J’ai testé pour vous… parler moins et écouter plus

“Madame ou Monsieur je-sais-tout”, “Moulins à paroles”… ces doux surnoms vous rappellent quelque chose ? C’est que vous avez tendance à parler trop. Beaucoup. Énormément. Je ne vous blâmerai pas, je suis aussi comme ça.

parler moins

La semaine dernière, j’ai donc testé de parler moins pour écouter plus.

Et c’était vachement bien. Non j’vous jure !
Ecouter quelqu’un développer son idée jusqu’au bout sans l’interrompre, être VRAIMENT à l’écoute est une super expérience pour tout bavard compulsif.

Parce que finalement, que vous parliez beaucoup parce que vous êtes un timide caché, un passionné ou tout simplement parce que vous êtes très spontané, ben ça vous empêche parfois de vraiment écouter l’autre et ce qu’il a à dire jusqu’au bout.

D’ailleurs, à la base, vous parlez parce que vous aimez communiquer avec les autres mais au final ça peut aller jusqu’à vous isoler. Parce que les autres ne trouvent pas en vous une oreille attentive, parce que vous les saoulez et que vous prenez en otage leurs précieuses minutes ou encore parce que vous parlez de vous en boucle sans échanger réellement avec l’autre.

Pourquoi est-ce qu’on parle trop ?

D’après les psy de Psychologies Magazine, il y a plusieurs causes aux moulins à paroles :

  • Petits, ils ont été confronté à des responsabilités trop lourdes pour leur âge, on vieilli trop vite et sont devenus trop sérieux, du genre à avoir un avis sur tout :

“A l’image de Françoise, la cinquantaine, qui admet ne pas s’être vraiment amusée enfant. Les gens « qui savent tout sur tout » prennent les choses trop au sérieux, souvent parce que leur enfance n’a pas été assez ludique et qu’ils ne se sont pas sentis pris au sérieux.”

« Ils ont souvent manqué d’attention, ajoute Stéphanie Hahusseau. Peu écoutés et mal compris par leurs parents, ils ont été obligés de hausser le ton et d’en rajouter pour se faire entendre. » Une fois devenus adultes, ils continuent à croire que s’installer dans la surenchère reste le seul moyen de s’imposer et de lutter contre le sentiment d’infériorité qui les assaille.”

Pour d’autres ce serait parce qu’ils ont du mal à “accepter le vide en eux” :

” On passe vite avec ces personnes du dialogue au monologue interminable… il s’agit en réalité, et les bavards compulsifs en ont parfois douloureusement conscience, d’une carapace verbale qui leur sert à se protéger de l’autre : le silence est perçu comme oppressant, le silence est interprété comme une absence, comme un rejet de l’autre dans la relation. A la manière d’un enfant qui va se raconter des histoires tout seul pour apaiser ses angoisses, ses pulsions, sa part d’ombre, le bavard compulsif ne parvient pas à gérer son intériorité qui lui parait menaçante. L’hyperactivité est une autre manière de gérer cette “ingérable intériorité” .”

Je parle trop

Personnellement je pense qu’il y a différents types de bavards :

– le bavard passionné (celui qu’on aurait tendance à qualifier de “je-sais-tout”) qui va devenir envahissant sur certains sujets qui le passionnent ou alors qui a juste une grosse envie de communiquer son savoir (attention ce type de bavard peut aussi être autiste)

– le bavard futile, celui qui a peur du blanc et qui a tendance à dire n’importe quoi pour combler un vide dans une conversation, quitte à prendre le monopole.

– le bavard auto-centré, c’est celui que tout le monde redoute de croiser à la machine à café ou chez qui personne n’ose aller de peur de se faire “accrocher” dans une conversation dont on sait qu’elle n’aura pas de fin. C’est celui ou celle qui ne parle vraiment mais alors vraiment que de lui et qui (éventuellement ) après une heure de monologue va dire “- Et sinon toi ?”. C’est celui qui ne parle que de ses malheurs. Peut être un des plus énervant.

– le bavard “sans-limite”, celui qui va raconter sa vie et certains détails ou sujets qui sont totalement intimes et parfois inappropriés, celui qui peut vite gêner.

Que vous soyez l’un ou l’autre de ces bavards, vous pouvez facilement tenter de rendre la vie de votre entourage plus facile en vous forçant pendant une semaine à parler moins et écouter plus.

Vous ressortirez changés de cette expérience j’en suis sûre.

Comment parler moins et écouter plus les autres ?

Pour être plus à l’écoute de l’autre voici quelques conseils :

  • Quand une discussion commence sous vos yeux, retenez vous d’y participer. Vraiment. Vous vous forcez et vous vous taisez totalement. Vous savez que quand ça commence vous avez du mal à arrêter alors ne dites rien.
  • Si vous dites quelques phrases, forcez vous psychologiquement à arrêter de parler au bout d’une ou deux minutes. Fixez vous des limites et relancez derrière vos phrases par une question envers l’autre.
  • Ecoutez VRAIMENT ce que dit l’autre en face, ne pensez pas seulement à ce que vous allez pouvoir répondre.
  • Ne coupez pas la parole, laissez la personne en face développer son idée jusqu’au bout sans la couper (duuuur !).
  • Ne cherchez pas à tout prix à répondre, reposez une nouvelle question à la personne pour lui montrer votre intérêt ou encore lui dire que sa vision est intéressante.
  • Ne cherchez pas à tout prix à convaincre la personne en face, chacun pense ce qu’il veut et c’est très bien comme ça.

Appliquez vous ce défi personnel pendant une semaine et je vous jure que vous en ressortirez changé.

Personnellement j’ai compris que :

– c’est vachement mieux d’écouter une idée “développée” que “coupée”

– écouter l’autre développer une idée sans le couper permet d’apprendre énormément de choses (notamment certains timides qui si on les coupe ne se battent pas pour finir de développer leur propos), d’obtenir des informations et des confidences que l’on n’aurait pas eu sans.

– vou ne ressortez plus “épuisé” d’une conversation

– vous avez une meilleure estime de vous, fini les “coups de déprime” après une conversation où vous vous dites que vous en avez trop dit ou pas assez écouté !

 

Bref, c’est tellement mieux comme ça !Metro boulot bonheur

 

 

Je parle de manière plus poussée de ce sujet dans mon manuel d’anti développement personnel Métro, boulot… bonheur ! que vous pouvez dè maintenant vous procurer pour quelques euros —>

 

 

 

Et vous, quel est le pire moment que vous ayez passé avec un bavard compulsif ? Témoignez pour que les bavards comprennent comment cela peut être désagréable d’être en face d’eux parfois.
Ou si vous êtes un bavard, dites-nous si vous en êtes conscient et ce que vous êtes prêt à faire pour y remédier :-p


Pour aller plus loin…

Ma sélection de livres sur le sujet :

       

Journaliste indépendante et animatrice à Radio France, je vous informe sans concession !

