S’épiler ou ne pas s’épiler ?

Vous avez sans doute vu passer ces derniers temps ces images de femmes au mollets poilus qui affichent fièrement leur refus de se plier aux codes que la société leur impose. Vous vous êtes dit ” Quel courage, j’aimerais en faire autant !” et vous vous sentez nulle et “faible” de vous plier à ce que la société attend de vous…

Femme pas épilée

Vous avez beau essayer, sortir aisselles non épilées ou mollet poilus au vent c’est trop pour vous.

Un Tumblr fait fureur sur la toile en ce moment : celui du Hairy Legs Club (le club des jambes poilues). Ce micro-blog poste des témoignages accompagnés de photos de femmes qui refusent le diktat de l’épilation :

Femme pas épilée Femme pas épilée Femme pas épilée

Refusez ce sentiment d’infériorité, de “nullité” qui vous fait dire “ces femmes ont une volonté extraordinaire et moi je suis incapable de faire un geste si simple, la cause des femmes n’avancera pas grâce à moi”.

“Ce n’est pas parce que parfois vous faites des concessions pour vous faciliter la vie que cela fait de vous une femme soumise.”

Ce n’est pas parce que parfois vous faites des concessions pour vous faciliter la vie que cela fait de vous une femme soumise.

Certes, la non -épilation c’est le naturel, c’est ce qu’on serait sans codes sociaux. Et c’est un des outils que choisissent certaines pour montrer leur refus des conventions imposées au corps des femmes depuis des millénaires.

D’ailleurs, comme l’écrit si bien Pin Up Bio dans “Faut-il s’épiler ?“, refuser de se raser les jambes, les aisselles, la moustache c’est remettre en question une violence ordinaire que les femmes sont sommés de s’infliger sous peine de moqueries, de “mise à l’écart”. La femme poilue inspire plutôt dégoût, rejet.

Bon. Tout cela c’est la vérité, indéniable. Mais vous avez beau être super féministe, cette fois, vous avez du mal à passer le cap. Nous sommes des animaux sociaux et régis par des codes très complexes. Le regard des autres compte toujours quoi que l’on dise, même pour les plus “rebelles”. Alors ce que je voulais vous dire aujourd’hui c’est ne vous pensez pas faible ou nulle parce que parfois vous cédez aux codes sociaux.

“Vous n’avez pas envie de vous infliger une punition sociale en sortant trop du lot […] Et alors ?”

Cela ne vous empêche pas de faire avancer la cause de la femme, quoi que qui que ce soit en dise. Vous n’avez pas envie de vous infliger une punition sociale en sortant trop du lot d’une manière dont vous savez qu’elle va vous attirer des réflexions extrêmement désagréable voire vulgaires, insultantes. Et alors ?

A celles/ceux qui vous diront que le fait de vous conformer aux codes sociaux imposés aux femmes quant à l’épilation montre la limite de votre engagement, de votre volonté à lutter pour les droits des femmes vous pouvez rétorquer qu’aucun être humain aujourd’hui peut se vanter d’être totalement hors des codes. Et que celles qui ne s’épilent pas se conforment certainement à côté à d’autres  codes, parfois même sans s’en rendre compte.

“aucun être humain aujourd’hui peut se vanter d’être totalement hors des codes […] celles qui ne s’épilent pas se conforment certainement à côté à d’autres  codes, parfois même sans s’en rendre compte.”

Alors continuez d’être vous-même, poilue ou non si vous le souhaitez 🙂 et ne complexez pas d’être un être social qui a parfois d’autres priorités à gérer et qui ne peut sans arrêt être dans le combat.


Pour aller plus loin…

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Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (34)

  1. D’autant plus que ce n’est pas facile pour autant pour les femmes qui prennent ces photos, certaines craquent, vont s’épiler à d’autres moments, bref.. .Il n’y a jamais d’un côté les féministes qui auraient de la volonté et celles qui seraient faillibles.

