La médecine est-elle violente envers les femmes ? (article intégral paru dans NEXUS)

Un frottis désagréable dont vous ressortez avec l’impression de ne pas avoir été respectée, un accouchement violent duquel votre corps et votre esprit ressortent traumatisés, des médecins qui refoulent l’instinct pour le remplacer par une science toute puissante. Ce n’est pas la règle mais cela arrive encore trop souvent.

Médecine violences femmes

En ce sens j’ai rédigé en décembre dernier pour le magazine Nexus un dossier posant la question suivante “La médecine est-elle violente envers les femmes” ?

Comme certains d’entre vous le découvrent ou le savaient déjà je suis journaliste et ce que j’écris sur ce blog provient de convictions réelles et profondes que j’exprime aussi de temps à autre en presse écrite. Chaque femme a malheureusement au moins une histoire traumatisante à raconter de son parcours médical personnel, c’est de ce constat qu’est né ce dossier qui se propose de pointer du doigt les trop nombreuses pratiques médicales violentes, humiliantes ou irrespectueuses que vivent encore les femmes en 2015.

Je vous invite donc aujourd’hui à lire en intégralité ce dossier paru en décembre 2014 dans le magazine de journalisme indépendant NEXUS. Vous remarquerez au passage l’exemplaire rigueur journalistique du magazine qui cite toutes ses sources. Je peux vous dire qu’en interne quand on écrit pour eux ça ne rigole pas sur le sujet. C’est un magazine éthique, sans concession et qui mérite vraiment que vous vous y attardiez tous les deux mois quand il paraît. Il n’usurpe pas son slogan de “journalisme indépendant”. NEXUS m’autorise gracieusement à republier ici mon article et je les en remercie chaleureusement car je pense que cette information doit s’échanger le plus largement possible.

Si les quelques pages qui suivent pointent du doigt sans concessions les pires défauts de notre médecine moderne je persiste quand même à penser que cette dernière est nécessaire mais doit évoluer et surtout apprendre à redonner une place plus centrale à la patiente et à son ressenti.

J’attends avec impatience vos propres retours sur ce dossier !

Si cet article vous a plu, retrouvez d’autres articles santé dans le même esprit sur Nexus.fr.

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Commentaires (37)

  1. […] NB : pour aller plus loin, vous pouvez également lire gratuitement en ligne mon article paru en décembre 2014  sur les violences gynécologiques et médicales faites aux femmes : La médecine est-elle violente envers les femmes ? […]

  2. Coucou, j’ai lu ton article suite à ton commentaire sur ce blog. J’ai été déclenché car j’avais dépassé le terme de 5 jours. J’ai demandé la péridurale car je souffrais trop et j’avais fait nuit blanche à cause des contractions. Pour la position allongée, j’ai même pas chercher j’étais bien que pliée en deux et allongée, j’avais aucune envie d’accoucher debout ou dans n’importe qu’elle autre position ! J’ai eu une césarienne après 24h de travail car le coeur du bébé ralentissait à chaque contractions, donc dans mon cas je pense qu’ils ont vraiment fait tout ce qu’ils fallait.

    Par contre je suis d’accord, sur le fait qu’ils infantilise un peu trop les patients, surtout quand on est de jeunes adultes, car je suis pas sûre qu’un s’adresserait à moi de la même façon si j’avais 50 ans.

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    l0uanne - 3 septembre 2016
    1. Salut Louanne,
      Oui, après je ne m’y connais pas en déclenchement quand le terme est dépassé mais ce que j’ai compris c’est que chaque femme est différente et qu’à force de vouloir nous faire rentrer dans des cases avec des délais précis etc. non seulement on fait peur aux mères, on surmédicalise tout et ensuite c’est une chaîne de conséquences. Heureusement que chaque accouchement ne se passe pas mal mais on a vraiment été dépossédé depuis un siècle de cet acte. Limiter les risques c’est bien, le “tout interventionniste” ça l’est moins.
      Le déclenchement à l’ocytocine génère souvent derrière d’énormes douleurs qui obligent la maman à demander la péridurale, péridurale qui ralentit le processus de l’accouchement et donc parfois ensuite césarienne (en plus de la souffrance pour la mère et le petit) donc bon y’a vraiment d’immenses progrès à faire dans ce domaine mais je constate que de plus en plus de femmes souhaitent dire non à ces injonctions et veulent se réapproprier ce moment et ça c’est super positif 🙂