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Comments (65)

  1. bonjour. je suis avec un bavard compulsif et j ai bcp de mal à le supporter. en lisant votre article je me rends bien compte qu il est peut être en souffrance. je lui coupe bcp la parole car sinon je ne peux pas en placer une mais du coup nos discussions terminent en disputes à coup sur. j ai bcp de mal a aborder le sujet car il est convaincu d avoir raison sur tout. je lui dis de faire court, de me laisser de la place mais rien y fait. je l’aime mais j avoue perdre confiance en moi et m essouffler un peu. comment lui faire prendre conscience ? c est quelqu un qui est honnête et adorable mais ce côté est tellement horripilant que ca gâche un peu toute sa personne.
    merci pour votre aide.

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    Chlarisse - 11 novembre 2018
    1. Bonjour Chlarisse,

      Eh bien je dirai qu’il faut à la fois savoir être ferme pour bien lui montrer à quel point cela vous gêne (sinon il risque de ne pas y avoir prise de conscience vu son “degré” de bavardage 🙂 ) et en même temps chercher la cause profonde qui fait qu’il se comporte ainsi.

      Pourquoi ne pas lui en parler gentiment en lui disant sans détour à quel point cela vous embête et en même temps lui demander “Qu’est-ce qui dans ton histoire personnelle expliquerait que tu veuilles toujours avoir raison ? Pourquoi ne laisses-tu pas de place aux autres dans les discussions ? As-tu été un enfant que l’on n’écoutait pas, à qui on ne laissait pas de “place” dans la famille ? etc.”

      Revenez nous dire comment ça s’est passé ensuite !

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      Sabrina Debusquat - 11 novembre 2018
  2. Bonjour
    En faite c’est tout ce que vous dite quand j’été petite personne ne m’écoute et quand j’ai grandis j’ai fais des études qui demande a être imposant et parler et moi j’été timide c’est la que mon problème a commencer pourtant moi aussi j’aime pas les gens qui contrarie et qui parle trop malheureusement j’en fait pas partie puisque a un certain moment je me suis intégré et cela marché trop bien que je me suis emporté mais maintenant je veux être normale pas trop imposant pas trop timide et m’intègre normalement et être fraîche et sympa avec les autres et apprécier malgré que je sais que tout le monde me dit que je suis quelqu’un de bien sans m’enfoncer il me dise malheureusement tu est une fille cool mais trop fatidique je le sent et je m’aime pas je voudrai changer et je ferai tout pour devenir quelqu’un qui est a l’écoute des maintenant
    merci pour les conseilles

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    m'elle x - 28 décembre 2017
  3. Et quand t’as l’impression d’être tous les bavards que tu décris en même temps ? je sais tout, futile, auto-centré et sans limite… c’est grave docteur ?! Lol pas lol, mon cœur balance… tu vas me dire que c’est pas possible peut-être… et pourtant… bon ! dès demain, j’essaie ta méthode et j’espère vraiment que je vais y arriver ! car t’as pu le constater, il a fallu que je mette mon grain de sel, y compris sur ton blog ! Demain j’arrête… j’aimerais tant !

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    IMBERT sylvie - 15 novembre 2017
    1. Pas de souci Sylvie, l’intérêt d’avoir des défauts c’est aussi d’être bienveillant avec les autres quand ils en ont 🙂
      J’espère que ce que j’écris t’aidera et surtout fais-moi un retour !

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      Sabrina Debusquat - 15 novembre 2017
  4. je suis, hélas, une bavarde compulsive et j’en souffre. Beaucoup. Au point de rechercher des solutions sur internet, malgré ma thérapie… votre article m’a fait sourire et ça fait longtemps que ce sujet ne me fait plus rire… C’est plutôt bon signe un peu d’auto-dérision car j’avoue que je me suis bien reconnue dans cette description du bavard compulsif. De fait, je vais essayer de faire court. Je me suis déjà lancée des défis en la matière, mais j’ai toujours le sentiment d’échouer…, j’en perds le sommeil à monologuer sans cesse dans ma tête ma culpabilité… ça fini par être invivable… j’ai envie de fuir et de disparaitre ! je m’en veux terriblement de ne pas y arriver. Récemment, je me suis dit : “mais si tout simplement tu n’avais pas les bons codes ?”. En lisant votre article et quelques autres, je m’aperçois que finalement je ne suis pas seule et que je n’avais pas complètement tort.Merci pour vos conseils. je vais tâcher de les mettre en application. Au moins essayer…

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    IMBERT sylvie - 15 novembre 2017
    1. Bonjour Sylvie eh bien je suis très heureuse si jamais ces maigres pistes vous aident concrètement ! Je crois vraiment que cela s’amadoue avec le temps mais surtout avec une attention quotidienne (même si nous ne sommes pas des supers héros et avons le droit de nous relâcher) et un vrai travail de fond sur son histoire personnelle ou encore la douance si c’est votre cas (les différents livres de Christel Petitcollin à ce sujet sont très intéressants, lisez-les je pense que cela pourrait vous aider à approfondir le sujet puisqu’elle parle en partie de cela).

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      Sabrina Debusquat - 15 novembre 2017
      1. oh… j’ignore si je suis concernée parla douance. Mais limite, je préfère même ne pas le savoir… Je suis sûrement plus du genre mégalomane et avoir le melon ne plaidera pas ma cause !(rire) j’ai l’impression de me promener depuis toujours entre :” t’es grave une grosse nullos !” et : ” tu serais pas un petit génie toi ?” . Ambivalence… quand tu nous tiens, t’es franchement pénible ! Du coup, entre fausse modestie ou modestie tout court ou délire de grandeur… je ne me fais plus vraiment confiance,je crois que je me suis un peu perdue… j’essaie de faire dans l’équilibre (même si parfois c’est juste de l’illusion) et surtout, de trouver ma place… il serait temps… Je rentre en formation DEJEPS Animation sociale et culturelle option développement de projets territoriaux. Ce n’est même pas moi qui ai trouvé, C’est ma directrice qui a découvert en moi ce talent et qui m’a proposé cette reconversion (je suis en invalidité, Spondylarthrite Ankylosante + maladie infectieuse depuis 30ans et j’ai 54 ans). Mais je suis morte de trouille… tout recommencer encore une fois,reprendre encore des études, chercher du boulot… Va pourtant bien falloir y aller ! En tous cas merci encore pour vos conseils et votre œil attentif… à défaut d’oreille ! lol

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        IMBERT sylvie - 15 novembre 2017
        1. En tout cas essayez d’aller feuilleter ce livre, il vous aidera peut-être ^^

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          Sabrina Debusquat - 15 novembre 2017
          1. Merci. Je vais me pencher sur le bouquin. enfin, quand je pourrais l’acheter . En attendant, votre blog et quelques recherches m’ont fait du bien. Et j’espère réussir. Je test vos conseils, et ça marche ! Merci

            Sylvie - 21 novembre 2017
          2. Super, alors à bientôt 🙂

            Sabrina Debusquat - 21 novembre 2017
  5. Bonjour,

    Votre article m’a surprise. Cela fait des mois que je me pose la question de comment remédier à ce problème qui aujourd’hui me nuis… Je ne sais pas ce qui cause autant de bavardage en moi alors qu’auparavant j’étais plus silencieuse qu’une grande bavarde. J’écoutais plus les gens, les conseillais…. Aujourd’hui c’est tout l’inverse…. et ca me bouffe! Et ca pourri ma vie…. mais je sais pas comment faire… ni ce à quoi c’est dû….

