J’ai testé pour vous… arrêter le café et le thé

J’ai testé pour vous me passer de caféine et de théine pendant un mois… et ça fait peur ! Une vraie tempête dans ma vie…

Pourquoi arrêter le café et le thé ?

Pourquoi se dire un jour : “Tiens ! Je vais arrêter de boire mon petit noir ou mon thé vert chaque matin” ? Tout d’abord parce que j’en buvais beaucoup trop mais aussi, tout simplement parce que j’avais envie de voir ce que serai ma vie sans ce boost quotidien de caféine, histoire de voir ma “vraie forme”, la vraie énergie dont je dispose.

Personnellement, je buvais surtout du café et jusqu’à 5 à 7 grandes tasses chaque jour.

Je soupçonnais que, sans cette dose quotidienne de stimulant, je ne serais plus aussi “en forme”… Eh bien je n’ai pas été déçue !

Le test : tempête dans un verre de café

1ère semaine : Privée de mes chaleureuses tasses pluri quotidiennes, le réveil est trèèèèèès difficile. J’ai l’impression de ne pas être réveillée de 7 heures du matin jusqu’à au moins 11heures (pourtant, je précise, mon hygiène de vie en matière d’alimentation, de sport et de sommeil est plutôt exemplaire ^^)

Je tombe littéralement de sommeil. Je me glisse dans le lit à 21h30 voire 22 heures soit 2 à 3 heures plus tôt que d’habitude. Moi qui suis plutôt du genre à avoir du mal à m’endormir, je m’assoupis désormais comme une masse, très rapidement.

2ème semaine : Je ne sais plus quoi boire comme boisson chaude en journée… Je travaille beaucoup chez moi et j’ai habitude d’avoir une boisson réconfortante lorsque je suis derrière mon PC, cela me manque. Je pars donc à la recherche de substituts qui ressemblent au café… sans caféine (j’ai testé le décaféiné et d’autres succédanés comme la chicorée ou le Yannoh, je vous en reparlerai dans un futur article).

3ème semaine : Je me sens plus calme en journée, moins stressée. En revanche, il m’est arrivé certaines journée d’être si fatiguée que je perdais littéralement mes mots. Je donne des cours et certains de mes élèves, en rigolant, m’ont dit : “Madame, s’il vous plaît, recommencez à boire du café !“, sous-entendant que j’avais vraiment l’air fatiguée et que j’étais moins vive et performante.

4ème semaine : Je sors enfin de ma léthargie “sans caféine”. Après un mois sans café ni thé j’ai l’impression que mon corps prend ses marques. Je ne me sens plus aussi fatiguée le matin (en même temps je dors 1 à 2 heures de plus par nuit ^^).

Le bilan : apprendre à écouter sa fatigue

Le bilan que je tire de cette expérience c’est que diminuer drastiquement sa consommation d’excitants permet vraiment de faire face à sa vraie fatigue, et personnellement j’ai pris un peu peur. Certains jours je ne trouvais carrément plus mes mots, j’avais l’impression qu’on m’avait fait des noeuds au cerveau ou que mon QI diminuait… Je me suis dit que j’avais dû accumuler beaucoup de fatigue pour en arriver là.

Ce sevrage m’a appris à écouter ma vraie fatigue et à ne pas la masquer par la prise d’excitants à longueur de journée.

Ce sevrage du café et du thé m’a donc appris à écouter ma vraie fatigue et à ne pas la masquer par la prise d’excitants à longueur de journée. J’ai réalisé que j’avais réellement besoin de repos et d’appuyer plus souvent sur le bouton stop. Résultat : je me suis reposée comme jamais et j’ai finalement remarqué que mon moral et mon énergie revenaient au fil des semaines.

Enfin, la 5ème semaine je me suis amusée à reprendre du café (1 à 2 tasses par jour) et j’ai remarqué que :

  • J’étais plus productive dans la journée…
  • Mais également plus crispée sur mon clavier et moins attentive aux signaux de fatigue de mon corps.

