Est-il vraiment intéressant d’échanger dans des groupes sur les réseaux sociaux ?

Internet offre la formidable opportunité d’échanger avec des communautés d’intérêts mais, à l’image de la vie elle-même, chaque communauté a ses règles implicites, ses habitudes qui finissent toujours par limiter la liberté d’expression individuelle et donc la qualité de l’échange.

doigt-accusateur

C’est le constat que je fais après plusieurs dizaines de tentatives. Attirée par le titre accrocheur d’un groupe promettant des échanges courtois sur la science, la santé, la spiritualité, je rejoins la bande, je participe activement voire très activement, je lance des débats et au final c’est toujours la même chose. Si au début, stimulée par l’esprit du groupe je suis contente de pouvoir y échanger avec des personnes qui se posent les mêmes questions que moi vient toujours le moment où ça devient lourd. Ma réflexion veut aller plus loin, ne pas se limiter mais elle ne convient plus alors à l’esprit du groupe, elle ne “rentre pas dans la case” et ça dérange. Chaque post, chaque message devient déprimant, énergivore. Le fossé de l’incompréhension se creuse. Arrive fatalement le moment où, ayant compris la mécanique du groupe et ses pensées (souvent les mêmes), je peux dire d’avance ce qui va être répondu à un nouveau qui pose une question. À partir de là ça veut dire que j’ai fait le tour du groupe en question, que je n’ai plus rien à en tirer (hormis quelques posts toujours intéressants) donc j’arrête d’y participer parce que ça me fatigue de devoir répéter sans cesse les mêmes choses, expliquer pourquoi je pense comme ça, en quoi ce n’est pas stupide mais c’est comme parler dans le vent. Personne ne m’écoute et le groupe n’est satisfait que quand les personnes comme moi “reviennent à la raison” et se rangent à leur avis.

“Personne ne m’écoute et le groupe n’est satisfait que quand les personnes comme moi “reviennent à la raison” et se rangent à leur avis.”

J’ai observé le phénomène avec les nouveaux venus dans les groupes de réseaux sociaux : la personne poste un premier message timidement, humblement, sans prétendre avoir de réponses mais en posant une question polémique et, si elle semble au début avoir son opinion (qui diffère du groupe), elle se range très vite à l’avis des autres. Souvent même pas parce qu’elle est convaincue mais par pression sociale, pour être acceptée. Sur Internet comme ailleurs l’être humain a un besoin fondamental d’être accepté par ses pairs : c’est l’histoire de notre vie, c’est pourquoi nous prêtons tant d’importance au regard des autres.

“Sur Internet comme ailleurs l’être humain a un besoin fondamental d’être accepté par ses pairs […]  les trois quarts des individus se plient à l’avis du groupe même si celui-ci est erroné de manière évidente.”

Un conformisme mis en évidence depuis bien longtemps par la sociologie avec par exemple dans les années cinquante l’ expérience d’Ash qui montre que, par pression sociale, les trois quarts des individus se plient à l’avis du groupe même si celui-ci est erroné de manière évidente. L’individu “cobaye” est placé dans une pièce, entouré de sept comédiens qu’il croit être des cobayes comme lui. Le graphique suivant est projeté :

Experience asch

L’expérimentateur demande à chaque personne du groupe de dire tour à tour à quel bâton (A, B ou C) correspond le bâton X placé le plus à gauche. Les comédiens répondent un à un et le cobaye (qui ne sait toujours pas qu’il en est un) est le dernier à apporter sa réponse. On répète l’expérience dix-huit fois. Les six premières fois les comédiens donnent la bonne réponse puis les douze dernières fois ils donnent unanimement la mauvaise réponse. Or concernant les douze dernières fois pendant lesquelles le groupe se trompe de manière évidente seuls 25 % des cobayes vont persister à dire la bonne réponse, 75 % des autres vont se ranger à l’avis du groupe alors même qu’il est évident qu’il se trompe.

Quand on demande à ces 75 % de personnes pourquoi ils ont suivi le groupe alors qu’il était évident que la réponse était fausse, trois arguments sont avancés :

  • je pensais réellement que c’était la bonne réponse
  • je me suis laissé convaincre par l’avis si unanime du groupe (ils ont renié leur propre pensée)
  • je ne voulais pas me faire remarquer

“Quand on demande à ces 75 % de personnes pourquoi ils ont suivi le groupe alors qu’il était évident que la réponse était fausse trois réponses sont données : je pensais réellement que c’était la bonne réponse, je me suis laissé convaincre […] je ne voulais pas me faire remarquer “

SuivismeSuivisme

Voilà pourquoi un groupe Facebook de discussion ne pourra, ne saura jamais être un espace totalement ouvert à toutes les formes de pensée, parce que c’est le propre du groupe d’être humains. Un esprit global est défini et il est très difficile de ne pas s’y plier.