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    LN - 4 avril 2017
    1. Bonjour LN,

      Il n’y a que vous qui pouvez en chercher les causes profondes, peut-être une déception, un ras-le-bol ?

      Répondre
      Sabrina Debusquat - 4 avril 2017
      1. oui surement un ras le bol … déçu des gens qui ne font que mentir et manipuler! A se dire que les mots c’est que du vent et donc j’arrête d’écouter les gens parce que ça me fatigue de dissocier le vrai du faux…

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        LN - 7 avril 2017
        1. Ha… oui donc c’est profond quand même. Ecoute-toi alors et prends du temps pour toi, reste à la surface avec ceux qui agissent comme ça ou fais le tri dans ton entourage si ce n’est pas juste passager et que des personnes te “pompent l’air”.

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          Sabrina Debusquat - 7 avril 2017
  6. moi je suis trop sérieux, je parle souvent de mes problèmes et ceux de la société sauf que je n’ai que 16 ans, du coup beaucoup de personnes sont très violentes avec moi,car je parle vraiment beaucoup (comme mes camarades au lycée ou ma mère qui est a l’opposé de mes idées ce qui entraîne beaucoup de conflits) . j’ai souvent essayé quelques méthodes,un peu comme celles que vous avez dites mais sans succès. ça me cause vraiment beaucoup de problèmes au quotidien, et je déprime souvent a cause de ça…

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    Eater - 20 octobre 2016
    1. Salut Eater, je te rassure tu n’es pas le seul dans ce cas et nous (je m’inclus dedans^^) devons travailler sur beaucoup de problématiques familiales et psy pour comprendre pourquoi nous avons tant besoin de communiquer, de parler et pourquoi ce besoin passe souvent au dessus du fit d’écouter et de recevoir finalement l’autre.
      Chacun doit chercher, dans son histoire familiale (parents qui ne te laisse pas être toi-même, qui t’ont fait un peu pour se réparer eux et sans volonté de t’accueillir vraiment toi tel que tu es donc besoin sans arrêt de parler au reste du monde pour t’imposer, ça peut-être des parents trop autoritaire ou étouffants qui empêche l’expression et ensuite une fois grand cela crée un effet inverse, un grand besoin de prendre cette place, cela peut être beaucoup de choses à analyser selon ton parcours).
      Il faut vraiment se faire violence Eater car cette mauvaise habitude te dessers. Des fois tu vas en dire trop, souvent tu donne envie aux autres de te fuir alors que tu cherches tout l’inverse donc il faut vraiment consciemment, lors de chaque discussion, à chaque instant rester vigilant et se dire “est-ce que j’écoute l’autre ?”

      Tu peux être la personne la plus adorable au monde, si tu te laisse aller à parler sans arrêt, non seulement tu ne rencontre pas l’autre, tu le frustres mais en plus tu donne de toi une image égoïste, tu en dis souvent plus que tu ne voudrais et l’on s’en sert ensuite contre toi… bref pleins de bonnes raisons pour se calmer 🙂

      Avec l’âge ça va mieux mais tu devras quand même faire ce travail consciemment si tu veux faire cet effort de résoudre le problème qui a généré chez toi cette folle envie de parler ^^

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      Ca Se Saurait - 20 octobre 2016
      1. Waw Tu as tapé dans le mille O.O en fait c’est exactement ca ma mere n’a pas eu le temps d’etre enfant et du coup elle fait tout pour moi et souvent ca m’etouffe, et mon pere a 64ans et n’apprecie pas trop ma vision du monde anarchiste et mon look assez punk xD … merci beaucoup pour ces conseils il vont m’etre d’une grande utilité.
        Encore Merci a la prochaine 😉
        – Eater

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        Eater - 30 octobre 2016
        1. Avec plaisir Eater, si je peux retransmettre ce que j’ai appris… c’est là tout le but du blog !

          A la prochaine.

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          Ca Se Saurait - 30 octobre 2016
      2. ha ça oui ! entièrement d’accord avec vous, CA CE SAURAIT ! Sauf la dernière phrase. Personnellement, j’ai 54 ans, et je crois que j’ai perdu beaucoup de temps. j’ai toujours été bavarde. En plus, j’ai parlé très tôt…Il y a bien des périodes ou je parlais moins. Mais, avec le recul je me suis aperçue que c’était plus lié au rejet et au repli sur moi-même. On fini par fuir… encore et toujours et de bien différentes manières. Comme Eater, j’étais en rébellion contre la société et les injustices. Je suis plus soft aujourd’hui… et encore, pas toujours… mais les trois quarts du temps, je ne peux pas réprimer pas ma pensée : “faut que je le dise” “je peux pas laisser dire ça”. Sauf dans les cas d’extrême dangerosité ou je sais que ça va forcément créer un conflit et notamment sur mon lieu de travail ou j’ai quand quelques casseroles.. Les gens m’aiment bien. mais à petites doses. Je sais que j’agace même si je compense par d’autres cotés et c’est très difficile de se “refaire une réputation”. ” “les gens” sont loin d’être tendres, en général… Mais bon, il ne faut pas se décourager… Il y a aussi des gens fabuleux prêts à écouter, à soutenir et à encourager… A nous de regarder de ce côté et à travailler sur nous pour ne pas les décevoir… On a tous une part de responsabilité et nous devons en assumer la notre. Merci CA SE SAURAIT ! COURAGE EATER, on va y arriver ! Tu n’es pas seul ! c’est important de le savoir…

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        IMBERT sylvie - 15 novembre 2017
        1. 🙂

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          Sabrina Debusquat - 15 novembre 2017
  7. Je suis tombé par hasard sur ce site. Je suis un bavard passionné. Je maîtrise bien les thèmes de mon bavardage , et je dis la vérité telle qu’elle se présente dans la réalité sans me soucier de la gêne que cela provoque. Je m’efforce à démontrer la véracite
    De mes raisonnements par des exemples rationnels , et je veux faire convaincre les gens !! …. mais cela m’épuise , agace mes amis et me donne des maux de tête. J’ai décidé de commencer ma semaine test demain. J’espère que ça va marcher !