Ce que je retiens de ce test : j’ai décidé de ne pas consommer plus d’une à deux tasses de café ou thé par jour (et le matin) et j’évite d’en consommer le week-end.

Le café : un cercle vicieux ?

Mais pourquoi avons-nous l’impression d’être plus “éveillés” après une tasse de café ? Car le café agit sur nos neurocepteurs et réveille et améliore la concentration. Il augmente dopamine et adrénaline et bloque temporairement l’adénosine, une substance secrétée par nos neurones qui nous fait entrer en état de somnolence (source MaxiSciences.com).

Il faut 6 heures à votre corps pour éliminer la moitié de la quantité de caféine ingérée. Ainsi, si vous buvez une café à 15h il restera encore de la caféine dans votre organisme à 21h et l’adénosine censée vous aider à trouver le sommeil ne pourra pas entrer en action du coup le lendemain vous vous réveillez encore plus fatigué et avez besoin… d’un café ! (source MaxiSciences.com).

Enfin, concernant le café on ne peut pas réellement parler de “dépendance” comme pour une drogue mais 10 à 20 % des personnes ressentiraient des syndrômes de manque durant un sevrage du café (source PourquoiDocteur.fr)


Et vous, avez-vous déjà eu la curiosité de voir comment seraient vos journées sans café ou thé ?

Peut-être certains d’entre-vous font partie de ces gens qui ne boivent jamais de café ou de thé ?


Pour aller plus loin...

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Comments (15)

  1. Très intéressant ! Le café n’est pas mauvais “en soi” (quoique, 4 à 7 grandes tasses) mais comme pour tous les aliments non-essentiels (je pense notamment au sucre) il me paraît important de vérifier de temps en temps la dépendance en faisant un sevrage de longue durée. Perso j’en bois environ 4 (petites) tasses par jour mais je ne ressens aucun manque ni besoin de remplacement s’il n’y en a pas, que ce soit quelques heures ou quelques jours. Et je peux boire un café bien tassé avant d’aller dormir sans que ça ne change rien. Mais il est certain que les récepteurs ne fonctionnent pas à l’identique chez tout le monde…
    Le café “en soi” a des propriétés bénéfiques notamment au niveau de la santé cardiovasculaire. Ça c’est ce que montrent des études épidémiologiques sans qu’on ait, à ma connaissance, démontré un lien causal à l’aide d’études cliniques. Un peu comme le vin rouge qu’on met à toutes les sauces.

    Répondre
    Bernard Bel - 21 novembre 2019
    1. Absolument Bernard, je pense que nous ne sommes pas tous égaux devant le café (pour moi impossible de dormir si je bois un café en soirée 🙂 ) mais, en effet, je trouve sain de réfléchir à nos dépendances diverses pour revenir à l’essentiel quand le besoin s’en fait sentir. Chez moi, cette démarche partait aussi d’une réflexion écologique autour de ce produit pas neutre en carbone.

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 22 novembre 2019
  2. Sinon, en boisson chaude, il y a aussi les tisanes…

    1. Absolument mais le goût ne me satisfait jamais et je ne retrouve pas cette “texture” du café moins “liquide”, enfin c’est difficile à expliquer mais la chicorée par exemple répond mieux à ce besoin…

