10 gestes pour éviter les perturbateurs endocriniens au quotidien

Les perturbateurs endocriniens comme le bisphénol, s’immiscent partout dans nos vies. Pourtant, quelques réflexes simples suffisent à en éloigner la plupart.

Eviter perturbateurs endocriniens

Voici ma liste d’autodéfense pour vous préserver au quotidien, vous et votre famille, de ces substances dont les effets connus sont déjà assez largement préoccupants…

Perturbateur endocrinien = terme scientifique pour perturbateurs hormonaux. Concrètement, un perturbateur endocrinien est une molécule chimique qui imite celle de nos hormones naturelles. En se fixant sur les glandes qui régissent la sécrétion de nos hormones ils nous poussent à produire trop ou pas assez de telle ou telle hormone et dérèglent totalement notre corps ce qui génère maladies, cancers etc.

Nos hormones nous servent juste à rester en vie et à le rester bien. Sans elles pas de cerveau en état de fonctionnement normal, pas de mâles ou de femelles, sans elles aucun équilibre possible. C’est donc un aspect essentiel de votre vie à prendre en compte si vous souhaitez rester en bonne santé.

“90 % de l’exposition aux perturbateurs endocriniens se fait par le biais de l’alimentation et de la boisson.”

Selon les estimations, 90 % de l’exposition aux perturbateurs endocriniens se fait par le biais de l’alimentation et de la boisson. C’est donc avant tout sur votre alimentation que vous devez agir en premier si vous souhaitez limiter les PE dans votre vie.

Je vous rappelle au passage que la France est le premier pays européen utilisateur de pesticides, le 3ème au rang mondial et que les pesticides sont de grands vecteurs de PE.

Les PE dans l’alimentation passent donc par les pesticides mais aussi par les contenants alimentaires: tupperwares plastiques, barquettes de plats préparés à réchauffer… Pour les éviter au maximum :

  • Achetez des produits bios français labellisés (les produits hors UE ont souvent des réglementations plus souples en plus du fait que ce ne soit pas écologique de faire venir un aliment de l’autre bout de la planète) pour éviter les pesticides.
  • Limitez votre consommation de produits animaux qui contiennent le plus de PCB (les PCB sont des polluants à très longue durée de vie qui restent dans l’environnement, s’infiltrent dans les sols, les rivières, les mers, l’herbe que broutent les animaux et qui s’accumulent dans les graisses).

“Chez l’adulte, environ 50 % de l’exposition alimentaire aux PCB est apportée par les poissons (d’eau douce et d’eau de mer) et fruits de mer, 20 % par les viandes, 20 % par le lait et les produits laitiers. Les personnes qui consomment de grandes quantités de ces aliments peuvent être exposées à des niveaux de PCB plus élevés que le reste de la population.”

Institut de Veille Sanitaire Santé Publique France

  • Remplacez vos poêles et casseroles au revêtement anti adhésif (contenant des PE) par des poêles durables. L’idéal reste la poêle 100 % fonte naturelle que vous pouvez garder à vie (plus d’infos sur Ustensiles de cuisine : les meilleurs pour notre santé et l’environnement de FémininBio). Préférez une cafetière/thèière/bouilloire sans réceptacle plastique (cafetière italienne par exemple). Remplacez votre passoire, vos grosses cuillères et autres ustensiles de cuisine en plastique par une version bois ou métal.
  • Depuis 2015 en France, le bisphénol a été banni des contenants alimentaires (il tapissait l’intérieur des boîtes de conserve, canettes) mais nous en savons encore peu sur ces PE or il se pourrait que le remplaçant trouvé au bisphénol ne soit qu’un autre PE lui-même. L’idéal reste donc d’éviter au maximum les emballages alimentaires quels qu’ils soient.

Il faut savoir que les perturbateurs endocriniens se libèrent plus facilement au contact de températures extrêmes (chaud ou froid), c’est donc là qu’il faut chercher à les éviter le plus possible. Cela passe par des gestes très simples.

Eviter perturbateurs endocriniens

Dans notre alimentation est aussi inclus l’hydratation, la boisson (les substances migrent de l’emballage vers le contenu).

Veillez donc à :

  • Remplacer chaque couvert qui a un manche en plastique par un couvert en métal (pour éviter que le manche en plastique “n’infuse” dans votre boisson chaude). Évitez particulièrement tous couverts/verres en plastique pour les enfants.
  • Si vous passez votre journée à boire du thé ou du café dans un thermos, veillez à en acheter un dont l’intérieur est en métal (Starbucks en font de très bien, même si ça m’emm***** de leur donner des sous).
  • Si vous prenez du café en machine ou de l’eau en fontaine dans votre entreprise, servez-vous plutôt avec un mug en céramique qu’avec le gobelet plastique (la plupart des machines à café automatiques proposent l’option de prendre le café sans le gobelet, demandez comment au monsieur de la maintenance quand il vient).

