Les français aiment le bio mais n’en ont pas forcément les moyens


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Le bio est devenu un mot que l’on entend très souvent ces dernières années. Mais quelle place prend-il réellement dans le quotidien des français ?

manger bio

C’est la réponse que se propose de nous apporter une enquête ma-Reduc.com réalisée par BVA…

Je vous en parlait il y a deux ans, “les pauvres ne sont pas bio“, c’est ce que semble malheureusement confirmer cette étude. Manger bio ça coûte encore cher pour beaucoup de foyer, 98 % même puisque seuls 2 % des foyers français seraient au “tout bio”.

Et on le comprend puisque, d’après une étude de 2012 de la DGCCRF, les produits bio tous types confondus coûteraient en moyenne 50 %  plus cher …

NB : En revanche pour ceux qui consomment des grandes marques, les prix sont à peu près équivalents entre manger bio et acheter de la grande marque non bio.

Qu’est-ce qui motive les français à acheter bio ?

Pourquoi français achètent bio

© Ma Reduc.com/BVA

Qu’achètent les français comme produits bios et avec quel budget ?

26% des français interrogés déclarent acheter bio au moins une fois par semaine, moins de 2% ont adopté un comportement d’achat 100% bio.Des achats sélectifs :

  • 56% ne dépense pas plus de 25 euros par semaine.
  • Seulement 8% des consommateurs consacrent plus de 50 euros aux produits naturels.
  • Ceux qui dépensent le plus sont les CSP+ (14%), les Franciliens (13%), les 35 à 49 ans (12%) et les hommes (11%)

budget bio par foyer

Les aliments les plus achetés en bio :

  • les légumes (55%)
  • les fruits (46%)
  • les œufs (44%)
  • produits non-alimentaires (28%)

D’après cette étude le pourcentage de bio dans les paniers augmente mais la proportion de bio face au non bio dans le total des achats reste modeste : ” près d’un consommateur de bio sur deux (48%) consacre moins de 10% de son budget aux produits bio” et seuls “4%” des consommateurs dédient “plus de 50% de leurs dépenses aux produits naturels”, seuls 2% sont au tout bio.

On est donc beaucoup à avoir du mal à consommer plus de 50 euros de bio par semaine, à peine 4 % d’entre nous arrivent à manger à moitié bio, et quand on achète bio c’est pour de l’alimentaire de base (fruits, légumes, œufs).
Du coup, forcément, on essaie de trouver de nouvelles solutions pour augmenter cette part de bio…

Des produits bio de supermarchés attractifs :

Selon cette étude, 75 % des français achètent du bio en grande surface, soit 3 consommateurs sur 4 (majoritairement des moins de 34 ans, les consommateurs plus âgés ayant tendance à privilégier les moyennes et petites surfaces et le rapport plus direct au producteur).

Le bio sur Internet reste très minoritaire avec seulement 4 % du total des produits bios achetés via ce biais.

D’ailleurs, puisque de toute façon nous sommes et resterons nombreux à acheter du bio de supermarché faute de moyens ou pour certains produits, autant savoir où aller l’acheter moins cher. Voici un comparatif effectué par Leclerc sur le bio de grande surface le moins cher (forcément ils sont en tête) :

prix-du-bio-leclerc

Source Consoglobe

Le bio de supermarché, parfois moins qualitatif, reste donc largement plébiscité par les consommateurs pour son prix. Mais faut-il pour autant encourager les entreprises à nous fournir du bio toujours moins cher ? Cela ne risque-t-il pas de dégrader la qualité du bio proposé comme le craint France Guillain dans l’Ecolomag n°35 ?

“À vouloir toujours moins cher, on voit les réglementations européennes sur le bio s’adapter aux prix bas, avec une détérioration évidente du bio, visible dans les grandes surfaces. Le poulet bio de grandes surfaces a eu beau manger du grain bio, sa chair est molle et ses os fragiles, ce qui n’est pas le cas des vrais poulets bio de petites exploitations.