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    Irène - 31 mai 2018
    1. D’où l’importance de la sororité et de la bienveillance 🙂

  2. Je me souviens que c’était en primaire que on m’a fait la première fois des remarques sur ma pilosité, de la part d’un garçon de ma classe, qui trouvait mes premiers poils au bras “beurk” ! Comme quoi ça commence tôt ! Suite à ça j’ai commencé à m’épiler, je ne supportais pas le moindre poil ! Puis j’ai découvert le féminisme, et, après quelques années à me poser des questions, j’ai d’abord abandonné l’épilation de mes bras, puis de mes jambes, puis de mon pubis. Je n’arrive pas encore à sortir avec des shorts trop courts ou des jupes, je me cantonne aux trois quarts, ou alors quand je mets plus court c’est en famille ou avec mon copain, à la maison. Avant j’avais l’impression d’être dégoûtante avec des poils, maintenant, c’est si je sors épilée que j’ai l’impression de me soumettre…. au final, je m’épile toujours les aisselles, mais je ne porte quasi que des manches pour ne pas que mon dernier échec à mon acceptation de moi se voie, c’est paradoxal :’)

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    Fanny - 30 mai 2018
    1. Eh ben quel retournement de situation, bravo d’avoir cette force !

      Merci beaucoup pour le témoignage 🙂

  3. Merci pour cet article, je trouve que c’est une reflexion super interessante! Comme Morgane, je suis pleinement consciente que ma preference concernant les poils ne sort pas de nul part (ca serait malhonnete) mais malgre tout j’ai du mal a ne pas m’epiler, autant par rapport au regard des autres et du mien. Pour rebondir sur ce que Morgane disait sur le ressenti des odeurs, on peut etendre la reflexion a d’autres aspects. Par exemple, pour rester dans les fluides corporels, le sperme sera vu de facon generalement bien plus positive que les regles: l’un est signe de puissance, l’autre est subi, l’un peut etre avale, l’autre non, etc etc. Alors que le sperme est valorisant, les regles “salissent” les femmes (il n’y a qu’a voir le nombre de cultures dans lesquelles une femme qui menstrue ne peut prier/etre touchee/cuisiner etc. Bref en un mot elle est “impropre”). Du coup pour ceux et celles qui disent qu’il y a des combats plus importants a mener, on peut facilement retorquer que tout est imbrique! Et que des constructions sociales comme l’epilation vont souvent de paire avec le sexisme car on remarque quand meme que les codes societaux sont davantage adresses aux femmes plus qu’aux hommes…

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    Cecilia - 6 août 2014
    1. Merci Cécilia pour cette gentille réflexion. J’ai pensé effectivement que si je pensais ça je ne devais pas être la seule donc je voulais déculpabiliser celles qui ne se sentiraient “pas féministes” parce qu’elle ne rentrent pas dans cette vague 🙂

      Et oui, la façon dont sont vues les règles est totalement stupide, il ne me semble pas que quand quelqu’un se blesse on lui crie qu’il est impur…m’enfin longue histoire comme d’habitude. Mais j’ai confiance en les hommes et les femmes que je vois aujourd’hui et qui sont nombreux à vivre sur un pied d’égalité 🙂