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      Ca Se Saurait - 3 septembre 2016
  3. Bonjour,

    Je suis agréablement surprise de voir que ce point alerte de plus en plus l’opinion et fait l’objet d’articles comme le vôtre. Que je trouve très bien amené et contrebalancé au passage. Je suis jeune et suis pourtant alerté depuis très longtemps par ma mère sur ce point. J’ai aussi souvent alerté moi-même mes amies (qui pour la plupart l’apprenne avec horreur) sur ces traitements et ces pratiques abusives.
    À l’adolescence je me tournais alors vers le planning familial, le personnel a toujours été très agréable et respectueux, précis dans leurs explications et même au-delà en me soignant alors que je n’avais absolument rien pour payer les traitements. J’ai pu découvrir ce manque de respect dont on m’avait tant parlé plus tard, notamment avec une gynécologue qui m’avait été fortement recommandée. Très appréciée de femmes enceintes ou dans une relation stable mais apparemment beaucoup moins avec les jeunes femmes qui ne sont pas en couple. J’avais beau être renseigné sur les défauts et qualités en matière de contraception, et pourtant ouverte à la discussion avec une professionnelle de santé, il n’y avait pas de discussion possible avec elle et la pilule m’a été, on peut le dire, imposé fermement. Le stérilet elle ne voulait pas en entendre parler, parce qu’il présentait trop de risques pour les “personnes comme moi”, en raison des “mst que j’allai attraper” qui causerait des complications. (Je précise, je n’étais pas en couple mais j’avais un unique sexfriend avec qui j’ai eu une très belle relation dénuée de sentiment pendant trois ans, ce que j’avais précisé à mon médecin.) Le renseignement impossible, la discussion également, une personne froide, qui me conviait au silence parce que mes questions agaçaient visiblement. Elle souriait seulement au moment où elle me conviait à m’installer pour l’examen, systématiquement. Ce qui ne veux pas dire qu’à partir de là les choses se déroulait avec plus de douceur. J’ai finalement arrêté d’aller chez le gynécologue.
    Être avertie, renseigné et tenir tête n’a pas facilité mes consultations loin de là. Ce que j’en ai retenu c’est que tenir tête ne fait d’ailleurs qu’empirer les choses. Je dois dire que je me retrouve très bien dans ce manque ou refus d’écoute, ce manque de renseignements sur les produits, les choix (qui m’ont clairement été refusé), ce sentiment d’être infantilisé, voire insulté et des examens mal vécus (mais dans mon cas, en raison de tout ce qui précédait celui-ci).
    Depuis récemment je m’interesse à ces sites qui recense des médecins “respectueux” et établi par des patientes, mais je dois dire que retourner en consultation de m’avait depuis ne pas effleuré le moins du monde, aha!

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    Phe - 31 mai 2016
    1. Oui, au final ce genre de médecins, comme tu le démontre, dessert toute la profession et même la noblesse de leur métier car, si leur but est de soigner alors encore faudrait-il commencer en ne dégoûtant pas le patient de revenir une seconde fois.
      Comme toi et comme beaucoup, je fais sans les médecins sauf nécessité impérieuse ou acte que je ne peux réaliser moi-même. Depuis 5 ans que je suis passée au naturel (alimentation et hygiène de vie) je n’en ai plus besoin de toute façon.
      C’est donc assez préoccupant de se dire que des patientes fuient la médecine (qui est utile et nécessaire) par traumatisme et qu’elles risquent donc parfois d’arriver dans les cabinets trop tard lors d’une pathologie grave…

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      Ca Se Saurait - 31 mai 2016
  4. […] Cet article est édifiant :ca-se-saurait.fr/la-medecine-est-elle-violente-envers-les-femmes-article-integral-paru-dans-nexus […]