À force d’exiger du moins cher, nous aurons bientôt nous aussi des lasagnes fourrées de raclures d’os, de tendons et de nerfs broyés, mais garanties bio ! Nous aurons nous aussi des légumes et des fruits amendés au lisier humain, avec antibiotiques, hormones et pesticides, car on ne prendra pas les eaux usées des mangeurs bio ! Tout cela est en route en ce moment pour satisfaire les inconditionnels du pas cher !

Tout produit de qualité a un prix, le prix du travail, de la conscience professionnelle, de l’amour de la nature et du respect des autres, ne l’oublions pas[…] “

C’est ce que craignent de nombreux autres observateurs comme Christophe de Saint-Pierre, directeur commercial de Moulins des Moines (une marque historique du bio alimentaire) et Régis Destrac, ancien créateur de magasins bio et responsable du bio à Fresh Food Village :

“Aujourd’hui on voit arriver dans le bio une nouvelle génération pour qui il s’agit principalement d’un concept marketing et d’une source de rentabilité. On pourrait donc émettre quelques doutes sur le plan des bonnes pratiques et de la qualité. […]

“Quand on annonce plus de 50 produits à moins d’1 € comme Auchan, on est dans le grotesque : on réduit le poids, on joue sur la qualité, ce n’est pas tenable. Ou alors il y a un distributeur qui est en train d’enterrer un industriel. […]

“les supermarchés vont faire ce qu’ils ont toujours fait, mettre les fournisseurs sous pression… Il faut espérer que le monde du bio aura une capacité de résistance plus forte que les autres secteurs de l’agro-alimentaire.”

Source : Vie Saine et Zen.com

Le bilan :

Si la plupart des français augmentent chaque année la part de bio dans leur alimentation, il reste très difficile de manger tout bio et même de manger à moitié bio.
S’il n’y a pas vraiment de solution à cela, vous pouvez quand même vous tourner vers une alimentation globalement naturelle, la moins transformée possible et vers des produits pas forcément bios mais moins toxiques que d’autres comme ceux issus de l’agriculture raisonnée.

Personnellement selon les mois je dois acheter entre 20 à 40 % de bio mais c’est le grand maximum et je dois bien reconnaître être parmi ceux qui ont un budget alimentation certainement plus souple que ceux ayant une famille et quatre enfants.

J’aimerais que ce soit 100 % mais c’est impossible, alors il y a aussi dans ce cas le locavore ou les produits issus de l’agriculture raisonnée, moins chers mais goûtus (car je mange bio pour a santé mais aussi beaucoup pour le goût !)

D’ailleurs, si manger bio vous intéresse mais que vous n’en avez pas toujours les moyens je vous invite à lire les articles du dossier Bio du site Radins.com, rempli de bons conseils !

Et vous, le bio ça donne quoi dans votre caddie/panier ?

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (26)

  1. Malheureusement… mais on peut manger peu, mais équilibrer.

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    VOIS - 23 juin 2014
    1. Salut Vois, oui, c’est à dire équilibrer quoi ? La quantité ? Choisir les produits les moins pesticidés ?

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 24 juin 2014
  2. Je mange bio à 100% (allez 99% quand je vais au resto et quand je suis invitée à manger) ! Je n’ai pas un budget énorme et je me fais un peu plaisir à côté quand même … C’est pour ça que j’ai toujours eu du mal à comprendre ceux qui me disent que c’est trop cher ! J’ai toujours pensé que c’était parce qu’ils n’avaient pas essayé … Mais apparemment je me trompe, puisque je ne pense pas que tu y mettes de la mauvaise volonté ! Je suis végétalienne, ça aide clairement, et je ne mange quasiment rien d’industriel ! Le vrac permet aussi de faire des économies ! Et je n’achète quasiment plus qu’à Biocoop, dont j’aime beaucoup la philosophie (de temps en temps des gâteaux que j’aime bien à carrefour) ! Certains produits sont plus chers à Carrefour qu’à Biocoop, et parfois c’est l’inverse ! Je faisais mes courses un peu partout avant : Super U, Carrefour, Biocoop, La vie claire, Monop (je me balade ahah)… Je n’ai pas trouvé une immense différence entre chaque, sauf entre La vie claire et Biocoop, ce dernier est selon moi beaucoup moins cher ! Mais bon, dans tout ça … Je vais revoir ma façon de penser qui est que tout le monde peut manger bio … Cela dit ça m’agace quand même quand les gens achètent des produits de marques non bio et osent dire que le bio est cher (et c’est souvent ça …) ! Merci pour cet article très documenté ! Bises !

