendant que j’y pense, mon coeur se serre chaque fois que je passe sur les routes nationales de france, quel que soit le departement, et que je vois ces camionnettes blanches sur le bas-cote. et je me demande aussi ce que ces messieurs peuvent bien raconter au téléphone (à leur femme ?) en s’y dirigeant…

      Répondre
      Iza - 12 janvier 2017
      1. Merci Iza 🙂

        Ta phrase sur Schopenhauer m’a bien fait rire ! 🙂

        Mon cœur aussi se serre, surtout quand il m’arrive de croiser certains regards qui semblent dire “j’ai envie d’être partout sauf ici à faire ce que je fais”…
        Mon quartier est un quartier où il y a traditionnellement des prostituées. Il y a encore quelques années, il y avait des préservatifs usagés un peu partout, notamment devant l’école primaire, et un gros trafic automobile juste sous nos fenêtres avec des clients qui “tournent” pour choisir une prostituée, s’arrêtent pour négocier les tarifs ou vont retirer des billets au distributeur. Lorsque certains riverains se sont battus pour que la police les oblige à s’exiler quelques rues plus loin, une de mes voisines m’a avoué que, souvent, quand elle croisait une de ces femmes la nuit elle lui faisait un doigt d’honneur ou l’insultait par la vitre de sa voiture.
        Je lui avais patiemment expliqué que ce n’était pas les prostituées qu’il fallait blâmer et que, aussi insoutenable que ça soit de devoir côtoyer de si près ce que l’humanité produit de pire, il fallait au contraire soutenir ces femmes. Leur montrer que, malgré la laideur de ce qu’elle voit chaque jour, de belles choses existaient aussi et qu’elles ont droit à leur part, qu’elles ne sont pas des sous êtres humains, des déchets de notre société ou des suppôts de Satan. Mais c’est très dur de faire passer ce type d’idées. Les prostituées se prennent en pleine face la misère sexuelle des hommes, la violence et la précarité économique et doivent en plus assumer les insultes et les regards haineux des non-clients… quelle vie…

        Répondre
        Sabrina Debusquat - 12 janvier 2017
        1. En effet ! Je me rappelle également avoir lu dans un livre de Gérard Leleu (le traité des caresses ?) une introduction mentionnant des prostituées qui avaient testé des massages sur leurs clients, au lieu de sexe. Non seulement les clients en étaient ressortis bouleversés (ils n’avaient pas l’habitude d’être touchés ?) mais le regard des prostituées sur ces hommes avait changé, moins de mépris, plus d’humanité…

          Répondre
          Iza - 13 janvier 2017
          1. Ah oui, étonnant !

            Sabrina Debusquat - 13 janvier 2017
  4. Sérieusement Eric tu lis vraiment ce blog ou t’es le genre de vieux mec frustré derrière son écran qui n’à que ça à faire de venir emmerder les blogueurs ? Est-ce que cet article ou n’importe quel autre de ce site te semble “anti-homme” ? Si oui, regarde tes propres œillères avant de croire que les autres en portent. Sabrina donne son avis, elle parle sans tabou de sujets qui dérangent, si cela te révulse, que tu te sens attaqué, cherche les raisons dans ton esprit avant de venir t’épancher ici alors que personne ne t’a rien fait.

    Le but de cet article c’est justement d’interpeller directement les clients de prostituées. Si tu en fais partie dis-le ça ira plus vite. On comprendra mieux pourquoi t’essaies de nous convaincre que c’est une bonne chose 🙂

    Désolé Sabrina mais je te suis en “sous-marin” depuis quelques mois et ce mec est insupportable, on dirait qu’il s’amuse systématiquement à dire le contraire de ce que tu dis comme s’il n’avait que ça à foutre de passer sa journée derrière son écran à te critiquer. Soit c’est un troll soit c’est un con mais franchement on s’en fout, il n’apporte rien à ton blog à part nous décourager de lire les commentaires avec ses pavés. Il se permet de te faire des réflexions personnelles déplacées et tu es bien gentille de lui répondre, beaucoup n’auraient pas ta patience.