J’ai longtemps persisté à penser le contraire possible mais force est de constater que le même phénomène s’est reproduit dans CHAQUE groupe à CHAQUE fois. Y compris dans des groupes de zététique c’est-à-dire des groupes dont le principe est de douter de tout et d’avoir l’esprit le plus ouvert possible. Même ce groupe-là s’est avéré décevant. Je pensais y trouver une oasis de pensée, un endroit où je pourrais discuter de tout en toute intelligence et sans limites stériles mais j’y ai encore retrouvé cet  implacable esprit de groupe.

“Là est la force du groupe ; celle du nombre et du partage, pas forcément celle du raisonnement libre. “

Alors je me résigne. Moi qui adore échanger, discuter, qui me remets sans arrêt en question, mets chacun sur un pied d’égalité et cherche chaque jour, jusqu’à l’épuisement parfois, à me nourrir de cet échange avec l’autre, j’abdique. Je me protège, je protège mon temps, mon énergie et ma force intellectuelle que je vais plutôt employer à lire des livres ou à échanger en face-à-face sans pression de groupe.

Aucune tristesse, aucun regret. Les choses sont comme elles sont et si parfois il faut lutter je ne suis pas sûre qu’en la matière ce soit utile ni souhaitable. J’arrête de perdre mon précieux temps à échanger avec des gens qui n’ont pas envie d’entendre un avis différent du leur, qui n’en sont pas capable, c’est épuisant, démoralisant et c’est finalement se créer de la frustration inutile.
C’est mon constat, mon expérience. Je reste spectatrice de groupes Facebook où je trouve souvent des infos que je n’aurais pas trouvées seule, où je lis des raisonnements intéressants mais je me garde bien de céder à la tentation de l’échange. Là est donc la force du groupe ; celle du nombre et du partage, pas forcément celle du raisonnement libre.

Avez-vous eu le même genre d’expérience ?

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (25)

  1. […] discussions qu’elle génère sont vraiment pour le meilleur et pour le pire, comme dans les groupes sur les réseaux sociaux où il n’est pas toujours intéressant d'”échanger”, gardez le meilleur et […]

  2. Très intéressant cet article !

    Le comportement de troupeau (que j’observe comme toi dans des groupes se présentant comme “zététiques”) me paraît inhérent à l’effet du nombre de participants et la rapidité/facilité des échanges de messages. J’ai lu il y a longtemps la remarque d’un anthropologue qui avait observé que les sociétés où l’on “communique” le plus sont celles qui évoluent le moins dans les mentalités, mettant en opposition des vallées suisses isolées où avaient germé les idées de la Réforme.

    Par exemple il est puéril et prétentieux de décréter que certains sujets comme la vaccination ne feront l’objet d’aucun examen critique… Alors que même des médecins “vaccinalistes” émettent des doutes sur certaines pratiques – voir Dominique Dupagne sur http://atoute.org

    Plus récemment j’ai pu observer ce phénomène sur la liste “Naissance” consacrée à un échange critique sur le système de santé lorsque le nombre d’abonné-e-s a atteint environ 500. C’était une simple liste Yahoogroupes mais le phénomène de “normalisation” s’est mis en place de manière inéluctable – avec une sorte de “package bio” qui regroupait toutes les options “vertueuses” – de sorte que nous avons fini par fermer cette liste, alors que pendant des années elle avait servi à forger une approche “citoyenne” des rapports entre personnels de santé et leurs patient-e-s/parturientes. Les vétéran-e-s des associations regroupées dans le CIANE le rappellent souvent.

    Avec les réseaux sociaux la saturation arrive plus rapidement. C’est ce que j’observe sur le groupe “Le Mythe végétarien” que j’ai aidé à fonder. Je ne suis pas certain que ça aboutisse à une véritable prise de conscience, surtout sachant que quasiment aucun-e participant-e n’a lu le bouquin qui sert de point de départ aux échanges !

    Finalement, comme toi je me concentre plus sur mon site (ouvert aux commentaires) et bientôt aux interventions publiques dans la “vie réelle” (je commence après-demain !)