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    Gala - 20 juin 2014
    1. Coucou,

      Oui je n’y mets pas de mauvaise volonté mais je dois bien avouer ne pas pouvoir pourtant me payer tout à la Biocoop, malheureusement. Et puis je trouve qu’ils font beaucoup venir de l’étranger ce qui me dérange, alors je favorise souvent le local raisonné.
      Mais tous les jours je ne peux pas me rendre dans ces magasins bio alors je vais dans mon supermarché de filiale Auchan et de plus en plus sur les fruits et légumes j’ai un gros doute, ils ont le mêle goût sauf sur quelques produits, que du conventionnel…donc bon je trouve d’autres solutions mais faute de temps et quand je suis en déplacement pas facile…
      Pour ceux qui achètent que de la marque et qui trouvent la bio cher, oui je te comprends 🙂

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      Sabrina Chauchard - 20 juin 2014
      1. Je n’ai jamais trop remarqué de différence, sauf une fois avec des tomates à Carrefour, j’ai eu un doute … Alors que quand je mange chez les autres je la sens vraiment ! Mais c’est peut-être aussi parce que je sais que ce n’est pas bio ! Je comprends bien sûr ta réticence sur le bio de supermarché, mais on y revient toujours : faute de temps et de moyens … Moi j’ai Biocoop en bas de chez moi alors … Ca facilite les choses !

        Répondre
        Gala - 20 juin 2014
        1. C’est bien ça le problème, la différence entre l’idéal et …la réalité 🙁

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          Sabrina Chauchard - 20 juin 2014
  3. Leclerc se paye vraiment de la tronche des français, mes parents y sont cadres et désapprouvent totalement leur politique. Le bio, vient de pays de l’est comme la Roumanie et n’est pas du tout bio. (et puis si on compte le transport merci l’impact environnemental…).

    En suite quand ils disent que la vie clair est horriblement plus chère, certes sur des produits comme la volaille (mais au moins pas d’antibiotique et les animaux sont respectés).

    Mais l’autre fois j’ai fais la comparaison avec ma mère au téléphone et on comparait (elle à leclerc) et moi à la vie claire le prix des fruits et légumes (tomates, bananes, salade, kiwi, etc) c’était moins cher à la vie clair de 1 à 20 cts le kilo, c’est rien, mais ça prouve que pour les fruits et légumes issus du vrai bio sont moins cher ! et ils sont sans pesticides !

    Donc au final ça ne sert à rien d’acheter bio en hypermarché à part pour se faire voler son argent si on connait la vérité. Autant économiser cet argent pour biocoop par exemple qui travaille avec des producteurs locaux et qui fais vivre les français.

    Bon week end 🙂

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    Adrien - 14 juin 2014
    1. Salut Adrien, merci de ton témoignage, c’est intéressant mais Leclerc est une franchise non (donc peut être cela diffère selon les magasins même s’il me semble qu’ils aient une centrale d’achat globale pour réduire les coûts), je ne veux pas les défendre mais j’aime la précision ^^
      Contente de pouvoir en discuter avec quelqu’un qui y a des espions de l’intérieur.
      Mais perso pour le bio je me fie au goût et en supermarché je ne retrouve que rarement le goût du paysan du coin…donc soit ce n’est pas du bio ce qui ne m’étonnes pas puisque j’en parlais dans “Attention au bio de supermarché” avec des scandales sur du non bio vendu comme bio.