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    Ben-Moh - 23 avril 2016
    1. Bonne chance alors Ben-Moh 🙂 Je suis sûre que e sera une expérience profitable !
      Quand on veut à tout prix convaincre l’autre c’est souvent (j’en sais quelque chose) qu’on a une mauvaise estime de soi. On vit à travers le regard des autres et on a besoin de voir qu’ils sont d’accord avec nous parce que nous-même avons du mal à nous auto-convaincre (par manque de confiance), enfin souvent c’est ça ^^

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      Ca Se Saurait - 25 avril 2016
  8. Bonjour ceux qui voudrons me lire encore sa fait un bail que c’est publier

    Je viens pour la première fois d’avoir un reproche de l’homme de ma vie. J’ai toujours parler trop et il ne le supporte plus. Il dit que je ne le laisse pas s’exprimer et que les “moi je” il en a ras le bol et je le comprend on me la déjà reprocher. À tel point que je n’ai que deux amis aujourd’hui tous les autres préférant m’éviter. J’ai envie de changer. J’ai rencontré ses parents la semaine dernière et j’ai monopoliser la conversation ce qui fait qu’ils ne m’aime pas trop alors que mon intention de départ n’était que de leur montrer à quel point je tiens à leur fils. Je vais essayer cette méthode mais je crois que j’ai besoin d’aide. Pensez vous q’un psychiatre pourrait m’aider ? Ou existe t’il des groupes de paroles la dessus. Parce que même quand avant de sortir je me répète 50 fois de pas ouvrir ma gueule sa part toujours en couille… Merci d’avance. Bisous à tous

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    Jack - 11 février 2016
    1. Salut Jack,

      Aucun souci de durée des gens lisent cet article tous les jours même s’il est plus ancien ^^
      Oui pas facile, cela veut dire qu’il y a un problème à régler assez urgemment pour ne pa que ça fasse plus de dégâts dans ta vie. Bien sûr qu’un psy pourrait t’aider, un bon mais l’essentiel est de te rendre compte toi-même profondément de pourquoi tu fais ça. En as-tu une idée ? Quelle est la première chose qui te viens en tête si tu penses à ça ?

      Répondre
      Ca Se Saurait - 11 février 2016
  9. Je suis moi même très bavarde depuis toujours et quand je lis les causes je m’y retrouve effectivement. Et j’ai aussi ce sentiment de “déprime” après un moment ou j’ai trop parlé puisque je me rend compte que je doit être hyper soûlante. Je ne parle pas que de moi ou je ne suis pas “je sais tout” mais je raconte je blague …. je débite un flot de paroles a vitesse grand V. Et les choses s’aggravent depuis que je me retrouve isolée chez moi puisque je ne peut plus travailler. Je vais donc essayer d’écouter tout ces conseils et de les tenir ….

    Répondre
    Lucie - 9 février 2016
    1. Salut Lucie,

      Oui, parler trop c’est souvent le symptôme du “je ne suis pas écouté beaucoup”. Une impression de ne pas être écouté de manière général par la société, pas considéré parce que tu donne beaucoup d’importance aux autres peut engendrer un tel flot de paroles, les choses sont donc très complexes et tu ne dois pas non plus trop t’en “mettre sur le dos”, juste te dire que c’est quelque chose que tu as constaté, qui te dérange donc sur laquelle tu veux agir.
      Dans ton cas c’est l’isolement mais cela doit être couplé à d’autres sentiments (peut-être des parents trop écrasants ou qui ne savaient pas réellement écouter, des choses comme ça) t tant que tu as d toi-même fais le chemin, que tu t’es rendue compte de ce “défaut” tu as fait le principal, comme tu aura la volonté d’arrêter le reste viendra tout seul, en son temps.
      Il faut donc certes pourquoi pas appliquer mes méthodes qui sont universelles sur ce problème mais surtout penser à régler profondément la situation qui fait qu’au fond de toi tu agis comme cela. As-tu besoin de considération, d’attention ? Tu la prend parce qu’on en t’en donne pas ?
      Je ne te demande pas de me le dire ici mais d’y réfléchir en toi et de te demander profondément ce que tu ressens quand tu as besoin de parler comme ça, pourquoi tu le fais et le reste ira tout seul 🙂

      Une grosse bise Lucie :-*

      Répondre
      Ca Se Saurait - 9 février 2016
  10. Bonjour.je pense être un bavard compulsif,mais comment me retenir sagement pendant tout une semaine surtout que je suis un éducateur donc habitué à parler ? merci

    Répondre
    Hssain - 1 février 2016
    1. Ha Ha vaste question Hssain ! 🙂
      Toi seul aura la réponse mais déjà de la volonté (il va en falloir) et ensuite fais comme je décris dans l’article, tu te force mentalement quand l’autre te parle à écouter sans couper et au fil du temps cela viendra naturellement, tu saura retenir ton flot et tu en recevra les bénéfices (les gens adoooorent qu’on les écoute) ^^

      Fais-nous un retour !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 1 février 2016
      1. ça c’est bien vrai !!!

        Répondre
        IMBERT sylvie - 15 novembre 2017
  11. Je suis une passionné,se qui fait que je parle bcp trop…et ça a des conséquences…dans ma vie professionnelle et privée et la facture et parfois lourde de conséquences.j’ai perdu des amis et un emploi..du coup je me lance aujourd’hui dans ses petit conseil..je reviendrai vous dire le changement dans ma vie.

    Un juste équilibre dois être possible……j’ai lu les commentaires et tous m’encourage à faire l’effort de changer pour mieux apprécier les gens que j’aime…cela dit je ne pense pas pouvoir changer ma franchise,c’est inné en moi…mais apprendre à écouter et a me taire me seras très bénéfique..je pense que nous vivons dans un monde où l’hypocrisie fait partie de la bienséance,du coup des personnes qui ont notre personnalité ont du mal avec la communication,il y a des fois où j’ai bcp de mal a comprendre les autres,qui font des rond de jambes pour au final ne rien dire,alors que moi je dis se que je pense.et aujourd’hui suite à une énième histoire je comprends que ma langue me joue des tours….donc apprendre à écouter et à fermer sa bouche va bcp bcp me servir.
    je reviendrai dire se que vos conseils m »ont apporté e positif et négatif dans ma nouvelle vie…
    merci merci enfin je me sens comprise.

    Répondre
    Severine - 29 mai 2015
    1. Bonjour Séverine,

      Aujourd’hui je suis totalement passée de l’autre côté, capable à la fois de discussions passionnées et prenantes et capable de ne rien dire de la soirée parce que j’aime écouter celui en face. Avec le recul je pense que j’avais des choses à évacuer, une parole trop que l’on m’a trop longtemps interdite à libérer (d’ailleurs je n’ai certainement pas choisi mon métier de journaliste et à la radio, avec la parole pour rien^^) donc je vous comprends complètement Séverine et je ne saurais que trop vous conseiller de chercher du côté de votre passé si a un moment un conjoint, un parent, un employeur vous a empêché fortement de vous exprimer. Si oui, cela vient probablement de là donc ça peut être un bon début de creuser de ce côté-là pour comprendre votre besoin, pourquoi du coup aujourd’hui vous réagissez ainsi et donc trouver un début de solution. Ensuite l’esprit fait le travail tout seul. Aujourd’hui je coupe beaucoup moins la parole, j’écoute et finalement je n’ai eu aucune “technique”, aucune “méthode” à mettre en place, juste mon esprit a compris la carence à combler et s’est apaisé.
      Vous pouvez pourquoi pas écrire, un livre, créer votre blog pour écouler ces choses à dire. Il y a pleins d solutions que vous devrez trouver vous-même mais je pense aussi que la franchise doit rester, vous verrez juste qu’avec le fait que vous parliez moins vous vous retiendrez naturellement de dire certaines choses qui peuvent vous causer du tort, sans que cela soit néfaste, juste naturel et bon pour vous 🙂

      Je serais très heureuse que vous me teniez au courant de votre évolution !