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    Bernard Bel - 4 novembre 2015
    1. Salut Bernard et merci pour ce gentil message qui vient par ailleurs appuyer mon impression 🙂
      Je pense aussi qu’il faut se recentrer car, comme j’écrivais il y a quelques jours “Toutes les réponses sont en nous” !
      La société civile est à cet égard très utile et apporter un réel plus aux échanges, chacun expérimente concrètement un sujet, un domaine de par sa vie et vient en tirer des conclusions face aux autres : c’est juste la base de la démocratie que nos sociétés ont totalement occultés (ouvriers t employés représentants 80 % de la population mais représentés à peine à quelques pour cent dans les médias : cherchez l’erreur.) En ce sens les éditions Yves Michel sont salutaires, je les ai découvertes il y a quelques temps et ‘ensemble de leurs ouvrages sont juste fabuleux et je pèse mes mots, ils sont nécessaires et remettent les choses à leur place.

      Sinon quelle est donc cette intervention après-demain ? ^^

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      Ca Se Saurait - 4 novembre 2015
      1. Je découvre ton blog avec beaucoup de plaisir !
        Quand on propose de “s’écouter” on peut se demander : “écouter quoi ?”
        Ses intuitions ? Ses envies ? Ses croyances ?
        Comment distinguer les envies des besoins ?
        C’est un cheminement dans lequel je me suis engagé il y a longtemps, à partir de la mention insolite (par un philosophe japonais) de “l’univers des sensations”…
        Déjà Épicure avait donné la clé : l’écoute des sensations. Mais est en droit de se demander comment les écouter… Une forme d’écoute qui nous est apparue fructueuse est d’en explorer les paramètres, avant toute interprétation théorique ou émotionnelle – sachant que ces interprétations ont aussi leur importance.
        C’est de ça que je parlerai vendredi dans une série de trois conférences à notre village de Mayons (dans le Var) qui auront beaucoup de points en commun : http://lebonheurestpossible.net/2015/10/08/trois-interventions-sur-la-sante/

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        Bernard Bel - 4 novembre 2015
        1. Salut Bernard,

          Wahou tu énonce exactement ma pensé, mes questionnements quotidiens. Je pense que chacun doit se faire son chemin de vie en fonction de ses expériences et intuitions et que l’intuition a encore une place trop ésotérique et reniée dans notre civilisation (cf. “”Toutes les réponses sont en vous. Je te souhaite une très bonne conférence même si je ne pourrais pas y assister, tu fera un résumé sur ton site ?

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          Ca Se Saurait - 4 novembre 2015
  3. Je ressens la même chose, c’est LA raison pour laquelle je ne suis sur aucun réseau social. Au travail aussi j’ai tenté et puis au bout de deux ans et demi j’ai fini par abandonner et je ne parle plus. Ça me rend triste ça me bouffe mais si j’ouvre ma bouche on me regarde de haut et j’agace ou alors je suis déçue de ne pas avoir de répondant… Avec un déménagement à plus de 1 000km tous les 4 ans, je n’ai plus non plus d’amis (sauf une mais encore plus bornée que moi et avec qui je ne peux débattre mais bon c’est ma meilleure amie et je l’aime avec ses défauts!) du coup je me sens affreusement seule. J’ai hâte d’avoir fini ma thèse et d’avoir enfin le temps de me faire des amis, des gens qui pensent comme moi ou avec qui je pourrais enfin débattre. C’est pas gagné!

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    Artémis - 30 octobre 2015
    1. Salut,; oui et en même temps là est toute la difficulté: ne pas s’enfermer non plus uniquement avec des gens qui pensent comme nous ^^ (enfin perso je mourrais d’ennui si je faisais ça!), là je parlais vraiment pour le phénomène en ligne qui est quand même différent de la vraie vie (les gens se permettent tellement plus de choses derrière l’écran).

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      Ca Se Saurait - 30 octobre 2015
      1. Ah mais je meurs d’ennui! C’est juste encore plus vrai en ligne. j’ai longtemps tenté avant d’abandonner ça me faisais juste me sentir encore plus mal… Je rêve de pouvoir un jour avoir des gens en face de moi qui sauront écouter et me répondre honnêtement avec leur VRAI avis et un réel intérêt pour la discussion et le débat… Et j’ai pas l’impression de demander la lune! Si?

