Pourquoi les femmes modernes sont prêtes à tout pour ne surtout pas tomber enceintes ?

Pilule qui coupe la libido, fait prendre des kilos et donne de l’acné quand vous l’arrêtez, stérilet qui génère des douleurs… être une femme, encore en 2016, c’est souffrir dans son corps. Souffrir pour éviter de se retrouver face à un cruel dilemme : garder le bébé et bouleverser sa vie ou avorter et pleurer toutes les larmes de son corps ?

Contraception naturelle

En parlant sur les réseaux sociaux de mon livre à paraître, en collaboration avec Martin Winckler, J’arrête la pilule, on m’a interpellé sur les méthodes naturelles pour remplacer la pilule et le stérilet : la symptothermie, la méthode Billings.

Il est évident que, pour le respect du corps de la femme, les méthodes naturelles sont les meilleures. Elles nous poussent à faire avec notre corps, à ne pas l’entraver artificiellement par l’introduction d’un corps étranger ou la prise d’hormones.

Interpellée sur la promotion que je pouvais faire du stérilet dans mes articles (cf. J’ai testé pour vous arrêter la pilule avec sevrage… partie 3 : le stérilet) j’ai répondu que, même si je trouvais que les méthodes naturelles étaient les plus respectueuses de la femme, si l’on ne veut prendre absolument aucun risque de tomber enceinte elles ne le sont pas toujours.

“Si tomber enceinte est un “choix” personnel, ce choix s’inscrit dans une société. Malheureusement aujourd’hui les femmes s’imposent des contraintes physiques importantes via leurs moyens de contraception parce qu’elles ne veulent surtout pas tomber enceinte.”

Le problème est le suivant : je ne doute pas que les méthodes naturelles bien appliquées par une femme qui se connaît ont un taux de succès élevé MAIS pour une femme qui a toujours pris la pilule, qui ne se connaît pas, qui est en pleine période de fertilité (avant trente ans) et pour qui ce serait une extrême contrainte de tomber enceinte là tout de suite, alors oui la méthode naturelle fait peur parce qu’elle fait prendre un risque, même minime.

A ce point de la réflexion nous en arrivons donc au cœur du problème contraceptif. Si tomber enceinte est un “choix” personnel, ce choix s’inscrit dans une société. Malheureusement aujourd’hui les femmes s’imposent des contraintes physiques importantes via leurs moyens de contraception parce qu’elles ne veulent surtout pas tomber enceinte.

Oui en 2016 les femmes sont prêtes à avoir moins de libido à cause de la pilule, à souffrir à la pose d’un stérilet et à subir une flopée d’autres désagréments pour ne pas tomber enceinte.

En 2016 les femmes sont prêtes à avoir moins de libido à cause de la pilule, à souffrir à la pose d’un stérilet et à subir une flopée d’autres désagréments pour ne pas tomber enceinte. Parce que tomber enceinte en 2016 c’est encore être freinée dans sa carrière, être payée 20 % de moins qu’un homme, c’est s’engager à subir des doubles journées pour au moins les vingt années à venir

Efficacité methodes contraception naturelles

Parce que tomber enceinte en 2016 pour la plupart des femmes c’est encore être freinée dans sa carrière par des employeurs qui considèrent nos absences comme une “gêne” et au final être payée en moyenne 20 % de moins qu’un homme, c’est se taper deux fois plus de tâches ménagères que leur conjoint, c’est s’engager à subir des doubles journées pour au moins les vingt années à venir, c’est en parrallèle subir toujours plus d’injonctions à être mince, même pendant la grossesse. Bref, c’est beaucoup demander à une jeune femme libre et heureuse de sa vie !

Le cœur du problème est là : notre société.

Si de nos jours le fait de donner la vie n’allait pas de pair avec des sanctions sociétales insidieuses, nous serions certainement toutes déjà aux méthodes naturelles. Nous aurions le choix de respecter pleinement notre corps et non ce “non-choix” d’absorber durant quarante années un produit cancérigène pour décider précisément du calendrier des naissances. Que l’on s’entende, je ne prône pas la non contraception mais je trouve inadmissinbles et injustes les concessions sur leur santé et leur bien-être que doivent faitre les femmes pour gérer, seules, la contraception. Si la société ne fleurait pas bon les relents de misogynie, si elle n’avait pas été organisée et  pensée par et pour les hommes,  tout serait fait pour nous faciliter la vie et nous ne vivrions plus dans cette “terreur” de la grossesse. Nous nous dirions que tomber enceinte et avoir des enfants n’est pas une “plaie”.

Nous en sommes encore très loin aujourd’hui. Et la situation actuelle place les femmes qui abritent la vie sans l’avoir prévu face à de cruels dilemmes. Même si nous sommes pour l’IVG, ce n’est jamais un moment facile ou agréable. Nous préférons donc souffrir un peu, avoir des désagréments un peu tous les jours, plutôt que de risquer de se retrouver face à ce dilemme. Pour certaines, en couple avec un homme qu’elles aiment plus que tout, tuer le futur petit-être né de leur amour est tout simplement insurmontable. Elles vont donc s’assurer d’être couvertes à presque 100 % des risques de grossesse. Non pas qu’elles n’ont pas envie de tomber enceinte mais parce qu’elles savent que, là tout de suite, avoir un enfant va les forcer à subir de nombreuses contraintes qu’elles ne peuvent se permettre.

“Si de nos jours le fait de donner la vie n’allait pas de pair avec des sanctions sociétales insidieuses, nous serions certainement toutes déjà aux méthodes naturelles.”

De nombreuses jeunes femmes, après plusieurs années d’études réalisées à la sueur de leur front, subissent la précarité du monde du travail. Tomber enceinte signifient pour elles galérer encore plus. Alors qu’elles ont sacrifié leur jeunesse à faire de longues études, être enceinte c’est un peu tout “gâcher” au dernier moment, dans leur tête c’est comme anéantir des années de travail. Elles savent qu’elles vont avoir plus de mal à “être compétitives” lors d’entretiens d’embauche face à des jeunes hommes sans enfants. Comme beaucoup le disent, si avoir un enfant ne signifiait pas tant de contraintes, elles en feraient un là tout de suite. Parce que c’est ce dont elles ont le plus envie.

Mais la société les oblige à vivre dans la terreur. La terreur de se retrouver dans un état qui devrait pourtant générer bonheur et enthousiasme. La société, parce qu’elle complique la vie des parents, et particulièrement des mamans (places en crèches, rendez-vous médicaux pour les petits qui nécessitent de poser une RTT, horaires de bureaux inadaptées, etc.) fait que les femmes préfèrent souffrir dans leur chair plutôt que de prendre le risque, même minime de tomber enceinte.

” Si avoir un enfant ne signifiait pas tant de contraintes, elles en feraient un là tout de suite. Parce que c’est ce dont elles ont le plus envie. Mais la société les oblige à vivre dans la terreur. La terreur de se retrouver dans un état qui devrait pourtant générer bonheur et enthousiasme et non compliquer la vie des mamans”

Peur tomber enceinte

Les contraceptions modernes, qui font encore souffrir les femmes, ont-elles donc tant qu’on le croit fait avancer la cause des femmes ? Pas si sûr. Car les racines du problèmes sont bien plus profondes.

Aujourd’hui la peur n’est plus de devoir aller chez la faiseuse d’ange ou de devoir se charcuter avec une aiguille à tricoter, mais la peur est belle et bien toujours là. Quelle société peut se dire “civilisée” si elle terrorise la moitié de sa population ? Cette peur collective qui gâche la vie de nombreuses jeunes femmes pourrait être simplement résolue par la mise en place de quelques aménagements très simples. Mais en 2016, encore, la France traîne la patte sur ce sujet.