      Répondre
      Ca Se Saurait - 29 mai 2015
  12. J’ai lu votre article car en ce moment je souffre beaucoup de ce problème: je parle trop, trop vite et trop fort (oui j’ai la totale…) Mon mari me fait régulièrement la remarque, ma soeur, je vois bien que quand je suis en famille, j’agace. Les réflexions que l’on me fait me vexe mais je commence à en avoir conscience car j’entend ca depuis tellement longtemps! Je suis dans une phase de grosse remise en question et je ne sais pas comment faire pour changer, est ce possible d’abord? Me tourner vers un professionnel peut-être? Car c’est tout ou rien avec moi: soit je parle, en cas de réflexion je ne dis plus rien… Bref besoin d’aide urgent! J’ai juste une piste… Nous sommes 4 frères et soeurs et sans le vouloir j’essaie toujours de faire mieux qu’eux, est ce que ça peut venir de mon enfance, de ma famille ou autre?

    Répondre
    Coralie - 10 mai 2015
    1. Salut Coralie,

      Je pense qu’il peut y avoir pleins de pistes et autant de raisons différentes au fait de parler beaucoup. Stress social, peur du blanc, d’ennuyer par ses propos (paradoxalement), place trop importante accordée par la famille dans l’enfance manque de limite) et comme aujourd’hui je peux dire que je ne parle plus “trop” je tente moi-même d’analyser tout cela. Il me semble aujourd’hui que j’ai plus de lâcher-prise sur mon image et que suis moins dans l’apparence au sens où je ne cherche plus à tout prix à vouloir plaire à l’autre, à paraître ce que j’aimerais (si ça te parle, peut-être une piste ^^).
      Il est vrai que c’est extrêmement désagréable de se faire dire après coup que l’on parle trop mais si tu te remets en question comme tu le fais c’est déjà le début de la solution 🙂

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      Ca Se Saurait - 11 mai 2015
  13. Bonjour! je me suis totalement reconnue dans ce qui est dit plus haut! j’ai horreur des “blancs”, j’ai toujours l’impression que c’est oppressant, qu’il faut le combler et souvent je raconte n’importe quoi… En stage en ce moment, j’ai entendu des choses sur moi qui n’ont pas été agréables… en effet, certaines personnes sont étonnées car au tout début de mon stage je restais un peu en retrait, assez timide au vue de la manière dont j’ai été accueillie dans l’établissement (a peine bonjour et personnes froides…). Puis à partir de la 2nde semaine de stage, me trouvant un peu trop coincée et ayant envie d’en apprendre plus sur les personnes avec qui j’allais être un bon bout de temps, j’ai commencé à parler avec eux et souvent à me sentir trop envahissante. Je regrette souvent ce que j’ai dit par la suite mais j’avoue que j’ai l’impression de ne pas exister pour eux et c’est l’une des raisons pour laquelle je parle. Je ne sais pas si je vais arriver à suivre ce conseil car après ils vont se demander ce qu’il m’arrive! Mais ça vaut le coup de se forcer à ne rien dire 🙂

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    Lulu - 14 mars 2015
    1. Fais comme tu le sens Lulu, juste milieu ^^

  14. Bonjour, j’ai 47 ans et je suis à la recherche d’une réponse à mes questions.
    Dernièrement, je me suis présentée à une audition pour un emploi qui me correspondait totalement. Le rdv s’est super bien passé car je me suis vendue, un peu trop et je me suis rendue compte que je parlais trop et que les idées fusaient tellement que apparemment c’est comme si ce job m’était acquis.Soit, je ne l’ai pas obtenu.La pression est là car début mai, je serai rayée du chômage et je suis seule avec trois enfants. J’ai tj travaillé mais avec des contrats à durée déterminée de quelques jours par mois. Je me suis posée la question:Mais pourquoi ais-je besoin de parler de moi, de divulguer aussi via certains amis des choses de ma vie intime? Je suis seule depuis 4 ans. J’ai eu un cancer du sein en 2010 et vécu en même temps une séparation. Pendant cette période de traitement, jamais je n’ai eu de visite, j’ai assumé seule ma maladie et mes enfants.Ma relation se passait très mal et cela depuis le début avec espoir d’un changement de mon compagnon, cela a duré 11 ans et c’est la maladie qui a fait que j’ai compris que je devais clore cette relation car je n’étais pas reconnue dans mon couple, souvent isolée à la maison sans moyen de sortie et de contact. Mon enfance a été aussi dure car je ne pouvais m’exprimer, j’étais très souvent silencieuse et maintenant, j’ai comme l’impression de vouloir rattrapé le temps sauf que l’on ne m’a pas appris à m’exprimer, à savoir que peut-on dire, ne pas dire. Je me rend compte que je n’ai pas de porte de derrière,je suis sincère et loyale, je parle de tout et de rien sans toujours me rendre compte des dégâts que cela peut avoir sur certaines personnes et du mal être des autres . J’ai ce besoin d’exister, d’être aimée, je suis très communicative me dit-on et diplomate. Souvent je dois parler et couper mon interlocuteur de peur d’oublier ce que j’ai à dire( mémoire courte dû à mes chimios). Je ramène souvent la conversation vers moi. j’ai aussi ce besoin d’aider les autres, de donner pour être aimée.J’ai aussi le besoin d’être écoutée, et parfois d’avoir raison. Je me suis retrouvée quelques fois dans ma vie dans des situations ou je racontais des détails de ma vie privée ou de personnes à d’autres qui allaient directement le raconter à la personne concernée et je me ramassais une engueulade que j’avais bien méritée.Ce n’était pas dans un but de faire mal mais plutôt d’aider ou de me faire aider mais les faits étaient racontés différemment afin justement de me nuire. Je me trouve naïve et conne, je crois que tout le monde est gentil.
    Je souffre de cette attitude à avoir ce besoin de parler, d’attirer l’attention, je n’ai pas confiance en moi et parler me sert à montrer que je ne suis pas idiote mais on dirait que c’est la seule chose dans laquelle j’excelle. Mes amies m’encouragent, me disent que j’ai de l’or dans les doigts car à force de vivre seule, j’ai appris à me débrouiller, que j’ai tj le sourire mais ces amies me surestiment dans mes capacités professionnelles car je n’ai pas beaucoup d’expériences niveau boulot. J’ai très peur aussi de ne pas être à la hauteur. Je vis aussi dans le paraître car mon ex était comme cela, je ne suis pas prétentieuse mais je n’ai pas envie que l’on sache que je suis au chômage et étant célibataire, j’essaye de ne pas me laisser aller mais je me culpabilise de l’image que je suis alors que je n’ai rien à envier aux autres vu que je n’ai pas de travail.Voilà dans l’ensemble ma situation.Je m’investis dans des œuvres caritatives et de nouveau, j’excelle , je me sens tellement forte dans mes démarches qui sont positives que quand l’on se réunit, j’ai beaucoup de choses à raconter ,à montrer et je bouffe un peu la parole aux autres qui sont fières de moi , certes , certains sont jaloux de mes compétences et ne devraient pas l’être car ce sont des gens qui ont fait des études, ont des jobs à responsabilité alors que moi, je ne suis rien.Mais je suis tellement persuadée du projet que mon coeur s’emballe et vu que j’ai du temps, je m’y donne à fond et comme c’est pour les autres, je reçois, j’y arrive tj . Par contre pour moi perso, rien ne bouge.
    Pourriez-vous me donner des conseils, suis-je malade? J’en reviens à m’isoler afin de me protéger. J’ai peur des conflits, de ne pas pouvoir m’exprimer et de temps en temps j’aimerais aussi avoir raison car jamais je n’ai senti que j’avais raison avec mes parents et mon ex.
    Voilà, un peu long, déso et merci de votre attention. Pouvez-vous me donner des conseils?
    Nadine