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      Sabrina Chauchard - 6 août 2014
  4. Ras le bol de tous ces diktats ! Les poils des jambes et des aisselles, je “m’en débarrasse” seulement en juin/juillet, dès septembre ils repoussent. Cette année, c’est début juin que j’ai dû les éliminer car j’avais de la balnéo. Mais ces 2 dernières années, je suis restée poilue, car en juin 2012, j’ai eu une phlébite aux 2 jambes, à l’hôpital c’est un infirmier qui m’a mis mes bas de contention, sur mes jambes poilues, je suis blonde, capillairement parlant et j’en suis fière ! 😉 (ras-le bol de ces blagues débiles sur les blondes), donc ça se voit moins, pourtant les poils sont plutôt longs, mais pas sur les bras. J’ai commencé à m’épiler les jambes aux alentours de 25 ans, car je n’avais qu’un “duvet” comme sur les bras auparavant. Comme je l’ai lu plus haut, j’élimine l’excédent de poils pour qu’ils ne dépassent pas du maillot de bain, comme lorsque je vais voir le gynéco et je coupe au ciseau les poils des aisselles, le côté imberbe au niveau du maillot, je trouve ça “bizarre”, ma fille qui va sur ses 20 ans, élimine tous les poils et ce n’est pas moi qui lui ai inculqué. Suite à ma double phlébite, je suis passée sur le billard, une infirmière est venue me proposer de me raser comme pour un accouchement, c’est elle qui l’a fait, je ne suis pas habituée à ce genre de chose… Depuis le monde médical a fait avec mes poils ! Comme je mets des jupes longues pour protéger mes jambes, mes poils ont eu le temps de repousser, je me suis acheté un legging “mi-jambe” j’ai ressorti la pince à épiler pour m’épiler, je le fais en voiture étant passagère. Les autres années je le faisais au fur et à mesure durant l’été, car pas question de rasoir ! C’est là qu’on voit le paradoxe, pas de poils aux jambes et ailleurs mais se balader sans un cheveu, ça ne se fait pas, heureusement que lors de ma chimio, je n’ai pas eu d’alopécie complète, l’avantage d’avoir les cheveux épais ? Autant, je peux me balader avec “du poil aux pattes”, mais je ne supportais pas l’idée d’une “boule à z” surtout que j’avais les cheveux longs, ils sont désormais courts mais ils frisent ! Alors qu’ils étaient raides comme des baguettes…

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    Bambou - 4 août 2014
  5. Un article tellement juste. Je te rejoins sur l’idée que je crois aimer les jambes épilées, mais en réalité c’est la société actuelle qui m’a formatée ainsi. Je serais née dans une autre tribu que je penserais tout à fait différemment. Partant de cet état de fait, difficile de revenir en arrière. Je crains de continuer à me contraindre à l’épilation pour ces deux raisons : parce que je préfère d’un point de vue esthétique (même si je sais qu’à la base ça ne vient pas vraiment de moi) et que je n’ai malheureusement pas le courage de me confronter au regard des autres avec des jambes poilues. Un article qui fait réfléchir ! Merci 🙂

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    Morgane - 23 juillet 2014
    1. Tiens, ça me rappelle une expérience vécue au palais de la découverte : on y apprend que le ressenti des odeurs est purement lié à l’éducation. Tout petit on nous dit que “le caca ça pue”. Du coup, le cerveau l’intègre et on se met à vraiment le penser. Mais il est dit que si on nous inculquait l’inverse, on serait persuader que les excréments sentent bons. Pour exemple, les animaux ne sont pas dictés dans leur ressenti. Du coup, les “mauvaises odeurs”, ils aiment ça. Leur ressenti propre est vraiment respecté. Ça rejoint l’idée que certaines disent : “moi les poils je trouve ça moche !” En réalité, elles ne font que répéter ce qu’on leur a inculqué toute petite (moi la première !).

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      Morgane - 23 juillet 2014
      1. Hé oui…c’est très complexe tout ça mais c’est du coup très intéressant et il faut toujours chercher plus loin, remettre en question. Moi je le dis : je m’épile mais je sais pourquoi donc j’en suis moins esclave, je suis consciente. Et être conscient et ne pas agir ce n’est pas être lâche comme certains voudraient nous le faire croire, c’est parfois même être plus malin ^^ Tout est possible c’est ça qui est extraordinaire, merci de ce bel échange Morgane 🙂