      Et oui, je suis sûre que de plus en plus les prix des supermarchés se rapprochent de ceux des petits indépendants alors autant aller directement chez les indépendants 🙂
      Merci pour ton témoignage !

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 14 juin 2014
      1. Salut 🙂 Alors en fait le reportage sur Arte “Produire Bio” passé il y a quelques jours à confirmé ce que je disais, ça parlait des hypermarchés allemands mais c’est kiff kiff les industriels du “bio” on comme eldorado la Roumanie et où les conditions du bio ne sont pas respectés.

        Ensuite pour Leclerc c’est comme Mcdo, le franchisé pour maintenir ces couts et la continuité des produits d’un magasin à l’autre doit respecter et suivre la volonté du grand patron. Du coup le bio des hypermarchés est standardisé, n’est pas local et provient de pays de l’est dans 95% des cas au plus grand bonheur des industriels qui se font une marge de dingue car pour eux le bio est un nouvel arguments commercial.

        Je te conseille ce reportage. Ah oui et aussi les industriels achètent les logos bio comme Natureland, AB, etc et vendent ainsi du bio non bio, et je trouve ça honteux pour les gens qui essayent de faire attention pour leur santé et celle de l’environnement.

        Aller directement chez chaque indépendant ça peut être long, mais personnellement je suis satisfait de prendre mes oeufs, fruits, légumes, produits cosmétiques en magasins bio où les produits viennent de producteurs locaux, qui ne mettent pas leurs vies en dangers avec les pesticides 🙂

        Répondre
        Adrien - 18 juin 2014
        1. Ha mince je l’ai loupé ce reportage…
          Hé bien c’est intéressant ce que tu nous apprend même si je prône le local et ce qu’on peut voir/vérifier de visu pour être sûr, des groupes de consommateurs comme la Ruche Qui Dit Oui 🙂

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          Sabrina Chauchard - 18 juin 2014
  4. J’essaye. Financièrement c’est pas évident.
    Sinon j’essaye aussi de faire pousser mes propres légumes mais vu que je suis sous les pistes atterrissage, je ne suis pas persuadée que mes plantations ne sont pas arrosées au kérosène de temps en temps !

    Répondre
    Agoaye - 19 mars 2014
    1. Oui, faut pas se mentir, ce n’est pas facile 🙂
      Le kérosène, mhhhhhh!!!

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 19 mars 2014
  5. J’habite à Nantes où il y a du choix en magasins et coopérative bio.Je suis également à coté d’un carrefour qui a un rayon bio et je suis étonnée de voir des gens qui y achètent des produits de bien moins bonnes qualité qu’en magasin bio, emballés sous plastique depuis …? et souvent au double de prix qu’en magasin bio !(j’ai demandé une fois à un client qui trouvait que c’était cher pourquoi il n’allait pas plutôt à H.V qui n’était pas loin pourtant et il m’a répondu que c’était pour pouvoir faire toute ses courses ds le même magasin,donc … chacun ses choix!) Coté prix, Auchan bio est plus intéressant que ses concurrents GMS . Perso je consomme à 80% bio , c’est un choix, mais je ne mange ni viande, ni poisson ni alcool , produit tout préparé, viennoiserie gâteaux etc … c’est donc fruits +++, légumes +++, céréales un peu , huile , vinaigre et tamari ,des œufs parfois, quelques épices , je dépense le minimum en vêtements , bref , je préfère mettre la qualité dans l’essentiel et indispensable , c’est un choix de vie qui ne me coûte pas .