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        Artémis - 31 octobre 2015
        1. Non il ne faut jamais abandonner ses rêves et ses idéaux car c’est possible simplement il faut aussi faire face aux choses comme elles sont et si la réalité vient sans arrête contredire ce que nous pensons il faut s’adapter et patienter c’est tout 😉
          Peut-être est-ce juste parce que tu t’entends avec une minorité de personnes, peut-être est-ce vraiment parce qu’il y a des gens aux degrés d’intelligence différentes, tout est envisageable !
          Je vois bien à ta façon de commenter ici comment tu es (et tu me ressembles) donc je te le dis par rapport à ce que moi je vis : je m’entends profondément et je ne discute vraiment qu’avec très peu de gens, c’est comme ça ^^

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          Ca Se Saurait - 31 octobre 2015
  4. Hasard de calendrier, ton article fait écho à mes lectures du moment –> “L’intellectualité supérieure et indépendante, la volonté de solitude, la grande raison, apparaissent déjà comme des dangers ; tout ce qui élève l’individu au-dessus du troupeau, tout ce qui fait peur au prochain s’appelle dès lors mal. L’esprit tolérant, modeste, soumis, égalitaire, qui possède des désirs mesurés et médiocres, se fait un renom et parvient aux honneurs moraux”. – Nietzsche ; Par-delà le bien et le mal.
    Je crois que vu le nombre d’aphorismes qu’il consacre à l’esprit de troupeau, il se serait peut être bien retrouvé dans ton article 🙂 En fait t’es une vraie Nietzschéenne toi ! 🙂

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    Guillaume - 29 octobre 2015
    1. Salut Guillaume,

      Oui merci d’avoir pris le temps de nous faire part de cette citation qui est fort à propos !
      Nietzschéenne pourquoi pas mais avant tout moi-même ^^

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      Ca Se Saurait - 30 octobre 2015
      1. “Que dit ta conscience ? « Tu dois devenir qui tu es. »” Nietzsche, Le Gai Savoir.
        Sabrina = Nietzschéenne puissance 2 haha

        Sans transition : ton rythme d’écriture du moment et la qualité des contenus sont impressionnants, chapeau l’artiste !

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        Guillaume - 30 octobre 2015
        1. Oui en fait j’avais écrit tous les billets “cosmétiques” d’une traite l’autre jour et je les distille et je ne pensais pas faire autant de billets d’humeurs mais ils sortent tout seuls en ce moment, notamment parce que je ne suis plus de chambre d’hôtel en chambre d’hôtel et que j’ai le temps d’avoir une vie privée et des discussion avec mon conjoint qui me font avancer puissance mille dans mes réflexions ^^
          Chaque petit événement que je vis est l’occasion de questionnements quasi métaphysiques donc voilà, je vous en fais humblement part, je suis toujours étonnée de voir que ça plaît tant 🙂

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          Ca Se Saurait - 31 octobre 2015
  5. Je me suis désinscrite de quasiment tous les groupes dont j’étais membre ces derniers mois, après avoir fait le constat que ça ne m’apportait rien à part un fil d’actu rempli des blablas inutiles, j’en retire très peu finalement. Je suis restée membres de quelques uns et finalement je n’interviens quasiment jamais, je me contente de glaner les bonnes idées (sur les groupes pour un mode de vie slow par exemple).

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    The Flonicles - 28 octobre 2015
    1. Exactement pareil, je vois les réseaux sociaux comme un fil d’actu selon mes intérêts avec des idées à glaner et qui me permet de faire une sorte de veille, d’être au courant des thématiques qui m’intéressent, point. Finalement après des années de réseaux sociaux nous sommes en train de nous rendre compte que si Internet peut-être merveilleux la vraie vie aussi et se rencontrer et échanger en vrai c’est pas mal aussi ^^

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      Ca Se Saurait - 28 octobre 2015
  6. Encore un article dans le mille ! A croire que tu le fais exprès…lol

    Moi aussi, j’ai abandonné depuis longtemps les groupes de discussion, même ceux qui semblaient très proches de mon opinion, ça finissait toujours en chocolat ou en ennui complet… Je pensais que quelque chose manquait mais en lisant cet article, j’ai un peu compris: il est très difficile de tenir tête face “aux autres” et de garder son avis “intact”. Je ne parle pas des gens bornés qui ont un avis erroné pensant détenir la vérité suprême, simplement le fait d’affirmer son avis, calmement et avec pertinence peut déclencher des tempêtes…
    J’aime pas mal les débats, me remettre en question, admettre (difficilement :D) quand j’ai tord mais force est de constater que c’est dur dans un groupe…

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    Jia - 27 octobre 2015
    1. HaHa ! Ben en ce moment j’ai beaucoup de temps libre, mon esprit divague et j’écris pas mal d’articles sur un coup de tête et ce sont toujours ceux qui tombent le plus juste. Celui-ci est principalement tiré d’une discussion avec mon chéri qui s’énervait de me voir râler de tel ou tel groupe et perdre ma journée à répondre des posts et qui m’a dit “- A chaque fois tu vas sur un nouveau groupe mais la même chose va se passer qu’est-ce que tu crois ?!” et il avait raison… même si ça ne m’a pas empêché de continuer jusqu’à m’en rendre compte par moi-même.
      Visiblement je ne suis pas la seule à faire ce constat donc je voulais faire cet article pour faire peut-être perdre moins de temps aux autres qui y croiraient encore, je pense qu’il faut être conscient de ce qu’un groupe Facebook peut apporter et de ce qu’il n’apportera jamais.