  5. Bonjour, étudiante en école d’infirmière je voulais vous partager un peu de ma vie en stage. Oui la médecine est violente. Cependant elle est nécessaire. Sur ce point, nous sommes tous d’accord.Cependant, pour avoir fait de nombreux stages dans des milieux qui reçoivent des personnes âgées, je peux vous affirmer que c’est LA population la plus maltraitée. Que ce soit des pratiques dans certaines maisons de retraites, dans les hôpitaux, aux urgences,…. C’est une population très vulnérable, souvent seule, perdue, démente, avec diverses pathologies, et peu écoutée, entendue. Il est vrai le manque de personnel, de moyens financiers ou matériels, peuvent expliquer cette maltraitance.La Maltraitance, ce mot qui signifie tellement… Elle peut être physique, psychologique, spirituelle, bref… Tellement d’exemples à citer…. Par contre, je n ai jamais un soignant frappé un patient. Mais des soignant qui passent vers une personne âgée qui est démente, et qui se sent perdue et appelle au secours sans cesse…. Ou des toilettes effectuées à la va vite… Ce métier je l’ai choisi, après une reconversion professionnelle. J’ai 37 ans, 3 enfants et j’ai un regard peut être différent que les jeunes étudiantes, je ne sais pas. En tout cas, je sais que la médecine est maintenant réglée et gérée par l ARGENT. Tant que la différence ne sera pas établie et que l on ne laissera pas les soignants faire des soins tranquillement sans parler budget, restriction, on aura toujours ces terribles témoignages.
    Laissez nous faire ce métier qui est pour moi le plus beau métier du monde!!! Battons nous pour une médecine humaine!!!

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    armelle - 22 janvier 2016
    1. Merci Armelle pour ce témoignage poignant qui en dit long sur l’urgence de la situation en interne.
      Prions et agissons pour que très rapidement tout cela aille mieux à travers l’action d’êtres sensibles et concernés comme toi 🙂

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      Ca Se Saurait - 23 janvier 2016
  6. Excellent article ! Je suis tombée dans ces histoires en piquant un livre à ma sœur sur la grossesse, avant tout parce que je n’y connais rien et en prévision (“Attendre bébé… autrement”). J’ai découvert, effarée, ce que tu décris : la spirale des soins qui arrangent les médecins mais dont on peut très souvent se passer. Et ton article m’en fait découvrir d’autres (bon je n’ai pas fini mon livre aussi !). Du coup, arrivée dans une nouvelle ville, je me suis mise en tête de trouver le praticien qui me conviendrait et j’ai surtout tablé sur le respect, l’écoute, et la connaissance des méthodes alternatives. Je pense avoir trouvé (rdv bientôt pour me confirmer) mais en clinique privée. Je vais donc, même avec mon relativement petit salaire, mettre de côté pour me payer le luxe, ce qui devrait être un minimum : le respect. En ce moment, je découvre aussi l’hypnonaissance, moi qui suis du genre sceptique et cartésienne je me surprends à y croire. L’idée c’est que l’accouchement n’a pas à se faire forcément dans la douleur, que c’est à force de s’en convaincre qu’on sécrète les hormones du stress, qu’on crée donc notre propre douleur. L’idée c’est d’arriver à se mettre en condition pour sécréter de l’endorphine, je trouve l’idée extra et il y a des témoignages qui montrent que ça marche 🙂 Ton article sera en tout cas une très bonne lecture à proposer à ceux et celles qui feront la moue si on parle d’accouchement plus naturel voire à la maison ; parce qu’il n’y a pas que les médecins qui ont cette vision, la société entière se l’est appropriée.

    1. Salut Fanny,

      Oui c’est quand même grave de devoir payer pour se faire respecter mais je sens que les femmes reprennent de plus en plus la main sur ces sujets et montrent une volonté farouche d’exprimer leur vision de choses et non pas celle que l’on voudrait leur imposer et ça c’est très positif !
      Du coup quel projet de naissance as-tu avec cette clinique ? Que te permettent-ils de faire que ne proposaient pas les autres ?

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      Ca Se Saurait - 15 août 2015
      1. Je n’ai pas encore travaillé sur mon projet de naissance. Mais ce que j’aime dans cette clinique c’est qu’ils aient plusieurs salles de naissance nature (s’il n’y en a qu’une et qu’elle est prise, on fait quoi ?!), qu’ils laissent donc la possibilité de changer de position à volonté, d’être presque seuls si on le désire, qu’ils aient des sages-femmes qui proposent l’hypnonaissance et l’haptonomie, et que d’une manière générale l’obstétricien sur son site dise privilégier l’accouchement physiologique, la personnalisation des soins et donc l’écoute, et les témoignages des mamans et patientes dans ce sens.