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 21 novembre 2019
  3. J’ai arrêté accidentellement le café alors que je n’étais pas un grand buveur, mais le matin sans ce breuvage me donnait l’impression de démarrer la journée avec un lourd handicap, de plus j’adore le goût du café en bouche, et la plupart du temps je bois des café hyper dilué car seul le goût compte pour moi…à partir de 2010 j’ai commencé à faire des jeunes et randonnées de mini 1 semaines et mm plusieurs fois l’année….et c’est là que je me suis apercu que le café ne m’était pas indispensable comme je l’imaginais, et chose incroyable, que cela ne m’a pas enlevé mon boost le matin et dans la journée, je n’arrivais pas à y croire !
    Durant ces années d’abstinence j’ai qd mm bu du thé vert en quantité très modéré, mais tjrs la mm recette, avec des doses étant très dilué, d’ailleurs qlqe soit la boisson chaude que je bois, je rallonge et je rallonge avec de l’eau chaude…..
    Pdt cette période d’abstinence café, je trouvais mes collègues de travail qui carburaient au café pas très bien dans leur assiette en début de journée, alors que la plupart d’entre eux démarraient au café chez eux, ils en reprenaient un dès l’arrivée à leur poste de travail sans afficher une super mine, comme s’il leur manquait qlqe chose….
    Ces qlqes années sans café ont été très enrichissante car jamais je n’aurais pensé avoir une telle forme, ce qui m’a bien sur surpris….
    J’ai repris l’habitude de boire mon “jus de chaussette” tjrs autant dilué et en fréquance max de 2 fois par jour….et je n’ai pas l’impression de m’en porter plus mal.
    Il y a cpdt tout le contexte autour qui doit être pris en compte car il joue considérablement sur notre comportement tant émotif que mental, que métabolique….dans le milieu personnel et professionnel….
    voili voilou.

    Répondre
    Felix - 21 novembre 2019
    1. Merci Felix pour ce beau témoignage. Je pense aussi que pour beaucoup d’entre nous le café est surtout un indispensable pour supporter les cadences effrénées de nos vies (en soi très certainement anti- physiologiques) et c’est notamment dans cette démarche que je voulais, par curiosité, évaluer ma vraie énergie sans café et franchement ça m’a vraiment fait peur. J’espère donc que nous serons nombreux à ralentir un instant pour réfléchir au sujet et se dire que, quand on consomme beaucoup de café, il faudrait peut-être plutôt prendre le temps de se poser et de reposer plutôt que de carburer sans cesse au café au risque de ne pas voir l’épuisement arriver…

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 22 novembre 2019
  4. Je souffrais depuis de nombreuses années de maux de ventre extrêmement douloureux. Les douleurs irradiaient dans le bas du ventre et dans le bas du dos à tel point que je ne pouvais plus marcher. J’ai eu l’idée d’arrêter de boire du café et depuis plus rien. Je revis normalement. Avant cela, j’ai passé de nombreux examens, pris des cachets sans effet. Mon Gastro-entérologue est septique quand je lui raconte mon histoire. Les effets négatifs du café mériteraient d’être étudiés un peu plus…

    Répondre
    Marie - 21 novembre 2019
    1. effectivement ont entend bcp d’infos contradictoires sur le café, y compris par des autorités médicales et diététiciens de tout poil….tandis que qlq’uns disent que le café inhibe la digestion du fait qu’il contribue à activer les surrénales qui antagonise avec le processus digestif, d’autres disent carrément l’opposé à savoir qu’il favorise la digestion.
      Pour ma part, je penche plus sur la 1ere affirmation, de plus que le café ait d’autres conséquences sur le corps, articulations et organes ne m’étonnerait pas, donc la technique de faire ses propres expériences et observations comme vous l’avez fait me semble être l’approche idéale

      Répondre
      Felix - 21 novembre 2019
    2. Merci beaucoup Marie pour votre témoignage intéressant ! En effet chez vous l’effet a été flagrant !