Combien de jeunes femmes actuellement sont obligées, mentalement, psychologiquement et physiquement de s’entraver, de nier leur désir de grossesse pour se donner à cette société qui leur demande une entière disponibilité ? Pour donner de leur heures d’énergie au bureau ? Ironie suprême, pour donner parfois leur énergie à des entreprises du CAC40 qui vont ensuite s’exiler fiscalement et vident nos comptes publics qui  financent les hôpitaux et les crèches, ceux-là même qui pourraient offrir à ces femmes un cadre de vie propice au fait que la maternité ne soit pas un fardeau…

Combien de jeunes femmes actuellement sont obligées, mentalement, psychologiquement et physiquement de s’entraver, de nier leur désir de grossesse pour se donner à cette société qui leur demande une entière disponibilité ?

Pour que les femmes n’aient plus cette pression quotidienne on pourrait donc commencer par les former gratuitement aux méthodes naturelles dans les plannings familiaux, aménager la vie en entreprise de manière à ce que les problèmes de garde, de rendez-vous chez le médecin soient facilement résolus et surtout continuer à éduquer nos petits garçons pour qu’ils comprennent qu’une femme n’a pas à tout se taper toute seule. Ce serait déjà merveilleux !

Derrière ce sujet qui paraît minime, anodin, “réservé aux femmes”, c’est toute notre société qui est questionnée.  Est-ce normal, en 2016, que la plupart des femmes en âge de procréer soient si anxieuses à l’idée de tomber enceinte ? Est-ce normal et sain qu’elles s’entravent physiquement et à n’importe quel prix pendant des années parce que tout vaut mieux plutôt que tomber enceinte ?

Mesdames, partagez-vous ce sentiment ?
Messieurs, vous rendez-vous compte de ce que, par notre condition de femme, nous subissons ?

 

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Commentaires (48)

  1. Ah mais je crie rien du tout sur tous les toits hein.^^
    Je dis juste que pour moi, personnellement toute seule, je ne suis pas très en confiance de base et que j’ai pas franchement envie de m’impliquer outre mesure non plus (surtout pour le nombre de fois où ça me servira dans le mois)(libido pas au top tout ça).

    Mais je ne dis à personne que ça ne marche pas et que c’est le mal ou que sais-je encore… Je sais bien que certaines en sont très contente.

    Le stérilet, je l’avoue, j’ai pas envie non plus à cause de mes règles déjà très douloureuses ! J’ai peur que ça amplifie encore le phénomène.

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    Gwen - 16 décembre 2016
    1. D’accord 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 16 décembre 2016
  2. Ah ben justement j’utilisais la méthode que tu décris. Et je suis tombée enceinte avec un rapport non protégé durant les 15 premiers jours. J’ai donc choisi d’avorter. Du coup on est reparti sur les préservatifs tout le temps, n’ayant pas du tout envie de revivre l’expérience d’un avortement ni l’un ni l’autre.
    Bon le fait d’avoir des cycles hyper irréguliers, ça ne doit pas aider non plus pour ce genre de technique !

    Honnêtement, je ne sais pas si le rapport au géniteur change grand chose. enfin plus exactement, je pense que ça dépend de chaque femme et de son désir ou non d’avoir un enfant. Si je reprend mon cas, nous sommes, avec mon cher et tendre, ensemble depuis 10 ans et pour autant, la question de le garder ne s’est même pas posée tellement je suis au clair avec mon non-désir de maternité.

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    Gwen - 15 décembre 2016
    1. Ha, quand tu parles des 15 jours j’imagine que tu en parle pas desd 15 premiers jours du cycle parc que ce sont les plus “à risque” (enfin je veux être sure que nous parlons de la même méthode autrement dit la véritable et totale méthode Sympto déposé par Harri Westtein et dite “méthode des indices combinés” qui demande prise de température + observation des “pertes” et éventuellement auto palpation du col et qui, justement, permet de voir venir une ovulation si strictement observé, même avec un cycle irrégulier et qui prend de toute façon une marge de sécurité telle avant l’ovulation que, si elle est bien respectée, ne peut pas entraîner fécondation). Si on parle bien de cela et que tu maîtrisais parfaitement la technique et ses subtilités alors nous parlons de la même chose sinon les méthodes naturelles de calculs approximatifs faits un peu à l’arrache effectivement ont un fort taux d’échec…

      Merci en tout cas pour l’échange et oui, je crois que tu as raison pour l’histoire de la relatino au père, s’y mêle certainement très fortement le désir de maternité 🙂

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      Ca Se Saurait - 15 décembre 2016
      1. Ok je crois bien que je rentre plus dans la méthode “à l’arrache”. Je n’ai pas la patience de prendre ma température TOUS les jours.
        Enfin, pour le moment préservatifs ça nous convient. On verra plus tard si on change d’avis. 🙂
        Merci pour l’échange très enrichissant.

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        Gwen - 16 décembre 2016
        1. C’est justement totalement erroné de penser comme ça, c’est pour ça que j’insistais ^^
          Moi aussi j’étais pas du genre à vouloir le faire mais avec cette méthode tu dois simplement prendre ta température sur 15 jours du cycle (30 secondes chaque matin) pour pouvoir te passer de préservatif le reste du temps. Perso, comme je ne peux plus ni prendre la pilule ni le stérilet (qui est l’idéal si tu le supportes), je suis bien content d’avoir cette méthode. En revanche effectivement au début faut bien s’autoformer à la méthode, lire le manuel dans les détails (soit quelques heures dans une vie c’est pas non plus…).

          Donc je voudrais juste dire, ne crie pas sur tous les toits que ces méthodes ne marchent pas si tu ne les as pas bien appliquées, ça les dessert alors qu’elles pourraient éviter des grossesses et être pratiques à bien des femmes. En fait, comme beaucoup de femmes qui critiquent les méthodes naturelles tu ne les as tout simplement pas appliquées. C’est comme si tu avais pris ta pilule un jour sur deux et fais un procès à la firme pharmaceutique qui les commercialise, ça n’a pas de sens. C’est injuste mais la femme doit se préoccuper, s’investir un minimum dans sa contraception et quand on ne supporte pas ni pilule ni stérilet il faut encore plus d’investissement pour s’assurer une bonne sécurité contraceptive. En matière de contraception c’ets surtout l’ignorance qui fait des “dégâts”…

          Avec plaisir pour l’échange !

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          Ca Se Saurait - 16 décembre 2016
  3. Coucou,
    J’aime beaucoup l’angle d’attaque de l’article, qui change de ce que je peux lire sur le sujet d’habitude. Bon j’ai eu un peu peut en lisant le titre et finalement non. Je pense qu’effectivement des femmes, et des couples, évitent de faire des enfants pour des raisons financières, matérielles, etc. Moi même, ayant vu ma maman disparaitre totalement dans la maternité (plus de vie bien à elle, plus de goûts personnel, plus de travail, plus d’amis…), on ne peut pas dire que ça me motive à faire des enfants !

    Après, on peut aussi ne pas avoir de désir de maternité tout court (et pas parce qu’on veut une belle carrière) et avorter sans que ça soit un drame (j’ai eu recours à l’IVG en août et je l’ai très bien vécu par exemple.^^).

    Belle journée à toi.