        1. Mhh d’accord oui docn c’est un état d’esprit, super ! Je te souhaite que tout se passe comme tu l’entends ^^

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          Ca Se Saurait - 15 août 2015
  7. On parle beaucoup de harcèlement de rue, mais les attitudes décrites dans ton article (qui me parlent parce que, comme beaucoup, j’ai aussi été mal-traitée, notamment pour mes accouchements) relèvent de la même conception du rapport à la femme : une autorité auto-proclamée et une condescendance insupportable.
    Je ne raconterai pas mes accouchements, mais 8 et 12 ans après, même s’il ne s’agit que de “douces violences institutionnelles” je reste en colère… et je n’ai pas de suivi gynécologique. Je me débrouille avec ma généraliste.
    En revanche, je voulais partager ce lien, le summum de l’horreur en terme de violences médicales faites aux femmes : le toucher vaginal sans consentement préalable, sur des patientes inconscientes, utilisées comme cobayes pour les étudiants.
    Je n’ai malheureusement jamais entendu ce scandale exploser dans les grands médias…

    http://10lunes.com/2015/02/tribune-plus-jamais-de-toucher-vaginal-sur-patientes-endormies-sans-consentement-prealable/

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    Kat - 11 août 2015
    1. Salut Kat et merci pour ton commentaire poignant,

      Je ne vais donc pas te demander plus de détails si tu ne souhaites pas en parler mais oui, beaucoup de femmes (notamment avec des suites d’épisiotomie) voient leur vie quotidienne personnelle ruinée par un instant de “facilité” voulu par un médecin lors de l’accouchement…
      Je me suis bien entendue aussi intéressée à ce sujet des touchers vaginaux sur les patientes endormies mais n’ai réussi à trouver personne qui confirme donc soit oui cela arrive mais il y a omerta médicale sur le sujet, soit il s’agit d’actes isolés de rares médecins, tout est possible !

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      Ca Se Saurait - 11 août 2015
  8. C’est mon premier commentaire sur ce blog très enrichissant, que je connais depuis quelques jours. J’ai lu beaucoup d’articles intéressants qui m’ont fait réfléchir, notamment ceux sur les effets de la contraception hormonale, mais je n’avais pas osé commenter.

    C’est donc sur ce billet récent, que je choisis de laisser une trace. Le sujet me concerne peu, étant donné que je ne veux pas d’enfants, mais j’ai effectué par curiosité plusieurs recherches sur la surmédicalisation des accouchements et sur les abus. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce sujet, mais ce n’est pas sur ça que j’ai envie de débattre dans ce commentaire.

    Ce qui me choque, dans ce dossier, c’est le témoignage de cette mère, au sujet de son accouchement. Je n’imaginais pas ça possible. Comment, au XXIe siècle, peut-on laisser une personne souffrir ? Comment ce genre d’horreurs peut-il encore arriver ? N’y avait-il pas moyen, de lui administrer une dose supplémentaire de péridurale ? Le cathéter est scotché au dos de la parturiente, pour remettre une dose si nécessaire. Et il n’y avait qu’un seul anesthésiste dans tout l’hôpital ou quoi ?
    Honnêtement, je viens de monter encore une marche, dans le domaine de l’horreur possible, avec le témoignage de cette césarienne à vif.

    Comme l’a fait une autre lectrice, je vous encourage également à continuer d’écrire ce genre d’articles.

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    Delphine - 11 août 2015
    1. Bonjour Delphine et merci beaucoup d’avoir osé franchir le pas du commentaire ^^

      Cette personne est une amie à moi donc elle peut vous répondre en détail, je vais lui demander sa réponse détaillée et je vous la posterais ici-même !