    Répondre
    veronik - 18 mars 2014
    1. Bonsoir Véronik et bravo pour ce choix de vie qui fait plaisir à voir 🙂
      C’est vrai que via certaines astuces (devenir VG, ne pas prendre des produits manufacturés mais plutôt du brut) on peut faire baisser le budget alimentation et augmenter la part de bio. Mais perso, comme je le dis plus haut à Sophie, j’ai beau ne rien sur-consommer dans un mois, le mois qui vient de s’écouler j’ai du être à 20 % de bio…et pourtant je suis végé, très crudi. Donc définitivement, il y a beaucoup de gens qui comme moi ont beau faire ce qu’ils veulent, n’arrivent pas à passer la barre des 20/30 % de bio. J’en discute beaucoup avec les familles autour de moi et c’est la même chose, pourtant ils n’ont parfois qu’un enfant te gagnent plus que le SMIC alors j’imagine bien que pour les autres c’est 0 bio…
      Mais oui bien évidemment pour ceux qui achètent pleins de gadgets, paient des abonnements TV ou portable hors de prix pour avoir le dernier i-phone, etc. là c’est clairement un problème de priorité…

      bises bios à toi 🙂

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 18 mars 2014
  6. Pour ma part je mange presque au trois quart bio, depuis à peu près un an, depuis que je suis végétalienne en fait! Je me fournis principalement à Biocoop, et j’essaye le moins possible de me fournir en supermarché, car comme l’a très bien dit “France Guillain”, je ne leur fait pas du tout confiance: pour eux, seul le profit compte.
    Question budget, je suis très limitée (étudiante), mais bien manger pour moi c’est une priorité. Et c’est vrai que je dépense pas beaucoup ailleurs, ni en sorties, ni en fringues… Après c’est à chacun de définir ses priorités! On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre: la qualité pour pas cher… Peut-être que si la bio se développait, elle deviendrait moins chère? Car il me semble qu’elle n’est pas du tout subventionnée, elle, contrairement à la viande et produits laitiers, qui coûtent moins cher que leur prix réel.

    Répondre
    Sophie - 18 mars 2014
    1. Coucou Sophie,

      Chapeau pour les trois quart et oui, je suis totalement d’accord avec toi, si les subventions aidaient un peu plus le bio ça irait bien mieux (mais bon de ce côté là à part faire un peu de lobbying et attendre va falloir s’armer de patience et de courage ^^).
      Sinon tu parles de priorité mais perso, même les mois comme celui-ci où je n’achètes ni fringues, ni maquillage ni rein hormis bouffe et loyer ben j’ai toujours pas les moyens de passer à plus de 40 % de bio (et pourtant je mange sans viande ni produit manufacturé) alors je n’imagine pas pour les familles avec enfants donc non, ce n’est pas une question de priorité. Deux SMIC et deux enfants dont il faut payer la scolarité + les traites de la maison c’est juste impossible de manger bio tout court pour beaucoup, c’est comme ça.
      Mais le but n’est pas de chercher l’erreur chez le consommateur mais aujourd’hui le problème est plutôt du côté de l’offre comme tu le pointes justement du doigt : le “bon” bio a un prix et on n’aide pas les producteurs à baisser ces prix pendant que d’autres (dont l’industrie laitière)ne vivent que grâce aux subventions européennes de la PAC alors que le lait est désormais reconnu comme plutôt néfaste consommé au quotidien…
      Heureusement que beaucoup d’entre nous s’informent, s’intéressent et vont directement au producteur, via les AMAP et autres organisations du style La Ruche qui dit oui 🙂
      Allez, on y croit !

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 18 mars 2014
      1. coucou,

        contrairement à ce que les gens pensent souvent , même si le bio n’est pas ‘massivement tenu à bouts de bras à coups de subventions viciés’, type agriculture conventionnelle, les producteurs en mode bio ou ‘en reconversion vers le bio’ reçoivent des subventions, européennes notamment (dans le cadre de la PAC (essayez de jeter un coup d’oeil sur le net) et des engagements de chaque Etat pour une meilleure part à attribuer à ce mode de production de plus en plus (la France comme en matière environnementale est mauvaise élève et se réfugie souvent derrière l’argument qu’elle n’a ‘pas assez de gens formés au bio pour former le reste des gens ou institutionnels qui en auraient besoin urgemment’ (le problème de l’oeuf et de la poule , comme elle ne met jamais les moyens et ne semblent toujours pas vouloir les mettre- là où il faut et là encore laisse faire la société civile, qui galère, bricole, tâtonne, réinvente la roue, ne se sert pas des exemples passés des pays voisins… ) ).