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    Gwen - 15 décembre 2016
    1. Salut Gwen, oui ici je ne m’embarasse pas du politiquement correct car je pense qu’il n’y a qu’en débattant librement que l’on avance vraiment.
      Tu as tout à fait raison, il y a de multiples raisons pour lesquelles les femmes peuvent ne pas vouloir d’enfants, je ne le nie pas et des témoignages comme le tien sont, à ce propos, édifiants. Je ne dis pas non plus que ce soit un drame une IVG, chacune a un ressenti différent (qui peut certainement changer selon le rapport que l’on a au père de l’enfant, je pense que c’est une composate essentielle). En revanche il me semble évident que si l’IVG était totalement anodine les femmes ne chercheraient pas à utiliser de contraceptif. Sans parler de morale (ce n’est pas mon genre) une IVG reste un acte non agréable pour le corps. C’est compliqué tout ça, surtout quand ça mêle intime et ressenti mais moi je suis en tout cas très fière de nos aînées qui ont fait le monde actuel tel qu’il est avec sa liberté immense pour les femmes. J’espère en revanche que nous allons continuer à inventer/découvrir des méthodes contraceptives plus écologiques et respectueuses du corps des femmes afin que la contraception devienne un droit pour lequel nous n’avons pas, à aucun moment, à souffrir 🙂

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      Ca Se Saurait - 15 décembre 2016
      1. Merci pour ta réponse !
        Effectivement l’IVG reste un acte lourd (et douloureux aussi), surtout si on a recourt à la méthode chirurgicale, et il peut entrainer des complications. Et puis il y a autant de façon de le vivre que de femmes. C’est pourquoi c’est une solution à un échec contraceptif et non une méthode de contraception en elle-même. Du coup, c’est aussi pour ça qu’on continue d’employer une méthode contraceptive (à mon humble avis).

        A titre personnel, je trouve la symptothermie bien trop aléatoire pour moi qui ne veut pas du tout d’enfant.
        Et effectivement, comme je trouve les autres méthodes (pilules, stérilet, implants…) trop invasives et avec trop d’effets secondaires, je suis revenue aux bons vieux préservatifs… C’est pas forcément la panacée mais c’est mieux que rien.^^ Du coup comme toi j’espère qu’on va trouver des méthodes contraceptives plus écologiques et respectueuses du corps des femmes un jour prochain (et rapidement tant que j’y suis!).

        Qu’entends-tu par “changer selon le rapport que l’on a au père de l’enfant”? Je ne comprend pas trop.^^

        Répondre
        Gwen - 15 décembre 2016
        1. Eh bien justement (vu que je suise en pleine documentation et expérimentation à ce sujet pour mon futur livre sur les méfaist de a pilule et donc… par quoi la remplacer) (cf. J’arrête la pilule) il est très intéressant de coupler sympto avec préservatifs etc. parce qu’au moins tu as plus de la moitié des jours dans le mois où tu peux faire l’amour sans préservatif ni rien (je le fais depuis quatre mois, d’autres depuis des années avec un taux d’efficacité contraceptive identique à celui de la pilule si parfaitement pratiqué).
          Donc l’idéal quand on ne supporte ni pilule ni stérilet reste de connaître parfaitement ses cycles et d’utiliser une méthode barrière (préservatif ou diaphragme) durant la période féconde, c’est aussi simple que ça et ça permet quand même de faire l’amour sans aucune méthode 15 jours par mois ce qui n’est pas négligeable (enfin perso j’adhère !).
          Le tout en prenant simplement sa température et en étant attentive à certains indices 30 seconde à un minute /jour durant 15 jours du cycle (donc ça ne dmande pas un investissement énorme une fois la théorie bien bûchée). Il y a beaucoup de préjugés autour de la sytmpo parce que traditionnellement catho mais réellement elle mérite que l’on s’y intéresse, surtout comme solution pour renforcer la contraception pour les femmes comme toi et moi qui n’utilisent ni pilule ni stérilet. En fait la symptothermie permet justement de plus facilement éviter des grossesses qu’en utilisant simplement un présrvatif sans connaître son cycle. La sympto c’est juste être attentive à son cycle pour justement pouvoir avoir une sexualité plus libre dès qu’on le peut.

          J’entendais par “changer selon le rapport que l’on a au père de l’enfant” que, pour moi et de nombreuses femmes, avorter d’un foetus d’une relation d’un soir est bien plus facile que d’avorter d’un foetus issu d’une relation amoureuse forte où l’on a (parfois) un désir d’enfant mais que l’on reporte à plus tard pour des raisons matérielles ou de carrière. C’est le cas je crois de la majorité des femmes qui otn en fait envie d’un enfant, sont en couple et amoureuses (donc un foetus représente le fruit de leur amour) donc dans ce cas c’est plus difficile d’avorter, on rumine plus, on a peur d’avoir des regrets, bref c’est différent. Je pense que l’avortement n’est pas vécu de la même manière selon que l’on n’a aucun sentiment envers le géniteur ou que l’on en a beaucoup et que l’on envisage à terme de faire une enfant avec lui.

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          Ca Se Saurait - 15 décembre 2016
  4. Perso, je ne me retrouve pas dans les craintes que tu décris. Je pense qu’en effet entre carrière et enfants, ajd il faut encore faire un choix, on peut le déplorer, mais nous sommes humains, nous avons une énergie qui peut être grande, elle reste limitée. Si pendant des siècles, les femmes sont restées à la maison pour élever leurs enfants, ça permettait un équilibre. Alors bien sûr ajd, nous cherissons notre indépendance financière, mais tout cela a un coût. Oui peut-être qu’un jour on rattrapera les pays nordiques qui font bcp pour l’équilibre familial et la parité, c’est tjs un combat. Pour ma part, je vois déjà bcp de différences positives entre la génération de mon père et celle de mon mari pour ce qui est des soins du bébé et de l’implication dans les tâches ménagères. On peut avoir des tas d’autres raisons de ne pas vouloir être enceinte qui sont liées à notre histoire. Si le fait que de très nombreuses femmes refusent d’être enceinte alors qu’elles en ont envie à cause de leur carrière est vrai, j’étais loin de l’imaginer.

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    Dophinel - 30 juin 2016
    1. Et oui, c’est pour ça aussi que les blogs sont intéressants : découvrir d’autres horizons/opinions. Vraiment, et tu peux le voir dans les commentaires, nous sommes nombreuses à repousser le moment d’avoir un enfant malgré l’envie parce que, comme tu le dis, l’énergie n’est pas illimitée et qu’il reste encore beaucoup de progrès à faire, malgré les améliorations… cela dépend certainement du métier, du choix de carrière mais quoi qu’il en soit rappelons que les femmes sont en moyenne moins bien payée de 20 % notamment parce qu’on les considère comme “moins disponibles” vu qu’elles doivent endosser beaucoup plus de choses que les hommes par rapport aux enfants (dont la grossesse bien sûr).
      Justement, pour une femme, vouloir être indépendante (pour ne pas se retrouver à la rue ou sous la coupe d’un tyran obligée de rester parce que l’on n’a pas de salaire) devrait être un droit dans notre société, sauf que comme pour tout, l’égalité avance doucement et il faut toujours se battre et gueuler pour dire que ça suffit et que là la différence entre les beaux discours et la sanction de la réalité est trop grande. Mais enfin oui ça avance donc je suis optimiste 🙂

      Bises.