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans les plastiques d’emballages, les lingettes pour bébé, les pesticides de nos fruits et légumes et nous font risquer cancers, troubles de la fertilité, diabète, pubertés précoces, malformations congénitales et maladies neurodégénératives.
Ces perturbateurs sont reconnus par l’OMS comme une “menace mondiale” sur la santé or…

40 % des produits cosmétiques conventionnels en contiennent

Alors :

Mais malheureusement ce n’est pas tout. Les perturbateurs endocriniens sont particulièrement présents dans d’autres produits du quotidien. Voici les principaux à éviter :

  • Etre attentifs aux matériaux dans votre maison et votre décoration. Fuir les linos, nappes enduites et autres revêtements plastiques. Favoriser les matériaux nobles en tissu ou en bois peint avec une peinture saine et sans vernis. Les composés perfluorés contenus dans les traitements des tapis, moquettes, canapés et peintures seraient, par exemple, à l’origine de la naissance de bébés de petits poids.
  • Remplacez votre dizaine de bouteilles de nettoyants domestiques chimiques par du bicarbonate de soude, du vinaigre blanc et du savon noir qui, à eux trois, suffisent à nettoyer écologiquement et sainement une maison (les éthers de glycol contenus dans les produits ménagers industriels augmentent le risque d’avortement spontané, de malformation du fœtus et diminuent la fertilité masculine)
  • Les plastiques des jouets pour enfants (notamment ceux qu’ils mettent dans la bouche à longueur de journée) contiennent très souvent des phtalates qui ont des effets sur les reins, le foie et la fertilité. Préférer des jouets sans phtalates ou carrément en matériaux sains comme le bois.

Eviter perturbateurs endocriniens

Enfin, comme nous l’indique le dossier très complet de l’Association Santé Environnement France sachez que les PE se trouvent également dans :

  • Pratiquement tous les articles en PVC (adhésifs, ballons, nappes, tuyaux, rideaux de douche, emballages, cosmétiques, colles, matériel médical, jouets).
  • Les valises, les cires à parquet, les insecticides (phtalates)
  • Téléviseurs, ordinateurs, matelas (retardateurs de flammes)
  • Filtres des crèmes solaires

Les perturbateurs endocriniens sont aussi contenus dans les médicaments tels que la pilule et vous devez savoir qu’il existe deux types de PE : naturels ou issus de l’activité humaine. Les seconds sont les plus dangereux puisque le corps élimine très rapidement les premiers. D’ailleurs, d’après de nombreux spécialistes la pilule est “le premier perturbateur endocrinien” (mais ça on en reparlera en détail dans mon livre à paraître J’arrête la pilule).

Enfin, si vous prendriez toute cette histoire à la légère ou que vous vous dites que, tant que vous limitez la dose “ça va” sachez que l’adage “la dose fait le poison” ne s’applique pas concernant les perturbateurs endocriniens.

“Le mode d’action des perturbateurs endocriniens ne s’inscrit pas dans le paradigme classique de la toxicologie, selon lequel ” la dose fait le poison “, en raison des spécificités suivantes: âge d’exposition, temps écoulé entre l’exposition et ses effets, interactions entre les substances chimiques, dynamique de réponse à la dose et effets latents à long terme. Plutôt que de rechercher une valeur seuil, dont l’existence ne peut être déterminée avec certitude, il est préférable de limiter au minimum toute exposition humaine aux substances caractérisées comme perturbateurs endocriniens.”

Conclusions d’une étude réalisée en 2011 pour le compte de l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques.

 

Maintenant vous saurez comment protéger un maximum votre santé et celle de votre famille et vous saurez quoi répondre quand on vous dit “Rho, mais ça se saurait si on était entouré d’autant de substances nocives, tu dramatises !”

 

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Commentaires (18)

  1. Excellent article, mais il manque les liens vers les sources d’information…

    A cette liste effrayante j’aurais ajouté les vêtements en textile artificiel qui contiennent des retardateurs de feu et autres produits dont la toxicité est connue. Je n’ai pas de lien à portée de la main, ça doit être facile à trouver. C’est un collègue chercheur à l’Inserm qui m’en avait parlé, ajoutant que le bisphénol était de la rigolade à côté de ça. :-/

    Je ne suis pas tous ces conseils. A chacun de choisir comment il préfère mourir. 😉 Je vais de ce pas aller me préparer un oeuf frit dans une poêle non-adhésive avec un bon plateau de fromages artisanaux mais pas garantis bio. Ça me changera de la tambouille horrible qui m’a été servie le week-end dernier lors d’un séjour à l’hôpital !