      Merci beaucoup, du fond du cœur, pour vos encouragements car informer est une vraie vocation humaine pour moi alors chaque compliment m’aide à continuer 🙂

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      Ca Se Saurait - 11 août 2015
      1. Bonjour Sabrina, je n’en demandais pas tant, mais si ce n’est pas trop dur pour cette dame de se remémorer les détails, je veux bien les connaître. ^^
        Car je suis profondément choquée, à croire qu’on se trouve encore au temps des barbares ! Je suis peut-être naïve, mais même dans l’urgence, je suis convaincue qu’il y a toujours moyen de soulager la douleur d’une personne : trouver une veine, administrer de la morphine, ou que sais-je…

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        Delphine - 11 août 2015
        1. Elle est en vacances là mais dès que j’ai sa réponse je vous la retranscris ici en intégralité 🙂
          Je ne me souviens plus des détails exacts alors je préfère qu’elle en parle elle-même. Ceci dit sachez qu’ils ont ensuite porté plainte donc oui, c’était suffisamment grave et suffisamment répété pour qu’ils en arrivent là.

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          Ca Se Saurait - 12 août 2015
        2. Delphine voici sa réponse reçue à l’instant :
          Je lui répondrai qu’en effet il n’y a plus ou très peu d’humanité. Une fois de plus tout tourne autour du fric car ils ont ordre de faire des césariennes en extrême urgence, pourtant ayant 38 ans au moment des faits et pour mon premier enfant en ayant fait 3 jours et 2 nuits de faux travail avec un col dilaté à 1,5 et le liquide amniotique souillé, ils n’ont pas considérés la situation comme étant URGENTE.
          La péridurale ne marchait pas sur moi et le bébé devait être sorti dans le quart d’heure donc à vif…
          Les conséquences au delà du cauchemar que ça été sont à bien plus long terme que l’on peut l’imaginer puisque inconsciemment je n’ai pas pu avoir un autre enfant de peur de revivre la même situation.
          Leur réponses a été,” le bébé et la maman sont en bonne santé alors tout va bien, que la maman aille voir un psy et tout ira bien…” Sympa le corps médical…”

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          Ca Se Saurait - 16 août 2015
      2. Bonjour Sabrina, je réponds tardivement car j’étais moi aussi en vacances, de ce fait, j’avais délaissé l’ordinateur…

        Merci beaucoup de m’avoir communiqué sa réponse, vous transmettrez à cette dame mes remerciements et tout mon soutien pour l’épreuve qu’elle a subi. Je ne sais pas quoi ajouter pour lui apporter du réconfort…

        Au plaisir de continuer à vous lire. 🙂

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        Delphine - 24 août 2015
        1. Salut Delphine,

          Ce sera fait ! 🙂

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          Ca Se Saurait - 26 août 2015
  9. Hello Sabrina

    J’ai l’occasion de lire pas mal de livres sur les thématiques “grossesse au naturel” et “accouchement physiologique” ces dernières semaines pour mon blog, et c’est l’occasion pour moi de découvrir ce que tu décris dans ton article : position imposée, épisiotomie, forceps, déclenchement artificiel, etc. Bref une tendance à la surmédicalisation sûrement pas toujours nécessaire. Au-delà de cette forme de violence, il me semble que certaines femmes sont ainsi “désappropriées” de leur accouchement.

    On essaye de voir en ce moment comment on peut corriger le tir pour notre accouchement à venir mais, pour le moment, on n’a pas trouvé de personnes très ouvertes sur ces sujets.

    Une lecture qui m’a marqué sur ces sujets : Le guide de la naissance naturelle d’Ina May Gaskin

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    Guillaume - 3 août 2015
    1. Salut Guillaume et merci pour l’idée du livre !

      oui c’est exactement le terme avec les années on a désapproprié leur accouchement aux femmes : elles pensent presque aujourd’hui pour la plupart qu’elles seraient totalement incapables de faire sans les médecins alors que c’est faux ! On est passé de l’extrême des années 1900 et moins pendant lequel les femmes faisaient tout toutes seules et mourraient quand ça tournait mal à maintenant ou elles ne font plus rien toutes seules dans l’optique que ça va forcément mal tourner… toujours une histoire d’équilibre finalement !

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      Ca Se Saurait - 3 août 2015
  10. Je découvre seulement, à 35 ans, que la médecine et les médecins peuvent faire mal (médicaments chimiques mal assimilés par le corps, corps médical pas à l’écoute et qui n’explique rien sur le fonctionnement des traitements et leurs effets secondaires, c’est à nous de les découvrir!). Je faisais confiance à la médecine jusqu’à présent mais j’ai été très déçue ces derniers temps : elle est souvent impuissante, ne traite que les symptômes et n’invite pas les patients à être à l’écoute de leur corps. Je me dis que sans internet, je n’aurais pas découvert d’autres alternatives (aromathérapie, psychologie, expériences d’autres femmes qui prouvent que nous ne sommes pas les seules) et qu’il en reste beaucoup à découvrir. Alors je t’encourage Sabrina à continuer à écrire de tels articles, pour informer les femmes, pour leur expliquer qu’elles ne sont pas obligées de tout accepter de la part des médecins, qu’elles ont leur mot à dire et qu’elles peuvent refuser les traitements qu’on veut leur imposer.