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      Ca Se Saurait - 30 juin 2016
  5. Bonjour,

    C’est vrai que l’on peut se voir prescrire la pilule presque automatiquement chez son médecin.
    Pour ma part, j’en ai supporté certaines et d’autres moins. Mais ce qui me gênait le plus, c’était la méconnaissance (organisée?) que l’on a des effets de cette pilule hormonale.
    Le stérilet en cuivre, pas supporté. Et il m’a posé un problème éthique lorsque j’ai compris comment ça fonctionnait.
    Donc, depuis un an environ je ne prends plus rien du tout. Et…certains mois, je flippe bien quand même.
    J’ai déjà deux enfants. Secrètement , mon idéal est une famille nombreuse (au moins trois enfants), mais d’une part je m’y suis “mise” un peu tard. Les zetudes, le bonhomme, tout ça.
    Et pas de chance, chaque fois que je suis tombée enceinte, ça s’est pas très bien passé au boulot.
    La première fois, la directrice a été furieuse ! La 2ème fois, autre poste, c’est une collègue nauséabonde qui m’en a voulu d’avoir à récupérer une petite toute petite partie de mon travail.
    Pour moi, boulot et maternité ne font pas bon ménage. Mais ma situation n’est pas une généralité: beaucoup de femmes réussissent leur carrière, à condition de travailler avec des gens intelligents. Et d’avoir un conjoint qui prend largement sa part de paternité (et pas seulement “en option” ou “pour dépanner”).

    Aujourd’hui, ma terreur à moi n’est pas sur le mode “être ou ne pas être mère”, mais basé sur la réaction d’une gyneco dès ma première grossesse: au lieu de me rassurer, elle m’a prescrit un test de trisomie. Ça m’a refroidie pour très longtemps ! Et comme j’approche la quarantaine, je ne peux pas m’empêcher de penser à ce risque en cas de nouvelle grossesse maintenant. C’est une vraie terreur pour moi, qui vient surplomber mon envie d’être maman une nouvelle fois…

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    Sawsen - 9 juin 2016
    1. Salut Sawsen,

      Oui, comme donner la vie est une grande responsabilité le stress qui peut aller avec est énorme et particulièrement quand on redoute la trisomie ou autre alors que l’on veut justement éviter de culpabiliser ! Avec l’âge j’ai compris qu’il n’y a pas de méthode de contraception idéale. La pilule a des effets secondaires sur la majorité des femmes qui la prenne. Le stérilet est parfois mal supporté… mais je suis sûre que nous pouvons très bien vivre tout ça si la société et les hommes s’y mettent et si le fait d’avoir un enfant ne génère ni angoisse (comme avec les discours de tes médecins), ni discrimination (comme tu l’as vécu avec tes ex- employeurs).
      Pour ce que tu dis du stérilet et de son mode de fonctionnement je suis en revanche tenue de t’informer que ce que tu semble croire à son propos est faux : le stérilet ne provoque pas de “mini avortement”, il faut vraiment que cette rumeur cesse car elle n’est pas fondée. Je t’invite à aller lire à ce sujet l’article de martin Winckler (qui est un professionnel ultra compétent avec qui j’écris d’ailleurs en ce moment un livre sur l’arrêt de la pilule : J’arrête la pilule) dans lequel il explique très bien tout ça Le DIU est-il abortif ?

      Je te souhaite tout le bonheur du monde avec ta petite famille et un futur bébé en très bonne santé ! 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 9 juin 2016
  6. Il est dommage qu’avoir un enfant soit désormais plus qu’une contrainte qu’autre chose mais il est vrai que la société actuelle ne donne pas vraiment envie d’avoir des enfants…

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    Diaz - 8 juin 2016
  7. Discussion riche et variée dans les commentaires, j’ai tout lu en attendant de voir une réponse qui paraîtrait trop bizarre et “unusual”: personne ne parle de “ne carrément pas avoir de relations sexuelles à vie”, est ce que c’est si inimaginable? la plupart des intervenantes s’expriment comme si le sexe était une nécessité comme manger et boire, de mon coté, hétéro que je sois, célib aussi, je vois que je peux très bien vivre ma vie sans relation sexuelle et du coup sans devoir la gâcher avec pilule ou autre stress qui va avec, déjà rencontré quelqu’un de cet avis Sabrine?

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    Julie - 13 mai 2016
    1. En ce moment les gens ont tendance sur Internet à être quand même très “susceptibles”…
      A chaque fois que l’on parle de nourriture on n’est pas obligé de parler “vegan” et à chaque fois qu’on parle de sexe on n’est pas obligé de parler de TOUTES les autres tendances/exemples/modes de vie : c’est aussi simple que ça 🙂
      Tu peux bien évidemment en parler 🙂 mais je trouve étrange que tu sois étonnée du fait que les gens parlent principalement de ce qu’ils connaissent. J’espère que tu ne le prendra pas mal mais si on devait parler de TOUS les sujets qui touchent à celui de notre article à chaque fois, ça serait très compliqué et rasant.

      Personnelement je pense que c’est comme manger ou respirer, on a été conçu physiquement pour en avoir l’envie et quasiment la nécessité. Mais chacun fait ce qu’il veut, je me fiche pas mal de ce que font les autres dans leur vie privée 🙂
      Et oui j’ai déjà rencontré quelqu’un de cet avis mais c’était un mélange de problèmes psycho et physiques (hormones et thyroïdes) qui une fois réglés ont fait disparaître “la non-envie”.

    2. Tu n’es pas seule Julie ! Je suis très content que tu oses en parler, j’avais hésité et j’ai été lâche. Je suis comme toi persuadé que l’on peut vivre sans sexe, enfin sans celui qui fait « la norme ». Il ne s’agit pas de renoncer à quelque chose ou de chercher une réponse simpliste aux problèmes de contraception mais de viser des plaisirs différents, d’un autre ordre. Dans cette société et cette culture hyper sexualisées, tenir ce discours est suicidaire, et pourtant, il y a des horizons incroyables à découvrir… pour que l’union charnelle ne se transforme pas en craintes et en excès de fécondité. Bravo pour ton courage.

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      Fabien - 14 mai 2016
  8. Bonjour,

    Ce n’est pas la première fois que je viens sur ton site mais à la lecture de cet article, j’ai failli ne pas le lire, un peu bouleversée que je suis…

    Je t’explique :
    J’ai d’abord été attirée par tes écris sur la pilule. J’ai pris une pilule purement progestative, Cerazette, à partir de 2012 – prescrite à l’époque pour des ovaires microkystiques alors que c’est quelque chose qui est normal pour une jeune femme et qui aurait plutôt tendance à s’aggraver avec ce genre de pilule. Et tout a commencé à aller de travers : colique néphrétique, kystes fonctionnels ovariens… et puis surtout, des problèmes digestifs au quotidien et depuis 2014 et une série d’infections urinaires, une inflammation chronique de l’urètre et de la vessie qui ne me laisse que très peu de moments sans douleurs et de nuits sans réveils. Alors en juillet 2015, j’en ai eu marre. J’avais été renvoyé d’un spécialiste à l’autre et traité avec des antibiotiques inutiles et des anti-douleurs inefficaces. Etant quand même titulaire d’un master de biologie, j’ai commencé à lire beaucoup là-dessus. N’ayant pas de problème réellement étiqueté, c’était difficile de savoir par quel bout prendre le problème. Mais j’ai cherché des articles sur NCBI, et ai commencé mes petites recherches. Il s’avère que lorsqu’on prend une progestérone pure (et parfois aussi une combinée), nos muqueuses vaginales et urétrales (etc…) s’affinent – ce sont les effets qui ont été les plus violents chez moi. Du coup j’ai arrêté la pilule Cerazette cet été-là. Et puis avec mon amoureux, on a commencé une sexualité avec préservatif (je n’avais pas considéré sérieusement le DIU en cuivre). Ensuite, peut-être à cause du retour fulgurant de ma libido, je suis tombée enceinte fin décembre. En pleine fin de master et avec plusieurs chercheurs prêts à me prendre en thèse. J’étais d’ailleurs sur le terrain à ce moment-là. Et là j’ai pensé à exactement tout ce que tu as mentionné. La carrière, le fait de faire un boulot par dépit, d’en vouloir peut-être à ce potentiel futur enfant -malgré moi. Nous avons beaucoup hésité et puis, influencée aussi par le regard des autres qui se voulait bienveillant tout en se permettant d’exprimer ce qui serait mieux pour moi, j’ai pris la décision d’aller au bout de l’IVG en février. Ca été tellement dur physiquement – j’ai eu quelques complications – que le côté psychologiques n’a pas tout de suite pris le dessus. J’ai été habituée à être forte. Mais j’étais prête à avoir à enfant, et pas une heure ne passe sans que j’y pense. Je ne sais pas si je regrette, vraiment, mais j’ai des envie de bébé qui ne passent pas. Nous étions heureux, j’étais enceinte, nous ne sommes même pas “trop jeunes” ! Juste cette histoire de carrière.
    Après l’avortement, encore sous le choc, j’ai fait une erreur sans en être consciente : j’ai repris cette satanée Cérazette. Ma santé n’était plus la priorité, et comme je n’avais plus eu de douleurs durant le début de grossesse, c’était déjà (enfin !) derrière moi. Et les problèmes sont revenus, tous les jours, toutes les nuits. Une gynéco m’a prescrit Minidril pendant 3 mois en continue et elle m’a dit, après, c’est DIU cuivre si les douleurs ne partent pas. Mais je n’attendrai pas les trois mois. Et je ne me ferai pas non plus poser un stérilet en cuivre avant que mes douleurs aient complètement disparues. Nous revenons au préservatif. Et je surveillerai mieux mes cycles. Et je ne me ferai pas avorter une seconde fois si je dois retomber enceinte.