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        Sabrina Chauchard - 24 juillet 2014
  6. Humm je sais pas quoi en penser. Personnellement les poils sous les bras ou sur les jambes bof. Enfin quelques poils pour un “oubli” d’épilation ok, mais des mois sans s’épiler non (quand c’est montré en public, sous un jean ou sous un pull je m’en fous). Moi j’aime pas. Et je ne me sens pas prisonnière de l’épilation. Sous les bras je le fais quasi tous les jours au rasoir, sous la touche, ça prend 5 sec. Les jambes c’est une fois par mois, 4 à 5 mois de l’année à l’épilateur, 10min à chaque fois.
    Par contre pour l’intimité là je me sentais vraiment esclave ! Mais j’ai rencontré quelqu’un qui s’en fout. Mon copain ne me l’impose pas donc je ne le fais plus ! Et ça oui c’est une libération. Bon je fais le maillot pour le maillot de bain l’été mais pas plus.
    Franchement jme sens plus esclave pour d’autres choses que pour ça. Je ne me sens pas obligée par la société de la faire, simplement je le fais car pleins de poils noirs sur des jambes blanches ben moi je trouve pas ça beau avec une petite robe legère… Pour moi ce serait comme ne pas mettre de déo et imposer mes odeurs corporelles aux autres, ce que je ne ferai pas (surtout dans le métro parisien aux heures de pointe !). Voilou 🙂

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    laura - 21 juillet 2014
    1. C’est terrible d’en arriver à dire quelque chose comme “mon copain ne me l’impose pas donc je ne le fais plus”… Ça veut dire que des garçons “imposent” une épilation du maillot et que des filles s’y soumettent… Je suis de la génération où il y avait du poil dans le porno, donc l’épilation intégrale pour se conformer à ce modèle me dépasse un peu, mais que des garçons l’imposent… Ça me choque, oui (et surtout que des filles acceptent). J’ai été longtemps avec quelqu’un qui préférait le pubis sans poils… eh bien je n’ai rien changé pour autant… (Après, oui, je m’épile les jambes, les aisselles, je décolore les poils des bras et de la moustache, j’enlève les poils qui s’échappent du maillot de bain, bref je suis coquette… – mais qu’un homme vienne décider pour moi de ce que je fais, ça me hérisse)

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      Vassilia - 13 décembre 2014
      1. J’imagine que ce sont des commentaires précédents qui contiennent les propos ” « mon copain ne me l’impose pas donc je ne le fais plus » ?
        Pour le reste oui c’est bien là l’esprit de l’article chacun fait comme il veut et si recevoir des ordres d’un homme est “ridicule” malheureusement notre société est parfois pire dans ses “ordres invisibles” qu’elle nous donne.

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        Sabrina de Bio Pas Cher - 17 décembre 2014
  7. Bonjour Sabrina
    Je ne connaissais pas ce “courant”, je découvre. Et oui, pourquoi pas….On ne peut pas être de tous les combats. Pour ma part, j’ai choisi d’assumer mes cheveux “silver” avec la période de bicolorité que cela impose. A chaque jour suffit sa peine 🙂
    Je rejoins aussi le commentaire de Magali. Je pense qu’il faut vivre avec des gens, non pas pour ce qu’ils représentent mais pour ce qu’ils sont. Savoir accepter, savoir s’accepter, n’Est-ce pas on bon début.
    Bon dimanche

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    Agnès - 20 juillet 2014
    1. Oui Agnès, c’est un courant assez “récent” (je mets entre guillemets parce qu’il a bien du exister pendant les années 60/70) qui ressort depuis quelques mois et comme je me suis moi-même fait la réflexion je voulais la partager 🙂

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      Sabrina Chauchard - 21 juillet 2014
  8. Je trouve ça tellement moche ! C’est super jolie des jambes épilées, non ?

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    L'Art Du blabla - 19 juillet 2014
    1. Oui mais justement, ces filles veulent montrer qu’elles refusent les diktats imposés aux femmes (comme l’épilation) et montrer qu’elle se sentent bien sans être obligé de sans arrêt avoir la pression de faire attention à leur poils.
      Souvent ce que l’on trouve “joli” ou “non est conditionné par des normes sociales, elles, elles refusent ça.
      Donc finalement chacun son avis mais il me semble bien d’être conscient de ce qui nous régit ^^
      Perso, je sais qu’en tant que femme je subis des pressions sociales et j’en accepte certaines, d’autres non.