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    Laure - 3 août 2015
    1. Salut Laure et merci beaucoup pour ce message d’encouragement 🙂
      Oui, finalement tout ça n’est que logique dans un système qui arrive en bout de course et devient presque fou…

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      Ca Se Saurait - 3 août 2015
  11. Ton article est fantastique !
    Il fait beaucoup écho en moi…
    Je n’ai jamais été très copine avec le corps médical et ses pratiques. Et toute fraîchement maman, j’en ai des choses à raconter sur le traitement de la femme…
    A seulement 23 ans je sais que pour un prochain bébé (si prochain il y a car à ce jour je ne sais même pas si j’arriverais à dépasser tout ce qu’il m’est arrivé avec la grossesse pour envisager d’avoir un deuxième enfant.) j’agirais tout autrement, je sais à seulement 23 ans que je souhaite un accouchement à domicile tant j’ai été dégoutée de mon premier accouchement !
    Durant la grossesse on nous ment sans sourciller et on nous sert un beau discours mielleux sorti du monde des bisounours, je n’étais pas dupe et je me suis énormément renseignée de mon côté et pourtant j’ai eu de mauvaises surprises. J’ai eu droit à des réflexions culpabilisantes sur ma prise de poids (moi qui suis toute mince j’ai pris 22kg… Ils ont mis du temps a réaliser que je faisais de la rétention d’eau !), ou encore mon régime alimentaire.
    Le jour J rien ne s’est passé comme je le souhaitais. On ne peut certes pas prévoir son accouchement, mais aucune de mes envies n’a été respecté. La précipitation du corps médical a amené petit à petit a une situation qui n’aurait, je pense, pas eu lieu si j’avais pu suivre mon instinct et malheureusement une fois entre leurs mains on a plus vraiment le choix de nos actes…

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    Natacha - 31 juillet 2015
    1. Rah ça me fait vraiment mal au cœur d’entendre se répéter des histoires comme la tienne alors qu’on pourrait les éviter !
      Si ce n’est pas trop demander, par curiosité quels comportements t’ont débectés ou fait sentir mal lors de cet accouchement ?
      A titre personnel je passe pour une chieuse quand je dis que je ne veux pas accoucher en milieu médical traditionnel (chieuse ou inconsciente, au choix ^^) pourtant je pense que l’idéal est une maison non médicalisée accolée à un hôpital, comme ça tu es dans un environnement douillet, tu te concentres pour tout faire naturellement et si il y a urgence tu ne prends pas de risque avec un bloc et des médecins à côté, une maison de naissance quoi ^^.

      Merci en tout cas de qualifier mon article en des termes aussi élogieux, j’y ai vraiment passé du temps et mis du cœur, je pense que c’est un sujet hyper important dont on ne parle que trop peu et que sont pourtant en train de s’approprier d’elles-mêmes beaucoup de femmes révoltées. Il ne faudrait pas que l’on en arrive à mettre les femmes en danger parce qu’elles sont dégoûtées du système médical je trouverais ça dommage aussi à l’inverse.

      Répondre
      Ca Se Saurait - 1 août 2015
  12. Je me suis souvent fait cette réflexion concernant la médecine. Oui elle est violente avec les femmes mais pas seulement. Avec les enfants, j’en ai fait l’expérience, avec les personnes âgées, avec tous ceux qui ont affaire à elle. A partir du moment où on est dans le rôle de celui ou celle qui ne sait pas, qui est en attente d’une solution donc vulnérable, on est “à sa merci”. Comment savoir si cet examen est indispensable, s’il doit se réaliser de cette façon ? Trop nombreux encore sont les médecins qui dans leur toute puissance s’abstiennent de nous éclairer entretenant le doute et nous maintiennent dans une situation de malaise.
    Merci pour ton article et pour la découverte de ce magazine qui a l’air bien intéressant 😉