    Alors voilà, mon histoire. J’imagine que je ne suis pas seule qui t’écris ce genre de choses. Mais là, il fallait que je te raconte. J’aime ton avis critique sur la pilule et ton envie d’en parler publiquement. La pilule était géniale à l’époque et elle a permis beaucoup ; maintenant, il est temps que les laboratoires pharmaceutiques fassent évoluer leurs produits et prennent en compte les femmes. Ah, les hommes n’ont pas de contraception hormonale car cela influencerait leur libido. Et la notre, bordel ? Je ne dis pas qu’il faut pourrir les hommes avec les mêmes saloperies que nous, mais que la société et la science évoluent ensemble vers de nouvelles techniques. Tous les ans, on en parle. Mais aucun labo n’a envie de financer ça, ça ne se vendrait que trop peu.
    Quant à l’IVG, bien sûr c’est une chance de pouvoir y avoir droit. Mais quand c’est la société qui influence ton choix à ce point, et surtout pour ces raisons d’inégalités hommes/femmes, c’est très malsain.

    Bravo pour tes démarches, et si un jour tu as besoin d’aide d’une biologiste bien consciente de tout ça, n’hésite pas :).

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    Anonyme ? - 13 mai 2016
    1. Coucou et merci vraiment pour ton témoignage poignant.
      Je pense que nous sommes nombreuses, en couple, presque (ou déjà) trentenaires à être dans la même situation et à se retrouver avec un choix cornélien si l’on se retrouve enceinte. C’est pour cela que je n’ai pas personnellement laissé de place au hasard avec un stérilet dès l’arrêt de la pilule.
      Tu as pris une décision qui visiblement t’affecte beaucoup et je le comprends complètement, cela illustre parfaitement ce qui est dt dans l’article : cette situation dramatique de conflit intérieur que vivent de nombreuses jeunes femmes.
      Je suis vraiment désolé que tu ais eu à vivre cela et j’avais poussé un coup de gueule il y a quelques années dans le cabinet d’un généraliste lui demandant pourquoi donc c’était encore aux femmes seules d’endosser la responsabilité de la contraception (avec tous les effets secondaires désagréables que cela impose). Il m’avait répondu qu’il y avait des tests d pilule masculines en Asie mais qu’ils généraient tous des atrophies des testicules, donc que e n’était pas au point (mais quand ce sont nos ovaires à nous qui s’atrophient en interne, ça, comme ça ne se voit pas et qu’après tout, nous sommes des femmes, tout le monde s’en fout, bref…). Tout ça pour dire que face à cela j’ai développé avec le temps une philosophie bien à moi que je ne cherche pas à “répandre sur la Terre” mais qui m’apaise : je suis née femme, j’aime ce que je suis, cela me donne des peines et des joies et je ne peux faire autrement donc je persiste à aimer ce corps qui peut donner la vie chaque mois. Je ne suis pas du genre à aller conte la nature donc, qu’il y ait une raison ou pas au fait que je sois femme, je me dois de l’accepter et avec cela j’accepte ce qui me différencie d’un homme. Tout cela paraît banal mais c’est en fait crucial.

      Nous ne pouvons pas être jalouses des hommes, nous ne pouvons pas leur en vouloir de ne pas être comme nous. Nous sommes différentes, et par notre différence nous avons sur notre dos des conséquences à nos actes plus grandes dans le cadre de la sexualité. Non pas que nous soyons seules responsables des conséquences d’un acte sexuel qui se fait à deux, mais c’est notre corps qui en abritera le fruit peu importe ce qu’il se passe ensuite. C’est comme ça.
      Alors, je compare cela à la pluie. S’il pleut un jour, nous pouvons râler, rouspéter, hurler au désespoir mais cela ne changera rien, nous devrons quand même subir la pluie. Nous pouvons aussi, et c’est mon choix, comprendre que c’est comme ça et pas autrement puis aller chanter gaiement sous la pluie (avec notre parapluie bien sûr^^). Face à des phénomènes qui sont inchangeables immédiatement par notre seule volonté, nous ne pouvons perdre de temps et d’énergie à ruminer. Nous pouvons nous battre et demander des infrastructures pour mieux affronter la pluie mais c’est tout. Nous ne pouvons décemment croire ou attendre que l’on fasse stopper la pluie.

      Dans la vie je suis pour : les constats lucides, la recherche de solution pour apaiser et surtout, surtout (en tout) : la prévention pour éviter le problème.

      Dans le cas des femmes et de la contraception nous pouvons : lutter pour que l’information se répande autour de nous et entre femmes que la pilule génère beaucoup (trop?) d’effets secondaires (d’autant plus quand elle est mal prescrite) et que nous refusons cela. Nous pouvons nous informer et décider de prendre d’autres moyens de contraception. Nous pouvons impliquer toujours plus les partenaires, les sensibiliser et faire de tout cela un débat public. Nos souffrances sont certes bien là et il devait être interdit d’avoir à choisir entre un boulot et son bébé, mais c’est encore aujourd’hui une réalité pour beaucoup d’entre nous (quoiqu’en disent certains qui ne voient pas où est la pression) et si nous savons transformer cette souffrance en une force nous en ferons quelque chose et elle n’aura pas servi à rien.

      Je crois que ce que nous vivons peut nous emmener à deux endroits :
      * celui où nous devenons de meilleurs être humains, qui ont la force et l’envie, impérieuse, de changer un peu notre monde dans lequel l’argent et le monde du travail écrasent les êtres
      * celui où les phénomènes actuellement présents (stress, non-écoute des besoins, individualisme et matérialisme) s’accentuent encore.