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    Pourchaux - 8 février 2015
    1. Salut Nadine, je ne pense absolument pas que vous soyiez folle (et quand bien même, la vie peut parfois rendre “fou”). Je pense que vous avez très bien mis le doigt sur les raisons de votre besoin de parler. Vous le dites vous-même, d’abord dans l’enfance puis pendant de longues années de couple vous avez été écrasée, vous expliquez parfaitement comment vous aimez partager avec les autres mais comment vous avez du al à canaliser cette envie alors rien de bien grave mais comme je le décris dans cet article-expérience je vous conseille de vous fixer des objectifs, de voir cela comme un jeu pour dans un premier temps vous “forcer” à écouter les autres et ensuite vous en verrez naturellement les bénéfices et cela deviendra naturel 🙂
      Il y a également un article sur le sujet ce mois-ci dans un magazine philo en kiosque (désolé je ne me souviens plus du nom), peut-être cela pourrait-il vous donner des indications supplémentaires. Mais dites-vous déjà juste deux choses pour mieux vous comprendre et éviter de trop parler :
      1°) Vous aimez cette attention que les autres vous portent, imaginez s’ils vous coupaient sans arrêt la parole et ne vous écoutaient pas, maintenant que vous imaginez bien, dites-vous que vous devez essayer de ne pas leur faire ce que vous n’aimeriez pas.

      2°) Ecouter l’autre c’est le prendre en considération, lui montrer l’importance que vous lui portez alors montrez à vos proches l’importance que vous leur portez, personnellement, je n’ai su me faire de vrais amis que depuis que “je sais écouter”, c’est essentiel !

      Enfin une citation dit que quand tu parles tu donnes, quand tu écoutes tu reçois alors recevoir c’est quand même super aussi non ? 😉

      1. oui ! grave ! je vous trouve adorable et de très bon conseil ! souvent on ne pense pas assez aux autres et cela bien malgré nous. Comme si on n’avait aucune empathie. mais je suis sûre que c’est faux. On n’y a juste pas pensé. C’est déjà horrible de réaliser ça ! On se sent égoïste et indifférent. ça pique !

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        IMBERT sylvie - 15 novembre 2017
  15. Pour ma part, je suis une bavarde passionnée. Effectivement cela me pose un problème sur le plan personnel car je m’en rend compte mais à la fin de la discussion. Et chaque fois je m’en veux. Je me dis que je ne le ferais plus, en vain…Parce que souvent mes interlocuteurs paraissent très intéressés par ce que je raconte alors je continue. Alors qu’en réalité je m’aperçois bien souvent mais à posteriori qu’ils ont juste été polis et cela me fait encore plus mal. Alors la méthode d’écouter sans intervenir, je l’ai fait à plusieurs reprises sauf qu’à chaque fois il y a toujours quelqu’un qui me dit “çà va pas ? çà n’a pas l’air d’aller aujourd’hui ?” comme si ce n’est pas “moi” et du coup les gens sont déçus de ne pas avoir la personne habituelle.
    Par contre lorsque je suis dans un groupe que je ne connais pas, je suis en totale observation et pour le coup pas du tout bavarde. Sauf que je passe pour une personne froide et inabordable. Pas simple de convenir sociétale-ment parlant ! help ! merci

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    blanchard - 6 janvier 2015
    1. Ha Ha! Je vois qu’on est beaucoup à être dans le même cas 🙂
      Bon ben du coup reste plus qu’à être nous-même et à nous dire qu’après tout les autres ne se posent peut être pas autant de questions quant à leurs défauts ^^

      1. c’est souvent la réflexion que je me fais… celle que les autres s’autocritiquent rarement… sauf que mon altruisme me rattrape et disconvenir à l’autre n’a pour moi ni sens ni intérêt dans la relation humaine… 🙂

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        blanchard - 7 janvier 2015
        1. Hé oui c’est bien là tout le problème mais aussi ne pas trop non plus se remettre en question pour rester aussi soi-même et ne pas devenir transparent ou totalement ce que les autres veulent que l’on soit ^^

  16. Bonjour Sabrina, Merci pour ce post que j’ai découvert en tapant “comment moins parler”….
    Je crois avoir passé tous les stades de la bavarde compulsive et c’est auto-culpabilisant quand on en prends conscience. Je démarre ma semaine test aujourd’hui. C’est rassurant de savoir que je ne suis pas un cas ! 😉 Merci encore.

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    Nathalie - 5 septembre 2014
    1. Ha!Ha! Mais non t’es pas un “cas”, juste une personne qui doit réguler son débit ^^

      Reviens ici me donner tes impressions !

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 5 septembre 2014
    2. Hello super ce site je souffre trop de trop parler ca me vide ca m engage alors que je ne le voudrais pas ca blesse…..alors voila je demarre ma semaine test je pensais prendre une bonee respiration avant de parler ou compter jusqu a 10 afin de me laisser le temps…..qu en pensez vous a samedi…..

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      de keyser - 14 mars 2015
      1. Salut 🙂
        Oui, très bonne idée, de toute façon quand on a envie de changement c’est que l’on est prêt alors foncez !

  17. Coucou… Pour ma part il y a deux versants : soit je suis une bavarde passionnée pas parce que je sais tout mais quand je parle d un sujet en effet c est que je le maîtrise donc tendance a vouloir imposer mes idées et après je culpabilise d avoir été peut être un peu trop pressante ! Soit je ne dit rien et je culpabilise aussi car j ai l impression que les gens pensent que je m ennui avec eux ou qu ils ne m intéresse pas… Donc en règle général je suis pas très a l aise en groupe ou même amis ou famille…

    Répondre
    Sandrine - 8 avril 2014
    1. Ha!Ha! Sandrine c’est énorme : tout pareil !
      C’est fou ce qu’on peut se poser comme questions et psychoter !
      Moi pareil, j’ai toujours l’impression de dire “moi je” sauf que forcément on se réfère à nos propres expériences et du coup pareil des fois je culpabilise je me dit “oh mon dieu j’ai encore été un monstre d’égoïsme!” alors que finalement on le fait tous, tant qu’on monopolise pas je pense que ça va.

      mais sur ce qui est de vouloir à tout prix convaincre l’autre moi j’ai fait de super progrès là-dessus, je prend du recul, je me dis “- Bon ben chacun pense ce qu’il veut, s’il pense comme cela il /elle a ses raisons” et le fait d’être végétarienne m’a beaucoup aidé là-dedans car peu de gens pensait comme moi alors bien obligé de les comprendre sinon tu devient agressif et ça part vite au conflit alors que finalement y’a pas de raisons….