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 21 juillet 2014
      1. Ça serait intéressant de discuter de l’acceptable ou non ! 😉

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        L'Art Du blabla - 21 juillet 2014
        1. Je t’en prie ! Commence ^^

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          Sabrina Chauchard - 21 juillet 2014
          1. Alors pour moi ” j’accepte ” pas de m’empiler, je m’épile pour moi et je ne crois pas qu’il y ai des choses que je me sente capable d’accepter ou pas !
            Si en me levant j’ai envie de mettre une robe courte, je la porte, peu importe si je suis cataloguée ou pas
            Je me maquille pour moi avant tout, peu importe le regard qu’on me y porte !

            L'Art Du blabla - 21 juillet 2014
          2. Perso je pense que l’on croit faire les choses par nous-même alors qu’elles sont bien souvent régies par des codes sociaux.
            Dans les tribus/peuples où la femme n’a pas à s’épiler, les femmes n’en ressentent pas le besoin. Beaucoup de choses vont comme ça.
            Si on s’habille en occident c’est parce qu’avec le temps, notre civilisation a mis l’habit comme code social, dans certains peuples ils sont nus ou presque et eux aussi ont l’impression que ce sont nous qui sommes bizarres.
            Je comprends ton point de vue mais le mien c’est qu’il y a beaucoup de choses que l’on croit décider et que l’on ne décide pas.

            Sabrina Chauchard - 22 juillet 2014
          3. Vu comme ça, tu as peut etre raison !

            L'Art Du blabla - 22 juillet 2014
          4. Ben , disons que j’y ai réfléchi 🙂

            Sabrina Chauchard - 22 juillet 2014
          5. 😉

            L'Art Du blabla - 22 juillet 2014
  9. Je plussoie ! C’est un article très juste =)
    Pour moi m’épiler n’a rien d’une chose que l’on m’impose parce que je suis une femme. C’est vraiment une question esthétique. Souvenons-nous qu’aucun athénien (homme ou femme) ne serait sorti sans s’épiler au temps de Péricles, nous sommes donc bien dans un code sociétal plus que sexuel et ça remonte à il y a plus de 2000 ans en plus. Et encore aujourd’hui, de plus en plus d’hommes s’épilent (et mon amoureux en fait même parti, même si moi je les aime bien ses poils), ça reste un choix personnel. Ou alors, nous pouvons aussi ne plus nous couper les cheveux etc… L’essentiel étant que chacun soit bien dans son corps et dans sa peau ! Enfin, en terme de combat féministe nous avons encore beaucoup à faire pour l’égalité en France mais aussi le droit à l’éducation à travers le monde (et j’en passe). Alors oui, par pitié, ne nous jugeons pas entre femmes en fonction de nos gambettes poilues ou imberbes ! Nous sommes toutes très belles de toute façon :3

    Répondre
    Torhia - 18 juillet 2014
    1. Ha tiens je ne savais pour les grecs mais il faut avouer que, si, aujourd’hui en France l’épilation (même si elle tend à se démocratiser côté hommes) est sexuée, une femme qui sort poilue aura des réflexions, question que n’a même pas à se poser un homme.
      Perso je trouve ça aussi plus joli d’être épilé mais je me questionne sur mes goûts puisque je sais que souvent nos goûts sont modelés par les codes de la société donc perso je n’ai pas plus de préférence que ça mais je respecte chacun et je comprends que les femmes que ça saoulent de s’épiler en aient ras le cul de ne pas pouvoir sortir dehors tous poils à l’ai tranquille.
      Donc oui, voilà, dans un sens comme dans l’autre ne nous jugeons pas ^^

      Bises Torhia merci de ce gentil commentaire.