      Je ne sais pas ce qui nous attend, je sais juste qu’il appartient à chacun d’entre nous, dès maintenant, de tenter de transformer nos désespoirs en actions concrètes pour que les futures générations n’aient pas non plus à l’endurer, comme l’ont faits nos ancêtres pour nous éviter d’être nazis, comme l’ont fait nos ancêtres pour que nous ayons le droit de voter, d ‘avorter, etc. Tout cela ne tient qu’à la somme de nos actions individuelles mais, sois en sûre, ta souffrance comme celle de millions de femmes saura un jour, j’en suis sûre, donner naissance à quelque chose de bien. Je suis avec toi de tout cœur et gardons en tête l’essentiel : l’amour.

      Bises.

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      Ca Se Saurait - 13 mai 2016
  9. Mon Dieu, j’étais, mariée et maman en 1968, à l’âge de 18 ans. En 1972, j’avais déjà conçu 3 enfants. je n’ai pu commencer à travailler qu’en 1983. mais, à l’époque, le salaire du mari suffisait pour vivre. Comme je comprends toutes ces jeunes femmes qui voudraient bien concevoir leur fruit d’amour, mais…qui va les aider à continuer à bosser avec les contraintes d’un bébé ? J’ai conscience qu’ à notre époque, deux salaires sont indispensables. Le choix n’est pas facile, je le concède. bébé? travail? les deux et galérer? Pilules qui ne font pas toujours grossir, tout dépend de la jeune femme….stérilet qui fait souffrir pour l’avoir subi….préservatif? abstention pas possible quand on aime…coït interrompu hyper dangereux? ( ligature des trompes en laissant la possibilité” de dé ligaturer au moment du désir d’enfant)…c’est un moyen sur, mais c’est encore la jeune-femme qui subi une intervention …mes petites, je vous dis “courage pour l’avenir)..

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    melancolia - 10 mai 2016
    1. Salut Melancolia et merci pour le partage de commentaire 😉

      A nous de prendre tout ça en main alors et merci pour les aînés et leurs combats qui ont déjà apportés beaucoup ! 🙂

      Répondre
      Ca Se Saurait - 10 mai 2016
  10. Quelle richesse dans l’article et dans tous les commentaires qu’il suscite !
    Je crois que non, il semble assez évident que les hommes dans leur grande majorité ne se rendent pas compte de ce que « par votre condition de femme » vous subissez (ou acceptez de subir).
    L’ignorance réciproque est culturellement entretenue d’ailleurs pour éviter de remettre trop de choses en question…
    La société juste et harmonieuse (re)viendra, mais en attendant refusez !!! Protégez votre corps de toute intrusion chimique ou instrumentale. Envoyez promener chaque imbécile égoïste et accusateur, qu’il soit partenaire, patron ou autre. Si vous avez un peu de temps et de patience, éduquez-les.
    Inutile de me préciser que c’est facile à dire, je le sais mais c’est nécessaire et long, comme tout changement pacifique. Ne craignez pas le rejet, vous trouverez sur votre route de nouveaux soutiens inattendus. Soutenez celles qui n’osent pas sortir de leur soumission résignée, jusque dans vos (très) proches, et « recadrez » celles qui se perdent dans les attitudes provocatrices ou revanchardes qui font le jeu du machisme et du patriarcat. Choisissez des personnes qui entrent dans votre vie « éclairées » ou au moins à l’écoute et ouvertes qui remplaceront la crainte par la confiance.
    En tout cas si j’étais une femme, c’est ce que j’essaierais de faire. Peut-être dans la vie suivante ? Pour l’instant, j’y travaille de mon mieux en tant qu’homme, compagnon et père, mais c’est tellement plus crédible et puissant lorsqu’une femme le fait avec noblesse et amour.

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    Fabien - 10 mai 2016
    1. 🙂 merci pour ce message de soutien, je crois aussi qu’il ne tien qu’à nous d’élever nos petits garçons pour qu’ils oient des hommes ET épanouis ET respectueux des femmes ^^

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      Ca Se Saurait - 10 mai 2016
  11. Même sans des problèmes pour garder les enfants, les contraintes, etc., il y a simplement des femmes qui veulent ne pas être mère.
    Comme moi 😉

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    Melgane - 9 mai 2016
    1. Exactement 🙂
      Mais du coup, la question que je me pose, c’est, comme je dis ici que moi j’aurais peur de tomber enceinte de mon chéri car je sais que je ne pourrais tuer le fruit de notre amour, est-ce qu’une femme qui ne veut pas d’enfant réfléchit pareil ou est-ce qu’en cas de grossesse certaines avorteraiçent ? (il doit y avoir tous les avis mais j’aimerais pourquoi pas le tien puisque c’est plutôt ça le sujet^^)

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      Ca Se Saurait - 10 mai 2016
      1. Déjà je vais tâcher de ne pas tomber enceinte mais oui, si je suis enceinte, j’avorte j’en suis sûre et certaine ! Parce qu’à… je sais pas, disons 2 semaines, est-ce que c’est déjà un bébé ? Je pense que non… Et puis accoucher pour abandonner après je ne trouve pas ça mieux…

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        Melgane - 10 mai 2016
        1. Ah non mais attends je ne juge pas du tout, c’est juste une question ^^
          Je ne suis pas de ceux qui vont faire culpabiliser les femmes en disant “ce n’est pas qu’un fœtus, c’est un être”, chacune fait ce qu’elle veut bien sûr. Et l’accouchement sous X je trouve ça encore presque pire tu vois ^^
          C’est dans la cadre d’un couple amoureux je crois que cela pose plus de problèmes (ce qui n’est peut-être pas ton cas vu que tu n’en parles pas, d’ailleurs si une fille en couple, amoureuse et qui ne veut pas d’enfant veut réagir ici qu’elle le fasse!)

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          Ca Se Saurait - 10 mai 2016
          1. Je suis une fille amoureuse, mariée et qui ne veut pas d’enfant ..
            Et je peux te dire que oui, je réfléchis comme toi.

            Je suis sous contraception naturelle depuis 4 ans, et pas d’accidents à déplorer. Maintenant, c’est rodé, et je suis sûre que je ne cours pas plus de risque sous pilule. Après tout, aucune contraception n’est fiable à 100%.

            Je ne veux pas d’enfant. Pour autant, avorter n’est pas forcément logique en cas d’accident ! Foetus ou être, quelques jours ou plusieurs mois … C’est quand-même un être en devenir qui sera le fruit de notre amour … Reussirais-je à avorter ? Je n’en suis absolument pas sûre.

            Une chose est sûre par contre : avoir un enfant détruirait ma vie. Alors … J’aime beaucoup mes périodes de règles. Je laisse encore passer quelques années (je vais sur mes 25 ans) au cas ou je changerais d’avis, et je demande une ligature des trompes !

            Rozie - 1 mars 2017
      2. Je ne pensais absolument pas que tu me jugeais, ne t’en fais pas !
        Effectivement je n’ai pas de petit-ami. Le problème c’est si j’en ai un un jour et que lui veut des enfants. On va bien se marrer !

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        Melgane - 10 mai 2016
        1. Ha Ha ! Ben t’en fera un article 🙂 (tout nous nourrit, nous sommes des êtres horribles pour notre entourage, comme es écrivains mais 2.0 ^^)

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          Ca Se Saurait - 10 mai 2016
  12. Merci pour cet article très intéressant ! Je vais le partager tout de suite.
    Non, avoir un enfant n’est pas une chose à prendre à la légère. Le problème que je rencontre, moi qui ne veux surtout pas tomber enceinte, c’est que la société entière nous presse comme des citrons pour qu’on entre dans la case “femme bien comme il faut”. A savoir : en couple, mariée, mère, employée, propriétaire d’un logement. Je ne comprends pas pourquoi on devrait se laisser baratiner. Quand j’étais célibataire, je voyais des pubs partout pour trouver une solution et rencontrer un homme parfait. Maintenant que je suis en couple on me demande quand est prévu le mariage ou le 1er enfant. Je dis STOOOOOOOP ! Ras-le-bol de devoir expliquer pourquoi la maternité n’est pas pour tout le monde et pourquoi le mariage non plus. Surtout que lorsque j’explique les raisons qui font que je ne veux pas d’enfant (les mêmes que tu décris dans l’article plus certaines autres qui me sont propres), les gens finissent pas répondre “Tu es jeune, tu as le temps de changer d’avis !”. Je crois au final que cette phrase les rassure. La société ne veut pas de célibataires, ni de femmes sans enfants. C’est insupportable. On nous met la pression sans cesse.