        encore une fois nos politiques nous prennent pour des imbéciles et ont l’argent mais ne le répartissent pas, ne forment pas suffisamment des fonctionnaires (trop) zélés et ‘anti-bios’ qui font carrément galérer les producteurs sur des détails parfois à s’arracher es cheveux , purement administratifs, pour les classifications, la répartition des fonds , leur obtention, etc…

        Répondre
        Irene - 5 octobre 2016
        1. Effectivement les agriculteurs reçoivent des subventions comme chaque agriculteur et merci pour toutes ces infos de l’intérieur c’est très intéressant !

          Je suis tout à fait d’accord avec le fait que l’argent est là mais mal réparti : c’est d’ailleurs le défi que les peuples de nos générations devront relever : dire non à ces pratiques de spoliation du peuple…

          Répondre
          Ca Se Saurait - 5 octobre 2016
  7. Cet article reflète bien la réalité je pense malheureusement. J’ai moi même un budget limité pour l’alimentation, même si le végéta*isme m’a donné envie d’acheter plus de bio, je ne le fais qu’à moitié et la plupart du temps au supermarché car je n’ai pas les moyens. Je vais de temps en temps à la supérette bio quand je ne trouve pas un produit spécifique. Ce que je trouve pas normal par contre en supermarché c’est de vendre du bio fruit et légumes en lot (enfin 4 pommes emballés, des kiwis en barquettes par 6) c’est anti écologique car il y a du gaspillage avec les emballages inutiles mais bon je suppose que ça fait un peu monter les prix au poids… J’aimerais vraiment voir du vrac comme en boutique bio mais chez leclerc ils connaissent pas on dirait! Bref, je privilégie les fruits et légumes pour le bio, mais je trouve pas toujours tout.
    Sinon, j’aime le bio parce que ça a plus de goût et parce que c’est moins nocif sur la santé (mais du coup je peux pas dire que c’est plus écologique le bio de supermarché, même pas du tout, il y a encore beaucoup de travail de ce côté là…dommage).
    (En été j’ai plein de produits bio chez moi car mes parents ont un jardin et je leur pique pas mal de fruits et légumes ^_^)

    Répondre
    Ageha - 18 mars 2014
    1. Salut Ageha,
      Oui, c’est vrai que j’avais jamais tilté mais effectivement, que du bio emballé pour les fruits et légumes de supermarché…font ch*** hein.
      Tu es donc comme nous tous, tu galères ^^

      Donnez nous vos astuces !!!!!

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 18 mars 2014
    2. Salut ! Je suis en école d’agronomie donc je peux t’apporter une réponse car je l’ai étudié en cours. Les produits bios sont soumis à réglementation et contrôles. Et contrairement à ce que pensent certains il est très dur de “tricher” en bio, le bio est vraiment bio. Sauf que les supermarchés ont des produits emballés afin d’échapper à ces contrôles ! Car ça coûte de l’argent… Le contrôle s’arrêtera là où le produit a été emballé.
      Sauf que du bio dans du plastique c’est pas du bio ! La vocation du bio c’est pas d’être en bonne santé pour le consommateur (désolée Sabrina, je ne suis pas d’accord avec toi du coup). L’alimentation est très contrôlée en France, les résidus de pesticides sont vraiment infimes. Le bio c’est pour préserver l’environnement et la santé des agriculteurs (qui est sont en contact avec des litres de pesticide). Du coup au supermarché autant acheter du pas bio, c’est moins cher et pas moins écologique parfois 🙂