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    Bernard Bel - 1 décembre 2016
    1. J’ai mis tous les liens Bernard mais je ne les ai pas remis à chaque partie de la liste (clique sur tous les liens de la liste, tu auras tout, j’y ajoute bien sûr des lectures personnelles et toutes mes connaissances accumulées (lecture d’études antérieures qui viennent recouper)).

      Oui, les traitements retardateurs de feu sont parmi les pires PE que l’on connaisse et ce depuis les années 30 en comptant ceux qui polluent nos rivières et qui étaient connus pour isoler les câbles électriques et radiateurs. Ils sont si persistants qu’on en retrouve encore.

      C’est marrant que tu n’appliques pas toi-même ces quelques gestes vu ce que tu dis sur ton site et vu l’intérêt que tu sembles porter à la santé mais bon ^^

      Comme je l’ai expliqué dans Métro, boulot… bonheur !(et comme est l’esprit de ce site), ici on est pas des psychorigides, des orthorexiques ou autre, ici j’informe simplement et je donne des solutions simples et très accessibles à tous ceux qui, de manière réaliste, veulent limiter les risques pour leur santé. Dire ce que tu dis est certes très drôle et permet de se donner un air très “cool” mais ça a pour désavantage de dénigrer légèrement mes propos sans pour autant apporter quelque chose donc bon, je ne sais pas quel était le but… je pense que l’on peut ne pas se prendre la tête au quotidien et agir pour s’éviter des risques inutiles, d’ailleurs en l’occurrence on sait que c’est majoritairement via l’alimentation qu’il faut agir, pas obligé de changer toute la maison.

      Bref, merci quand même pour ton commentaire et à plus tard.

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      Ca Se Saurait - 1 décembre 2016
      1. Bonsoir Sabrina,

        Je voulais seulement écrire, sur le ton de la plaisanterie, que personne ne peut appliquer toutes les recommandations qui sont de l’ordre du principe de précaution à l’échelle individuelle. On sait par exemple que la poêle antidérapante contient des substances toxiques mais personne n’en a mesuré les effets sur les utilisateurs. Même des légumes bio contiennent des poisons qui aident ces végétaux à se protéger des prédateurs…

        Avec la spectrographie de masse on trouvera toujours des traces de molécules dangereuses dans un tissu vivant, et l’adoption de ce nouveau paradigme “la dose ne fait pas le poison” permet de surfer sur les peurs, à défaut d’un consensus scientifique. Le très médiocre reportage de Cash Investigation sur les dangers des pesticides en était un exemple typique qui dessert la cause de l’écologie. C’est pourquoi je reste un peu en retrait d’alertes souvent relayées par des marchands de produits bio, compléments alimentaires ou méthodes de détox.

        Il faut aussi se faire systématiquement l’avocat du diable pour creuser un sujet en profondeur. Je suis plongé depuis quelques jours dans les controverses au sujet de la prévention des maladies cardiovasculaires et c’est d’une complexité énorme. Il faut beaucoup de travail pour restituer cette complexité de manière compréhensible, et les autorités sanitaires ne s’y atellent pas vraiment, se contentant de reproduire la pensée dominante.

        J’ai tendance à tirer plus vivement la sonnette d’alarme sur les dangers du nucléaire civil, immédiatement quantifiables suite aux accidents qui ont déjà eu lieu. L’image du sarcophage au-dessus de la centrale de Tchernobyl m’impressionne bien plus que la poêle à frire qui attend son oeuf au beurre… Bon, tu vas encore m’accuser de méchanceté gratuite ! 😉

        Désolé pour les liens, je ne les avais pas localisés car ils ne sont pas taggés en couleur !

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        Bernard Bel - 1 décembre 2016
        1. Oui enfin là on parle de perturbateurs dont on sait les effets négatifs sans doute et si l’on peut en éviter en changeant juste sa poêle et en faisant un tant soi peu attention je trouve pas que ce soit une injonction forte, et après ce que je dis dans Métro, boulot Bonheur on ne peut pas m’accuser d’être une extrémiste de la santé ^^

          On peut toujours parler de pleins d’autres sujets comme le nucléaire mais au quotidien nous sommes avant tout plus exposées au PE qu’au nucléaire (enfin, selon les régions pour rentrer dans les détails ^^). Donc c’est tout, c’est pas le sujet là 🙂

          A propos des PE induits par la pilule, j’y reviendrai longuement dans mon livre sur la pilule mais Intoxication de Stéphane Horel est édifiant à ce sujet si ça t’intéresse).