    Laisse tomber, bannis-le, pitié. C’est évident qu’il est soit totalement con et fermé d’esprit soit un pauvre type qui a besoin d’échanges de ce genre pour se sentir vivre. Il ne comprend pas qu’on puisse penser différemment de lui, qu’il reste à tourner en rond devant son PC (ou qu’il aille aux putes comme il doit le faire pour s’être senti aussi touché 🙂 ) mais ne rentre pas dans son jeu malsain.

    Éric tu nous fatigues, va faire une psychothérapie et arrête d’emmerder le monde ! (puisque Sabrina refuse visiblement de s’abaisser à ton niveau et d’employer des arguments aussi déloyaux que les tiens, je mouille ma chemise avec plaisir).

    Répondre
    Frederic - 30 décembre 2016
  5. Merci pour ton commentaire. Comme à chaque fois nous ne sommes pas d’accord sur certains sujets. Le but d’un blog est d’exprimer un avis personnel, c’est le cas avec certains articles de CaSeSaurait. Je suis ouverte au débat du moment où c’est constructif et qu’il n’y a pas de jugement ou d’attaque systématique. La preuve, je publie systématiquement tes commentaires et je prends le temps d’y répondre. Maintenant, saches qu’à l’avenir si tes commentaires ne semblent pas vouloir lancer un débat constructif, ils resteront lettre morte.
    Je n’ai aucun problème avec les hommes, la preuve je te réponds 🙂

    Répondre
    Sabrina Debusquat - 30 décembre 2016
  6. Bonjour Sabrina.
    Quelle énergie déployée pour toutes ces malheureuses qui subissent dans l’immense majorité une misère personnelle, sociale et/ou la tyrannie d’une mafia patriarcale sans scrupule (pléonasme non ?).
    La guerre aussi est vieille comme le monde, ça ne justifie rien en effet.
    Je m’élèverais volontiers contre l’image déplorable que tu dresses de la gente masculine en te donnant des contre exemples, mais le fait est que la réalité te donne raison sous bien des horizons.
    Il y a des nuances et des multiples façons d’aborder la question, je pense qu’on doit t’opposer (ou alors ça ne va pas tarder…) un tas d’arguments plus ou moins douteux, plus ou moins « tiré par les cheveux » et pourtant tu as raison sur l’essentiel :
    C’est inadmissible !
    La seule fois qu’une prostituée est entrée dans ma voiture, c’était pour la raccompagner en stop jusqu’à son hôtel. Elle ne parlait pas français et n’a pas compris lorsque je lui ai demandé comment l’aider (forcément !), mais ses larmes étaient réelles et elles restent gravées dans mon esprit et mon cœur. Souvent je me demande quoi faire…
    On se demande souvent quoi faire, toi au moins tu cries, tu alertes et je t’en remercie car ça tient en éveil quand la conscience s’assoupit. Que notre confort est amer !
    Si seulement chaque homme était éduqué dans la connaissance des conséquences réelles de ses attitudes, et chaque femme dans la certitude de sa vocation à accompagner la croissance spirituelle du monde.
    Et pourtant j’y crois.

    Répondre
    Fabien - 28 décembre 2016
    1. J’imagine qu’il doit être douloureux d’être associé malgré soi à ce genre de comportement quand on est un homme mais il est évident que je ne parle là que de ceux qui le font, c’est le but. Je me fiche totalement des arguments de mauvaise foi que l’on pourrait venir m’opposer, je sais ce que je pense et pourquoi. Je sais à quel point ils sont nombreux ceux à se mentir à eux-mêmes, se trouvant des excuses et mettant leurs mauvaises actions sur le dos de la fatalité… peu m’importe, je sais que j’ai effectué ce travail sur moi, je ne m’attarde pas avec ceux qui n’en font pas également preuve un tant soit peu.

      Mon cri, avec d’autres, résonne sur les fils de la toile Internet et servira à ce à quoi il doit servir… je n’en attends rien. Comme tu le montres si bien avec ton exemple personnel, des petites actions valent parfois bien plus que de grands discours et peuvent résonner longtemps dans un cœur meurtri.

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 28 décembre 2016