      Répondre
      laura - 20 mars 2014
      1. Salut Laura, excuse moi mais je n’ai vraiment pas du tout compris ce que tu voulais dire.
        Ok, c’est dur de tricher en bio (sauf qu’il y a déjà eu des précédents avec des pommes de terres italienne soit-disant bio qui étaient en fait cultivés en non bio en Roumanie et Ukraine…) donc les tricheurs bio existent.
        Je n’ai pas compris pourquoi du “bio dans du plastique” n’est pas du bio ?
        Pour ce qui est de manger bio/non bio alors là par contre avec tous ce que j’ai lu sur le sujet (et la différence de goût bio/non bio) je reste convaincu que le bio est mieux. Certes les taux de résidus de pesticides autorisés sont peut être moins élevés que dans d’autres pays, ça n’en reste pas moins des pesticides et perturbateurs endocriniens alors quand tu lis des livres hypra documentés comme “Notre poison quotidien” de Marie-Monique Robin et toutes les études sur les pesticides tu ne peux pas décemment me dire que bio/pas bio c’est kiff-kiff.

        Après, en matière d’écologie, le bio l’est plus dans sa culture mais ne l’est pas toujours dans son transport je suis d’accord avec toi, donc l’idéal c’est du bio local.

        Répondre
        Sabrina Chauchard - 20 mars 2014
      2. Bonjour Laura, j’ai ‘juste’ travaillé dans le secteur, directement sur le terrain , et aussi pour une cellule lobbyiste auprès de la Commission à Bruxelles, là où les lobbys (ou plutôt 🙂 LE lobby) constitué(s) de Monsanto et ses partenaires (que nous appelons – pardon, qu’ils appellent d’ailleurs eux-mêmes !) le groupement ‘pour la défense et les intérêts des fabricants ‘peintures ET de pesticides’ (ben oui souvent les mêmes)’ sont extrêmement actifs, surtout lorsqu’il s’agit de peser sur les taux officiels des règlementations sur les résidus pesticides, et j’ai aussi un passage par CFPPA, je te dirai donc que comme jeune étudiante en agronomie on est souvent plein d’idéalisme, la réalité est nettement moins angélique et plus économique: pas que ça va ‘au plus offrant’ mais clairement les normes et les taux , c’est bien la société civile qui essaie de les promouvoir et les maintenir , et bien l’industrie qui arrive bien souvent à vider de sa substance une grande partie de nos règlements.
        désolée.

        Et Sabrina : désolée aussi mais le ‘charmant’ ‘Christophe de Saint-Pierre, directeur commercial de Moulins des Moines (une marque historique du bio alimentaire)’ nous baratine lui aussi car il a beau parler, sa marque était une des premières à vouloir (et signer) un partenariat ‘stratégique’ avec des grandes surfaces (ici en Alsace Super U pour ne pas les citer), donc pour le discours et l’indignation à mon sens il ‘repassera’…

        Répondre
        Irene - 5 octobre 2016
        1. Bonjour Irene et merci pour ce commentaire détaillé,

          J’ai repris le commentaire de St Pierre (ha! ha !) parce qu’il collait à l’esprit de l’article mais ce que tu dis ne m’étonne pas. Merci pour l’info 🙂

          Répondre
          Ca Se Saurait - 5 octobre 2016
  8. Merci pour ce très très bon article ! Je consacre un grand passage sur mon dernier article sur ma volonté de manger toujours plus bio. Pour l’instant je dois être à 40% (et majoritairement de grande surface en plus -__-) mais nous sommes encore un couple sans enfant. J’espère qu’à la longue, à la fin de mes études, nous pourrons agrandir notre panier et qui sait, peut-être un jour passer au tout bio, voir même produire pour ma consommation personnelle. Je vis en province c’est jouable, c’est le chemin de vie que j’ai choisi d’emprunter en tout cas =)
    Bonne journée et encore merci pour cet article très très bien construit.

    Répondre
    Torhia - 18 mars 2014
    1. Salut Torhia, merci à toi pour ta réaction, je constate qu’avec des enfants c’est vraiment pas facile alors 40 % chapeau !
      Oui, ça serait intéressant de regarder la proportion de bio en province et à Paris…

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 18 mars 2014