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          Ca Se Saurait - 1 décembre 2016
  2. Tu as les thermos gaspajo qui ont un intérieur en inox et l’entreprise est française 🙂
    Ce serait bien que tu fasses un article sur le nettoyage écolo, comment se servir des 3 ingrédients efficacement…

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    sophie - 1 décembre 2016
    1. Super merci pour l’info et je vais réfléchir à l’article ^^ (trop de boulot pour mon futur livre en ce moment, c’est déjà un miracle que j’arrive encore à publier ici :-p)

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      Ca Se Saurait - 1 décembre 2016
  3. Superbe article, Sabrina. Je suis on ne peut plus d’accord; les perturbateurs endocriniens sont partout, et la plupart des gens l’ignorent.

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    Christelle - 1 décembre 2016
    1. Merci Christelle et oui malheureusement…

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      Ca Se Saurait - 1 décembre 2016
  4. Hello Sabrina ! Justement, je me faisais cette réflexion sur le bisphénol en ouvrant une boite de conserve il y a quelques jours. Cela devient angoissant de vivre 🙂 Mais on peut juste essayer de les limiter un peu dans notre environnement. Merci pour tes articles qui sont toujours écrits avec passion. Bonne soirée 🙂

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    Veronika - 1 décembre 2016
    1. Merci, c’est toujours avec plaisir 🙂

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      Ca Se Saurait - 1 décembre 2016
  5. Hello,
    Ton article est, j’allais dire malheureusement, passionnant. On se demande souvent comment les pouvoirs publics ne réagissent pas plus vite, lorsque la santé est en jeu, sur des sujets connus. Les actions contre certains PE viennent plus généralement de remontées d’informations qui se répandent, grâce à des gens comme toi, et qui provoque en premier lieu des “modes” sur lesquels entendent surfer certains industriels (tel que ca a été pour le bisphenol).
    Merci de relayer ces alertes, et ces solutions!
    Emma

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    Grain de Bioté - 2 décembre 2016
    1. Merci beaucoup, c’est exactement ça. Les alertes arrivent souvent par d’autres pays (souvent anglophones, c’est ce que j’ai remarqué avec le temps alors ça me fait rire quand on traite les Américains ou autres de “retardés”), sont sur Internet, des veilleurs attentifs comme moi les repèrent, enquêtent et en reparlent à leur tour mais la lenteur avec laquelle l’info arrive dans le grand public est sidérante. Quand j’ai commencé, en 2012, à écrire sur les méfaits du sucre blanc, le sujet n’est sorti que trois ans plus tard chez les grands médias (suivi d’une flopée de livres), pareil sur les violences gynécologiques, le flux instinctif, les vaccins et les perturbateurs endocriniens…

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      Ca Se Saurait - 2 décembre 2016
  6. Merci pour cet article car j’apprends beaucoup de choses. J’étais au courant des cosmétiques, produits d’entretien (je suis d’accord avec un commentaire qui a été déjà fait : un article sur la manière d’utiliser les 3 ingrédients magiques serait vraiment intéressant) mais j’ignorais d’autres choses. En tout cas merci. Je vais acheter le cadeau de Noël pour ma nièce de 10 mois cette semaine et je vais faire attention à ce que j’achète. Je voulais un livre en tissu et là c’est pareil, on doit pouvoir voir les composant j’imagine. Mais ça ne doit pas être joli joli…

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    Austenland - 5 décembre 2016
    1. Avec Plaisir Julie 🙂
      Oui, finalement quelques gestes simples et réflexes à attraper permettent de limiter de beaucoup donc ce serait bête de s’en priver. De toute façon ici je ne conseille que des choses qui sont réalistement applicables. On le sait alors autant faire attention, ça peut avoir un énorme impact positif (je lis beaucoup sur le sujet en ce moment t de manière très poussé sur les PE, pour mon livre sur la pilule (vu que c’en est un) et c’est vraiment impressionnant de voir q’une infime dose de PE, sur une femme enceinte par exemple, peut avoir des conséquences qu’on imagine encore mal….).

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      Ca Se Saurait - 5 décembre 2016
  7. […] plongée exigeante et passionnante au sein du Parlement européen en pleines secousses sur les perturbateurs endocriniens. Des situations abracadabrantesques, des conflits d’intérêts à faire hurler et de la […]

  8. Merci pour ce travail de sensibilisation toujours aussi impliqué sur l’une des nombreuses bombes à retardement de ce siècle…
    Et merci surtout de toujours le faire sérieusement sans l’alarmisme inutile qui fait recette par les temps qui courent !
    J’ajouterai pour ceux qui se soucient de leur exposition qu’il est cohérent dans la démarche de se pencher sur les sources indirectes : beaucoup de molécules qu’on aura pris soin d’éliminer par de saines habitudes peuvent nous impacter via notre eau de boisson quotidienne.

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    Fabien - 17 décembre 2016
    1. Avec plaisir 🙂

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      Ca Se Saurait - 18 décembre 2016
  9. […] et c’est tout ! Vous voilà avec un parfum bio, sans conservateurs ni phtalates (des perturbateurs endocriniens) ni […]