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 21 juillet 2014
  10. Je ne sais pas si je serais un jour capable de sortir les aisselles poilues (je ne pense sincèrement pas) mais je sors dehors l’été avec des jambes poilues depuis maintenant 2 ans. Le plus difficile a été la première fois. Ça faisait déjà plusieurs années que je ne me rasais plus, je sortais seulement toujours en pantalon long, même l’été. Ben un moment donné j’ai dit et puis merde! j’ai chaud moi! Mais bon c’est même pas pour des raisons écologique ou féministe que je fait ça, je suis juste paresseuse! Après le rasage mes jambes sont piquantes après seulement 12 heures, et après l’épilation c’est seulement, 48 heures environ. C’est juste infernal.

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    Coccinelle écolo - 18 juillet 2014
    1. Hé oui, s’épiler c’est aller contre la nature et elle nous le fait souvent sentir ^^
      Alors, quelles réactions ont accueillies ta non-épilation ? (proches, avis extérieurs, etc.).

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 21 juillet 2014
      1. Aucun commentaire! Peut-être que le fait que j’ai les bras super poilus aide? Je ne me suis jamais enlevé les poils sur les bras puisque je n’ai jamais eu de pression sociale pour le faire, mais quand on y réfléchi bien, c’est con de faire un et pas l’autre.

        Répondre
        Coccinelle écolo - 21 juillet 2014
        1. Ben écoutes super 🙂

          Répondre
          Sabrina Chauchard - 21 juillet 2014
  11. Vouaip… il y a quand même des ‘choses’ plus dramatiques sur Terre… Je ne sais pas si l’on peut lutter contre le sexisme avec des jambes poilues ou non. A partir du moment où l’on se sent épanouie et en confiance, et si l’on ne joue pas à manipuler à travers la séduction, les actes valent plus que l’apparence. Et pitié, ne commencez pas à vous teindre les poils des pattes, parce que c’est chimique et sera du business!
    Bien sincèrement.
    Magali

    Répondre
    Magali - 18 juillet 2014
    1. Oui, bien évidemment personne ne parle de drame mais je ne serais pas de ceux qui fustigent les combats féministes considérés comme “petits” ou secondaires” parce qu’un combat est un combat. Point. Et que celui-ci me semble légitime.
      Sauf que dans la réalité bien concrète du quotidien, tout est plutôt gris que noir ou blanc et je veux dire à celles que j’entends complexer sur leur “degré de féminisme” de n’agir que comme elles ont envie 🙂

      Bises Magalie et oui pitié pas de coloration des poils !

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 18 juillet 2014
      1. Sabrina, je trouve qu’à vouloir trop séduire, on en arrive à être réduit(e) à un objet.
        La séduction, accompagnée d’un mental qui s’affirme, c’est autrement plus fort et plus convaincant.
        Il y a pleins de gens que l’on aime et qui captent notre attention, malgré un physique hors modes. D’ailleurs, avez vous remarqué que souvent, tout est dans le regard ? On reconnait des personnes non vues depuis longtemps, à travers leurs yeux… Merde, on ne greffe pas les yeux encore? Ha mais on fait les lentilles de couleur… C’est triste de savoir que qq’un peut être malheureux car il n’a pas la couleurs d’yeux idéale….
        Ne collons pas à ces courants bidons, qui ne servent qu’à enrichir et appauvrir les mêmes personnes. Un gros nez ? Une peau qui vieillit ? On a tellement de prétextes, que l’on nous a bourré dans le crâne, que nous continuons à faire la joie de vendeurs de crèmes et de poudre de perlimpinpin. Heu, ça m’a passé vers 25 ans.
        Sabrina, j’adore le titre de votre blog, il a fait un grand tilt dans ma tête: Née pur être vivante, pas parfaite. Beau résumé.
        Entourons nous des bonnes personnes, celles qui ne bloquent pas sur nos petites imperfections, surtout celles qui font notre charme et notre personnalité unique.
        Très grosses bises.
        Magali

        Répondre
        Magali - 18 juillet 2014
        1. 🙂

          Répondre
          Sabrina Chauchard - 18 juillet 2014