      Ps : ça veut dire quoi “finir en chocolat’, je ne connaissais pas cette expression !

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      Ca Se Saurait - 28 octobre 2015
      1. “Partir en chocolat” est une expression que j’ai crée pour exprimer plus subtilement ou poliment l’expression commune “partir en vrille” ou “partir en couilles” (que je n’aime pas ^^’)

        Voila voila

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        Jia - 28 octobre 2015
        1. Ouais, le chocolat c’est mieux que les balloches, t’as raison 🙂

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          Ca Se Saurait - 29 octobre 2015
  7. L’experience que tu mentionnes je l’ai vu reproduite en pire: on mettait de la fumee dans une piece et comme les comediens ne bougeaient pas le cobaye n’a pas bouge non plus. On a explique apres que si cela avait un veritable incendie la personne serait morte asphyxiee/brulee…
    Perso je ne me suis jamais vraiment impliquee dans des discussions en ligne car je l’ai trouve generalement superficielles et pas tres interessantes. Comme tu l’expliques ca me fatigue aussi de taper 50 fois la meme chose mais ca c’est la limitation d’un reseau en ligne (quoi que on pourrait sauver nos commentaires sur un doc et faire un copier/coller quand necessaire ;)). J’ai aussi remarque des personnes qui sont tres belligerantes et ne cherchent qu’a mettre le Bronx, cela ne fait pas avancer le debat non plus. Du coup j’avoue ne pas avoir cherche de forums qui auraient pu m’interesser.

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    Carine - 27 octobre 2015
    1. Salut Carine,

      Oui c’est assez déplorable quand même mais je souhaitais justement en parler car j’en vois beaucoup se faire avoir encore, alors même si je pense que rien ne vaut de se faire sa propre expérience (les avertissement sont rarement écoutés), je trouvais qu’il falait en parler car ça peut vraiment devenir chronophage comme pratique 🙂

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      Ca Se Saurait - 27 octobre 2015
  8. Je confirme ton expérience, en l’occurrence sur les forums. J’ai côtoyé (et côtoie encore) pas mal de forums, et l’effet de groupe est hallucinant. Au final, que ce soit les réseaux sociaux ou la réalité on se retrouve avec le schéma constitué classiquement des bavards, discrets, crâneurs, meneurs, suiveurs, etc.Sauf que les meneurs de la vraie vie ne sont pas forcément ceux du monde virtuel (idem pour tous les profils). Je me souviens d’observer l’arrivée des nouveaux, comme tu le décris, qui tentent une approche, tâtent le terrain et se font renvoyer dans les filets s’ils ne répondent pas aux conventions du réseau. Ce qui induit une certaine autarcie, le groupe se referme sur lui, et rejette tout nouveau non conventionné.

    Perso, je me “plie” aux règles tant qu’elles me conviennent, dans le cas contraire, je n’hésite pas à m’esquiver.

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    Cendra - 27 octobre 2015
    1. Merci de nous avoir présenté ton expérience, c’est vraiment intéressant 🙂

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      Ca Se Saurait - 27 octobre 2015
  9. Très intéressant comme billet (ça faisait bien longtemps que je n’étais pas passée par chez toi.)

    Je crois, d’après mon expérience que la plupart du temps je suis relativement imperméable aux insinuations de groupes ou conventions sociales. La plupart du temps c’est à dire quand je suis en forme, dynamique, en pleine possession de mes moyens et de ma réflexion. En revanche je sais que lorsque je suis faible, fiévreuse ou simplement dépressive, alors je risque de choisir la solution de facilité et de me ranger à l’avis du plus grand nombre, par souci d’économie d’énergie plutôt que véritable malléabilité.

    Quant aux groupes Facebook je ne sais pas… Je m’applique tellement à n’en avoir rien à foutre que finalement je n’ai pas souvenir d’avoir eu une telle expérience.

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    Agoaye - 27 octobre 2015
    1. Merci poulette (oui désolé c’est sorti tout seul),

      Ce que tu dis ne m’étonnes pas de toi ^^ mais je vois beaucoup de gens s’embourber dans des groupes d’où cet article 🙂

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      Ca Se Saurait - 27 octobre 2015