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    Aileza - 30 juillet 2015
    1. Oui alors c’est pour ça que je préfère dire “certains médecins” plutôt que la médecine (même si la question de base était celle-là) parce que les généralités ne me conviennent pas donc force est de constater qu’il s’agit de certains médecins (parfois majoritaires j’en conviens) et qui ont certaines “excuses” (même si elles ne sont pas toujours bonnes) enfin bref comme d’hab rien n’est simple et merci de ton commentaire en tous cas ^^

      Répondre
      Ca Se Saurait - 31 juillet 2015
  13. Encore une fois je suis tellement d’accord avec toi! J’ai moi-même subit cette violence. Je produit naturellement du cholestérol même sous un régime strict donc je ne peux pas prendre n’importe qu’elle pilule et j’ai du avoir un suivi strict gynécologique à Brest. Or là bas avoir une gynéco et non un homme est impossible sauf si vous avez des problème pour concevoir (pas mon cas car je ne veux pas d’enfants) donc je suis allée à l’hôpital en consultation et là ce fut le drame: pas du suivi, un personnel qui passait la consultation à lire mon (lourd) dossier et qui du coup n’avait pas le temps de répondre à me questions et un changements de contraception tous les 3 à 6mois… j’ai du hurler pour être suivie par la chef de service mais à force de hurler j’ai eu gain de cause mais ce fut presque pire… J”avais 24 et 25 ans à cette époque et la gynéco m’a presque forcée à être enceinte! Elle ne voulait pas concevoir que je ne voulais pas d’enfant maintenant et m’a avancer que si c’était pas maintenant ce serait jamais car je suis difficilement fertile, plein de truc barbare. a l’époque je ne voulais pas du stérilet (oui j’ai été stupide car mal renseignée) et cette médecin voulait à tout prix me coller un stérilet. mais au lieu de prendre le temps de m’expliquer pourquoi un stérilet elle me disait juste “c’est le mieux”. J’ai dit mes peurs et mes angoisses face au stérilet sans être écoutée ni aidée.On m’a ainsi coller un traitement pour femme en ménaupose à 24ans… couplé à mon traitement pour cholestérol et mon traitement pour hypertension (traitement que j’ai depuis mes 18 mois), ben aller dans une nouvelle pharmacie m’exposait à des regards peu amènes de la part des pharmacien genre c’est pas pour ta mère??? Non non c’est bien pour moi.
    Mais ce ne fut pas le pire… J’ai atteins le pompon en déménageant sur Nancy, je suis allée à l’hôpital pour mon suivi habituelle de mon hypertension (dûe à une maladie génétique) et si j’ai eu le meilleur acceuil et écoute de ma vie de ce côté là, ma nouvelle gynécologue fut une horreur. elle m’a tout d’abord appris que la prescription de sa collège de Brest était une erreur et que prendre ainsi ce médicament n’était pas contraceptif (super au bout 1.5 an) et que je devais changer de façon de le prendre. je dis OK pas de soucis. Sauf que… tous les soucis que j’avais sous pilule et qui avaient disparus sont revenus au galop. J’ai fais part de mon inconfort à ma gynéco qui n’a pas voulu en entendre parler. Ce fut “vous ne pouvez avoir que ce traitement rien d’autre débrouillez vous”… Super vraiment génial. j’en ai donc parlé à mon super généraliste qui m’a envoyer voir une autre gynécologue et là! là! je fut enfin écoutée et prise en compte, chaque décisions discutées ensemble. J’ai fait poser un stérilet et je revis depuis un an maintenant. ce cauchemar est fini, ma nouvelle gynéco respecte mon souhait de ne pas avoir d’enfant et me soutient, enfin.
    Je suis désolée j’ai encore fais un roman mais vraiment je souhaitais témoigner pour montrer qu’en se battant on peut trouver des solutions! Malheureusement des situations comme ça j’en ai vécu toute ma vie ayant eu le malheur de trop fréquenter les hôpitaux. J’ai eu la chance récemment de tomber sur un médecin généraliste hyper à mon écoute et qui m’a permis de désacraliser le système médical. Lui et mon compagnon m’ont énormément aidée à ne plus voir les médecins comme des grands manitous suprêmes mais comme des gens avoir un savoir faire dont je pouvais A MON CHOIX tirer profit. Allez les filles faites pareil!! Vous verrez on se sent infiniement mieux physiquement ET psychologiquement! En effet, pour la première fois en 28.5ans je ne me considère plus comme malade mais comme presque en parfaite santé et ça ça change tout!