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 22 novembre 2019
  5. Étant très sensible à la caféine j’en consommais à petite dose par tasse et que le matin. Je préférerais l’action du thé au café (par rapport à mon estomac !)
    Puis, enceinte et maman allaitante depuis en tout 1 an et demi, j’ai complètement arrêter thé et café. Et même le rooibos pour en être sûre !… Souvent en anémie, j’ai appris que le thé “bloque” la fixation du fer (pour faire simple dans les explications scientifiques). Alors oui ça m’arrive d’avoir des somnolences, mais uniquement lorsque je n’ai pas mes heures minimales de sommeil. Car c’est vrai, on connaît mieux le fonctionnement réel de son corps et j’ai appris à composer avec. Le matin je prends une infusion (et un petit dej conséquent). Quand j’ai un coup de mou dans la matinée, je me rehydrate avec une infusion ! Et je prends un fruit ! Idem pour l’aprem où souvent je remplace l’infusion par de l’eau tempérée. Boire un à 2 verres d’eau ça suffit pour réactiver l’attention du cerveau en moins de 10 min 😉

    Répondre
    Stéphanie - 21 novembre 2019
    1. Ha Ha donc on a fait la même expérience mais vous sur une plus longue durée. En effet, les tanins présents dans le thé verts inhibent l’absorption du fer pendant environ une demi-heure et côté café, l’acide caféique empêche la bonne assimilation par exemple de la vitamine B1 (alias thiamine) importante pour le métabolisme des glucides, la dégradation de l’alcool par le foie et le fonctionnement du système nerveux…

      En effet, l’hydratation reste cruciale quoi qu’il en soit !

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 22 novembre 2019
  6. Personnellement, j’ai toujours été une accro au café. Mais j’ai arrêté il y a bien longtemps le café l’après midi, puis celui de midi, puis celui de la pause du matin. Aujourd’hui je ne garde que celui du matin. Et pour rien au monde (sauf apocalypse) je ne m’en passerais pour son effet boostant au réveil. La café ne présente pas de toxicité, ce qui est différent du thé (à cause de pesticides notamment). Et son côté stimulant est bénéfique mais on doit le boire à bon escient et pas tout au long de la journée ANNETTE LEXA Toxicologue

    Répondre
    ANNETTE - 20 novembre 2019
    1. Merci Annette pour ton avis éclairé C’est finalement aussi ma conclusion !

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 20 novembre 2019
      1. J’ai lu et entendu qu’on n’était pas tous sensibles à la caféine. Il semblerait que je ne le sois que faiblement car je n’ai jamais l’impression de me sentir boostée par mes cafés/thés. Par contre lorsque j’en bois vraiment trop je peux être tendue, crispée et/ou avoir des palpitations. Mais maintenant je me connais et généralement je sais m’arrêter avant. Parfois également il me serre l’estomac.
        Mais moi j’adore le café pour ses odeurs, son goût… j’en bois pas mal en fonction des journées sans aucun problème de sommeil. C’est vraiment une de mes boissons préférées.
        Nb : le café décaféiné est une catastrophe écologique à bien des égards… il vaut mieux s’habituer à la chicorée !

        Répondre
        Lena - 21 novembre 2019
        1. En effet, les études montrent que nous ne sommes pas tous égaux devant les effets de la caféine et j’y suis personnellement très sensible (nausées qui pointent rapidement le bout de leur nez si j’en bois trop, palpitations, agitations, bref l’enfer). En effet, je n’ai pas trouvé de décaféiné bio donc je n’ai pas persisté à en acheter car je me suis dit que cela devait utiliser un procédé peu écologique, donc je reste avec mon café normal et ma chicorée ^^

          Pour ceux que cela intéresse, apparemment il y aurait deux méthodes pour décaféiner le café, une chimique et une naturelle :

          “La méthode chimique de décaféination consiste à passer les grains à la vapeur pour les rendre poreux, puis à y ajouter un solvant (du chlorure de méthylène ou de l’acétate d’éthyle) pour dissoudre la caféine. […] la méthode naturelle. Les fèves de café bio non torréfiées sont rendues poreuses par un traitement à la vapeur.”

          Source Destination Bio.com

          Clairement, ça ne donne pas envie pour la méthode chimique mais je n’ai pas trouvé du déc bio dans mon supermarché… J’ai l’impression que ça n’est pas courant.

          Répondre
          Sabrina Debusquat - 22 novembre 2019