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    Austenland - 9 mai 2016
    1. C’est vrai que dans cet article je parle de la peur de tomber enceinte mais surtout pour des filles qui le veulent quand même (puisque peur au cas où l’on tombe enceinte de ne pas pouvoir supporter l’idée d’avorter un enfant avec l’amour de sa vie (ce qui change la donne pour beaucoup)). Mais je sais pour lire les blogs que de nombreuses jeunes femmes de notre génération ne veulent pas d’enfants et je vois que cet article vous parle. Finalement ce doit un peu être du même ressort comme tu dit, ou pour quelques raisons similaires puisque vous vous retrouvez à travers mon récit.
      Personnellement je n’ai pas vraiment subit cette pression de l’enfant (je fais plus jeune que mon âge physiquement et je suis dans un métier “à carrière” donc ça paraît logique mais il paraît que des membres éloignés de ma famille, quand ils demandent de mes nouvelle,s posent la question systématiquement.
      Pour te dire à ce propos, je lisais hier un magazine de 1966 appelé Constellation avec un article en une intitulé “Trois femmes seules osent dire toute la vérité”. C’était un article sur ces “nouvelles femmes divorcées”, mères-filles, etc qui vivaient sans hommes. En 1966 encore des articles devaient faire de la pédagogie pour expliquer aux gens qu’une femme sans enfant peut être heureuse ou qu’elle n’est pas (texto) “la moitié d’un homme” donc 1966, date de naissance de nombreux parents de blogueuses comme moi : forcément ça va mettre du temps !

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      Ca Se Saurait - 9 mai 2016
  13. Ton article me parle énormément.
    Je trouve ton angle d’attaque extrêmement intéressant et pertinent.
    La société ne fait malheureusement pas assez en terme de parité et de gestion de la jeunesse (quelqu’en soit l’âge).
    Pour l’avoir écrit et pour l’entendre, on attend toujours le bon moment pour concevoir un enfant, avec la trouille chaque mois que cela arrive sans être voulu. Mais ce bon moment existe t’il vraiment au final.
    Dans l’absolu, j’adorerai avoir 3 enfants mais clairement dans le contexte pro et financier de ma vie actuelle, deux enfants seraient le maximum que l’on pourrait se permettre ! Donc oui, une fois le chiffre de deux atteints, il faudra envisager de continuer à recourir à une contraception ou “faire attention” avec un risque au dessus de nos têtes chaque mois.
    J’aimerai lire plus d’article comme les tiens.

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    Pititefleur - 9 mai 2016
    1. Salut PititeFleur,

      Merci beaucoup pour ce commentaire élogieux qui me touche 🙂
      A vrai dire, ce billet, comme tous ceux que vous préférez a été écrit en quelques minutes sur un coup de tête (et parce que je trouvais justement justifié d’écrire ceci puisqu’il ne me semble pas avoir entendu parler de ça ailleurs).
      On a coutume de dire “qu’il n’y a pas de moment” pour faire un enfant, je le prends plutôt dans le sens “on ne sera jamais vraiment totalement prêts/préparés à avoir ses responsabilités, à éduquer et ça je suis d’accord. On ne sait pas ce qui nous attend. En revanche avec la précarisation massive et l’instabilité professionnelle qui caractérise nos générations et qui est un nouveau phénomène : faire un enfant sans le sous c’est certes merveilleux mais c’est aussi au quotidien la grosse galère… c’est pour ça que c’est vraiment un problème de société qui mériterait d’être considéré plus attentivement.
      Le mouvement de jeunes qui se mettent totalement en marge de la société (éco-villages autonomes, école à la maison, etc.) n’y sont pas étrangers à mon avis. Pour avoir discuté et observé ces “nouveaux parents”, ce sont souvent tout simplement des personnes qui refusent ce qu’on veut nous imposer comme vie en ce moment (à savoir travailler comme des ânes pour pas tripette, être considéré comme un numéro, sur un siège éjectable, bref s’épuiser de manière même pas épanouissante pour quoi ? bon eh bien ceux-là préfèrent vivre avec beaucoup moins, totalement différemment et hors du système pour pouvoir vivre la vie qui leur plaît à un rythme correct pour des êtres vivants sensibles à l’écoute de leurs besoins). Que je les comprends !

      ps : et ton blog est également super ^^ et pour toutes celles qui nous lirez, elles peuvent aller lire ton article sur le même thème que celui-ci : Et vous alors ? qui exprime bien pourquoi ce sujet te touche 🙂

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      Ca Se Saurait - 9 mai 2016
  14. J’ai fait un grave AVC à l’âge de 19 ans à cause de la pilule, donc je ne peux qu’être contre. Avec les années, je me rends compte que ce contraceptif, bien qu’ultra répandu est très violent pour notre corps. Il est pourtant prescrit par les médecins/gynécos avec une facilité déconcertante. Attentive à la protection de l’environnement, je me rends compte aussi que la pilule contraceptive est très nocive pour les eaux (fleuves, mers, océans…), les scientifiques retrouvent les hormones dans les poissons !

    A la maison, c’est désormais monsieur qui prend ses responsabilités, et je trouve ça très bien. Après tout, pourquoi est-ce que ce devrait toujours être à nous d’être vigilantes ?

    Concernant le boulot, entre le travail et les enfants j’ai choisi de me consacrer à mes enfants. En province il y a encore moins de modes de garde qu’en ville, et je ne voulais pas mettre mes petits chez une nounou. S’il y avait en France davantage de crèches d’entreprises ce serait vraiment bien. Malheureusement ce genre de projet a un coût et tous les patrons ne peuvent pas se le permettre…

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    Elodie - 5 mai 2016
    1. Oui, c’est vraiment un sujet sur lequel la France n’est pas en avance. Pourtant ce serait très simple à mettre en place mais pour l’heure nos dirigeants semblent obnubilés par d’autres choses… quand ils auront compris que le bien-être des futurs citoyens est juste essentiel et que le sujet de la vie ne peut être “secondaire” dans une société alors peut-être cela changera.
      Concernant la pilule et ses effets polluants j’en parlerai d’ailleurs dans mon e-book à venir en collaboration avec Martin Winckler : J’arrête la pilule 🙂

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      Ca Se Saurait - 8 mai 2016
  15. Cela fait des années que je suis aux méthodes naturelles, pourtant je suis tombée enceinte… passage par la case avortement. Toutes les jeunes femmes entre 20 et 30 ne rêvent pas de tomber enceinte, et toutes ne sont pas sous contraception.