    Sabrina, merci de mettre des mots sur ces idées au fond de nous et de nous permettre de nous exprimée nous, qui parfois ne savons juste pas comment faire.
    D’autre part, je fais partie d’un super forum sans langue de bois de périculture (je m’y suis inscrite à la naissance de mon filleul pour répondre mes interrogations). j’aimerais beaucoup mettre un lien vers ton article, puis-je? J’ai déjà citer ton blog en général comme ma référence en matière d’idées pour avoir une belle peu et pour comprendre les effets de la pilule mais là je demande ton autorisation pour vraiment relayer ton article en faisant un sujet de discussions dessus sur le forum.

    Merci

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    Artémis - 29 juillet 2015
    1. Bonjour Fanny,

      Ton commentaire est très touchant et merci d’avoir pris le temps de le poster, si certaines le survoleront d’autres le liront avec attention et se sentiront moins seules en entendant ton message 🙂
      Je pense aussi que les grosses structures sont débordées et en sont arrivés à faire n’importe quoi avec des patients qu’ils n’ont plus le temps de traiter autrement que purement physiquement. Merci beaucoup donc de ton message positif et très juste : les femmes doivent reprendre leur santé en main et écouter leur instinct : si un médecin ou un établissement ne vous convient pas mesdames : changez -en !

      Tu peux bien évidemment partager avec le plus grand nombre de personnes le lien vers cet article, j’ai justement demandé à NEXUS de pouvoir le reproduire pour que l’information circule un maximum, d’ailleurs faire un lien n’est pas interdit ^^

      Contente que tu te sois sortie de tout cela aujourd’hui et que tu ai trouvé de bons médecins, à plus tard Fanny 🙂

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      Ca Se Saurait - 29 juillet 2015
      1. Merci!

        C’est partagé ! Ici : puericulture.forumactif.com/t31695-la-medecine-est-elle-violente-envers-les-femmes
        Si tu souhaites suivre la discussion.

        Bonne journée!

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        Artémis - 29 juillet 2015
        1. Super, avec grand plaisir 🙂

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          Ca Se Saurait - 29 juillet 2015
  14. C’est une cata, si je tombe enceinte j’irais accoucher dans un jacuzzi je crois… Moi qui suis anti medocs and co…..

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    CamilleG - 29 juillet 2015
    1. Salut Camille oui le bilan n’est pas glorieux et je sais que quand on lit tout ce dossier d’un coup ça révolte, écœure et fait peur mais ce n’est pas le but !
      Je pense que d’ici quelques années les maisons de naissances accolées aux hôpitaux vont encore se développer, personnellement c’est l’idéal auquel je tends : une maison non médicalisée et prévue pour notre confort accolée à des blocs si urgence :le top quoi !

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      Ca Se Saurait - 29 juillet 2015
  15. Après avoir changé plus de 5 fois de gynéco dans l’espoir de trouver (juste) un médecin agréable, doux et que je n’aurais pas l’impression d’agacer à chaque fois que je posais une question, on m’a parlé de ce site:
    https://gynandco.wordpress.com
    Au delà du contenu politique, il répertorie des médecins conseillés autour de chez soi.
    J’y ai en tout cas trouvé une perle rare, qui est d’ailleurs devenue depuis mon médecin traitant et que j’ai conseillé partout autour de moi sans avoir aucun retour négatif, et le tout sans pratiquer de dépassements d’honoraires.

    J’en profite du coup pour te remercier de l’intérêt et de la qualité des articles de ton blog que je prends beaucoup de plaisir à consulter régulièrement.
    Bonne soirée!

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    Laura - 28 juillet 2015
    1. Bonjour Laura,

      Merci à toi d’avoir pris le temps de laisser ce gentil commentaire qui me touche 🙂
      Oui, merci de préciser où l’on peut trouver des médecins formés ou attentifs à un respect total de leur patients, je crois aussi beaucoup au bouche à oreille ^^

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      Ca Se Saurait - 29 juillet 2015