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 8 avril 2014
    2. En vous lisant je pourrais croire qu’il s’agit d’un copier/coller de ma personne….j’ai enfin compris que les être passionnés dérangent…alors j’essaie au maximum de calmer mes ardeurs sauf que les personnes qui m’ont connus avant cet état que je m’inflige ont un regard sur moi différent.. Et pas forcément meilleur… Difficile de convenir a l’autre alors le mieux est de se convenir a soi même sans déranger l’autre…

      Répondre
      Blanchard - 12 janvier 2015
      1. Oui je crois aussi que certaines personnes “ne marge”, différentes ont du mal à trouver une bonne oreille et que quand on en trouve une on à beaucoup à déverser.
        Finalement et au vu des événements de ces derniers jours j’en arrive à une conclusion : à mon avis c’est triste à dire mais nous sommes juste une minorité à défendre de fortes valeurs, à être entiers et donc passionnés. Finalement, franchement, que ceux qui ne le comprennent pas aillent se faire voir où je pense (même si travailler sur soi est important bien sûr).

  18. Bonjour,
    J’aime beaucoup votre blog, que je viens de découvrir… Je vais vous recommander à partir du mien tout à l’heure!
    Je pense, à propos des bavards, qu’il y a aussi les personnes souvent seules et qui déversent flots de paroles à la première oreille présente. J’ai expérimenté ce phénomène !
    Portez-vous bien.
    Magali

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    Magali - 24 janvier 2014
    1. Merci Magali 🙂
      C’est très gentil!
      Et oui je suis d’accord avec vous sur la solitude qui délie les langues parfois plus que nécessaire …

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 24 janvier 2014
      1. Je lis avec intérêt votre article car je me retrouve dans ce qui est dit; enfin pour une partie seulement.
        Je ne suis pas une bavarde invétérée; bien au contraire j’étais une personne que l’on sollicitais car mon écoute était immense.

        Mais voila les circonstances me font devenir autre et j’en souffre d’autant que ce bavardage inconsidéré vient de me faire perdre un ami avec lequel j’échangeais sur le net en toute clarté, avec de nombreux points communs et une rencontre à la clé.

        Mais voilà, depuis mon veuvage, il y a bientôt 2 ans je suis totalement isolée et ayant déménagée je suis désormais en appartement dans une commune ou je ne connais personne, je reste enfermée chez moi de très longs jours, sans parler, sans croiser quiconque.

        Et moi qui avait pour habitude d’écouter, je deviens bavarde, trop et parfois pour ne rien dire d’intéressant; ceci se passe généralement au téléphone; si je suis avec d’autres personnes j’aime écouter, j’apprécie les anecdotes, je me tais.

        Hier, la personne avec qui j’échangeais par mail m’a téléphoné et je ne sais ce qui m’a pris, j’ai totalement monopolisé la parole.
        Aucun espace laissé à l’autre pour parler; ce qui c’est conclu par un rejet et une rupture. Pour cause de paroles excessives, par spécialement pour parler de moi, mais pour rebondir d’anecdotes en anecdotes; il n’en avait que faire et avec le recul, moi non plus. Mais ce qui est fait est fait. Fin des échanges entre nous; j’en suis triste.
        Mais ceci c’est produit auparavant, avec ma fille, avec des amies…c’est comme ci j’avais un sac rempli de mots que je dois déverser car il y a un trop plein du à la solitude.

        J’avais un métier ou l’écoute est primordiale, j’avais auparavant des relations avec qui je partageais, j’écoutais, je rassurait, j’aidais.

        Que faire, j’en suis malade, moi qui est mis des mois à sortir de mon deuil, enfermée en moi, je deviens un sujet de rejet car je ne gère pas mes mots.

        La preuve, même ici, je m’étale trop.
        Que faire, j’ai besoin d’aide pour me retrouver moi même.
        Clo

        Répondre
        CLO - 3 mars 2017
        1. Bonjour Claudine,
          Oui, ce n’est pas facile mais je suis optimiste dans votre cas car vous connaissez les raisons de votre bavardage intempestif et vous avez envie d’y remédier 🙂
          Comme vous connaissez les causes, essayez d’agir dessus, de participer à un peu plus d’activités en extérieur, avec du monde, puisque c’est ce qui semble vous manquer. Ou alors mettez vous au défi, pensez-y constamment quand vous discutez et forcez vous à ne pas parler plus de deux minutes, cela pourra ensuite redevenir une habitude.

          Cela vaut le coup d’essayer, non ?

          1. Oui Sabrina vous avez raison, j’ai commencé aujourd’hui même et je me suis retrouvé en écoutant 2 amies qui avaient besoin de moi.
            C’était mon métier il faut le dire : assistante sociale / psychologue; d’où mon grand désarroi.
            J’ai perdu malheureusement cet ami, mais est ce vraiment un mal ?
            Je souhaite que chaque personne qui vous écrive soit un jour revenu vers ce qui est essentiel : les autres.
            Je vous adresse mes amitiés
            Clo

            clo - 3 mars 2017
          2. Il ne faut surtout pas s’enfermer dans une auto-flagellation quand ça ne va pas comme ça mais, vu vos paroles, vous m’avez plutôt l’air d’avoir le profil d’une personne qui agit et se ressaisit vite alors je ne me fais pas de souci pour vous Claudine 🙂
            On a tous le droit de chuter à un moment, et particulièrement quand on a toujours été là pour les autres, l’essentiel est de savoir se ressaisir.

            De grosses bises Claudine.