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    Felicity - 4 mai 2016
    1. Exactement 🙂 (mais tu as compris que c’était le propos de l’article ou pas ? ce n’est pas clair dans ta formulation de phrase, on ne comprend pas trop^^)

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      Ca Se Saurait - 8 mai 2016
  16. Je ne veux pas d’enfant et le problème de la contraception se pose grandement pour moi. Actuellement en cours de sevrage de la pilule je ne veux pas me faire poser de stérilet (je ne veux pas d’un corps étranger qui comporte des risques, qui soit douloureux et cause une inflammation chronique de l’utérus).
    Il me reste les méthodes naturelles, le diaphragme, autrement dit des méthodes où le risque 0 n’existe pas!
    Je suis révoltée que c’est seulement aux femmes de gérer la contraception, pendant ce temps les hommes n’ont rien à penser…

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    Sophie - 4 mai 2016
    1. Je ne sais même pas quoi vous répondre à toutes tant c’est un sujet sur lequel en fait il n’y a ni ni solution ni alternative. Même avec un conjoint adorable, compréhensif, c’est parce que nous sommes faites comme nous sommes que le choix final nous reviens toujours et ce sera toujours sur nous que les conséquences retomberont…

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      Ca Se Saurait - 8 mai 2016
  17. Malheureusement tellement vrai…

    Depuis mon premier copain ça a toujours été l’angoisse, je guette mes règles comme le messie à chaque mois. Même sous pilule je n’ai jamais été totalement sereine, et quand ma belle-sœur (sous pilule aussi) est tombée enceinte tout en continuant à avoir ses règles (déni de grossesse), alors là ça m’a encore plus stressée ! Et si ça m’arrivait ??

    Bon jusque là rien à signaler, mais l’angoisse est là chaque mois…

    Et je ne parle même pas des effets secondaires de cette contraception si nécessaire ! J’ai commencé la pilule vers 17 ans, j’ai pris 10kg en un an à peu près mais j’ai gardé la même pilule (faute de mieux avec deux autres) jusqu’à tout récemment où je l’ai arrêtée pour le stérilet cuivre, posé il y a 2 semaines maintenant. Et depuis j’ai des pertes marrons, c’est pas jojo non plus ! En espérant que ça passe…

    Je ne veux pas tomber enceinte pour tout un tas de raisons: pas le moment, pas prête, pas la place, pas les moyens, monsieur veut pas… Mais si on enlevait tout ça, et bien peut-être oui, pourquoi pas un bébé.

    Vraiment, les hommes ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont !

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    Laura - 4 mai 2016
  18. Je trouve ton angle d’attaque très intéressant. Tu interroges le désir ou le non désir d’enfant sous son aspect le plus matériel et c’est loin d’être illégitime. Un enfant, ça n’est pas juste une belle idée de couple camé à l’hormone de l’amour.
    Je pense que de toutes ces embûches découle ensuite un rapport à l’enfant qui peut être biaisé. ne fait-on pas porter/payer des choses à ce petit être pour qui on a tant “sacrifié” (puisque dans une mesure, c’est le cas, en argent, en temps, en santé, en moral, …) ? N’as-t-on pas ensuite des attentes parfois démesurées ou déplacées quand celui-ci ne correspond pas à nos attentes? L’enfant devient en quelque sorte le centre d’une vie, avec ce que cela implique de bien et de moins bien, du simple fait des bouleversements matériels (entre autre) qu’il engendre.

    Et je me reconnais tout à fait dans ce que tu décris, j’ai pris des hormones pendant un an, alors que j’étais intrinsèquement contre (mais j’étais plus contre encore l’idée d’accepter le risque d’une contraception non fiable à 99%), j’ai ensuite fait le choix d’un stérilet (merci ta série d’articles sur le sujet, ils m’ont motivée à passer le cap!), étant douillette et trouillarde (merci la douce, douce et rigolote gynéco qui a su y faire)… Bref, dans bien des cas, en matière de contraception, je remarque que nombre de femmes se renient au nom de “l’efficacité” (“oui, je sais, c’est pas top les hormones…”) et culpabilisent dans tous les cas: les hormones c’est mal; le risque d’un enfant/d’une IVG, c’est mal aussi…

    Bref, j’aime beaucoup ton article et je le partage. Et je finis ma diatribe par: vive le stérilet en cuivre!

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    Jean Navet - 4 mai 2016
    1. Merci pour ton commentaire également très intéressant.
      Je pense être honnête avec moi-même : dans notre vie sur Terre il y a du magique, du spirituel mais c’est toujours savamment mélangé avec de belles et grosses contraintes matérielles ou des claques dans la gueule, faire avec les autres, etc.
      Je suis tout à fait dans cet esprit d’accueillir un enfant au moment où l’on se sent totalement prêt à le faire (pour son bien-être et le nôtre), personnellement je ne saurais l’envisager autrement. J’aurais trop peur et je trouverais cela inutile de mettre au monde un être pour nous faire inutilement et mutuellement souffrir. Ceux qui prétendent qu’une naissance et un enfant ne sont que magie sont à mon avis légèrement hypocrites. La vie a une fâcheuse tendance, je trouve, à faire se côtoyer le plus beau et le plus sale…
      Concernant notre condition féminine, je suis très heureuse d’être une femme accomplie et j’aime être une femme. Je vois ce fait (de porter la vie qu’on le veuille ou non) comme une condition à accepter à 100 % et sans aigreur, mais les conditions de vie sociale sur Terre (qui rendent malheureuses tant de femmes) sont à mon avis la preuve que nous pouvons encore largement progresser pour rendre le futur des femme à venir encore et toujours plus “acceptant” face à ce qu’elles sont.
      Pour le bien de tous, la société devrait vraiment se saisir de ce sujet car si une mère est malheureuse c’est un futur enfant malheureux ou affectivement carencé qui va finir par prendre ses fonctions sociales en tant qu’adulte incomplet qui va à son tour engendrer… et l’on saisit facilement ensuite le cercle vicieux…

      Regardons en Allemagne, dans les pays nordiques comment cela se passe et inspirons-nous un peu, ça rendrait tout notre pays tellement plus heureux !

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      Ca Se Saurait - 8 mai 2016
  19. Un article extrêmement intéressant
    Et qui me parle d’autant plus qu’actuellement, je ne suis absolument pas prête à l’idée d’avoir un enfant !
    Et mon mec non plus donc ça tombe bien !
    Je trouve mes neveux nieces cousins cousines splendides !
    Par contre pas chez moi ahah
    Enfin, j’veux dire, qu’est ce qui nous oblige à procréer?
    Encore une fois, le poids de la “religion”, de la société, et des moeurs créées par un soit disant Dieu?
    Je n’ai pas envie d’être maman, ça m’obsede limite je fais des cauchemars sur l’accouchement
    On peut me dire que c’est génial je dis NON je n’ai pas envie
    Et à tous les repas, à 27 ans hein, tu peux être sure qu’on me demande quand est ce que tu vas t’y mettre ?
    Et si j’réponds : jamais on me rit au nez en disant : non mais sérieusement??????
    …….. dur dur à faire comprendre :/

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    Mademoisellevi - 4 mai 2016
    1. Merci MademoiselleVi 🙂
      Bien sûr l’envie de procréer se trouve souvent entre envie quasi animale (corporelle, suscitée par le balai de nos hormones et tout ce qui se joue en nous) et codes sociaux. Chacun devrait être libre de pouvoir faire ce qu’il veut sans être entravé dans son choix. Peut-être que ce dont je parle dans l’article joue sur le fait que de nombreuses jeunes femmes n’ont pas envie d’avoir d’enfants : elles ont tout pour être heureuses donc pourquoi s’encombrer de ce qui est malheureusement aussi un fardeau das une vie de femme ?

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      Ca Se Saurait - 4 mai 2016
  20. TELLEMENT VRAI ! MERCI

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    CamilleG - 4 mai 2016
    1. Avec plaisir Camille 🙂
      Je crois qu’on le vit toutes malheureusement 🙁

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      Ca Se Saurait - 4 mai 2016