            Sabrina Debusquat - 4 mars 2017
          3. Sabrina c’est un bonheur de vous avoir trouvée; pouvoir dire, s’exprimer et un super dynamyseur pour se relever et voir les choses positivement.
            C’est fait…
            Merci de tout cœur, je vous embrasse amicalement et continuez à aider les personnes qui comme moi s’interrogent et cherchent la vérité.
            Je ne vous quitterez pas ainsi, car vous êtes trop nécessaire à l’équilibre d’autrui, c’est si important de nos jours.

            clo - 4 mars 2017
          4. L’humanité forme une grande chaîne. Agir négativement c’est enjoindre le suivant, désespéré, à faire de même. Agir comme je le fais c’est tendre une main à mon tour, comme d’autres m’en ont tendues. Chacun mérite cela et le monde se porterait mieux si chacun prenait un peu de temps pour l’autre. Cela me fait plaisir Claudine, c’est naturel et je sais qu’en vous aidant je contribue à créer une chaîne de belles choses et j’en suis heureuse 🙂

            Sabrina Debusquat - 4 mars 2017
    2. Bonjour,

      Ces dernières années différentes personnes m’ont fait la remarque que j’étais trop bavarde ou que je parle de trop.
      Depuis 2 ans je suis en développement personnel pour essayer de rectifier mes comportements nuisibles cependant ma séparation d’il y a un an avec mon ex et mes enfants qui évitaient de me parler ces dernières années m’a plongé encore plus dans la solitude et l’isolement.
      J’ai du mal à vivre dans ce monde inhumain où la “bêtise humaine” est omniprésente.
      J’ai expérimenté en famille ou entre amies, ou en situation professionnelle le mode “ne rien dire” et écouter, à chaque fois j’ai constaté que c’était encore pire car on nous ignore, c’est terriblement frustrant.
      C’est compliqué de doser son débit de parole, à savoir que se contenir, voir ne pas parler est contre-nature.
      Comment être naturel si on doit s’auto-censurer pour ne pas déranger les autres???

      Répondre
      PAT - 28 juillet 2016
      1. Salut Pat,

        Oui c’est super difficile d’être dans une juste mesure entre être soi et laisser de la place aux autres, je crois que ça se dose selon les moments, les personnes et l’image que tu veux laisser de toi. Je suis pour le naturel mais quand notre naturel est névrosé et nous fait prendre trop de place (de manière manifeste), il faut bousculer ses habitudes et se remettre en question pour laisser plus de place à l’autre. Pour moi le déclic a été côté amical. Avoir du mal à se faire des amis peut avoir de multiples causes mais celle de trop parler (parce qu’il y a là un besoin de s’exprimer qui n’a pas été assouvi, à cause des parents, etc.) est vraiment essentielle. Celui qui a envie de parler a souvent une énorme envie à la base de partager, de communiquer et déverse un flot de parole dès qu’il “accroche bien” avec quelqu’un.
        La bêtise humaine oui, tout cela est très compliqué, relatif mais je te suis là -dessus, on ne nous encourage pas à la réflexion et à la profondeur, ceci dit c’est à chacun de travailler sur soi et donc oui parfois on a envie de parler parce qu’effectivement les autres disent beaucoup de conneries ou de futilités mais il faut quand même être patient, s’y ouvrir un peu, laisser une chance, tout en restant lucide.

        Finalement Pat, peut-être que certains d’entre nous ne sont pas faits pour êtres amis avec un grand nombre de personnes, peut-être que nous sommes trop marginaux par rapport à ceux de notre époque, il peut y avoir pleins d’explications. Je pense que la lecture des livres de Don Miguel Ruiz (Les quatre accords toltèques et La maîtrise de l’amour ( à écouter en livre audio gratuit ici) pourraient vraiment t’aider à faire un point sur tout ça ou en tout cas te fournir des pistes pour clarifier ta pensée.

        Comme je l’écris dans mon livre Métro, boulot… bonheur ! (où il est question de ces sujets) “à chaque fois que nous croyons avoir saisi une partie du sens de la vie tout cela glisse entre nos doigts comme une poignée de sable, insaisissable.” donc très franchement je peux te dire ce qui semble vrai pour moi dans ma ve mais jamais je te dirai de penser comme moi, la vie de chacun se construit selon ses pensées et donc ce que je crois peut ne pas s’appliquer pour toi (même s’il y a certaines vérités à mon humble avis !) donc je pense que tu dois suivre ton instinct sur le sujet.
        Si tu sais que tu es capable de lucidité sur toi et que ta lucidité te dis que tu parles trop alors à toi de voir ce que tu peux faire pour trouver un comportement satisfaisant mais je pense que le comportement et les solutions viendront d’elle-même sans effort de ta part dès que le problème qui est la source de tout ça sera réglé. Là ça peut-être des parents qui ne t’ont pas assez laissé de place (du style à l’ancienne “il y a les adultes et les enfants”).

        J’ai aussi constaté que trop laisser la parole à l’autre génère une inversion des rôles mais ça peut être aussi rigolo de temps à autre et puis après à toi de savoir “rentrer” dans la conversation quand même. Ceci dit je ne conseille pas dans mon article de ne “rien dire”, au contraire, mais de doser, c’est différent ^^

        Bises et je serai heureuse d’avoir un retour d’expérience de ta part !

        Répondre
        Ca Se Saurait - 28 juillet 2016
  19. Je suis bavarde mais je rentre dans deux de tes cases à la fois : passionnée mais pas parce que je sais tout mais parce que j’ai envie de partager ce que je sais (c’est pas pour rien que je suis prof), et “sans-limite” parce que je peux dire n’importe quoi à n’importe qui (sauf en tant que prof), mais parce que je trouve ça amusant (mais un peu cruel c’est vrai) de voir les gens se débattre quand ils sont mal à l’aise 🙂

    Ensuite je sais aussi me taire, souvent… Le plus souvent finalement.

    Et le détail amusant c’est que j’ai passé un premier rendez-vous (meetic) sans parler… Du tout 🙂
    C’était pas évident 🙂

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    Agoaye - 19 décembre 2013
    1. Les passionnés, mes préférés (et souvent oui, le passionné choisit un métier ou il communique aux autres cette passion ;-), moi c’est via le blog et la radio) et sans limite parce que ça t’amuse ? Vilaine va ^^
      Et sur quel genre de sujets tu t’amuses comme ça ?
      C’est vrai que parfois voir les gens mal à l’aise peut être rigolo mais perso j’oserais pas, je suis tellement gênée moi-même parfois.
      Mais c’est vrai qu’il y a aussi des gens capables de beaucoup parler mais de beaucoup écouter aussi, c’est le top ça 🙂

      Le rdv sans parler, mdr, ça devait être super sympa …il était complètement con ou quoi ?!

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      Sabrina Chauchard - 19 décembre 2013
  20. C’est marrant parce que moi je suis complètement l’inverse: j’écoute plus que je ne parle, j’ai des difficultés à parler de moi quand je connais pas… J’ai peur d’être jugée… Du coup je laisse d’abord parler l’autre personne, et si je me sens en confiance, je me lance!
    Sinon c’est clair que le pire, c’est le bavard auto-centré qui ne parle que de lui… c’est distrayant un petit temps mais ça devient très vite lourd!
    Un certain avantage avec les gens bavards c’est qu’ils font la conversation pour tout le monde, ça peut s’avérer reposant… 😉

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    Sophie - 18 décembre 2013
    1. Ha!Ha! 🙂
      Ben de toute façon je trouve ça bien qu’il y ait de tout mais après c’est vrai qu’il faut faire attention avec les gens comme toi à ne pas assez vous entendre à cause des bavards, j’adore quand un “pas bavard” le devient quand il est en confiance, je trouve ça génial et parfois ceux qui parlent le moins s’avèrent très intéressant.

      Répondre
      Sabrina Chauchard - 18 décembre 2013